A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique qui apportera toutes les réponses que vous cherchez à propos de tous les sujets.On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.Certains de ses portails sont toujours en construction.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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629.Seven Sisters : un film de science-fiction brillant !

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Dans un monde surpeuplé, et où il n’y a pas assez de ressources pour nourrir toute l’humanité, une solution a été trouvée : la politique de l’enfant unique. Si une personne ne s’y soumet pas, elle voit ses enfants surnuméraires confisqués, et cryogénisés, jusqu’au jour où la Terre sera apte à les accueillir. Les gens sont sans cesse contrôler, à l’aide de bracelets à puce, indiquant où ils sont. Pour sortir de chez eux, ils doivent le présenter, afin de voir si il s’agit de leur véritable identité. Parfois, on les questionne, afin de voir si il ne cache rien. Karen Settman, enceinte, meurt en mettant au monde 7 filles, d’un seul coup. Son père, Terrence Settman (Willem Dafoe), ne peut se résoudre à en donner 6 et à n’en garder qu’une. Il cache cette naissance multiple au monde, et élève, seul, ses 7 petites filles. Il lui faut seulement élaboré une stratégie pour que personne ne sache la vérité : elles n’auront qu’une seule et unique identité, celle de Karen Settman (Noomi Rapace), et elles ne pourront jamais toute sortir en même temps. En fait, chacun sortira un jour de la semaine, celui correspondant à leur véritable prénom : Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi et Dimanche. En rentrant chaque soir, chacune devra faire le compte rendu de la journée aux autres, afin de rester crédible. Elle exerceront toute le même métier, et si un accident survient à l’une, les autres devront s’infliger le même sort.

30 ans plus tard, personne n’est au courant du secret de Karen Settman, une femme bien sous tout rapport, dans cet société. Pourtant, lundi, Karen n’est pas rentrée chez elle…ses soeurs s’inquiètent…cela ne s’est jamais produit. Et si quelqu’un les avait dénoncées ? D’autant qu’elles ne parviennent plus à la localisé, son bracelet ayant été coupé. Les filles décident d’envoyer Mardi le lendemain, afin d’enquêter et de savoir la vérité…

Réalisé par Tommy Wirkola (à qui l’on devait déjà l’étonnant Hansel et Gretel : chasseurs de sorcières), Seven Sisters est une fable futuriste nous entraînant dans un univers dystopique faisant écho à la question qu’une part de scientifiques se pose : que feront nous quand nous auront épuisés toutes les ressources de la Terre et qu’il n’y aura plus assez de nourritures pour nous nourrir tous ? La réponse donnée est inquiétante : un système dictatoriale a été mis en place, mené par l’abominable Nicolette Cayman (Glenn Close, décidément toujours aussi flippante), qui est un peu comme un Dieu, décidant de qui doit vivre ou non. Le récit rappelle aussi le 1984 de George Orwell, où la population est surveillée sans arrêt, sans que rien n’échappe à l’œil incisif du pouvoir central totalitaire. Au fond, vers où nous dirigeons-nous ?  Vers une société où plus rien n’est « naturel’, où tout est contrôlé ? Les puces électroniques sont une réalité aujourd’hui, et leur usage se répand, pour différents usages (tel que des transactions commerciales…). La vie privée n’est plus qu’un voile, d’une transparence inouïe, balayé d’un simple coup de bras…Le film questionne là-dessus aussi, à travers le fait que la véritable identité de Karen Settman doit rester un secret, que au fond, les 7 soeurs jouent constamment en dehors de chez elle le même rôle (certaines étant meilleurs que les autres), simples actrices, obligés de mentir, sans pouvoir aspirer à la liberté de leur identité propre…

Le futur est montré également à travers les innovations qu’il procure : on peut ainsi voir des technologies médicales plus élaborées ; des pistolets utilisable seulement par leur propriétaire, avec reconnaissance d’empreintes digitales ; et un miroir informatisé, disant aux femmes voulant se maquiller les endroits où elles ont des imperfections, afin que le rendu soit optimal.

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Noomi Rapace fait ici très fort : elle joue 7 rôles en même temps ! En effet, l’actrice incarne Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, et Dimanche. Changeant de look et de personnalité pour chacune, le spectateur assiste à un véritable kaléïdoscope, sorte de performance qui a du être un casse-tête à filmer, tant chacune apparaît à l’écran. Il y a la femme fatale, la Rambo, la professionnelle de l’informatique, l’intelligente, la manipulatrice, la sensible et la garçon manquée. Chacune a contribué de faire de Karen Settman la femme qu’elle est, aux multiples nuances, mais aussi aux nombreux secrets…On se surprend à voir le quotidien de cette famille un peu hors du commun, avec ses habitudes, ses querelles et ses joies. On voit l’envie de certaines de cesser de vivre ainsi, mais l’amour aussi qui les unit.Chacune, dans le film, vivront quelque chose qu’elles n’ont jamais eu l’occasion de vivre durant leur vie : l’une aura un rapport sexuel, l’autre sautera entre deux immeubles…

Au final, Seven Sisters vous tiendra en haleine jusqu’à son dénouement final, qui répondra à la question : Qu’est-t-il arrivé à Lundi ? Un film intelligent, mais dur, dans un univers dictatorial à la cruauté effroyable (notre note :8,3/10).


