A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique qui apportera toutes les réponses que vous cherchez à propos de tous les sujets.On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.Certains de ses portails sont toujours en construction.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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653.Ready Player One : l’Oasis de Spielberg est pleine de surprises…

Adapter le roman de Ernest Cline, personne n’aurait pu le faire aussi bien, tant le projet semblait difficile, de par la richesse de l’univers et le scénario décalé. Mais Steven Spielberg l’a fait, et nous a offert, enfin, près de 13 ans après La Guerre des mondes, son retour à la science-fiction. Il a ainsi rendu un hommage vibrant à la pop culture et à son propre cinéma également…

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L’Oasis.

 

Ready Player One nous emmène en 2045, sur les traces de Wade Watts (Tye Sheridan), jeune lycéen qui, comme tout les citoyens du monde, s’évade de la réalité marquée par la guerre, la pauvreté, et la pollution, en mettant un casque de réalité virtuelle, afin de se connecter à l’Oasis, un monde composé de milliers d’univers où tout est possible, où l’on peut croiser des dragons, où se promener dans l’univers de Minecraft. Autrefois, c’était un jeux de rôle. Aujourd’hui, c’est un exutoire, où tout le monde se réfugie et peut être qui il veut. Ainsi, Wade a un avatar prénommé Parzival, à la chevelure argentée et qui est un véritable casse-cou.

Il va sans dire que le concepteur de l’Oasis, James Halliday (Mark Rylance) est l’homme le plus riche du monde. Mais un jour, il meurt et transmet un message aux utilisateurs de l’Oasis, par l’intermédiaire de son avatar, le magicien Anorak : il a caché, quelque part, dans son univers virtuel un œuf de pâques (un easter egg). Celui qui le retrouvera en premier héritera de l’Oasis et de sa fortune, élevée à 500 milliards de dollars. Pour y arriver, il faudra trouver 3 clés,  permettant d’ouvrir 3 portails successifs, menant à l’œuf. Suite à cette annonce, tout les utilisateurs de l’Oasis sont devenu des « chassoeufs », mais malheureusement sans succès…personne n’a trouvé la moindre clé jusqu’à présent. Pas même, la société Innovative Online Industries, concurrent direct de Halliday, dont le directeur, l’effroyable Nolan Sorrento, a déniché les plus grands spécialistes de Halliday, afin de trouver les précieuses clés.

La première épreuve consiste en une course de véhicule, aux multiples dangers, dont aucun concurrents n’est parvenu encore à atteindre la ligne d’arrivée. Il faut dire que King Kong veille à réduire tout candidat en bouillie…pourtant Wade y arrivera.

Film Review Ready Player One

 

Staying Alive

 

Wade fera connaissance avec une candidate chevronnée, Art3mis, qui le talonne dans les épreuves. Il tombera peut-à-peu amoureux d’elle, ou plutôt de son avatar, et souhaitera la rencontrer en vrai. Mais cette dernière refuse obstinément toutes ses avances. Pourtant le duo sera amené à collaborer ensemble, à plusieurs reprises, ensemble, et s’offrira une petite danse sur la musique de Stayin’ Alive, des Bee Gees.

Dans l’Oasis, Wade n’est pas seul : il a un « ami virtuel », qu’il retrouve régulièrement : Aech. Celui-ci est un bricoleur, fabriquant des machines incroyables et des armes de pointes. Il est de bon conseil pour le jeune homme, et lui conseille de ne pas s’éprendre d’Art3mis, car cela pourrait être dangereux…

 

L’Overlook

 

L’une des épreuves consiste à rentrer dans le film Shining de Stanley Kubrick,  et de revivre plusieurs moment du film culte. Spielberg se fait littéralement plaisir, rejouant la scène où Jack Torrance poursuit Danny dans le labyrinthe foulant la neige, ou celle où il entre dans la chambre 637. Il ne se prive pas non plus de la séquence des ascenseurs s’ouvrant pour déverser des litres de sang. L’épreuve finale est celle de la scène du bal, et offre une touche de romantisme…

En réalité, Spielberg a toujours admiré Kubrick, qui était d’ailleurs un de ses amis. Il a d’ailleurs repris, à titre posthume, son projet d’adapter la nouvelle « Les Supertoys durent tout l’été« … cela sous le titre bien connu de AI : Intelligence Artificielle. Certes il s’est éloigné du roman (ou Cline situait l’action dans le film Wargames).

 

Love Kira

 

Mais le film est l’occasion d’une double histoire d’amour : celle, bien entendu, entre Art3mis et Parzival, mais surtout celle qu’aurait pu vivre David Halliday. Une histoire d’amour faite d’acte manqué, de ne pas osé avouer ce que l’on ressent vraiment. Halliday aimait Kira, une jeune femme, qui finira par épouser son meilleur ami (et cofondateur de l’Oasis), Ogden Morrow (Simon Peggs).

Mais Halliday n’oubliera jamais Kira, et cet amour pour elle va l’influencer grandement dans sa conception de l’Oasis.

En choisissant Mark Rylance pour incarner Halliday, Spielberg lui offre l’un de ses meilleurs rôles (il lui en avait déjà donné un dans Le pont des espions et Le Bon Gros Géant) : un personnage vulnérable et délicat, inadapté dans le monde et qui pense comme un enfant. C’est un peu l’esprit de Spielberg que l’on retrouve dans ce seul personnage : l’innocence propre à l’enfance, face à la dure réalité des choses.

