A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique : On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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762.La Favorite.

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Qui aurait pu croire que raconter l’histoire secrète de la Reine Anne d’Angleterre (Olivia Colman, dans un rôle sur-mesure) et de ses deux favorites, Sarah Churchill (Rachel Weiz) et Abigail Masham (Emma Stone) donnerait lieu à un film aussi fort qu’étonnant ? C’est pourtant le parti pris par le cinéaste montant Yórgos Lánthimos, révélé avec l’étrange The Lobster.

La Favorite dévoile une Reine détruite par la vie -elle a perdu tous ses 17 enfants, et est veuve-, à la santé fragile -elle souffre notamment de la goutte-. Faible, Anne d’Angleterre se repose sur Sarah, qui dans les faits, gouverne à sa place.  Femme politique, la duchesse de Malbourough, est amie avec la Reine, mais la traite également de manière assez brutale, se permettant des excès de zèle qui vaudraient sans doute à d’autres la peine de mort.

Lors de l’arrivée de sa cousine à la cour, Abigail Masham, dont toute l’existence fut marquée par une suite d’événements tragiques -pauvre et vendue par son propre père à un homme qui abusa d’elle-, Sarah accepta de l’engager comme domestique. D’abord reléguée aux plus basses corvées, celle-ci monte dans l’estime de la Reine en apaisant la douleur qui la rouge à l’aide de plantes médicinales. L’approche d’Abigail avec la Reine est plus douce, et elle parvient à gagner ses faveurs. Pour Sarah, nettement plus froide, cette concurrence représente une menace qu’elle ne peut se permettre. Entre les deux femmes naît une odieuse rivalité : c’est à la plus rusée d’entre les deux de remporter la victoire…

Avec La Favorite, Lánthimos signe une belle satire de la Cour d’Angleterre, à la musique étonnante (mixant de la musique classique et des airs plus lancinants), se moquant allègrement des occupations des représentant de la Haute société, avec leurs réceptions loufoques et leurs courses d’oies, mais délivre aussi l’essence d’un duel implacable entre deux femmes, de parenté commune, mais que tout oppose de part leur condition sociale. Si Sarah est quasiment Reine, ce n’est pas le cas d’Abigail, qui lors de son arrivée à la Cour fait l’objet de moquerie sur son odeur corporelle après avoir chuté dans la gadoue. Pourtant, sans l’air de rien, celle-ci n’a qu’une seule et unique ambition : retrouver la condition d’antan de sa famille en regagnant ses rangs. Prête à tout, elle va rapidement graver les échelons, écrasant tous les adversaires sur son passage, quitte à se livrer aux plus grandes bassesses.

Le duel Sarah/Abigail, auquel le spectateur assiste tout au long du long-métrage est très prenant. La Reine, quand à elle, semble s’amuser de voir ainsi se disputer deux personnes pour elle, alors qu’on lui prêtait plus guère d’attention depuis longtemps. On assiste alors à des scènes de haut vol, ou deux femmes se causent les pires infamies et sont prêtes à se détruire pour leur statut. Sarah menace Abigail, au cours d’une partie de chasse, en tirant légèrement au-dessus légèrement au-dessus de la tête de cette dernière. La même scène se répète, idée de génie du cinéaste, un peu plus tard, lorsque Abigail tue une oie en tirant et que le sang de la pauvre bête éclabousse le visage de Sarah.

La surprise du film, c’est bien entendu Olivia Colman (oscarisée pour le rôle), qui incarne avec brio une Reine sur sa fin. Affreusement laide, la Reine Anne, dernière héritière des Stuarts, n’en reste pas moins une personne très humaine, mais qui s’est laissé aller à une dépression sans fin, dont les maigres moments de bonheurs sont ceux passés avec sa favorite. Lorsqu’elle regarde les gens de sa Cour danser -surtout Sarah, qui tente d’impressionner tout le monde- la Reine éprouve de la tristesse, et décide de regagner ses appartements. Ne supportant pas de regarder son propre reflet (il n’y a d’ailleurs aucun miroir), la Reine a une opinion bien petite d’elle-même. Toute son estime de soi est partie et elle est désormais incapable de gouverner. Pour noyer son chagrin, celle-ci s’est d’ailleurs acheter des lapins, un par enfant disparus, et les laisse gambader dans ses appartements. Manipulée, les gens qui l’entoure profite de son pouvoir et aucun ne l’aime réellement.