628.Lame de fond.

Ridley Scott, en tant que cinéaste, a démarré très tard, après une carrière remarquée dans la publicité, puisqu’il ne s’est tourné au cinéma qu’à l’âge de 39 ans, en 1977, avec Les duellistes. S’ensuivra une carrière de touche-à-tout éclectique, de Alien-le 8e passager à Gladiator, en passant par La chute du faucon noirLegend, ou le très récent Tout l’argent du monde. En 1996, il réalisait le film Lame de fond, film d’auteur racontant la tragédie du bateau l’Albatros, emporté en 1961 suite à un phénomène très étrange : un grain blanc, c’est-à-dire la survenance d’une tempête surgissant d’un coup, alors que la mer était calme.

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Mais Lame de fond est avant tout un film initiatique pour ses héros : 13 adolescents décident de s’embarquer comme matelots sur le navire l’Albatros, sous les ordres du capitaine Sheldon (Jeff Bridges, dans l’un de ses meilleurs rôles). Ils y apprendront la discipline, la culture (des cours de littératures leur seront enseignés ou ils feront connaissance avec les oeuvres de Kipling). Ses jeunes enfants connaîtront la joie, la peine, la dure réalité de la vie, et en seront transformé, avec comme point de rupture, mettant définitivement un terme à leur odyssée, l’épouvantable tragédie les attendant à la vie de leur voyage.

L’Albatros porte bien son nom : long et effilé, tel un oiseau, il règne sur les océans,  volant sur les flots avec une incroyable légèreté. Le navire est dirigé d’une main de fer par le capitaine Sheldon, mais il ne fonctionne que par l’harmonie qu’il parvient à créer entre ses matelots. C’est un travail d’équipe avant tout que de faire marcher un navire. Et la vie en mer n’est pas de tout repos.

Le capitaine sera pour ses jeunes sans repères, sans but dans la vie, une sorte de mentor : tantôt tendre avec eux, il se montrera ferme, voulant les forces à se dépasser (comme avec le jeune Gil Martin, qui a le vertige et qui se voit contraint de gravir le mat, en compagnie de Sheldon, qui le pousse dans ses derniers retranchements, alors qu’il se pisse dessus). Le jeune Frank Beaumont sera la meilleure de ses recrues, celui qui aura le plus progressé, et qui en ressortira le plus transformé.

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Le jeune équipage apprendra à se connaître, entre tensions, jalousies, et affection. L’échelle humaine à taille réduite, dans un échantillon de la population, qui doit apprendre à vivre ensemble, en communauté, devant tenir compte de leurs différences, et les accepter. La rencontre avec l’autre est au cœur de Lames de fond. Elle est l’instrument de la guérison de chacun.

Le docteur Alice les accompagnera dans ce voyage. Muse de Sheldon, elle a toujours fait la route avec lui. Mais la vie d’un vieux loup de mer est difficilement conciliable avec l’amour, qui passe souvent au second plan, même si il peut faire preuve de tendresse.

Au terme du film, à l’image du poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme, mon fils, les jeunes recrues de Sheldon seront devenus adultes et matures, ayant dit adieu définitivement à leur enfance, et leur insouciance. Dans le dernier acte, lors du procès du capitaine, accusé de négligence pour le naufrage de l’Albatros, tous prendront sa défense, comme en remerciement à celui qui fut tantôt leur bourreau, tantôt leur rédempteur.

Avec Lame de fond, terme qui désigne la succession de vagues tellement puissantes qu’elle peuvent emporter un vaisseau, Ridley Scott signe un film intimiste et profond, ramenant la lame de fond à son sens plus implicite, c’est-à-dire de désigner quelque chose d’extrêmement fort qui vous transforme totalement. Formidable (9,6/10).


627.The Office (musique tirée du film Brazil).

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626.Alliés.

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Max Vatan ( Brad Pitt) et Marianne Beauséjour (Marion Cotillard) forme un couple à la vie bien tranquille, à Casablanca, en 1942. Sauf que tout cela n’est qu’apparence : ils sont des espions en mission (et de véritables experts, au professionnalisme hors pair), ne se connaissant pas, issu de 2 pays différents (il est canadien et elle française), uniquement là pour tuer l’ambassadeur allemand. Mais la mission accomplie, chacun d’eux tombe amoureux de l’autre, et ils finissent par se marier pour de vrai. Un enfant naît même de leur union. Si Marianne cesse d’être active, Max continue son travail. Mais l’un de ses supérieurs vient un jour lui annoncer qu’ils ont des soupçons concernant Marianne Beauséjour…celle-ci serait en fait une espionne allemande, œuvrant pour les nazis. Max se refuse de croire pareilles horreurs, et que toute leur relation ne reposerait que sur une illusion. Mais néanmoins, le doute subsiste dans sa tête ; et si c’était vrai ? Si c’est le cas, il devra la tuer.

