A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique : On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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893.Homecoming : l’Amérique édentée de l’Oncle Sam (Esmail).

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Créateur de Mr Robot, le génial Sam Esmail décidait, en 2018, de proposer une autre série télévisée : Homecoming. Dans un format plus court (26 minutes par épisode), et le temps d’une salve (il y en aura finalement une seconde), il concevait là une série à la narration décousue et comprenant de nombreux mystères…

En effet, la trame du récit suivait, Heidi Bergman (Julia Roberts, toujours intense), assistante sociale reconvertie psychologue, chargée de suivre d’ancien soldats de la guerre en Irak, dans le cadre d’une thérapie au centre de revalidation Homecoming. Le but était de soigner les séquelles psychologiques de ces vétérans en vue de leur permettre de réintégrer la vie civile de manière harmonieuse. Au cours de ses séances, Heidi va se lier d’amitié avec l’un de ces soldats, le jeune Walter. En 2018, soit quatre ans plus tard, Thomas Carrasco, enquêteur au Ministère de la Défense découvre qu’une plainte a été déposée par Walter : Il se décide à y donner suite. L’agent découvre qu’il n’y a pas la moindre trace du centre Homecoming. Intrigué, il va à la rencontre de Heidi : celle-ci est désormais serveuse, et comble de surprise, n’a pas le moindre souvenir de son travail à cette époque de sa vie.  A-t-elle tout oublié ou ment-t-elle ? Est-ce que quelque chose s’est mal passée ? Tout porte à croire que oui…

Derrière Homecoming, centre d’apaisement censé faire la jonction entre la guerre et le retour à la vie normale, il y a une vérité cachée. Le lieu n’est pas exactement ce qu’il semble être et l’Amérique pas aussi clean qu’elle souhaiterait le montrer. Heidi a oublié ce qu’elle a vécu, de ses conversations avec Walter au harcèlement quotidien qu’elle subissait de son ancien employeur, Colin Belfast (Bobby Cannavale). Il en résulte que la série est un gigantesque puzzle dont les pièces ne sont livrées qu’au compte-goutte avant de livrer un secret aux sombres desseins. Théorie du complot, secrets bien gardés, souvenirs confus, paranoïa,… la série puisse ses inspirations tant chez David Lynch que Alfred Hitchcock , même si elle évoque également l’autre bébé d’Esmail : Mr Robot. Tout au long des dix épisodes de la série, le spectateur va découvrir les souvenirs de Heidi, et comprendre la vérité. Les actions des uns ont des conséquences sur les autres, et chacun agit sur la vie d’autrui. On peut à la fois reconstruire une personne, voir la détruire totalement.

Astucieux, Esmail filme son récit avec des va-et-vient incessant entre le passé et le présent, permettant de voir la différence entre les deux époques par le fait que pour le présent, la taille de l’écran est diminuée de moitié. Comme pour illustrer le fait que l’héroïne n’est plus vraiment elle-même, car une partie de son identité s’est envolée…Comme à son habitude, chez Esmail rien n’est laissé au hasard, et chaque élément est exploité, même si ce n’est pas immédiatement. On reste donc pantois face à une série aussi captivante (notre note : 9/10).


892.Invisible man.

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Cecilia Kass (Elisabeth Moss) n’en peut plus de son mari, dominateur, violent et tyrannique, Adrian Griffin, scientifique spécialiste de l’optique. Aussi, un soir, elle décide de le quitter en s’enfuyant de la maison avec l’aide de sa sœur Emily. Quelques semaines plus tard, la jeune femme vit désormais cloîtrée et craintive chez James, un ami d’Emily. Elle apprend une nouvelle inattendue : Adrian s’est suicidé. Cependant, des signes étranges de sa présence se font ressentir autour d’elle au point que Cecilia en vient à douter de la mort de son défunt mari…

Dans Invisible ManLeigh Whannell livre un thriller horrifique plutôt original. Dans une mise en scène impeccable, le cinéaste joue avec les détails, installant un climat de doutes et de tensions permanents. Le stress est omniprésent, et les trompe-l’oeil également (un portemanteau est pris pour une personne, par exemple) Dans la première moitié du film, le spectateur est emmené sur de nombreuses pistes, voyant l’héroïne se débattre face à une menace intangible, avant d’avoir droit à un Deus Ex Machina d’envergure, tout droit sorti d’un roman de H.G. Wells.

Une fois le pot aux roses révélé, la suite de l’histoire laisse place à un jeu du chat et de la souris haletant, avec des scènes dignes de grands standards de la science-fiction, avant un twist final attendu, mais convenu. En somme, un film réussi, qui en deuxième niveau de lecture, tente d’être un pamphlet contre les violences conjugales dont les femmes sont victimes et des difficultés qu’elles éprouvent à se faire entendre (notre note : 8/10).