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J’irai bien refaire un tour du côté de chez Amblin et chez les autres

 

Ready Player One est l’occasion pour Spielberg de faire une myriade de clins d’oeil à la pop culture et à son propre cinéma : on peut ainsi voir apparaître, le temps d’un instant, Beetlejuice, Tomb Raider, un Gremlins, La Plymouth Fury de ChristineFreddy Krueger, le T-Rex de Jurassic Park, R2D2Emmet Brown…Toutes les citer serait bien entendu trop long tant elles sont légions ! Il y a aussi des logos de films (Star Trek,…), des armes utilisées dans des longs-métrages, des véhicules (la deLorean de Retour vers le futur). Wade  essaye la veste de Michael Jackson dans le clip Thriller, avant de porter le costume du héros de Buckaroo Banzaï.

Le Géant de fer (personnage du film éponyme) a un plus grand rôle et se retrouve dans plusieurs scènes, et surtout celle de la bataille finale. Il parodie également le T-800 de Terminator.

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 De façon globale, les personnages du film s’évadent en redécouvrant la culture des années 1980. Encore un moyen de s’évader d’un monde difficile à supporter, se remémorant, pleins de nostalgie, une époque où les divertissements sympathiques étaient légions.

Le matériel de base : le roman

 

Spielberg a pris quelque liberté par rapport au livre de Cline, tout en conservant l’esprit de l’oeuvre (d’ailleurs l’auteur a approuvé tout les choix du réalisateur, dont il semble être fan depuis toujours). Les épreuves ne sont pas les mêmes. On a déjà parlé de la course de véhicules avec obstacles…dans le livre, il faut jouer à Donjons et dragons. Il n’y a que 3 épreuves dans le film, contre 6 dans le livres. Les défis pour accéder aux portails ont été supprimé. C’est normal, car le film dure déjà 2h20…

Wade ne vole pas avec un X-Wing (vaisseau de Luke Skywalker) dans le film, mais avec la deLorean de Retour vers le futur.

Dans le livre, Wade et Artemis ne se rencontre pas réellement avant la fin de l’histoire…ils tombent amoureux chacun de leur avatar respectif. Dans le film, ils se rencontrent avant, en chair et en os.

 

La bataille finale

 

Sorrento est le méchant de l’histoire : il est prêt à tout pour prendre le contrôle de l’Oasis, y compris à tuer des gens. Par exemple, lorsqu’il découvre le véritable nom de Parzival, il tue tout ceux qui s’appelle « Wade Watts », à l’aide de petits drones larguant des bombes.

Il a travaillé autrefois avec Halliday, mais était toujours dans l’ombre de celui-ci, cherchant à le convaincre de faire de l’Oasis une entreprise économique, ce que ce dernier a toujours refusé. Halliday était avant tout quelqu’un qui voulait jouer, et partager ce plaisir qu’il avait lui même dans une partie…c’est aussi pour cela qu’il organise la chasse à l’œuf. 

Lors de la dernière épreuve, les héros s’affrontent sur le jeu vidéo Doom (dans le roman, c’est le jeu Tempest), près d’un château qui rappelle celui de Dark Vador, sur la planète volcanique Mufasar. Une grande bataille entre tout les chassoeufs et les sbires de Sorrento est lancée. La scène est dantesque, à l’image du Mechagodzilla, dinosaure géant en fer que pilote Sorrento.

Ready Player One est un excellent film de science-fiction, un divertissement prenant (à voir, si possible, en 4D), qui fait rêver : la majeure partie du film se passe dans l’Oasis et nous fait littéralement voyager (le visuel est très important dans le long-métrage)…dur de revenir à la réalité après cela, même si cela se révèle indispensable (notre note : 9/10).

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652.Apparences.

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Norman (Harrison Ford), scientifique, emménage avec sa femme Claire (Michelle Pfeiffer) dans une nouvelle maison, au moment où leur fille, Caitlin, part à l’université. Claire se retrouve souvent seule, d’autant que son mari est souvent en voyage d’affaire. Remise d’un terrible accident de voiture un an auparavant, elle souffre toujours de pertes partielles de mémoire. Décidant de rencontrer ses nouveaux voisins, Claire fait connaissance avec Mary (Miranda Otto), qui est triste et effrayée…et cela est d’autant plus étrange car la femme disparaît ensuite ! Et tout porte à croire à Claire que c’est le mari de cette dernière, Warren, qui l’aurait tuée ! Ensuite des phénomènes étranges se produisent dans la maison : des cadres se renversent, du bruit se fait entendre, la porte d’entrée s’ouvre toute seule, et Claire se met à voir dans l’eau de la baignoire, à côté de son reflet, celui d’une femme…ces apparitions sont celle d’un fantôme. Elle croit d’abord que c’est celui de Mary, d’autant que Warren ne répond pas clairement aux questions de Claire quand elle lui demande où est sa femme…mais à une soirée mondaine, Mary refait surface, obligeant dès lors notre héroïne à se demander si elle est devenue folle ! D’autant que des phénomènes inexplicables se produisent dans sa maison…

Hommage à Hitchcock

En 2000, en réalisant Apparences, le cinéaste Robert Zemeckis (qui sortait aussi cette année là Seul au monde) offrait à sa filmographie un genre qu’il n’avait pas encore exploité : le thriller. Et quoi de mieux pour cela que de rendre un petit hommage au « maître du suspense », que fut Alfred Hitchcock, notamment à travers plusieurs scènes évoquant son film Fenêtre sur cour. On peut ainsi voir le personnage de Michelle Pfeiffer épier son voisin de sa fenêtre, aidée d’une paire de jumelle, le tout filmé en champ-contrechamp, c’est-à-dire en utilisant une technique par laquelle on montre le personnage qui regarde, puis on voit ce qu’il voit, et puis on le filme en montrant sa réaction, nous déplaçant ainsi à 180°, créant un effet de surprise.