La fin du film se révèle douce-amère, une conclusion rappelant celle du Barry Lyndon de Kubrick, où affrontant son rival, les plans d’ascension sociale du personnage s’effondre, et où il semble perdre le contrôle sur la situation. Sauf qu’ici, même le rival ne l’emporte pas…Bien entendu le film est vulgaire, violent, choquant lors de certaines scènes, ne tient pas forcément compte de toute la vérité historique, mais qu’importe, il reste grandiose (notre note : 7,5/10).


761.Je te le donne-Slimane & Vitaa.

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Un duo magique.


760.Aladdin : bande-annonce.

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Le Aladdin de Guy Ritchie, version 2019, est attendu pour le 24 mai prochain. La bande-annonce semble confirmer une conformité par rapport à l’histoire originale. Le jeune Mena Massoud campera le personnage éponyme, dans un film s’annonçant fort en couleur. Le Génie, à qui Will Smith prête ses traits semble être aussi blagueur que celui de feu Robin Williams.

Alan Merken s’occupera à nouveau de la musique, et les chansons phares du dessin-animé seront au rendez-vous. Cependant, au vu de la bande-annonce, difficile de ne pas comparer avec l’original tant certaines scènes se ressemblent. Espérons qu’il y aura cependant un peu d’originalité et que le film ne cédera pas à la facilité…


759.FILM CULTE : Usual Suspects.

Roger « Verbal » Kint (Kevin Spacey), un petit criminel infirme -il a une légère paralysie du côté gauche-, fait l’objet d’un interrogatoire au couteau par les agents Kujan (Chazz Palminteri) et Baer (Giancarlo Esposito)  au sujet d’un vol commis dans un cargo hongrois, à San Pedro, qui a mal tourné. En fait, ce fut un véritable massacre, puisqu’il est le seul survivant avec un technicien du bateau, inconscient et gravement brûlé, à l’hôpital. L’auteur de ce méfait : le plus grand criminel de tous les temps, Keyser Söze, craint par ses pairs.

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À l’origine, Verbal a monté un gang avec 4 autres malfrats :  ils se sont retrouvés arrêtés et mis sous les projecteurs au cours d’une séance d’identification, avant que l’un d’eux, le dénommé McManus (Stephen Baldwin) leur propose de s’associer le temps d’un casse juteux : voler des diamants à un trafiquant escorté par la police. Devant le succès de cette opération, le groupe mena d’autres combines, avant de recevoir la visite d’un avocat, Maître Kobayashi (Pete Postlethwaithe), les accusant d’avoir volé son maître, Keyser Söze. Pour se racheter, ils vont devoir travailler pour lui et voler l’équivalent de 91 millions de dollars de cocaïne sur un cargo, appartenant à des ennemis de Söze… mais rien ne va se passer comme prévu.

The Usual Suspects c’est un pur coup de génie. Nous sommes en 1995. Le scénario, en béton armé, est l’oeuvre de Christopher McCarrie (qui recevra d’ailleurs l’Oscar du meilleur scénario original), qui est récemment passé derrière la caméra avec les deux derniers volets de Mission : Impossible. Son idée de départ est de faire se rencontrer des bandits lors d’un interrogatoire de police. Mais peu-à-peu, le projet prend forme…9 versions du scénarios verront le jour. À la réalisation, c’est Brian Singer qui signait là l’un de ses tout premiers films. Le casting est également soigné aux petits oignons : Kevin Spacey en tête, Benicio Del Toro, Stephen Baldwin, … C’est un film très inventif, qui cause énormément -avec de très bons dialogues- qui a la particularité de jouer sur les faux-semblants, d’embarquer son spectateur sur de fausses pistes, avant de dévoiler un final des plus inattendus, avec un twist aussi choquant qu’imprévisible… 