Le cinéaste Robert Zemeckis, mondialement connu pour Forrest Gump et la trilogie des Retour vers le futur, en réalisant Alliés, offre un film captivant de bout en bout, posant la question de la vérité, qui piquera l’esprit du spectateur, jusqu’au dénouement final, où l’on saura si oui ou non, toute la vie de Max Vatan et Marianne Beauséjour n’est qu’un mirage fumant ou non.

Brad Pitt, vieillissant, campe un personnage attachant, avec un accent québécois qui fait quelque fausse note. Marion Cotillard, quand a elle, offre une héroïne tout en profondeur, et difficile à cerner. Lors de sa rencontre avec Max, elle le briffe sur leur mission, et sur ce qu’il faut faire pour avoir l’un d’un citadin, sans attirer l’attention. Mais elle tente aussi de le séduire…refusant d’abord ses avances (car c’est la pire chose qu’il peut se produire pour 2 agents en mission, étant donné que cela peut la compromettre), il succombe peu-à-peu à ses charmes et envisage de ne plus la quitter…

Le film sur la question de la confiance dans les relations : doit-on donner à l’autre « le bon dieu sans confession », se fier à celui dont on sait finalement peu, mais que l’on a l’impression de connaitre depuis toujours ? Zemeckis s’interroge sur le sujet, donnant quelque éléments de réponses, avec son Max, qui hésite longuement avant de « tester » sa femme, le faisant sous la contrainte de ses supérieurs…Il ne pense pas que sa vie repose sur une trahison, un mythe, et que sa femme discute de ses missions avec lui pour transmettre toutes les informations aux nazis. Et pourtant, il se met à douter, à passer de l’autre côté de la frontière de la sincérité, et à lui mentir, à elle, celle qu’il aime…pour le spectateur, il y a quelque chose de dérangeant à cette situation, un peu malsain…

Alliés raconte de manière chronologique l’histoire d’un homme et d’une femme qui n’aurait jamais du s’aimer. Max voit son regard sur sa femme évoluer peu-à-peu que le film se déroule : de l’indifférence, il passe à l’amour, puis au doute, et enfin, à la détermination…Marianne, sent que son mari prend ses distances avec elle, mais elle ne comprend pas pourquoi…et dans cette joyeuse paranoïa, la tragédie n’est pas loin (notre note : 8/10).


625.Bigfoot Junior.

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Adam est un jeune garçon qui vit seul avec sa mère, depuis que son père a disparu, lorsqu’il était encore petit. À l’école, il est un élève agité (souvent en retenue) que personne ne remarque…un jour, alors qu’il est victime des frasques de ses voisins de classes qui lui collent des chewing-gums dans les cheveux, sa mère est obligée de lui couper sa chevelure foisonnante, et de ne lui laisser qu’une tête presque vide. Mais le lendemain, qu’elle n’est pas sa surprise de voir que ceux-ci ont repoussé ! Il s’interroge sur les raisons de cet étrange phénomène, d’autant que d’autres se produisent : ses pieds se mettent à grandir lorsqu’il est en colère, se sens sont en alertes, et ses forces en sont décuplées. Adam découvre alors accidentellement que sa mère entretient une correspondance avec son père depuis sa disparition, lui envoyant des photos de leur fils et de ses nouvelles…le jeune garçon est choqué par ces révélations et décide de partir à la recherche de son père dont il a l’adresse…ce dernier vit dans la forêt caché depuis de nombreuses années, car il est un Bigfoot, une sorte d’être mi-homme mi-singe…et il se pourrait bien que son fils ait hérité de ses gènes…

Le duo belge Ben Stassen et Jérémie Degruson concoctent, avec ce Bigfoot Junior, une excellent long-métrage d’animation 3D, où l’action est omniprésente, sans aucun temps-morts. Les dessins sont vraiment très réussis, l’animation belge prouvant qu’elle a peu de chose à envier aux dessins-animés des studios Disney ou DreamWorks.

Le jeune Adam, héros du film se découvre des dons vraiment particulier du fait qu’il est un Bigfoot (il peut notamment parler aux animaux) ! Mais à la différence de son père, il n’a pas l’allure d’un singe (les gènes faisant parfois bien les choses). Les retrouvailles avec ce dernier seront enfin l’occasion pour les deux de se rencontrer et de se découvrir l’un et l’autre. Le jeune garçon a toujours eu un manque dans sa vie, et il se trouve que son paternel est exactement la pièce du puzzle qui lui manquait. D’autant que ce dernier est vraiment très chouette (il faut les voir faire la course, dans une scène rappelant le super-héros Flash).