De façon globale, Zemeckis distille le suspense dans son film, nous faisant sursauter là où on ne l’attend pas. Il filme en contre-plongée (de bas en haut), insiste sur de petits leitmotivs (la porte qui s’ouvre toute seule, à plusieurs reprise, à chaque fois que Claire s’apprête à mettre la clé dans la serrure, par exemple).

La scène où Michelle Pfeiffer, toujours bonne comédienne, est couchée dans la baignoire, paralysée, et là voit se remplir, sans rien pouvoir faire, est glaçante et probablement l’une des plus réussie. Le moment est oppressant et filmé de manière brute.

Esprit, es-tu là ?

Le film a aussi pour thème le mystère et le paranormal : en effet, Claire ne rêve pas, il y a bel et bien un esprit dans sa maison…ses intentions sont un peu troubles au début, d’autant que Claire est effrayée par ce qu’elle voit. Au cours d’une séance chez le psychologue, celui-ci lui conseille de ne pas fuir ces manifestations, mais de se confronter à elles, d’essayer de comprendre ce que cette entité lui veut.

Claire tente d’abord d’entrer en communication avec son fantôme, à travers un ouija, planche munie d’une goutte pour parler avec les esprits…puis se procure un ouvrage de « sorcelleries », et se met à potasser le sujet. Zemeckis joue avec les superstitions et les multiples objets qui les nourrissent pour leur donner corps.

Claire va peu-à-peu identifier cet esprit, qui lui dit qu’elle sait ce qu’elle veut, lui donnant corps et découvrant son histoire…intimement liée à la sienne. La femme va prêter son corps à ce fantôme, le temps d’une scène, incroyable, où le personnage d’Harrison Ford, a des rapports avec une femme qui de toute évidence n’est pas sa fragile épouse…

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Le twist final

Apparences nous entraîne vers de multiples pistes : est-ce que Claire imagine tout ça ou est-ce réel ? On comprend finalement qu’il est question d’un esprit qui veut obtenir vengeance, à cause d’un terrible secret enfoui et qu’on a tout fait pour oublier. La violence, le crime et l’implacable vérité seront au rendez-vous. Méfiez-vous donc, les apparences ne sont pas ce qu’elles semblent être, et la fin vous surprendra sans doute (notre note : 8/10).


651.Bye Bye, Maurane.

Chanteuse Belge à la voix de velours, femme au caractère bien trempé, interprète virtuose à l’oreille absolue, Maurane est décédée, inopinément et à la surprise générale, ce 7 mai 2018, à l’âge de 57 ans. Surprise, car elle préparait son retour (avec un album hommage à Jacques Brel, qui ne verra donc jamais le jour), elle qui n’avait plus chanté depuis 2 ans (suite à un problème de cordes vocales).

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Elle s’était encore produite à la fête de l’Iris, le 6 mai dernier, en duo avec Typh Barrow, pour reprendre une chanson de Brel (« La chanson des vieux amants »), bouclant la boucle d’une carrière de plus de 40 ans…en effet, la chanteuse a commencé à chanter à l’âge de 14 ans ! Elle n’a pas vendu des millions de disques (bien que sa discographie compte 12 album), mais a marqué avec des titres comme « Toutes les mamas« , « Sur un prélude de Bach«   ou le magnifique « Tu es mon autre » (en duo avec son amie Lara Fabian). Maurane avait une voix pleine de jazz et de nostalgie, reconnaissable entre milles, capable de reprendre les plus grands standards de la chanson française : si on lui donnait un bon titre, elle était capable d’en faire une merveille.

Active, elle a aussi fait partie de la troupe des Enfoirés, et a été juré dans l’émission Nouvelle Star. En 1994, Maurane fut également lauréate aux Victoires de la musique. Femme de caractère, elle savait ce qu’elle voulait et disait ce qu’elle pensait, la rendant authentique.Ce qui est caractéristique, c’est qu’elle était connue de tous et appréciée, vivant à Schaerbeek (où les gens du quartier la connaissait bien), dans son pays natal, la Belgique, dans une demeure qui était loin d’être un château…Maurane a su rester simple et modeste.


650.Paco de Lucia-Entre Dos Aguas.

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649.Vicky Cristina Barcelona.

En plus de 50 ans de carrière, Woody Allen a réalisé 48 films : des chefs d’oeuvres (comme Minuit à ParisBlue Jasmine, ou Annie Hall), des films qui marquent (Accords et désaccordsCafé Society ou Anything Else), des long-métrages mineurs (Rome with Love, L’homme irrationnel) ou des passables (Whatever Works). Mais à chaque fois avec son style inimitable, faisant que cela n’est jamais totalement mauvais. Il a beaucoup travaillé sur les relations humaines et les petits quiproquos quotidiens. En 2008, il nous livrait Vicky Christina Barcelona, une comédie douce-amère sur l’amour et ses différentes formes (passionnel, romantique, impossible, et obsessionnel).

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On y croisait 2 charmantes étudiantes, Vicky ( Rebecca Hall) et Cristina (Scarlett Johansson) qui décidaient de passer un peu de temps à Barcelone, en vacance, la première pour y faire des recherches pour son mémoire concernant la culture catalane, la seconde pour oublier une rupture difficile. Si les 2 filles s’entendaient à merveille, il était cependant difficile de faire plus antomique qu’elle en matière d’amour : leur vision étaient diamétralement opposée. Vicky savait ce qu’elle voulait et ce qu’elle attendait, répondant à une logique du « qui se ressemble s’assemble », louant fidélité à son fiancé, Doug ; Cristina, de son côté ne savait pas ce qu’elle souhaitait, mais savait ce qu’elle ne voulait pas…ainsi elle se laissait aller à ce qui s’offrait à elle, découvrant les plaisirs de la chair, répondant à ses envies et à ses pulsions.