Le découpage de l’histoire est astucieux : le fait de raconter une histoire sous forme de flashbacks, à travers le récit de celui qui était visiblement le plus faible du gang, impose un rythme particulier au long-métrage, non-linéaire. L’intrigue est complexe et il faut rester attentif afin de ne pas perdre le fil. Tout les événements s’enchaînent, jusqu’à un dénouement connu d’avance, mais dont on ne perçoit pas encore les véritables enjeux…

Le méchant du film, c’est bien entendu Keyser Söze : c’est lui qui ouvre le film, de dos, en tuant Keaton (Gabriel Byrne), l’ex-flic devenu truand. C’est un être terrifiant et sans pitié, dont l’histoire tragique est connue chez les malfrats, moitié craintif, moitié admiratif. Ayant préféré tuer lui-même sa propre famille, femme et enfants compris, dans un règlement de compte avant de disparaître, il est une sorte de monstre. Il met en place des coups gigantesques où il peut exercer ses malversations. Mais personne ne l’a jamais vu… tous les gens qui ont « travaillés » pour lui l’ont été sur base d’un intermédiaire. Il est devenu une sorte de mythe, dont la réalité n’est plus sûre…certains pensant que Söze est simplement une histoire que l’on raconte pour effrayer les enfants. En turc, Söze veut dire « trop bavard ».

Après tout, comme il est dit dans le film, en paraphrasant Charles Baudelaire, « Le coup le plus rusé que le Diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas« . Les acteurs eux-même ne savaient pas qui était Keyser Söze. À la deuxième vision du film, on le regarde d’une façon tout à fait nouvelle, en repérant tout les détails qui nous ont eu la première fois (notre note : 10/10).


758.La bande annonce de Game of thrones saison 8 affole la Toile !

Après deux ans d’attentes, la voilà enfin ! La bande-annonce officielle de la 8e (et dernière) saison de Game of Thrones a été dévoilée et à le mérite d’en montrer beaucoup et peu à la fois. L’ultime bataille semble avoir commencé. Chaque personnage apparaît, le temps d’une ou deux secondes, marchant vers le combat, le pas triomphant, même si la mort semble être au bout du chemin. Cersei est à nouveau enceinte, vivant dans le Sud, et loin du tumulte et des ténèbres auquel chacun fait face, ignorant totalement ce qui se passe. Aegon Targaryen, alias John Snow, et Daenerys chevauchent côte à côte, prêt à lever leur épée, conduisant leurs armées pour la guerre. Arya doit fuir car on la pourchasse. Jaime a changé de camp. Les dragons survolent le tout, désormais au nombre de deux, puisque Viserion appartient désormais aux Marcheurs Blancs et à son effroyable Roi de la Nuit. Theon Greyjoy sauvera-t-il sa soeur prisonnière de leur oncle, retrouvant par la même occasion son honneur ? Cersei mourra-t-elle comme le prévoyait la fameuse prophétie ? John chevauchera-t-il les dragons ?

Beaucoup d’émotions sont donc à prévoir. Le spectacle sera au rendez-vous le temps de cette salve finale, d’à peine 6 épisodes. Et de multiples questions sont sur toutes les lèvres : Qui survivra à ça ? Qui pourra s’asseoir définitivement sur le trône ? À suivre à partir du 15 avril. En attendant, la bande-annonce a été vue des millions de fois…

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757.Ralph 2.0 : un Disney qui garde la forme.