891. Snatchers.

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Sarah a totalement changé depuis un an : depuis qu’elle sort avec Skyler, membre de l’équipe de water-polo, la jeune fille a gagné en popularité, abandonnant son amie de toujours, la studieuse Hayley, pour un groupe de filles très populaire. Cependant, alors que Skyler revient du Mexique, Sarah fait l’amour pour la première fois. Le lendemain, elle découvre avec effroi qu’elle est enceinte. Pire, le surlendemain, elle se retrouve avec un ventre de 9 mois et sur le point d’accoucher ! Ne comprenant pas ce qui lui arrive, elle demande de l’aide à Hayley. D’abord en colère, son ancienne meilleure amie accepte finalement de lui venir en aide. Mais rapidement, les deux jeunes filles découvrent que ce qui se cache dans le ventre gonflé n’a rien d’humain…

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Stephen Cedars et Benji Kleiman signent, avec Snatchers, un film drôle et décalé. Comédie horrifique, le long-métrage dépeint les tribulations d’une étudiante et de son amie en proie à de dangereux Aliens. En effet, lorgnant du côté du film de Ridley Scott, le duo de réalisateur nous concocte une créature petite et rapide, semblable au célèbre Facehugger. Avec des moments très gore, le film aligne cependant des scènes plus drôles (la scène de sexe, le mixeur, …) offrant à l’ensemble une sorte d’autodérision assumée. On pense évidemment à Evil Dead et cette façon dont les personnages tentent de rester crédible dans des situations abracadabrantesques.

Pour la petite histoire, Snatchers est à l’origine une websérie de 3 saisons : Cedats et Kleiman ont simplement tournés des scènes supplémentaires et assemblées les épisodes existants pour en faire un long-métrage unique. Le rendu est fluide et les transitions nettes, à tel point que l’on ne se rend pas compte de l’astuce (notre note : 7/10).


890.Star Wars : épisode IX : l’Ascension de Skywalker.

En 2019, la « saga des Skywalker » prenait fin avec l’Ascension de Skywalker, long-métrage faisant le lien entre les 9 épisodes sorti et apportant des réponses à de nombreuses questions que se posaient les fans. La tâche de J.J. Abrams, de retour à la réalisation après l’épisode VII, était donc colossale. D’autant que le cinéaste annoncé au départ était Colin Trevorrow, mais que Disney n’aurait pas apprécié la direction que prenait son scénario.

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Le dernier film des Skywalker

Le récit reprend un an après la bataille de Craft. Un mystérieux message intercepté d’une région éloignée de la galaxie fait trembler chaque citoyen : et pour cause, il est émis par l’Empereur Palpatine, censé être mort depuis plus de 30 ans. La générale Leia Organa (Carrie Fisher) envoie des agents pour enquêter à propos de cette nouvelle. De son côté, Kylo Ren (Adam Driver), chef du Premier Ordre part à la recherche de l’Empereur : il souhaite savoir s’il est toujours en vie. Si c’est le cas, il le tuera, afin d’éviter que quelqu’un ne prenne sa place. Le jeune homme tue les membres d’une secte d’adorateur de Dark Vador sur Mustafar et trouve un orienteur Sith : celui-ci va le mener tout droit sur la planète Exegol. Là-bas, il découvre la vérité : Dark Sidious (Ian McDiarmid) est toujours en vie, bien qu’affaibli. Maintenue en vie par un dispositif mécanique, le vieil homme a préparé en secret son retour avec de nombreux partisans. Il révèle à Kylo Ren avoir créé Snoke, et a été la voix de Vador qu’il entendait dans sa tête. L’Empereur est désormais à la tête d’une flotte de 10.000 destroyers, chacun pouvant détruire une planète entière. Son but est simple : mettre fin à la résistance et créer le Dernier Ordre. Ben Solo doit tuer Rey pour lui. En échange, il pourra régner sur la galaxie. Ne comprenant pas pourquoi, il demande à Dark Sidious qui est-elle réellement. Celui-ci lui révèle alors la vérité…

Pendant ce temps, Rey s’entraîne depuis près d’un an, avec Leia, afin d’achever sa formation et de devenir une Jedi. Cependant, la jeune femme ne se sent pas prête à reprendre le sabre d’Anakin, qui a été réparé. Lorsque Poe, Finn et Chewbacca revienne de leur mission, ils ramènent avec eux la nouvelle que Leia redoutait depuis un certain temps déjà : Palpatine est toujours en vie. Ils ont une piste pour le retrouver : un orienteur Sith se trouve sur la planète désertique Pasaana, où un vieil ami les attend. Rey embarque avec Poe, Finn, Chewbacca et C-3PO pour un périlleux voyage.

Accueilli par un peuple d’indigène au cours d’une grande fête, Rey se voit offrir un collier. Cependant, ils ne seront pas seul bien longtemps, car Ben, dont la connexion avec Rey est de plus en plus puissante, parvient à se matérialiser en face d’elle, lui arrachant le collier de son cou. Il identifie rapidement qu’il s’agit de la planète Pasaana, et décide de s’y rendre avec les Chevaliers du Ren. Alors que des stormtroopers patrouillent et reconnaissent Rey et ses amis, un homme masqué parvient à mettre tout le groupe à l’abri : il s’agit du Général Lando Calrissian (Billy Dee Williams). Le vieil homme leur révèle avoir recherché aussi l’orienteur plusieurs années auparavant, avec Luke Skywalker. Ils étaient même d’ailleurs sur une piste, en poursuivant Ochi, un fervent partisan Sith qui a cependant disparu dans le désert de Pasaana.