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Mais le danger n’est pas très loin, en la personne d’une organisation qui rêve de mettre au point un produit pour la repousse des cheveux (recette qui fera de son inventeur l’homme le plus riche de tout les temps, si cela se concrétisait), et qui pourrait voir en Bigfoot et ses poils repoussant instantanément qu’ils sont coupés, le moyen d’y arriver…

Rythmée par la musique pop du groupe (belge) Puggy, cette comédie d’aventure se laisse regarder avec plaisir, quelque soit notre âge, revisitant le mythe du Bigfoot (que les réalisateurs démystifie au passage), le « chaînant manquant » que bon nombres de cryptozoologistes tentent de découvrir (encore aujourd’hui !). Un beau moment en bonne compagnie (notre note : 8/10).


624. Incassable.

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À l’heure d’écrire ces lignes, le tournage de Incassable 2 (intitulé Glass ) est terminé. Sa sortie est fixée au 23 janvier 2019, près de 19 ans après le premier volet, et 3 ans après le film Split, qui était un lien caché faisant la connexion dans la saga (à travers un caméo inattendu de Bruce Willis à la toute fin du long-métrage).

Pour l’heure, retour au film original : En 2000, M. Night Shyamalan, suite au succès monstre de Sixième Sens, se voyait l’opportunité de mettre en scène un film de super-héros déguisé doublé d’un habile hommage à la culture des comics, bande-dessinées les plus lues aux USA. Incassable voyait ainsi le jour. Un film hélas passé inaperçu à sa sortie, mais ayant peu-à-peu acquis le statut de film culte avec les années…

On y suivait un agent de sécurité, du nom de David Dunn (Bruce Willis), qui devenait le seul survivant d’un terrible accident de train. Sans la moindre égratignure. Il suscitait alors l’intérêt du mystérieux Elijah Price (Samuel L.Jackson), un vendeur de planches de comics, qui essayait de comprendre comment une telle chose avait pu se produire…ce dernier, surnommé Glass, en raison d’une maladie génétique rendant ses os fragile comme du verre (une sorte d’ostéogenèse), avait eu une vie où il avait eu énormément de fractures et de graves blessures, fut persuadé que  Dunn était un être incassable, et que quelque chose devait les relier, d’une manière ou d’une autre…D’abord effrayé par ses dire, David fut obligé de considérer le fait qu’il n’était jamais tombé malade, et que même dans les plus graves accidents qui avaient jalonnés sa vie, il s’en était toujours tiré sans la plus petite écorchure…sur les conseils de Glass, il comprit alors qu’il devait faire quelque chose pour le bien commun : avoir un tel don doit être mis à contribution de l’humanité, afin d’éradiquer les maux de celui-ci. Ainsi, David devenait une sorte de super-héros, un être qui libérait les femmes violées et séquestrées, et faisait la peau des tueurs en série…

Incassable est avant tout un thriller, un film à suspens (évoquant lors de certaines scènes, les longs-métrages d’Alfred Hitchcock), mettant en scène l’histoire d’un homme qui, au fond, ne sait pas qui il est. David Dunn (dont les initiales sont les même, traits caractéristiques des comics de super-héros, en témoigne Peter Parker, Bruce Banner, ou encore Red Richards) se réveille chaque matin, en proie à une sorte de souffrance dont il ne comprend même pas l’origine…il n’a pas encore trouvé sa place dans cette histoire, et malgré sa vie bien rangée – marié avec la belle Audrey (Robin Wright) et père de Joseph (Spencer Treat Clark)- se trouvait de l’autre côté d’une rive de plus-en-plus large des siens chaque jour…ne dormant plus dans le lit conjugal, et ne rendant pas à son fils l’amour que ce dernier lui donne, au centuple. Il faut voir le jeune garçon, préférant son paternel, s’inquiéter pour lui lorsqu’il apprend la nouvelle de l’accident, et puis la joie sur son visage lorsqu’ils partent le rechercher à l’hôpital.

Le film se déroule à un rythme assez lent, David ne prend conscience de ses pouvoirs qu’à mesure où il sort du déni qui est le sien suite à sa rencontre à Glass, et à sa théorie qu’il serait « incassable » : Tout d’abord, Dunn décide de demander à son supérieur combien de jour de maladie il a eu sur les 5 dernières années. À sa surprise, le chiffre est de zéro…pas une seule fois donc ! Ensuite, décidant de mesurer sa force, il se rend compte que soulever 160 kg ne représente aucune difficulté pour lui (devant son fils ouvrant de grands yeux ébahi).  Puis, en se remémorant l’accident de voiture dont il avait été victime dans sa jeunesse, David prend conscience qu’il n’a jamais été blessé, que c’est lui qui a sauvé Audrey de la voiture en feu, et qu’il a inventé, par amour pour elle, le fait d’avoir été blessé à la jambe, l’empêchant à tout jamais de pouvoir jouer au football. Enfin, Joseph, persuadé des théories de Glass dont il veut vérifier l’exactitude, décide de braquer un revolver sur son père, avant d’y renoncer, devant ce dernier, qui doute toujours qu’il est « indestructible » et que la balle devrait ricocher…