Séduction

Alors qu’elles déjeunent ensemble, les 2 femmes croisent la route de Juan Antonio (Javier Bardem), un peintre, qui va tenter de les séduire en les invitant à passer le week-end avec lui à Oviedo, pour visiter le lieu et si il y a affinité, faire l’amour ensemble, à trois. Si Vicky est indignée et se montre hostile, cela n’est pas le cas de Christina, qui en fait, se montre assez ouverte à cela…elle finit même par convaincre son amie de les accompagner là-bas. Le voyage se passe assez bien, Juan Antonio leur faisant découvrir l’art et l’architecture catalane. Vicky finira par devoir passer une journée seule avec lui, car Cristina ne se sentira pas bien et tombera malade…elle se rapprochera de lui, et ils auront des relations sexuelles…

On remarque que Juan Antonio a une vision très libre de l’amour : il est capable d’aimer toutes les femmes, leur offrant tendresse et réconfort. On remarque aussi en revanche, qu’il est incapable de choisir celle à qui il offrira exclusivement son cœur…

Triangle amoureux

En effet, Juan Antonio est toujours amoureux de celle qui fut sa muse, sa source d’inspiration, qui a fait de lui l’artiste qu’il est devenu : la belle Maria Elena (Penelope Cruz), son ex-femme, qui a le don de faire ressortir le flux créateur de chacun, de façon à faire éclater l’artiste qui sommeil en soi. Leur couple avait tout pour réussir, mais paradoxalement, il leur manquait quelque chose…une chose qu’ils ne parvenaient pas à identifier…

Après le voyage à Oviedo, si Vicky s’est mariée, Cristina a continué de voir Juan Antonio et est rapidement devenue son nouvel amour. Le couple vit d’ailleurs ensemble, Vicky s’ennuyant quelque peu. Mais un coup de téléphone retentissant une nuit va mettre fin à ce calme apparent : Maria Elena a tenté de se suicider…Juan Antonia va aller la chercher et la ramener chez eux. Christina est quelque peu troublé par cela, d’autant qu’il a encore des sentiments pour son ex-femme. Maria Elena se montrera épouvantable avec elle, ne parlant que en espagnol, afin de l’insulter…avant de s’attacher à Cristina, comprenant qu’elle est l’élément qui a toujours manqué pour que sa relation avec Juan Antonio fonctionne. Le trio finit donc par passer du bon temps ensemble, se considérant comme une sorte de ménage à trois, où les 2 femmes ont également des relations entre elles, libre de la vision très occidentale de l’amour. Maria Elena va également faire ressortir le talent caché de Vicky pour la photographie.

Le choix.

De son côté, Vicky repense sans cesse à sa nuit avec Juan Antonio…le doute l’envahi : a-t-elle fait le bon choix ? Quelle aurait été sa vie, si elle était devenue la muse d’un artiste ? Son monde, fait de rencontres avec les riches amis de Doug, de bridge, et de croisières sur bateau a de quoi en faire rêver plus d’une, mais ne la rend pas vraiment heureuse…comme si cela n’était pas ce qu’elle voulait faire, mais ce qu’il avait été logique qu’elle fasse, eu égard à sa personnalité et au regard des autres, et vis-à-vis de Cristina, qui aimait aussi Juan Antonio. Il lui faudra pourtant faire un choix…fasse un amour qui se révèle obsessionnel.

Cristina, de son côté, se rend compte que le ménage qu’elle forme avec Maria Elena et Juan Antonio ne lui convient pas. Elle ne sait pas ce qu’elle veut, aussi les quitte, alors que tout ce passait merveilleusement bien, afin de reprendre sa quête de l’amour…On a l’impression que la jeune femme ne sera jamais vraiment satisfaite, après avoir pourtant tenté toutes les expériences possibles…au fond, qu’est-ce que l’amour ? Est-ce un sentiment, une émotion, une sorte d’état qui nous pousse à « fusionner » avec l’autre à le voir unique au monde pour soi (et réciproquement) ou est-ce l’antithèse de l’indifférence, une sorte de choix qui nous pousse à considérer l’autre et à l’accepter pour ce qu’il est, faisant énormément de compromis ? Est-il de la raison ou du cœur autrement dis ? Et combien de temps dure-t-il ? N’est-il que passager, éternel ou plus épisodique ? Tant de questions qui seront encore et toujours débattues, mais incroyable de réflexions,…

Il est amusant de constater que Cristina ne sait pas ce qu’elle veut, mais elle est capable de faire un choix car elle sait ce qu’elle ne veut pas : et cela est fait sans regret, en faisant table rase du passé et en allant de l’avant. Ce qui n’est pas le cas de Vicky, en proie au doute et au questionnement perpétuel, repensant justement au passé…mais au fond, ne cache-t-elle pas toute deux ce même sentiment d’insatisfaction propre à chaque être humain, qui même lorsqu’il pense savoir ce qu’il veut, se met un jour à « penser » et à désirer autre chose ?

Juan Antonio et Maria Elena s’aiment et se détestent à la fois, et on fini par penser qu’il leur manquait quelque chose pour réussir leur couple et ont donc renoncé, à contre-cœur, à celui-ci. La présence de Cristina est en réalité un canalysateur, un apaisement fasse à « 2 coqs dans la basse-cour », incapable de compromis et en proie à une rage folle, se poussant à l’autodestruction l’un l’autre. Elle fait tampon, car l’amour que Maria Elena et Juan Antonio ont pour Cristina les empêche de se faire du tord et d’enfin s’apprécier. Comme si l’amour poussait, à nouveau, à des merveilles, mais aussi aux pires ignominies…

À noter aussi, la performance de Pénélope Cruz (lauréate d’un oscar pour le rôle), en femme fatale volcanique, répandant à la fois le meilleur et semant le pire en un claquement de doigt. Elle est pleine d’intensité, passant rapidement de la joie aux larmes. Pleine de contradiction, comme l’est, au final, l’amour…Un très beau film qui met en valeur l’Espagne, et son incroyable romantisme (notre note : 9,5/10).