Traqué par Ben et les Chevaliers de Ren, le groupe se retrouve englué dans les sables mouvants et atterrissent sous terre dans un labyrinthe souterrain. Rey découvre par hasard une dague ayant appartenu à Ochi avec des inscriptions en langue Sith. Ces signes indiquent le lieu où est caché l’orienteur Sith. C-3PO, le seul capable de comprendre ce langage, ne peut pas le faire, car son système le lui interdit. Rey a une vision de son enfance au contact de la dague, prenant conscience que Ochi a croisé la route de ses parents. Poe suggère dès lors d’aller sur la planète Kijimi afin de reprogrammer le droïde.

Cependant, les choses ne se passent pas comme prévu, Kylo Ren décidant de mener une offensive avec ses acolytes contre eux. Chewbacca finit prisonnier. Sur Kijimi, Poe demande de l’aide à une vieille amie, une chasseuse de prime prénommée Zorii Bliss (Keri Russel), qui les conduit chez le réparateur de droïde Babu Frik. Celui-ci leur annonce que pour pouvoir lire les inscriptions en langue Sith, la mémoire de C-3PO devra être totalement effacée. L’information tombe : l’orienteur se trouve sur Kef Bir, une des lunes de la planètes océanique Endor. Au passage, Rey sent la présence de Kylo Ren et de Chewbacca : elle se décide à le sauver. Un combat à distance au sabre laser par projection interposé à alors lieu entre Ben et Rey. Si elle parvient à s’enfuir, le jeune homme lui révèle le secret de ses origines : elle est la petite-fille de l’Empereur Palpatine. Ses parents ont été tués par Ochi, refusant de révéler le lieu où il l’avait cachée.

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L’ombre de Palpatine

Sur Kef Bir, Rey découvre les restes de la seconde Étoile de la Mort. L’orienteur se trouve quelque part parmi les décombres. Dans la salle du trône, elle découvre une pièce secrète où le précieux objet est caché. Mais un puissance obscure règne dans ces lieux : Rey doit faire face à un double maléfique d’elle-même, sabre Sith double lames rouges à la main. Quittant la salle, ce qui met fin à cette vision cauchemardesque d’un héritage trop lourd à porter, Rey tombe nez-à-nez sur Ben, qui lui demande de la rejoindre pour aller affronter Palpatine à deux et prendre sa place.

Choquée, la padawan entame un duel avec Kylo Ren, où elle se révèle bien plus puissante que lui. Leia, à des lieues de là, sent que son fils court un grave danger : elle se décide à utiliser toute son énergie pour se matérialiser afin de le ramener à la raison et de faire cesser ce combat. Troublé, Ben perd ses moyens et se fait transpercer par Rey. Leia s’éteint à ce moment-là, fatiguée d’un tel effort physique. Émue par le sacrifice de la Générale Organa, Rey décide de guérir les blessures de Ben, l’empêchant de mourir. Triste et esseulée, elle prend la fuite et décider de se terrer sur Ahch-To, comme Luke l’avait fait avant elle.

Se relevant, Ben est confus. Il a une discussion imaginaire avec son père, Han Solo (Harrison Ford), rejouant les derniers instants de la vie de celui-ci, où il lui avait demandé de ne pas embrasser le côté obscur. Conscient de ses erreurs passées, le jeune homme jette son sabre à l’eau et fait la paix avec son père et lui-même.  Ben décide alors de retrouver Rey. Palpatine, conscient de se qui vient de se dérouler, demande à son allié le plus fidèle, le général Pryde de détruire la planète Kijimi afin d’installer un climat de terreur.

Alors que la Résistance pleure sa Générale, dont le corps n’a pas disparu, Rey est seule et décide de tout abandonner. Alors qu’elle jette le sabre d’Anakin dans les flammes, la main bionique du spectre de Luke la saisit. Le Jedi va révéler à Rey qu’il était au courant depuis le début de ses origines, tout comme sa sœur le savait également. Toutefois, malgré l’héritage qu’elle a à porter, Luke est convaincu que l’âme de Rey est pure. Toutes les générations de Jedi vivent en elles. Le vieux maître lui offre deux présents : son X-Wing, sorti des eaux, et le sabre de sœur. Pour affronter Palpatine, cela lui sera utile…

La dyade de la Force

Seule, Rey se rend sur Exegol, prête à en finir avec son grand-père. De leur côté, Poe et Finn dirigent la Résistance et s’apprête à affronter la flotte de Destroyer du Seigneur Sith. Ils sont rapidement rejoints par de nombreux alliés venus des quatre coins de la Galaxie, rassemblé par Lando Calrissian.

Dark Sidious, affaibli et incapable de se mouvoir par lui-même fait face à Rey : lui confirmant la vérité, il lui demande de diriger la Galaxie, en prenant place sur le trone. Mais avant, elle doit le tuer, afin qu’il puisse transférer son esprit dans son corps, et enfin redevenir tout puissant. Si elle ne s’exécute pas, tous ses amis mourront. Ben débarque alors pour la sauver, mais doit affronter ces anciens alliés, les Chevaliers du Ren. Sidious ordonne à ses troupes de commencer à détruire toutes les planètes qui se trouve en face de leur chemin, et de mettre fin à la Résistance. Rey accepte alors de se sacrifier afin d’arrêter le massacre. Cependant, Ben, venu à bout des Chevaliers, se joint à Rey et se décide à affronter Palpatine.