Pourtant, David va se décider à mettre en pratique ce que Glass lui a dit. À partir du moment où il se découvre un don de clairvoyance, lui permettant de voir ce que l’on ne peut pas voir à l’oeil nu (c’est-à-dire le passé et le futur), sa destinée de super-héros s’offre à lui. Cependant, il ne sera pas un  homme fort en collant vêtu d’un costume ridicule et de collant, mais se montrera son son vrai jour, en œuvrant toutefois dans l’ombre, sans que personne ne puisse jamais l’identifier…

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Les codes de la plupart des films de super-héros sont respectés, même si Dunn en partage beaucoup avec Superman : son anonymat dans la vie de tout les jours, les difficultés relationnelles avec sa belle, un passé oublié, et même un seul point faible (la kryptonite de David n’est autre que l’eau). Dans ce type de film, la structure habituelle de l’histoire est : découverte des pouvoirs-lutte contre l’ennemi-bataille finale contre le génie du mal. Ici, Shyamalan se concentre davantage sur la première de ces parties, les 2 dernières ne venant qu’à la toute fin de son long-métrage….

Elijah Price, dont l’histoire est racontée de sa naissance jusqu’à sa rencontre avec Dunn est un personnage fascinant : il a ramé pour arriver là où il en est, devant faire face aux moqueries de ses camarades (qui l’on surnommés Glass, en raison de sa maladie), aidé par sa mère qui l’a toujours soutenu, et surtout les comics, qu’il a  toujours adulé et dont il a fait sa profession, en vendant des planches originales dans sa boutique spécialisée de bande-dessinée. Les multiples références que Price fait au cours du film, sur les comics et de cette culture, offre avec nostalgie un regard sur un phénomène qui a toujours là cote outre Atlantique, et contribue de faire d’Incassable un bel ovni…qui aurait du s’intituler Inclassable, tant les genres s’y croise…Elijah a de multiples conversations avec David dans le film- les 2 hommes devant amis-, sur la place et le rôle que Dunn doit avoir dans l’histoire, devant accomplir son destin, ce qu’il est appelé à devenir. Elijah est un peu à l’origine de l’éveil des pouvoirs de David.

La scène finale du film, où David prend conscience que la place de Glass, dans son histoire, c’est d’être le méchant, le génie du mal absolu est probablement la plus marquante. Un twist final, dont Shyamalan raffole comme à son habitude, qui a lieu où Price sert volontairement la main de Dunn, venu le saluer, afin qu’il se rende compte qu’il ne sont pas ami. David se rend compte que Glass a provoqué énormément d’accident, afin de trouver celui qui serait son exact opposé sur l’échelle humaine, à lui, l’homme fragile qui casse, c’est-à-dire un homme aussi dur que du roc, incassable. Avec en tête la même idée fixe : celui qui survivrait à l’une d’entre elle serait la personne qu’il recherchait. Horrifié, David le dénonce, mais ne le tue pas (Batman ne tue pas son Joker après tout), ouvrant ainsi la porte à une suite éventuelle…qui n’arrivera que en 2019 ! Un film incroyable et pourtant fait avec peu de moyens, sur la puissance intérieure qui nous habite et la lutte entre le bien et le mal (notre note : 9,5/10).

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623.La planète des Singes : Suprématie.

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Lorsque démarre ce 3e (et dernier) volet de la trilogie, César, chef des Singes doit faire face à de multiples attaques par les forces armées, menées par le colonel Mc Cullough (Woody Harrelson), un homme sans pitié qui ne souhaite qu’une seule chose : assujettir les Singes à l’homme. Souhaitant quitter leur forêt pour aller vers une terre plus propice, la tribu se fait attaquer et deux des trois enfants de César sont tués…en proie au chagrin et ivre de douleur suite à la perte de ses proches, le singe doit protéger son clan en les conduisant sur une nouvelle terre. Mais César souhaite également se venger du colonel.

Lorgnant davantage vers le western, La Planète des Singes : Suprématie, ressemble à une traque menée par les indigènes locaux (les Singes) et leur armes rudimentaires, chevauchant leur majestueuse monture, afin d’éliminer les cow-boys armé jusqu’aux dents (les soldats). Le tout dans un décor hivernal où l’on voit de vastes plaines et des montagnes enneigées.Matt Reeves, déjà réalisateur du 2e film, rend un petit hommage à un cinéma très populaire dans les années 60…À certains moment toutefois, c’est César, sur son cheval, qui semble être un franc-tireur, armé d’un fusil et le regard vers l’horizon.