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648.Le (début du) retour de Stromae.

On avait annoncé sa retraite musicale, on le croyait blasé, malade et loin de ses fans…il n’en est rien ! Le chanteur Stromae signe enfin son grand retour avec un nouveau titre (annonçant un nouvel album ?), dévoilé sur Youtube ce 27 avril. Le titre s’intitule sobrement « Défiler », et dure près de 9 minutes ! La musique est électro-pop et les paroles offrent plusieurs niveaux de lectures, critiquant tantôt les défilés de mode et la société où tout nous est dictés et où chacun défile devant l’autre, tel un moule de conformité. Le clip est celui d’un défilé où il promeut sa collection de vêtements, baptisée Mosaert -autre jeu de mot avec son pseudonyme- (car le chanteur diversifie ses activités).Entendre à nouveau la voix du maître en solo, le Maestro, cela fait vraiment du bien.

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647.Moi, Tonya : biopic sur celle que l’Amérique a détesté…

Les années passent et le nom de Tonya Harding s’efface peu-à-peu au point que le film de Craig Gillespie (une fiancée pas comme les autres,…) arrive à point nommé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la destinée incroyable de cette patineuse artistique américaine est à la fois très drôle et triste…et plus complexe que ce que les médias, qui l’ont calomniés, ont voulu faire croire…

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Élevé par une mère autoritaire psycho-rigide, Tonya (Margot Robbie) est inscrite au patinage par cette dernière à l’âge de 4 ans. Rapidement, elle se démarque de ses concurrentes, et se montre capable d’accomplir des figures incroyables. Son père les abandonne, car il est battu par son épouse, et Tonya se retrouve seule avec sa mère, qui passe son temps à la rabaisser, afin de la pousser à un résultat. Rencontrant celui qui sera l’amour de sa vie, Jeff (Sebastian Stan), elle décide de se marier avec lui et de quitter le domicile familial, ne supportant plus d’être battue par sa mère. Le film se concentre ensuite sur la carrière de Tonya, et ses désillusions, jusqu’à l’arrêt brutal de sa carrière en 1994, où elle est accusée d’avoir participé à l’attaque qui a blessé au genou sa rivale Nancy Kerrigan, la veille des championnats qualificatifs aux jeux olympiques…

Moi Tonya est un film incroyable, avec des personnages qui incarnent bien l’Amérique et ses travers : Tonya est devenue le personnage que tout le monde a détesté, en 1994…beaucoup de séries la cite d’ailleurs souvent en exemple pour ce qu’elle a été « accusée » de faire. Mais le film est surtout l’histoire d’une fille qui n’est pas dans le moule, qui ne correspond pas aux valeurs que disait défendre le pays de l’oncle Sam avec ses codes bien édictés : Tonya est grossière, mal habillée et aime la musique punk….et c’est sur ces critères là uniquement qu’elle a été jugée par les jurés pour les championnats de patinage…nullement pour ces capacités physiques…Car Tonya était exceptionnelle à ce niveau : première américaine à réaliser l’incroyable figure du triple axel (faire 3 tours et demi dans les airs), 2e au championnat du monde en 1991,…Si sa carrière se vit dès le début mettre des bâtons dans les roues, ce fut également le cas de sa vie : Sa mère avait flairé le potentiel pour le patinage pour sa fille et avait décidé de l’y inscrire dès l’âge de 4 ans, lui faisant arrêter l’école quelques années plus tard pour ce consacrer exclusivement à sa discipline. Sa mère, LaVona Fay Golden (Allison Janey, lauréate d’un oscar pour le rôle, qui est probablement le meilleur qu’elle ait joué) la suivra sur tout ses entraînements, l’insultant et la dénigrant sans cesse, afin de la pousser, pour qu’elle ait « un don », sans jamais la cajoler,  ou simplement lui dire qu’elle l’aime. Avec Jeff, les premiers rendez-vous seront chaperonnés par sa mère, qui désapprouvera leur union, jusqu’au mariage et leur vie commune…où celui-ci se montrera violent envers elle…

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Le film aborde une structure peu conventionnelle : il alterne entre interviews des personnages à l’heure actuelle et séquence racontant le passé. Les héros commentent ainsi ce qui s’est passé, donnant leur point de vue, et ensuite la scène en question se joue sous nos yeux. On découvre ainsi des points de vue différents, chacun accusant l’autre d’exagérer dans sa version des faits, laissant libre court au spectateur de se faire sa propre opinion sur le sujet…

Reste que la vie de Tonya laisse planer le doute : on se prend d’affection pour elle en se disant qu’elle n’est qu’une victime, de sa mère et de son imbécile de mari, chacun lui faisant du mal, alors qu’ils l’aiment sans doute tout les deux…On se dit aussi, à d’autres moment, que son caractère énerve, et pousse les gens à la détester, qu’elle est un peu le « vilain petit canard », qui se retrouve sur la touche. Elle se retrouve entouré de personnes de confiance qui sont de parfaits idiots, motivé par un désir de réussite et de reconnaissance…ce qu’elle recherche aussi, paradoxalement.