Contre toute attente, le Seigneur Sith use de ses derniers pouvoirs afin de prendre la Force qui unit Rey et Ben. Il se régénère totalement et redevient tout puissant. Palpatine se décide à tuer le dernier des Skywalker, et propulse Ben dans un précipice. Rey devra affronter Sidious seule. Le Sith lui envoie toute la puissance de ses éclairs, tandis que celle-ci tente de les parer, avec les sabres d’Anakin/Luke et de Leia. Si les Siths sont avec l’Empereur, tous les spectres des Jedis disparus s’unissent avec Rey et l’aide à le vaincre et le faire disparaître définitivement. Cependant, l’effort est tel que la jeune Jedi succombe également.

Ben, qui s’était accroché aux parois de pierre, remonte la pente et trouve Rey gisant sur le sol. Il utilise alors toute son énergie pour la ramener à la vie. Se réveillant, Rey embrasse Ben, mais celui-ci disparaît presque aussi tôt, faisant corps avec la Force. Leia disparaît également, partie en paix.

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Une grande fête est organisée et les héros sont acclamés. Rey décide de partir pour Tatooine, trouvant la vieille maison des Lars : elle enterre dans le sol les sabres de Luke et Leia, avant de prendre définitivement le nom de Rey Skywalker.

L’hommage à Leia

Ultime film de la saga des Skywalker, L’Ascension de Skywalker a vu son scénario d’origine entièrement réécrit sur à la mort de celle pour qui cela aurait du être « le film » : Carrie Fisher. Très attristée par la perte de la Princesse Leia, les Studios ont dû revoir leur plan et décider ou non d’inclure son personnage dans le récit.

Comme un puzzle, J.J.Abrams a décidé d’employées des séquences inutilisée des épisodes VII et VIII afin de redonner vie une toute dernière fois à son personnage. Même si sa présence n’est visible que durant 8 minutes à l’écran, la Princesse Leia semble plus vivante que jamais, tant l’intégration de ces scènes a été fait de manière intelligente.

Le film, sans lui être dédié, lui rend hommage en offrant aux fans une séquence (tirée d’un rush du film Le retour du Jedi), où on la voit s’entraîner avec Luke au sabre Laser, sur la planète d’Endor. On prend conscience qu’en plus d’être une Générale et une ancienne Princesse, elle était également un Maître Jedi à part entière : c’est elle qui forme Rey au début du long métrage, sa voix s’ajoute à celles des autres (Obi-Wan Kenobi, Qui-Gon Jinn, Kennan Jarrus, Yoda, Mace Windu, Luke, Anakin, …) lors du combat final, … On comprend que si elle n’était pas tombée enceinte, elle serait devenue un grand Chevalier Jedi également. Son sabre bleu, sorte de jumeau de celui de Luke/Anakin, en est la preuve la plus grande.

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Je suis une Skywalker

Cet épisode IX répond donc à la question centrale de l’identité de Rey : cette quête des origines avait démarré pour cette jeune orpheline par un souvenir brumeux de son abandon. Elle s’était ensuite attachée à chaque figure adulte que sa route avait croisée, les identifiant à des parents potentiels (Han, Luke et puis Leia). En proie au doute, Ben lui avait fait comprendre que dans une histoire aussi complexe ces parents n’étaient que de simples ferrailleurs, autrement dis personne de notable, aucune figure légendaire.

Cependant ces inconnus étaient la progéniture de l’Empereur Palpatine lui-même : ayant survécu à sa chute dans le puits d’énergie, Sidious (où son esprit ?) a survécu dans un corps calciné (il pourrait s’agir d’un clone dont le corps se désagrège avec le temps en raison de sa puissance d’après la novélisation du film…), préparant son retour avec impatience. Lorsque la caméra le film, c’est toujours dans l’ombre, avant de l’éclairer une fraction de seconde, dévoilant toute l’horreur de son apparence : aveugle, les doigts déchiquetés, incapable de se déplacer, maintenu en vie par une sorte de machine artificielle. Le mal absolu l’habite toujours cependant, et seul sa soif de pouvoir lui donne un but.

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Rey, en apprenant la vérité sur sa filiation biologique, est choquée : en proie au doute, elle pense qu’elle ne peut être vouée qu’à faire le mal, car le mal lui-même l’a enfantée. À plusieurs reprises, elle pense sombrer vers le côté obscur, non pas par envie mais bien par un comportement naturel qui la pousse à faire le mal : Par exemple, lorsqu’elle tente de retenir le vaisseau où elle croit que Chewbacca est fait prisonnier, elle recourt à la Force mais finit par faire exploser l’appareil. Ou encore lorsqu’elle affronte son double maléfique, vision d’horreur qui la déstabilise totalement, la fuyant sans réellement l’affronter.

En tuant Ben, elle se sent triste : Leia s’est sacrifié pour le ramener à la raison, et tout cela aura été fait en vain. La perte de cette « mère de substitution » est si lourde qu’elle décide de ramener le garçon à la vie. Choquée d’elle-même, elle fuit sur Ahch-To. Seul Luke pourra lui faire comprendre que ses origines ne peuvent pas la définir totalement. Elle est une bonne personne, dévouée aux autres. Rey devra cependant empêcher son tyran de grand-père de revenir sur le devant de la scène et rétablir la paix dans la galaxie.