Mais son histoire est aussi émaillée d’un terrible constat : Dans ce monde apocalyptique, les Singes, en devenant plus intelligents et doté de la parole, sont responsables de la mort des hommes, à cause de la transmission de la grippe simienne, involontairement…raison pour laquelle le colonel et ses hommes entreprennent de procéder à un véritable génocide, allant jusqu’à enfermer les singes dans des sortes de camps de travail, reproduisant les conditions des camps de la mort, similaire à ceux de la tragédie de Srebrenica ou d’Omarska…ne nourrissant pas les prisonniers, les torturant, ou les tuant.

Le regard, plein de tristesse et de haine de César (dont l’aspect physique est encore plus réalisé, progrès des effets visuels oblige…surtout quand on sait que c’est l’acteur Andy Serkis qui lui prête ses traits et sa voix) résume à peu près tout les enjeux du film : doit-on répondre à son devoir ou à ses émotions ? César choisi de suivre son instinct et ses sentiments, étant rongé par la haine (ce qui le fait devenir un peu comme Koba, le Singe qu’il avait du affronter dans La Planète des Singes : l’affrontement). Alors que César incarne plutôt la sagesse et les choix de collectivité, il veut ici  se venger, pensant que seule la mort du colonel (qui, il faut l’avouer, est tout à fait détestable, mais qui parvient à plaider sa cause, et à se justifier de façon assez convaincante)  pourra l’apaiser…alors que cela ne ramènera pas ses proches perdu, et le fait qu’il n’ait pas réussi à les protéger.

Impressionnant techniquement parlant (les Singes se meuvent avec fluidité et ont l’air plus vrai que nature, exprimant davantage d’émotions que les êtres humains…on est loin des déguisements des premiers films de la saga, dans les années 1960) , ce film apporte une réelle conclusion à l’histoire, sur une note plus triste. La boucle semble bouclée (notre note : 8/10).


622.Petit hommage à Johnny Hallyday.

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Ce 6 décembre 2017, Johnny Hallyday s’éteignait à l’âge de 74 ans. La nouvelle n’était pas si étonnante que cela…même si on se refusait d’y croire. On le savait souffrant depuis quelques temps déjà, son état de santé étant préoccupant, il n’apparaissait quasi plus en public. Beaucoup de fans ont été attristés par la terrible nouvelle, à des degré divers, certains effondrés pleurant (alors qu’il ne le connaissait pas vraiment)… en réalité, chacun d’entre nous à perdu une petite part de soi, celle de souvenirs attachés aux chansons du rockeur.

Il faut dire que l’homme avait énormément de talent, couvrant presque 6 décennies (de 1960 à 2017), avec sa guitare et sa voix de rockeur. C’était une star, offrant à son public de véritables shows lors de ses concerts, et écoulant les ventes lors de la sortie de chacun de ses CD (plus de 50 albums à son actif !), cumulant les récompenses (10 victoires de la musique). Il s’est aussi essayé au cinéma (dans notamment le film Vengeance ou encore en parodie de lui-même dans Jean-Philippe).

Il nous a fait vibrer sur Allumer le feu, le pénitencier, Sang pour sangQue je t’aime ou Vivre pour le meilleur. Il a abordé des registres plus graves avec Marie ou Requiem pour un fou. Il a dédié ses chansons Laura et Mon plus beau noël à deux de ses filles, Laura, et Jade. Sa voix, rauque et grave, a sublimé L’envie et Quelque chose en nous de Tennessee. Pour nous, incontestablement, son plus beau titre est la déclaration d’amour Je te promet, un titre que lui a écrit Jean-Jacques Goldman.Il a beaucoup chanté l’amour, il faut dire que c’était un homme à femme : Sylvie, Nathalie, et Laeticia, sa dernière muse…

La Belgique perd l’un de ses plus grand artistes, l’idole des jeunes d’une génération. La France aussi le pleure, sa 2e patrie, celle où il a vécu la majeure partie de sa vie. Les USA aussi le connaissait, voyant en lui le « Elvis français ». Ta voix et toi nous manquera Johnny ! Salut, l’artiste ! 

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621.Sage-femme.

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Claire (Catherine Frot) exerce, depuis de nombreuses années, l’un des plus beaux métier au monde : celui de sage-femme. Sa petite routine quotidienne se voit perturbée lorsque resurgit dans sa vie Béatrice Sobolevski (Catherine Deneuve), celle qui fut sa belle-mère après le divorce de ses parents, et qu’elle a considérée comme une vraie maman, avec qui elle partageait tout…quand cette dernière est subitement partie, rendant son père ivre de douleur au point de s’ôter la vie. 30 ans après ces événements, Béatrice, qui est atteinte d’un cancer, vient lui demander de l’aide…

Réalisé par Martin Provost (à qui l’on devait déjà Séraphine), Sage-femme est une comédie dramatique aigre-douce, parlant d’une relation brisée par une femme (Béatrice), qui a voulu vivre une vie de paria et de jeu, délaissant sa famille, se moquant de leur sort et ne pensant pas une seule seconde à ce qu’il adviendrait de ceux-ci (elle ne sait en effet pas que son ex-compagnon s’est suicidé…). Surtout de la petite Claire, qui a perdu d’une pierre, deux coups, les deux personnes les plus importantes au monde pour aller chez sa vraie mère, qu’elle n’a jamais aimée (et pour qui, de toute évidence, partageait le même sentiment). On comprend donc pourquoi, le retour de Béatrice, dans sa vie, fait rejaillir de vives douleurs…elle ne veut tout d’abord pas trop lui parler, avant de l’écouter de lui annoncer, tel un coup de poignard dans son cœur, la nouvelle de la mort de son père.