Son ambition pour réussir est démesurée : c’est son rêve, et elle s’entraîne dur pour y arriver, chaque jour. Mais la concurrence est rude, et dans sa tête, cela cogite, au point qu’elle envisage d’effrayer ses concurrentes, afin d’atteindre son but ultime : se qualifier aux jeux olympiques.

On se rend compte aussi que Tonya recherche avant tout l’amour de sa mère, et ne répond jamais face à cette dernière, subissant toute sa violence…toujours injustifiée. LaVona est une femme qui a la « trempe d’un homme », qui ne mâche pas ses mots, se montrant irrévérencieuse et désagréable, contenant sa joie derrière une sorte de rictus,…elle a investi tout ses dollars dans la formation de sa fille, croyant arriver à un résultat avec cette dernière. Bien entendu, elle ne lui a fait que des reproches, la rendant triste et malheureuse, et surtout pleine de hargne entre ses adversaire…elle a voulu faire ce que ses parents n’avaient pas fait : la pousser pour arriver à un résultat. En tant qu’adulte, on se dit toujours qu’on ne reproduira pas les « erreurs » de nos parents, et quand on le devient à notre tour, on en produit d’autres, souvent bien pire…à la fin du film, on comprend que Tonya veut devenir une bonne mère, et que les gens le sache…mais y arrivera-t-elle comme elle se l’imagine ? Son caractère bien trempé rappelle irrémédiablement celui de LaVona.

Moi Tonya est donc un biopic très réussi, qui malgré un propos très dur parvient à utiliser l’humour et les situations décalées pour nous plaire (Notre note : 8,8/10).

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646.Paddington 2.

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L’ours Paddington est de retour pour de nouvelles aventures ! Et autant dire d’emblée qu’elles ne seront pas de tout repos ! Vivant désormais chez les Brown, Paddington souhaite offrir un cadeau d’anniversaire à sa tante Lucy, qui fêtera bientôt ses 100 ans, afin de la remercier de l’avoir sauvé des eaux lorsqu’il était tout petit et d’avoir pris soin de lui. Il se rend ainsi chez son ami Mr Gruber (Jim Broadbent), l’antiquaire, qui lui montre un livre pop-up, dans lequel on peut voir la ville de Londres dans toute sa splendeur. Trouvant que c’est le cadeau idéal, Paddington souhaite l’acheter, car sa tante a toujours voulu visiter Londres, sans jamais avoir eu l’occasion de le faire. Mais il n’a hélas pas assez d’argent…aussi, il se décide de travailler afin d’économiser l’argent pour avoir ce livre.

Mais cela est sans compter sur Phoenix Buchanan (Hugh Grant), un acteur en perte de vitesse, qui apprend l’existence de livre, et va le voler, car il est au courant d’un secret incroyable autour de celui-ci que tout le monde ignore, tout en faisant accuser le pauvre Paddington, qui se retrouve…en prison ! Les Brown vont alors tout faire pour faire innocenter le petit ours.

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Paddington 2 est une belle surprise : il ne démérite pas le premier opus, tout au contraire, puisqu’il permet de retrouver les personnages qui nous avaient tant plus. L’ours Paddington est toujours aussi maladroit (il faut le voir laver les carreaux ou jouer les apprentis coiffeurs…) et attachant, au point que tout le monde fini par l’aimer (comme les prisonniers dans la prison, qu’il transforme d’ailleurs en une sorte de « restaurant où on fait des pâtisseries », en compagnie de Knuckles, le cuisinier qui va tomber amoureux de la marmelade -un met de choix chez les ours-). Les Brown sont aussi de la partie : Madame Brown est toujours aussi dévouée, et ne va rien lâcher pour prouver l’innocence de Paddington ; Monsieur Brown, la cinquantaine, mettra plus de temps à la rejoindre, voyant sa carrière professionnel faire du sur-place ; Mdme Birds allant jusqu’à se servir de son fusil pour défendre le petit ours.

Le bandit de l’histoire est Phoenix Buchanan : c’est un personnage fantastique, et un véritable rôle de composition pour Hugh Grant. Il passe son temps à se déguiser (en nonne, en mendiant, en Pape,…) afin de passer inaperçu ! Comme dans le premier film, c’est réellement un être mauvaix, et les apparences sont réellement trompeuses ! C’est un personnage haut en couleur, qui utilise beaucoup l’humour pour détendre l’atmosphère.

En somme, avec Paddington 2, vous rirez souvent aux éclats, aurez sans doute envie de manger de la marmelade (parce que c’est très bon) et vous direz qu’en fin de compte, vous avez passez un beau moment ! (notre note : 8/10).

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645.Slumdog Millionaire : la chance ou le destin ?

Slumdog Millionnaire suit l’histoire incroyable de Jamal Malik (incarné par Dev Patel), un jeune indien qui se retrouve à participer au jeu télévisé « Qui veut gagner des roupies ? » (équivalent indien de « Qui veut gagner des millions ? »).  Si les premières questions sont très faciles, les suivantes le sont beaucoup moins, et pourtant Jamal répond correctement à chacune d’entre elles….au point que, très rapidement, les organisateurs du jeu se mettent à le soupçonner de tricherie. Comment un pauvre issu des bidonville pourrait savoir des choses que même les plus cultivés ignore ? Est-ce du à la chance, la triche, à une intelligence insoupçonnée ou est-ce du au destin ?