La dernière scène le prouvera : en substitution sa filiation biologique par une filiation symbolique, Rey devient une Skywalker. On est ce que l’on choisit d’être, le destin et la fatalité n’existe pas. C’est elle, l’ascension de Skywalker. Un comble pour une Palpatine.

Fan Service

Dans ce dernier épisode, J.J.Abrams semble avoir eu les poings moins liés que lors du film Le réveil de la Force. Il ne se contente plus de dépoussiérer le mythe en en offrant une relecture, il prend davantage de liberté, apportant sa propre contribution à la saga : en cela, Abrams lorgne vers ce que Rian Johnson avait réalisé dans l’épisode VIII. Un film créatif, où l’on montre des choses encore jusque-là jamais vue, et où les surprises sont légions. Il cherche moins à plaire et davantage à « raconter ».

Cependant, il ne tient pas compte des balises laissées par son prédécesseur qui avait redistribués les cartes et refusés de répondre de la façon attendue par les fans à certaines questions. C’est une jolie manière de repartir à zéro, en faisant table rase du passé. Ainsi, Rey, fille de « personne » devient la petite fille de Palpatine ; Snoke, le leader Suprême dont la mort frisait le ridicule, se voit devenir une création de l’Empire, une poupée de chiffon contrôlée par Sidious ; Luke redevient brave et courageux et rattrape le sabre de son père, là où il l’avait précédemment jeté : il affirme même qu’il faut traiter ce genre d’objets avec bien plus de respect. En d’autres termes, la mésentente entre les deux cinéastes est bien visible.

L’intrigue est dense et complexe : on a parfois l’impression d’avoir deux films en un seul (une rumeur allait d’ailleurs dans le sens que J.J.Abrams souhaitait couper son long-métrage en deux parties, mais que Disney aurait refusé). Mais c’est aussi cela qui permet d’avoir une histoire finalement très riche, où l’on voyage énormément, allant d’une planète à une autre. Visuellement, le soin a été apporté aux détails et certaines séquences sont à couper le souffle.

Les combats au sabres lasers sont légions et spectaculaire : la scène où Rey et Ben s’affrontent sur l’épave de l’Étoile de la mort, et que le courant de l’eau les envahi (cette séquence aurait d’ailleurs nécessité plusieurs jours de tournage et aurait été particulièrement difficile à tourner) est absolument époustouflante. Le combat aérien à travers le temps et l’espace (entre le vaisseau de Ben et la planète Kijimi) l’est tout autant.

La Force, mystique dans la trilogie originale, puis scientifique car quantifiable et mesurable dans la prélogie, est à nouveau complété ici, par le fait qu’elle est synonyme de puissance absolue : J.J.Abrams, impressionné par l’idée de Ryan Johnson, d’inclure de nouveaux pouvoirs à la Force (les projections astrales en tête), se  montre visiblement inspiré, car il ajoute le pouvoir de guérison (teasé dans la série The Mandalorian), le fait de pouvoir voir le passé (à travers les flash-back de l’enfance de Rey) et le pouvoir de destruction (Rey fait exploser un vaisseau). Il répond également à la question de savoir comment peut-on vaincre la mort : Il s’agit d’absorber la puissance de son adversaire.

Le lien entre Rey et Ben est très intense et puissant : il s’agit d’une dyade de la Force, la clé pour le retour de Palpatine au pouvoir, qui forme avec eux une tryade. Ce lien est assez rare et donc d’une grande valeur.

J.J. Abrams a tenu également à faire plaisir aux fans de la première heure, en ajoutant des clins d’œils ou des scènes qui permettent de boucler une boucle ouverte depuis de nombreuses années : ainsi, Chewbacca reçoit enfin une médaille pour son courage, là où il s’était contenté d’observer Luke et Han en avoir une lors de l’épisode IV ; Luke soulève le X-Wing sous l’eau, là où il avait échoué dans l’épisode V, laissant Yoda le soin de le faire ; Lando Calrissian signe son grand retour, alors qu’il semblait avoir été oublié lors des épisodes VI et VII ; C-3PO retrouve ici un rôle plus important, comme c’était le cas dans la trilogie originale ; Leia utilise à nouveau la Force et se bat même avec un sabre laser, … Les jouets ne seront pas oubliés, car avec Babu Frik, les enfants seront ravis d’avoir un extra-terrestre aussi atypique.

Pour la dernière fois, à 87 ans sonné, le compositeur historique de la saga, John Williams, est de retour à la baguette et signe ici une bande-son d’une riche intensité : toujours très classique, sa partition allie tant les morceaux plus classiques (le thème de la Force, celui de Han et Leia, le thème de Rey, …) que de nouveaux titres (Farewell, The Force is with you, …). Et c’est toujours aussi vivant et pleins de nostalgie. À noter que le compositeur fait également un petit caméo dans le film… (notre note : 10/10).

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889.Slimane & Vitaa-Le temps.

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888. A rainy day in New York.