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Ralph La Cass et Vanellope sont de retour ! Meilleurs amis, les deux personnages issus de jeux d’arcades se retrouvent tous les jours après leur travail et passent beaucoup de temps ensemble. Mais Vanellope s’ennuie sur « Sugar Rush », trouvant que son jeu manque de challenge, et qu’il est trop facile. Ralph, sensible à ses sentiments, décide de lui confectionner un nouveau circuit nettement plus complexe. Vanellope l’essaye, et est immédiatement conquise. Remportant à nouveau la course, elle oublie qu’une véritable utilisatrice contrôle la manette, et est surprise de voir la voiture de son personnage partir vers un chemin alors qu’elle était sensée aller droit…la fille tente de reprendre le contrôle en forçant sur le volant et le casse accidentellement. Le propriétaire de la salle d’arcade décide de débrancher le jeu, car acheter un nouveau volant lui coûterait près de 2000 dollars sur Ebay, un investissement trop important par rapport aux retombées financières escomptées. Vanellope et ses sujets sont alors obligés de fuir et trouve refuge chez Felix, désormais marié à Calhoun. Mais la meilleure amie de Ralph est inconsolable, et ce dernier cherche à la consoler sans y parvenir. Il lui propose alors d’aller chercher son volant sur Ebay, en entrant dans l’Internet, puisque le propriétaire de la salle d’arcade à installé le wifi. Commence alors une autre extraordinaire aventure…

6 ans après Les mondes de Ralph, les studios Disney remettent le couvert dans une suite -toujours sous la houlette du tandem Rich Moore et Phil Johnston- dont les possibilités en termes créatives semblaient infinies, puisqu’ils ont décidés de sortir de l’environnement de la salle d’arcade pour filer vers celui de la Toile, univers en expansion constante. On découvre un environnement semblable à une ville, où les êtres humains utilisateurs sont devenus des petits personnages animés, sorte de « Sims » évoluant et se déplaçant d’un site à l’autre. Les références s’enchaînent à une vitesse folle, croisant monsieur JeSaisTout le moteur de recherche hyperactif, Sonic, ou encore le pop-up d’Instagram. L’origine des pop-up ou des bugs est également expliquée avec beaucoup d’humour. Internet est le lieu de la démesure et du démentiel. Ce qui inquiétera Ralph qui est satisfait de sa vie fascinera Vanellope, rêvant à d’autres horizons…

L’autre surprise, ce sont tous les easters eggs estampillés Disney, qui jouit désormais d’un catalogue allant de Star Wars à Marvel…inutile de s’étonner de croiser des stormtroopers , Buzz l’Eclair, Stan Lee ou le Groot des Gardiens de la Galaxie. Toutes les princesses Disney sont aussi de la partie (avec pour la plupart, leurs voix originales), pour le jeu en ligne « Quelle princesse Disney es-tu ? ». Avec beaucoup d’autodérision, et vêtue de manière très décontractées, elles parlent de leur conditions et de leur vie, devant une Vanellope, qui n’est pas très différente de celles-ci. Elles évoquent le fait qu’elles finissent toujours par chanter une chanson, lorsqu’il y a de l’eau à proximité. Chose qui ne s’est pas encore produite pour Vanellope. Pour l’instant.

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Mais le film va plus loin, nous poussant à la réflexion sur notre société de surconsommation ou finalement tout n’est qu’apparence. Ce qui est à la mode peut aussi vite désintéressé les gens, oubliant complètement ce qu’ils ont aimés, pour aller vers quelque chose de nouveau. On finit par céder à ce que l’effet de masse apprécie et à ne plus vraiment avoir de point de vue propre. On aime ce que les autres aime. Internet est un lieu incroyable, où l’information est disponible en temps réels et où il est possible de jouer en ligne, chatter, échanger et même regarder des films. Mais c’est aussi une zone dangereuse où les pires facettes de chacun peuvent se dévoiler…car il est très facile de blesser quelqu’un à distance, par la force des mots, tapis dans l’ombre derrière son écran d’ordinateur. On pense à la déception de Ralph, devenu une star d’une plateforme rappelant Youtube (BuzzzTube) -gérée par YESSS, sorte de reine du Web, avide de like qu’elle pourra monétiser-, et qui lit les commentaires des utilisateurs qui se moquent de lui, et tombe de haut.