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Les trois mousquetaires

Slumdog Millionnaire, sorti en 2008, est l’oeuvre la plus aboutie du cinéaste Danny Boyle (mais qui a été toutefois aidé par Loveleen Tandan), touche-à-tout de génie, à qui l’on doit 127 heuresTrainspotting, ou encore La Plage. En adaptant un livre de Vikas Swarup, il allait offrir son meilleur film ainsi qu’obtenir la reconnaissance de toute sa profession, en récoltant 8 oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

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Mais revenons au film. Celui-ci suit 3 personnages de confession musulmane, de leur enfance dans les bidonvilles de Juhu, non loin de Bombay, à l’âge adulte. 3 destinées différentes, avec des vies différentes et des actes posés qui vont déterminer qui l’on sera, ou plutôt qui l’on choisi d’être. Il y a tout d’abord Jamal, jeune garçon qui se retrouvera à participer des années plus tard au jeux télévisé « Qui veut gagner des roupies ? « , son frère Salim, ensuite, vivant avec leur mère, jusqu’à ce qu’une émeute anti-musulman éclate, les séparant à tout jamais de celle-ci… et Latika, enfin, jeune fille que Jamal fera rapidement intégrer à leur petite bande, car elle aussi se retrouve seule et sans famille. Le joyeux trio décide de se faire appeler les 3 mousquetaires, comme les héros du roman d’Alexandre Dumas : Athos, Porthos et Aramis. Reccueilli par un truand local, Maman, ils se retrouvent à mendier pour lui. Ce dernier voit en Salim celui-qui prendra sa relève, et lui demande de lui amener son frère, un soir, afin de l’aveugler pour qu’il soit plus misérable au regard des gens dans la rue, qui se prenant de pitié pour lui, lui donneront plus d’argent. Mais Salim refuse et s’enfui avec Jamal et Latika…embarquant au vol dans un train de marchandise, il lâche la main de cette dernière qui se retrouve capturée…

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Love

Le film présente une relation triangulaire : Jamal aime Latika, dont il sait déjà qu’elle est l’amour de sa vie (alors qu’il n’est encore qu’un petit garçon) et cette dernière l’aime bien aussi. Salim aime son frère, et ressent de la jalousie envers Latika, qui passe beaucoup trop de temps pour lui avec Jamal. La relation entre Latika et Salim n’est d’ailleurs pas au beau fixe, celui-ci ne se montrant pas très gentil envers cette dernière, ne s’inquiétant d’ailleurs pas du sort de celle-ci lors de leur première rencontre, alors qu’elle vient de perdre ses parents, ne connaît personne et n’a aucun endroit où aller.

Après que Salim a lâché la main de Latika, en prétextant que celle-ci avait glissée, avec son frère, ils se retrouvent à arnaquer des touristes visitant le Taj Mahal, durant plusieurs années, en se faisant passer pour des guides touristiques. Mais Jamal ne lâche rien : il pense sans cesse à Latika, et souhaite la retrouver, malgré le fait que cela contrarie Salim. Il découvre que celle-ci est désormais une prostituée, obligée de travailler pour Maman.  Les 2 frères la libère, mais Salim tue Maman, l’abattant de plusieurs balles grâce à revolver…perdant un peu la raison, il rejoint une autre bande de truand, et rattrape Jamal et Latika, s’interposant entre eux, afin de récupérer celle qu’il considère désormais comme sa propriété. Tandis qu’il menace de son Colt 45 son propre frère, Latika, qui souhaite éviter un drame décide d’abandonner Jamal et de partir avec Salim, à contre-cœur.

Les années passent, mais impossible à Jamal d’oublier sa dulcinée. Désormais simple serveur dans un salon de thé dans un centre d’appel téléphonique, sa situation s’est un peu améliorée. Il n’a aucune idée de l’endroit où peut bien se trouver Latika…aussi, il décide de trouver les coordonnées de son frère et de reprendre contact avec lui. Cela fonctionne et les deux hommes se retrouvent : Salim est désormais un criminel travaillant pour le bandit notoire Javet. Il apprend que Latika est devenue la femme de ce dernier, offert par Salim !!! S’introduisant dans la maison de ce dernier, il la supplie de venir le rejoindre et lui donne rendez-vous à la gare…malheureusement, même si elle tentera de le faire, son mari et Salim l’empêcheront d’y arriver…

Ayant définitivement perdu sa trace, Jamal tente alors de participer à un jeu télévisé dans l’espoir qu’elle le verra peut-être à la télévision et souhaitera le retrouver.

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Un jeu pleins de souvenirs.

Le jeu « Qui veut gagner des roupilles ? » va avoir son grand champion : il s’appelle Jamal et il n’est personne. Ce simple serveur va déchaîner les audiences à la télévision, chacun se passionnant pour son histoire. Tout le monde se demandant comment il fait pour répondre sans se tromper, à chacune des questions, qui sont pourtant d’une complexité croissante…les organisateurs du jeu l’accuse de tricher, et lui envoie la police, dans les coulisses, pour le torturer afin qu’il avoue…

Mais ceux-ci vont devoir se rendre à l’évidence : il n’a pas triché ! Chacune des questions qu’il a eu correspond à un moment de sa vie, allant de son enfance à l’âge adulte, en passant par son adolescence. Par exemple, la première question avait pour objet de savoir qui était l’acteur vedette du film indien Zanjeer. En fait, si Jamal répond qu’il s’agit de Amitabh Bachchan, c’est tout simplement qu’il l’a rencontré, lorsqu’il passait dans son village, et avait réussi à obtenir un autographe de se dernier.

Le jeu, qui s’étale sur plusieurs jours, va ainsi lui permettre de se remémorer toute son histoire, accroissant son désir de revoir Latika. Danny Boyle rattache d’ailleurs à chaque question, l’événement en question, permettant de découvrir au compte-goutte l’histoire de Jamal.