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Gatsby (Timothée Chalamet), un riche étudiant, sort avec Ashleigh (Elle Fanning), étudiante en  journalisme, depuis environ une année. Celle-ci doit réaliser une interview pour son journal d’un grand réalisateur, Roland Pollard, qu’elle apprécie énormément. Comme l’interview doit avoir lieu à New York et qu’elle durera environ une heure, Gatsby décide d’y aller avec sa copine afin de passer un week-end romantique. Il souhaite également éviter d’aller au dîner que sa mère organise avec les gens de son club, ne se retrouvant pas chez ce genre d’individus. Cependant, rien ne va se dérouler comme le jeune homme l’aurait espéré…

Annoncé en 2018, A rainy day in New York a bien failli ne jamais sortir. En effet, son réalisateur, Woody Allen, a été privé de sortie, la société Amazon ayant décidé de ne pas distribuer son film dans les salles obscures, suite aux accusations dont le cinéaste a fait face au cours du mouvement « #Me too ». Cependant, la donne a changée en 2019, le film trouvant enfin preneur. 

Ce jour de pluie à New York est en effet un récit plein d’illusion et de désillusions : Gatsby – Allen, scénariste, lorgnant du côté de chez Fitzgerald-, est un personnage anticonformiste. C’est un jeune homme qui parle beaucoup, calme et cultivé. Il aime la pluie et la mélancolie. Gatsby aime faire plaisir à ses dames, c’est un romantique : as du poker, il a réussi à gagner une somme confortable qui lui permettra de réserver une chambre pour lui et sa copine, dans un hôtel avec vue sur Central Park.

Ashleigh est une fille extravertie, qui aime beaucoup Gatsby. Elle adore également le soleil. Mais lorsque Roland Pollard lui propose d’assister à une projection privée de son dernier film, elle saute sur l’occasion, découvrant le monde du cinéma (et croisant du beau monde, dont son acteur préféré, Francisco Vega, sous les traits de Diego Luna), laissant le pauvre Gatsby sur la touche. Elle va céder à toutes ses tentations, pensant au fait que les choses ne se présentent qu’une seule fois.

Alors Gatsby erre seul et esseulé dans les rues de cette mégapole qu’est New York. Et il croise un ami à lui, tournant un film dans le cadre de ces études : il lui propose de participer à une scène, où il doit embrasser une jeune fille. Acceptant, Gatsby se rend rapidement compte qu’il l’a connait : c’est Shannon (Selena Gomez), la sœur d’une de ses anciennes petites copines. Même si elle n’a pas toujours été facile quand elle était plus jeune, Gatsby doit bien reconnaître qu’elle est devenue très belle et peine à la reconnaître.

Il est beaucoup question de dilemmes moraux dans ce dernier cru de Woody Allen, les personnages cachant leur véritable nature : Tout d’abord, Ashleigh est confrontée à la tentation à 3 reprises, de la part de 3 hommes différents, qui s’offre à elle mais qu’elle contient…avant de céder. Pourtant, elle est avec Gatsby et aime ce dernier, mais n’est pas contre un écart de conduite. Ensuite, Gatsby finit par aller à contre-cœur au dîner de sa mère qu’il souhaitait à tout prix éviter, engageant une escort-girl afin de jouer sa petite amie qu’il doit présenter. Le fait d’être accompagnée, même par une copine en carton lui permet de sauver les apparences, les bonnes convenances étant nécessaire dans ce genre de milieu. Enfin, le fait que Gatsby sorte avec Asleigh, une fille de banquiers avec qui il n’a rien en commun et qui n’est pas toujours emballée par les excès de romantismes dont le jeune homme peut faire preuve, alors que Shannon le trouve sensationnel, était jalouse de sa propre sœur  quand il sortait avec lui et serait prête à le suivre dans n’importe quelle aventure. Entre la belle blonde gauche et la brune fougueuse, son cœur balance…

Gatsby -l’une des projections de Allen- va parcourir New York pour mieux comprendre qui il est réellement et que son attrait pour les choses simples et la beauté de celle-ci n’a rien d’anodin…

Mais ce film est avant tout une comédie romantique, semblables à celles qui étaient réalisées dans les années 1950-1960, située dans la belle ville de New York que la caméra de Allen ballade du Metropolitan Museum à l’horloge de musique au zoo de Central Park en passant par les célèbres taxis jaunes. Et c’est très agréable (notre note : 9/10).


887. Escapade à New York.

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Rien ne va plus pour Nancy (Goldie Hawn) et Henry Clarck (Steve Martin) : leurs enfants partis, le couple se rend compte pour la première fois de leur vie qu’ils ne sont désormais plus que deux. Nancy a toujours tout fait pour ses enfants et s’ennuie dans la maison. Aussi, elle se décide à reprendre les choses en mains et à vivre de grandes choses avec son mari. Cependant, celui-ci a des ambitions plus modestes et n’a pas envie de vivre de folles aventures. Il préfère rester en Ohio et n’a plus vraiment d’ambitions. Pire, Henry vient d’apprendre qu’il a perdu son emploi. La cinquantaine sonnée, il ne sait pas comment il pourra retrouver un nouveau job. Aussi, il ment à sa femme lorsqu’un entretient se présente pour lui et lui annonce faire un voyage d’affaire à New-York. Nancy, bien décidée à redonner un coup de romantisme à son couple, l’accompagne. Les 24 heures suivantes seront certainement les plus mouvementées de toute leur vie…