On découvre également les virus, véritables fléaux (à l’allure de milles-pattes géants) qui se nourrissent des bugs. L’un d’eux donnera naissance à une pluie de Ralph, ami trop possessif, qui s’assembleront pour donner naissance à un Ralph géant, aux allures de King Kong, grimpant une sorte d’Empire State Builging (représentant un site web bien connu). Ralph prend alors conscience qu’on ne doit pas empêcher les autres de vivre leur rêves, même si ça nous éloigne parfois les uns des autres…(notre note : 8/10).


756.Liaison fatale : il était une fois Glenn Close.

Dan Gallagher (Michael Douglas), avocat, marié et père d’une petite fille, fait la connaissance, où cours d’un litige, de Alex Forest (Glenn Close), une éditrice célibataire. Celle-ci va le séduire, jusqu’à ce qu’il commette l’erreur de céder à ses avances et d’avoir des relations avec elle. Pensant d’abord à un écart passager entre adultes consentant, Dan va rapidement prendre conscience que Alex souhaite beaucoup plus que ça et qu’elle va faire de sa vie un véritable enfer…

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Sorti en 1987, Liaison fatale est l’oeuvre de Adrian Lyne (cinéaste surtout connu pour Flashdance). C’est un film à la fois terrifiant et pleins de rebondissement. Porté par une Glenn Close exceptionnelle, femme tour-à-tour passionnée, fragile, machiavélique et dangereuse, à qui l’Oscar échappa cette année-là (et qui lui a encore filé entre les doigts en 2019…pour la 7e fois !), l’histoire de cette femme seule et désespérée à la personnalité obsessive, émeut et consterne à la fois. On a le sentiment que cette femme ne cherche qu’à avoir un peu de bonheur, et se met à désirer quelque chose d’indésirable (un homme marié). Lorsqu’ils couchent ensemble pour la première fois, elle rayonne. Riant aux éclats, elle vit véritablement. Après le départ de Dan  en catimini, la première nuit, Alex le rappelle, lui expliquant ne pas trouver à son goût l’attitude qu’il a eu, l’incitant à passer à nouveau une journée avec elle. L’homme, dont l’épouse est partie rendre visite à sa famille, saisi l’aubaine et recède à la tentation. Mais le week-end fini, il souhaite oublier cette petite passade et revenir à sa vie normale. Sa vie actuelle lui convient parfaitement.

Retour à la réalité

Mais pour Alex, c’est le choc. Elle s’est imaginé des choses qui n’existaient pas, se créant des films dans sa tête. Elle tente alors de le faire revenir, en se tailladant les veines. On comprend qu’il va avoir très difficile à la chasser de sa vie, puisqu’elle ne veut pas vivre sans lui. La scène est forte, visuellement, Lyne recourant à de nombreux gros plans. Dan, sous le choc, la soigne, mais fini par partir. Mais Alex ne lâche rien : elle va le harceler au téléphone -lui sonnant jours et nuit-, venir de manière intempestives à son cabinet,…mais rien n’y fait. Dan ne veut plus la voir. La caméra de Lyne se penche sur cette femme triste, allumant et éteignant la lumière (comme si elle hésitait entre vivre ou mourir), et montrant dans le plan suivant la vie de Dan, ressemblant à un rêve où il est entouré et aimé.