Béatrice va devoir faire face à l’inévitable : elle est atteinte d’un cancer et elle ne s’en tirera pas. Fauché, sans revenu, travail ou logement, elle va pourtant loger chez…Claire, qui prend pitié de ce qui lui arrive, tout en maintenant ces distances…il va falloir qu’elle apprenne à lui refaire confiance. Cette femme, délirante et pleine d’humour (que Catherine Deneuve incarne avec beaucoup de talent) est son exact opposée et qui incarne tout ce que, au fond d’elle-même, elle a toujours voulu éviter être. Peu-à-peu, au fur et à mesure qu’avance la maladie, les deux femmes vont se rapprocher…pour finalement se retrouver. Tout l’amour qui les unissaient est revenu à la vie. Claire apprend à mieux à accepter le passé, et à enfin avoir une vraie maman. Une personne qui l’aime, s’inquiète pour elle, et ne souhaite que son bonheur.

Et on se prend au jeu de redécouvrir l’autre, et de lui pardonner ces fautes. Cet égoïsme qui les a éloignée…et qui a fait, paradoxalement, que Claire a vouée sa vie aux autres, sans rien attendre en retour (presque de façon désintéressée). La tendance va enfin s’inverser : Claire va penser un peu à elle (notamment à établir une relation avec Paul -Olivier Gourmet-, son voisin), tandis que Béatrice va se rattraper et penser d’abord aux autres. Un très joli film (8,6/10).


620.Aladdin.

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Les Studios Disney ont adaptés la plupart des contes connus et existant ( De La belle au bois dormant à Pinocchio), dans des dessins animés pleins de bons sentiments et truffées de chansons (en témoigne un jour mon prince viendra dans Blanche-Neige et les sept nains), reproduisant plus ou moins le même schéma narratif à chaque fois : tout d’abord, la situation initiale présentant les personnages qui sont heureux, suivi d’un élément perturbateur, venant rompre l’équilibre et les confronter à un terrible malheur…Succède alors des péripéties, où le héros tente de régler la situation, croisant sur sa route des adjuvants (des gentils) et des opposants (des méchants). Ces aventures permette de réparer les désagréments lors des éléments de résolution, ramenant l’équilibre à la situation et débouchant sur une fin en forme de « Happy End ».

Ainsi, en 1992, Aladdin, le célèbre conte des milles et une nuit prenait vie, sous la houlette de John Musker et Ron Clements. Il fut un énorme succès, récoltant de multiples récompenses…tel que le Saturn Award du meilleur film d’animation. 25 ans plus tard, le film n’est plus neuf, mais reste toujours au top.

On y suivait ainsi, dans la belle cité d’Agrabah, Aladdin, pauvre au point d’être obligé de voler pour se nourrir. Avec pour seul compagnon un petit singe prénommé Apu, le jeune homme se sent bien seul…Non loin de là, au palais du sultan, vit la princesse Jasmine, qui n’a jamais mis un pied en dehors de là…s’offrant une petite escapade en dehors des murs, sa route croise celle d’Aladdin, qui va lui sauver la vie, mais être arrêté et fait prisonnier dans les cachots. Le grand vizir du sultan, l’effroyable Jafar, le remarque et souhaite qu’il l’accompagne vers la caverne aux merveilles, un lieu où seul ceux qui sont innocents et pure pourront sortir indemne…lui promettant de l’or en échange d’une simple lampe à huile se trouvant là-bas, Aladdin accepte. Il rentrer ainsi dans la caverne, avec pour consigne de ne rien toucher d’autres que la lampe, par le maître des lieux…mais voyant tout l’or se trouvant dedans, Apu devient fou et se jette avidement sur un rubis…récupérant in extremis la lampe, Aladdin tente de sortir avant que tout ne se referme…remettant l’objet précieux à Jafar, ce dernier tente de le tuer, mais échoue…néanmoins, Aladdin se retrouve prisonnier à l’intérieur de la caverne. Apu, très malin, à dérobé la lampe à Jafar, et la remet à Aladdin, qui se met à la frotter, pour effacer la poussière…C’est alors, que de celle-ci, surgit le Génie, être fantasque et délirant doté de pouvoirs magiques. Celui-ci exaucera 3 voeux pour son maître, ceux de son choix, à l’exception de ressusciter les morts, forcer les gens à tomber amoureux, ou tuer quelqu’un. Aladdin va alors lui demander de faire de lui un prince, afin de séduire Jasmine. Il revient alors à Agrabah, transformé, avec tout une fanfare et pleins de richesse, et se présente devant le sultan. Mais Jafar n’est pas dupe…il doit absolument mettre la main sur la lampe…Quand à Jasmine, brisée depuis la mort de son mystérieux sauveur, elle a du mal à accepter ses avances, et à du mal à le reconnaître…