Remake d’un film de Arthur Hiller sorti en 1970, Escapade à New-York  est sorti en 1999. Sam Weisman concoctait avec ce long-métrage une comédie très burlesque permettant de faire rejouer à nouveau Goldie Hawn et Steve Martin à l’écran ensemble, 7 ans après Fais comme chez toi ! L’alchimie entre les deux comédiens est très visible dans le film, ce qui donne beaucoup de plaisir au spectateur. L’histoire fonctionne comme une locomotive : tout va à deux cents à l’heure, dans un ville magnifique, mais semblable à une jungle : le couple va cumuler la malchance, allant de perdre ses valises, à se faire voler par un voleur qu’ils prendront pour le compositeur Andrew Lloyd Weber, ou encore à devoir s’enfuir d’un hôtel en escaladant la façade. Les péripéties et rebondissements s’enchaîne à un rythme effréné, ainsi que les nombreux gags (souvent très drôles). Goldie Hawn, comme à son habitude, est très douée pour les comédies (Un couple à la merLa bidasse, …) : enjouée, pétillante, romantique et très énergique, la jolie blonde au rire reconnaissable entre mille est au sommet de son art. Martin, démarrant toujours en retenue, explose toujours au quart de tour et exprime tout son génie comique. John Cleese, en maître d’hôtel distingué (et fan de Donna Summer) est la cerise sur le gâteau.

Méconnu et malmené par les critiques à sa sortie, Escapade à New-York constitue un film drôle et tendre sur la vie conjugale et le fait de continuer à croire en la vie. Les situations présentées sont originales, offrant un ton décalé à l’ensemble du récit. De plus, le film permet de découvrir davantage la ville de New-York, et ses nombreux clichés (notre note : 8/10).


886.Jojo Rabbit : pamphlet contre le nazisme et ses dangers.

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Johannes Betzler (Roman Griffin Davis), 10 ans, est fou de joie d’intégrer les camps de jeunesse hitlérienne : il va enfin pouvoir servir son pays, l’Allemagne, et surtout celui dont il est un fanatique absolu : Adolf Hitler (Taika Waititi). Cependant, au cours d’un exercice, le jeune garçon refuse de tuer un lapin et devient la risée de ses camarades, qui le surnomme « Jojo le lapin ». Victime d’un accident, Jojo est contraint de rester chez lui, où il tente de servir l’Allemagne dans des tâches moins dangereuses en attendant de pouvoir s’enrôler dans l’armée. Heureusement, il n’est pas seul, car son ami imaginaire, Hitler lui-même, est en permanence avec lui. Vivant seul avec sa mère Rosie (Scarlett Johansson), avec qui il a des divergences d’opinion politique, le jeune garçon est consterné lorsqu’il découvre que celle-ci cache une jeune fille juive dans sa chambre, prénommée Elsa. Tout son monde est sur le point de basculer…

En décidant d’adapter le roman « Le ciel en cage » de Christine Leunens, le cinéaste américain Taika Waititi a tout simplement eu une idée de génie : Jojo Rabbit est simplement un film merveilleux. Si le début du film, présentant ce petit garçon fanatique à outrance du Führer est (quelque peu) dérangeant, la suite se révèle finalement très humaniste : on comprend que Jojo n’est finalement qu’un enfant de 10 ans endoctriné par un système totalitaire prêt à tout pour former de nouvelles recrues. D’autant plus que le film se déroule en 1945, au crépuscule de la Seconde Guerre Mondiale, à un moment où l’Allemagne d’Hitler est en train de s’écrouler. On y envoie des enfants à la guerre, leur donnant des fusils et des bombes. Les professeurs au camp des jeunesses hitlérienne -Sam Rockwell et Rebel Wilson excellents en contre-emploi- racontent des histoires sans queue ni tête aux petits enfants allemands à propos des juifs, afin de les convaincre qu’ils ont toutes les raisons au monde de les éliminer.

Johannes s’identifie donc à Hitler au début du récit à cause d’une foi aveugle et d’un sentiment de pouvoir appartenir à un groupe très en vogue : il est persuadé que s’il respecte tous les prescrits du Chancelier, il pourra intégrer sa garde personnelle. Cependant, à mesure que le récit avance, Jojo trouve que certaines choses sont absurdes et se rend compte qu’il n’est pas un criminel : il dit qu’il déteste les juifs, parce ce qu’il en a peur à cause des histoires qu’on lui a raconté. Lorsqu’il rencontre Elsa, alors qu’au début il ne souhaite que la dénoncer et que celle-ci est obligée de le menacer pour le faire taire, il prend conscience que la jeune fille n’est pas aussi effroyable qu’on le lui a décrit. Le garçon se surprend même à l’aimer. Il ne comprend pas pourquoi il doit faire le mal et commence à remettre en cause les conseils de son « ami Adolf ». La haine que les adultes lui ont inculquée est en train d’être expiée.