Contre toute attente, Alex lui annonce alors être enceinte de lui, et souhaite  le voir jouer son rôle de père… Dan cède à la panique, lui demandant d’avorter. Mais elle refuse, car à 37 ans, c’est peut-être sa dernière chance d’avoir un enfant. Dan décide alors de couper les ponts avec elle, changeant de numéro de téléphone et déménageant. Mais Alex fini, par un tour de passe-passe incroyable (et une scène glaçante où Douglas la regarde, complètement désemparé), par le retrouver. Elle veut alors se venger de lui, et lui faire payer, n’hésitant pas à s’en prendre aux personnes qu’il aime…

Auto-destruction programmée

Liaison fatale commence comme une comédie très conventionnelle, avant de basculer dans le thriller et de flirter avec le film d’horreur. Dan va se retrouver prit dans un cauchemar sans issue, avec une femme possessive et hystérique. Lorsqu’elle prend conscience que Dan ne voudra jamais d’elle, Alex va jouer les bourreaux et faire des choses abominables (on pense au lapin dans la casserole, par exemple). La jeune femme n’a aucune limite, et souhaite juste arriver à ses fins, peut importe les moyens. Dan tentera de la tuer en l’étranglant, mais se ravisera finalement, n’étant pas un mauvais bougre. Celle-ci, dans une folie sans nom, s’emparera d’un couteau afin de lui faire la peau, mais il le lui arrachera des mains, la laissant seule avec elle-même. On se demandera d’ailleurs à plusieurs reprise si elle est vraiment enceinte de lui, Lyne jouant avec les ambiguités lorsque Alex affirme avoir un peu de Dan entre elle, signifiant qu’un être pousse en son être, où la métaphore de l’acte de pénétration lors des ébats sexuels ?

La scène où Dan avoue avoir eu une liaison à sa femme est très réussie. On voit son couple voler en éclat, et l’état d’incompréhension dans laquelle la jeune épouse aimante et fidèle (Anne Archer) se retrouve. Lui est rongé par le remord, et elle par la déception. La réconciliation est impossible, et l’enfant commun plonge dans un océan de chagrin. La vie de Dan vire au drame…

Chacun semble responsable de son état : Dan d’avoir fait miroiter Alex, et cette dernière d’avoir trop pris au sérieux leur relation. Lyne montre les comportements auto-destructeurs dont chacun se rend coupable : Alex, qui se taillade les veines afin d’attirer l’attention de Dan, qui détruit la voiture de ce dernier en jetant de l’acide, Dan qui détruit sa cellule familiale par la force d’une vérité trop dure à avouer…

La fin du film est cependant très conventionnelle, Alex passant à l’acte, en décidant de s’en prendre à la femme de Dan. Son apparition, dans la scène de bain, son reflet apparaissant dans le miroir, à des allures très hitchcokiennes, et toute la lutte qui suit rappelle à la fois Misery, avec le double soubresaut, classique à tout bons films d’épouvante où le méchant doit être tué deux fois…ce qui n’est pas toujours très crédible, étant donné que la première fois le coup de grâce semblait acquis. La séquence où Dan noie Alex dans la baignoire montre toute l’étendue du jeu de Close, qui se contorsionne dans tout les sens, le visage blême et fini par rendre l’âme. Il était donc inutile d’en rajouter avec une « résurrection expresse » d’Alex, pour la re-tuer définitivement. Scène d’ailleurs joyeusement parodiée au cours d’un épisode des Simpsons. À noter que Lyne avait envisagée une toute autre fin, dont le rendu aurait pu être intéressant : Alex se suicidant, à l’aide du couteau que Dan lui a arraché des mains, afin de le faire accuser. Le rendu peut d’ailleurs être visionné sur Youtube. Dans la fin originale, l’épreuve passée, le couple finit par se retrouver et redémarrer. Ce qui ne nous tue pas nous rend donc plus fort… (notre note : 8,5/10).

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755.The Wife : le succès est dans le couple.