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Petit chef d’oeuvre animé, Aladdin est bourré d’humour et de magie…Il faut dire que le personnage de Génie (dont la voix est celle de Robin Williams, qui fut un comique incroyable, et qui a beaucoup improvisé durant le doublage du film) y est pour beaucoup : sans cesse dans le second degré, il fait énormément de blagues, change de forme, chante et danse, quand il ne se prend pas pour Swarzie ou Jack Nicholson. Mais il est également ami avec Aladdin, qui comprend dès le début qu’il est prisonnier de la lampe, et que son souhait le plus cher serait d’être libéré…chose qui n’est jamais arrivée car tout les maîtres sont égoïstes et utilisent leur 3 vœux pour eux et non pour aider quelqu’un d’autre…

Mais Aladdin est différent…certes, il vole. Mais cela est fait pour de bonnes raisons, car il n’a pas le choix, ce qui l’excuse et l’exonère totalement de toute responsabilité. C’est donc un innocent. La seule chose qu’il souhaite, au fond, c’est être avec Jasmine, qu’il aime de tout son cœur depuis la première fois où ses yeux se sont posés sur elle (dans le jargon, c’est ce qu’on appelle le coup de foudre). D’ailleurs, lors de leurs rencontre, des sentiments réciproques émergent, du au fait qu’ils se ressemblent (tout en étant aux antipodes l’un de l’autre) : en effet, tout deux se sentent prisonniers de leur statut social, ayant l’impression qu’ils doivent obéir à une sorte de dictât tout écrit et tracé pour eux, rêvant de vivre pleinement leur vie…un peu comme le Génie, si l’on y réfléchit. Et si Aladdin n’était rien d’autre, au fond, qu’une ode à la liberté ? 

L’effroyable Jafar est un méchant comme on les aime : perfide et cruel, ayant une soif de pouvoir insatiable (voulant devenir sultan, ses ambitions grandiront au point de vouloir devenir l’être le plus puissant de tout les temps) il est diabolique. Que ce soit en essayant d’hypnotiser le sultan (qui est une gentille personne, un peu simple d’esprit) afin qu’il oblige sa fille à l’épouser, où quand il ment à Jasmine, en lui disant que son mystérieux sauveur a été décapité… usant de tout les moyens et artifices possibles, il finira par dérober la lampe, forçant le Génie à accomplir de terrible choses très sombre.L’apparence de ce personnage est basé sur celle de Maléfique, la sorcière de La belle au bois dormant (ils ont d’ailleurs le même animal de compagnie, une cane, et finissent tout deux par se transformer en un monstre dantesque pour tuer les héros) En réalité, chaque protagoniste du film est une sorte de « caricature » de quelqu’un d’autre : si le Génie s’inspire de Robin Williams, Aladdin est calqué sur Tom Cruise et Jasmine sur l’actrice Jennifer Connelly.

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Si Jafar est un mauvais bougre, c’est le cas de son perroquet, Iago, l’ara rouge, qui rêve de voir s’étouffer le Sultan en lui enfournant des biscuits dans la bouche. Cet animal sera bien utile au grand vizir, lui sauvant la mise à plusieurs reprise. Il est un peu l’opposé de Apu, le petit singe d’Aladdin.

Aladdin se cache sous les traits de Prine Ali, ne dévoilant pas sa véritable identité à Jasmine, de peur qu’elle découvre qu’il n’est qu’un mendiant. C’est-à-dire quelqu’un loin d’être digne d’épouser une princesse…le film questionne un peu sur ce point : vaut-il mieux rester soi-même quitte à ce que cela ne plaise pas à tous, où vivre dans une sorte de paraître, afin de séduire tout le monde ? La scène sur le tapis volant, où Aladdin chante Ce rêve bleu, parvenant à faire émerger chez Jasmine, des sentiments amoureux l’illustre assez bien. Pourtant, la morale de l’histoire est justement qu’il vaut mieux toujours rester soi-même, et ne pas être un acteur, un comédien qui joue un rôle qui n’est pas le sien…

Le film, féerique et détonant, captive et amuse de bout en bout, et on prend même du plaisir, à redevenir un enfant, en chantant sur les quelques (nombreuses) musiques du film, tel que Prince Ali…Il est à noter que se profile un long-métrage, en prise de vue réelle, réalisé par Guy Ritchie, pour 2019, avec Will Smith dans le rôle de Génie (notre note : 9/10).

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