L’animateur du jeu télévisé va tout faire pour empêcher Jamal de gagner, l’encourageant à arrêter de jouer, à plusieurs reprises, le menaçant dans les coulisses, lui envoyant la police,…l’homme va même essayer de l’envoyer sur des fausses pistes sur les réponses à donner aux questions, afin de le voir perdre. Bien sur son hypocrisie n’apparaît pas aux spectateurs devant leur télévision, mais tout ce qu’il montre n’est qu’apparence…pourtant son franc sourire du début devient une sorte de rictus béa lorsque Jamal avance, de questions en questions, et son regard montre toute la colère qu’il cache en lui.

L’Inde et ses travers

La société Indienne se retrouve ébranlée dans Slumdog Millionnaire : L’Inde est un pays de contraste, d’une grande beauté et avec une culture très riche, et d’une grande laideur, par sa pauvreté et la criminalité dont le pays fait l’objet. Le film montre de somptueux décors, d’une grande beauté, mais en insistant à chaque fois sur un aspect plus sinistre (comme un amoncellement de déchets). Il permet de voir la vie quotidienne des habitants, et ce qu’ils font pour survivre. Danny Boyle a aussi voulu afficher les transformations et nouvelles constructions, permettant de voir comment évolue un quartier. Inutile de dire que Slumdog est un film plutôt controversé en Inde… D’ailleurs savez-vous ce que son titre signifie ? Et bien, cela veut dire « Chien de bidonville millionnaire »…

Le long-métrage fait passer la pilule, en ponctuant son film d’une touche d’humour bienvenue (lorsque Jamal se fait tabasser par un policier, son supérieur lui demande d’arrêter, pour éviter d’avoir des problèmes avec Amnesty International, grand défenseur des droits de l’homme ;  ou encore lorsque Jamal saute dans la fosse sceptique, dressant son bras vers le haut avec la photo de son acteur préféré, seul élément qui ne sera ainsi pas couvert de selles).

Le film aborde aussi le thème de la corruption, à travers sa plus célèbre allégorie : l’argent. Les conséquences de celle-ci peuvent être dévastatrice : elle transforme toute personne, et peut justifier les pires atrocités. D’ailleurs, ne gagnerait-t-on pas à y accorder moins d’importance, au profit d’autres valeur comme l’amour… Jamal participe d’ailleurs au jeu, non par appât du gain, mais pour retrouver celle qu’il aime. Il est clair que l’argent peut nous permettre de réaliser bien des choses, mais elle n’est pas la chose la plus importante au monde…

Les acteurs du film sont tous d’illustre inconnus, à l’origine, tous d’origine indienne. Les enfants du film sont de jeunes issus de bidonvilles avec ces bâtisses faites de tôles, où l’eau potable est inconnue au bataillon. Cela donne au film une certaine authenticité, et une véritable âme, bien que cela a été perçu comme dénigrant les populations locales…on a aussi accusé Danny Boyle d’avoir sous-payé ses acteurs, ce qu’il a nié en bloc, affirmant au contraire qu’ils ont été payés beaucoup plus que ce qui a été dis. Il faut avouer que le film a fait souffert ces pauvres gens, mais a aussi permis de dévoiler une réalité qu’on oublie top souvent…il a aussi fait rêver et imaginer que la vie pouvait être autre chose que ce qu’elle est.

L’histoire du film est passionnante : elle nous entraîne dans les tourbillons de la vie, le temps passant à une vitesse folle (le récit se caractérise par son côté dynamique, par de nombreux plans en plongées et contre-plongées), avec des épreuves vraiment très dures pour ses personnages (sans jamais verser dans le larmoyant). La participation au jeu télévisé par Jamal a quelque chose de magique, tant on a l’impression que les questions ont été « inscrites » par le destin lui-même…La chanson finale, Jai Ho, concluant le film, est d’une grande beauté. Un très grand film (notre note : 9,5/10). 

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→à voir aussi : Que deviennent les jeunes acteurs du film ?


644. Le Don Quichotte de Terry Gilliam se dévoile enfin…

L’homme qui tua Don Quichotte est un film attendu depuis 2000 ! Après 5 tentatives infructueuses pour son réalisateur, Terry Gilliam (Le roi pêcheurl’armée des 12 singesLes Frères Grimms), la 6e fut la bonne…enfin…disons que le film a été tourné. Mais en raison d’un conflit juridique avec le producteur, il n’est pas certains qu’il sortira. Le film maudit de Gilliam a toutefois décidé de dévoiler sa bande-annonce , mettant en scène Adam Driver et Jonathan Pryce (un habitué du réalisateur, avec qui il a notamment tourné Brazil et Les aventures du baron de Münchhausen):

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En 1990, Terry Gilliam a l’idée d’adapter Don Quichotte, le roman de Cervantès…mais il se rend compte que le livre est inadaptable ! Aussi, il décide d’en faire une version à sa sauce, où il serait question d’un homme qui se prend pour Don Quichotte (et veut tuer les moulins), en proie avec un producteur nommé Toby Grosini, que le fou considère comme son acolyte, l’écuyer Sancho Panza.

En 2000, Gilliam tente de tourner le film une première fois, avec dans les rôles principaux Jean Rochefort et Johnny Deep…mais le tournage sera abominable, tant les conditions ne se passeront pas bien : infection de la prostate et double hernie discale de Rochefort , pluie torrentielle détruisant une partie du matériel du tournage, mort du cheval que le réalisateur est accusé de ne pas avoir nourri suffisamment,… .De ce capharnaüm, Gilliam tirera un documentaire : Lost in la Mancha.

3 nouvelles tentatives suivront, toutes sans succès, jusqu’à celle d’aujourd’hui. Le film existe donc, mais le verra-t-on un jour ? La cour d’Appel de Paris rendra son jugement le 15 juin prochain…


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