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Joseph Castelman (Jonathan Pryce) est un écrivain de renommée mondiale. Désormais un vieil homme, il vit avec sa femme Joan (Glenn Close), avec qui il a eu deux enfants. Continuant à écrire et à publier d’autres livres, Joseph est tiré de son apparente tranquillité par un coup de téléphone de la Suède : il a été choisi pour recevoir le Prix Nobel de littérature, récompense suprême. Le couple, dans une joie effervescente, décide de faire le voyage jusqu’à Stockholm, afin qu’il ait retirer son prix. Mais cela va raviver de nombreux secrets sur leur passé, qui pourraient bien avoir l’effet d’une bombe…

The Wife est avant tout l’histoire d’un couple. Celui des Castelman, qui sont marié ensemble depuis près de 40 ans. Les deux époux n’ont aucun secret l’un pour l’autre et savent exactement quand l’autre ment. Joan fait preuve d’une tendresse folle envers son mari, le soutenant toujours et l’accompagnant partout où il va. Écrivain, celui-ci est l’un des plus importants auteurs américains et jouit de sa petite célébrité, allant souvent à la rencontre de jolies jeunes femmes avec qui il fricote. Malgré tout cela, ils s’aiment… en apparence, le couple semble heureux.

Mais c’est bien de cela qu’il s’agit :  d’une apparence. Leur fils, David, rêve de devenir écrivain et compte beaucoup sur l’avis de son père qu’il vénère. Cependant, celui-ci ne le croit pas trop capable d’y arriver, et ne l’aide pas vraiment. Tout les membres de l’institut Nobel font la courbette devant Joseph, accompagné par sa femme, dans l’ombre de ce dernier. Peu-à-peu, la face lisse du bonheur du couple se fissure, et dévoile quelque chose d’inattendu chez Joan : elle est insatisfaite. Il ne lui est plus possible de refouler ses secrets plus longtemps, le poids de tant d’années lui pèse tant… décidant d’abord de prendre un peu de recul, elle va explorer Stockholm, loin de son mari, avant de revenir, et de laisser sa rancœur la submergée…

Comme si cela ne suffisait pas, le couple est suivi par un journaliste, Nathaniel Bone (Christian Slater, star de Mister Robot), qui rêve d’écrire la biographie de Joseph. Cependant, il a découvert des vérités très dérangeantes sur celui-ci et tente d’obtenir des réponses auprès de Joan, qui nie tout en bloc. Le poids du passé et l’effet qu’aurait la vérité serait trop important…

Réalisé par le suédois Björn Runge, The Wife questionne aussi sur l’importance et la place de la femme dans notre société. Le monde semble encore trop machiste, et les inégalités entre le sexes toujours aussi criardes (salaires, …). Glenn Close (qui devrait décrocher un Oscar pour le rôle, si Lady Gaga ne la prive pas) joue avec beaucoup d’élégance cette femme discrète et introvertie (loin de Liaison fatale). Le film est très féministe, et questionne sur la question du succès d’un artiste. D’où lui vient son inspiration ? De ce qu’il a vécu certainement. Chaque livre est le témoignage des émotions ressenti par son père, mis à nu sur le papier. Le rôle que Joan a joué dans le succès de son mari est fondamental. Bien que celui-ci lui soit reconnaissant, à chaque fois qu’il l’a remercie, cela lui rappelle sa position. Une femme de l’ombre (notre note : 8/10).


754.Il était une fois…le petit bonhomme en mousse.

Tout le monde a déjà entendu la célèbre chanson « Le petit bonhomme en mousse » de Patrick Sébastien. Peu savent en revanche que l’humoriste a eu l’idée de ce titre en entendant la musique d’un petit sketch de l’artiste Jordi Bertran. Mettant en scène un petit bonhomme en mousse qui rêve de faire un plongeon parfait dans un petit verre d’eau mais n’y arrive qu’après de nombreuses difficultés, le numéro nécessité 3 personnes : 2 faisaient bouger le personnage, et le 3e était le guitariste qui ne jouait pas la musique que le petit être désirait. Les 6 minutes où cette éponge prend vie sont magiques…

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753.L’ombre du King plane sur Castle Rock…

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Il y a définitivement quelque chose de pourri à Castle Rock : ville fictive dans le Maine, elle est le lieu où Stephen King a pu déverser son incroyable imagination dans bons nombres d’histoires (le Corps, …) et de romans (Cujo, Dead Zone, ou encore Bazaar). Décider de donner vie à cette ville dans une série télévisée semblait un postulat intéressant. Avec J.J.Abrams à la production, sur le réseau Hulu (qui s’était déjà occupé de 22/11/63) cette superproduction s’annonçait grandiose, promettant de lier l’univers de Stephen King, offrant une sorte de patchwork de son oeuvre, chaque saison devant cependant raconter une histoire distincte.