Avec beaucoup d’humour, Waititi enchaîne une succession de gags (le salut nazi répétés à outrance en tête), pour mieux dénoncer le conditionnement des allemands et le climat dans lequel ils étaient plongés, montrant ça et là les horreurs de la guerre (les résistants allemands étaient pendu sur la place du village, les interrogatoires de la Gestapo, Berlin en ruine, …). Il fait rire pour mieux préparer le spectateur à ce qui l’attend ensuite. Il incarne d’ailleurs Hitler, dans une version qui est celle que s’en fait un enfant de 10 ans. Jojo se heurte à de nombreuses reprises avec sa mère, résistante de l’ombre, car celle-ci veut la fin de la guerre là où son fils l’accuse de ne pas aimer son pays. La femme est peinée de voir son enfant se comporter comme un petit nazi, là où elle espérait revoir l’insouciance et la bonté de son fils. Elle tente de le guider sur le bon chemin, là où l’absence du père (disparu à la guerre ? déserteur ?) se fait ressentir et Jojo se sent comme « l’homme de la maison ». Avec beaucoup de difficulté, elle arrive toujours à le calmer, et à finir par jouer avec lui, à danser et s’amuser.  Rosie, femme forte, n’hésite pas à se grimer en père de Jojo afin de reconquérir l’enfant qui sommeille en son fils. La tendresse dont elle fait preuve est impressionnante, afin de conserver l’innocence de sa progéniture, et de faire de lui une bonne personne.

Le message de Jojo Rabbit, conte initiatique, est somme toute universel et facile à comprendre : la haine de l’autre en vertu de préjugé inculqué n’a pas de raison d’être. Au contraire, il convient de voir chacun comme une véritable personne, un frère de sang et de faire la paix avec lui. Le message est toujours autant d’actualité (notre note : 10/10).


885.The Gentlemen.

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Mickey (Matthew McConaughey), baron de la marijuana depuis de nombreuses années à Londres, fort de ses multiples implantations, songe à se retirer du métier et à vivre sereinement avec sa femme, la belle Rosalind (Michelle Dockery). En un mot, il s’est embourgeoisé et son mode de vie ne lui correspond plus. Alors qu’il converse avec un potentiel repreneur, Matthew (Jeremy Strong), son affaire suscite la convoitise de Lord George (Tom Wu), un autre truand, qui lui envoie son bras droit, « Oeil Sec » (Henry Golding), pour converser avec lui. Cependant, Mickey n’est pas interessé par l’offre de ce dernier, et entend gérer ses affaires comme il le veut. Mais rien ne se passe comme prévu : surveillé par le journaliste Fletcher (Hugh Grant), prêt à tout pour le faire chanter, il doit faire face à un braquage de l’un des entrepôts par un groupe de jeunes boxeur au service du Coach (Colin Farrel), bien qu’il soupçonne qu’Oeil Sec et son ami Phuc d’être derrière tout cela. Menacé, il décide alors de faire appel au service de Raymond (Charlie Hunnam), pour l’aider.

Après le succès de Aladdin, le cinéaste Guy Ritchie est de retour pour un film de gangster de haute volée, dans la lignée directe de Snatch : tu braques ou tu raques et de Arnaques, crimes et botanique. Le long-métrage oscille donc entre action, humour et scènes de dialogues bien ficelées.  Ritchie recourt à une mise en abyme étonnante -un film dans un film-, et ce dès le début de l’histoire, où le personnage joué par Hugh Grant, Fletcher, débarque dans la maison de Raymond avec un scénario de long-métrage et va lui faire la lecture de ce dernier. Les scènes défilent, certaines sont réécrites, dans une version plus créative, afin de jouer avec le spectateur pour mieux le surprendre. Fletcher, sous ses allures de maître chanteur, n’est finalement rien d’autre que l’allégorie de Ritchie lui-même : le cinéaste qui crée un film. Forcément, la narration est décousue et l’histoire n’est pas aussi linéaire qu’elle ne semble le paraître : une idée débouche ainsi sur un faisceau d’idée, emportant le spectateur dans un récit touffu et complexe, où chaque détail compte, à la manière d’un récit policier.

Le titre film, the Gentlemen, illustre le dilemme dans lequel sont pris des bandits qui se sont enrichis : attirés par la haute société et le fait de se stabiliser quelque part, ils doivent gérer leur business et faire face à d’autres coqs. Ils se verraient bien Gentlemen, hommes fréquentables, mais ils ne le sont pas vraiment. Tout le monde souhaite devenir le lion, le roi, qu’il s’agisse du petit truand notoire, du tueur professionnel, du baron de la drogue ou du roi de l’information. Aussi, il n’y a ni ami, ni ennemi. Un futur film culte (notre note : 8,5/10).


884.Sans un bruit 2 : bande-annonce.

Trois ans après le succès de Sans un bruit au cinéma, John Krasinski remet le couvert avec une suite très attendue. Les survivants de la famille Habbott vont devoir faire face à d’autres menaces tandis qu’ils quittent leur domicile en ruine pour s’aventurer vers d’autres horizons. Sur leur route, ils vont s’abriter chez un homme étrange, incarné par Cillian Murphy.

Cette suite apportera quelques précisions sur l’arrivée de ses extra-terrestres sensibles au son, à travers plusieurs flash-back, permettant à Krasinski de revenir dans le rôle du père de famille. Sortie le 18 mars prochain.

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