La première salve (10 épisode d’environ 50 minutes) s’ouvre ainsi par le suicide du directeur de la prison de Shawshank (lieu de l’intrigue des Évadés), Dale Lacy (Terry O’Quinn). Une nouvelle directrice est alors nommée, afin de gérer le lieu, et découvre qu’une aile de la prison est inoccupée, et a été condamné. Elle demande alors à un gardien d’explorer les lieux. Celui-ci découvre alors qu’une personne est enfermée, dans une cage dans le sous-sol. Il s’agit d’un jeune homme, que l’on appellera le kid (Bill Skarsgard). Cherchant à comprendre comment il est arrivé là et qui il est, l’homme le conduit à la directrice. Celle-ci l’interroge, mais le jeune homme n’est pas très bavard : il semble perdu et dans son monde. Cependant, le kid prononce le nom d’Henry Deaver à plusieurs reprises. Il s’agit d’un avocat chargé de la défense des condamnés à mort. Cela fait plusieurs années qu’il a quitté Castle Rock, où vit toujours sa mère, Ruth (Sissy Spacek), atteinte de la maladie d’Alzheimer. Enfant, il avait mystérieusement disparu durant 11 jours, avant de revenir, sans un mot d’explication.

Série très attendue, Castle Rock distille les indices pour mieux entretenir son suspens : le kid est un personnage énigmatique, à l’épreuve du temps (il serait là depuis 27 ans, malgré son jeune âge) qui répand le mal autour de lui. Les gens sont poussés au meurtre, il y a des incendies,…il semble même contrôler les faits et gestes d’autrui grâce à de petites statuettes de cires. On en vient même à se demander si le diable n’était pas enfermé, à Castle Rock ?

Quand à Henry Deaver, il est en proie à ses propres démons, resurgissant d’un passé lointain : il entend un son en permanence à Castle Rock, un bruit qui semble venir de la forêt. Impossible pour lui de se souvenir pourquoi, enfant il disparu, avant de réapparaître subitement ? Certains parlent qu’il s’agit du schizma, de la voix de Dieu (une référence à la Tour Sombre ?). De plus, une étrange connexion semble l’unir avec Molly (Melanie Lynskey, vue dans Mon Oncle Charlie), une vieille amie.

Castle Rock nous fait voyager entre le passé et le présent, entretenant son mystère et multipliant les intrigues (il est notamment question d’univers parallèles). Sissy Spacek, dans le rôle de Ruth Deaver joue une femme attendrissante, et pleine d’émotion.

Si il est indéniable que Castle Rock multiplie les clins d’œil et les références à l’univers de Stephen King (on évoque l’incident du roman Cujo, ou encore une certaine Jackie Torrance), la série déçoit sur la longueur et peine à garder une histoire crédible dans son épisode final, qui se vautre quelque peu dans des justifications grand-guignolesques. Dommage, car le matériel de base était prometteur et l’épisode pilote très effrayant dans sa dernière scène. Bill Skarsgard est bluffant dans le rôle de cet étrange garçon à l’allure chétive, qui une fois debout semble être une créature terrifiante.

La conclusion, d’après les créateurs, est une fin ouverte laissant libre court au spectateur de ce faire une idée sur ce qu’il a vu. Avec comme question centrale de savoir qui est vraiment Henry Deaver ? Le Kid est renfermé et oublié de tous…comme si certaines vérité étaient difficiles à accepter. Mais à la différence d’un roman du King, la série ne sait pas où elle va. Comme si il n’y avait aucune direction, elle multiplie les pistes, mais n’en résout pas une seule.

(notre note : 5/10).


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