A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique qui apportera toutes les réponses que vous cherchez à propos de tous les sujets.On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.Certains de ses portails sont toujours en construction.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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623.La planète des Singes : Suprématie.

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Lorsque démarre ce 3e (et dernier) volet de la trilogie, César, chef des Singes doit faire face à de multiples attaques par les forces armées, menées par le colonel Mc Cullough (Woody Harrelson), un homme sans pitié qui ne souhaite qu’une seule chose : assujettir les Singes à l’homme. Souhaitant quitter leur forêt pour aller vers une terre plus propice, la tribu se fait attaquer et deux des trois enfants de César sont tués…en proie au chagrin et ivre de douleur suite à la perte de ses proches, le singe doit protéger son clan en les conduisant sur une nouvelle terre. Mais César souhaite également se venger du colonel.

Lorgnant davantage vers le western, La Planète des Singes : Suprématie, ressemble à une traque menée par les indigènes locaux (les Singes) et leur armes rudimentaires, chevauchant leur majestueuse monture, afin d’éliminer les cow-boys armé jusqu’aux dents (les soldats). Le tout dans un décor hivernal où l’on voit de vastes plaines et des montagnes enneigées.Matt Reeves, déjà réalisateur du 2e film, rend un petit hommage à un cinéma très populaire dans les années 60…À certains moment toutefois, c’est César, sur son cheval, qui semble être un franc-tireur, armé d’un fusil et le regard vers l’horizon.

Mais son histoire est aussi émaillée d’un terrible constat : Dans ce monde apocalyptique, les Singes, en devenant plus intelligents et doté de la parole, sont responsables de la mort des hommes, à cause de la transmission de la grippe simienne, involontairement…raison pour laquelle le colonel et ses hommes entreprennent de procéder à un véritable génocide, allant jusqu’à enfermer les singes dans des sortes de camps de travail, reproduisant les conditions des camps de la mort, similaire à ceux de la tragédie de Srebrenica ou d’Omarska…ne nourrissant pas les prisonniers, les torturant, ou les tuant.

Le regard, plein de tristesse et de haine de César (dont l’aspect physique est encore plus réalisé, progrès des effets visuels oblige…surtout quand on sait que c’est l’acteur Andy Serkis qui lui prête ses traits et sa voix) résume à peu près tout les enjeux du film : doit-on répondre à son devoir ou à ses émotions ? César choisi de suivre son instinct et ses sentiments, étant rongé par la haine (ce qui le fait devenir un peu comme Koba, le Singe qu’il avait du affronter dans La Planète des Singes : l’affrontement). Alors que César incarne plutôt la sagesse et les choix de collectivité, il veut ici  se venger, pensant que seule la mort du colonel (qui, il faut l’avouer, est tout à fait détestable, mais qui parvient à plaider sa cause, et à se justifier de façon assez convaincante)  pourra l’apaiser…alors que cela ne ramènera pas ses proches perdu, et le fait qu’il n’ait pas réussi à les protéger.

Impressionnant techniquement parlant (les Singes se meuvent avec fluidité et ont l’air plus vrai que nature, exprimant davantage d’émotions que les êtres humains…on est loin des déguisements des premiers films de la saga, dans les années 1960) , ce film apporte une réelle conclusion à l’histoire, sur une note plus triste. La boucle semble bouclée (notre note : 8/10).


622.Petit hommage à Johnny Hallyday.

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Ce 6 décembre 2017, Johnny Hallyday s’éteignait à l’âge de 74 ans. La nouvelle n’était pas si étonnante que cela…même si on se refusait d’y croire. On le savait souffrant depuis quelques temps déjà, son état de santé étant préoccupant, il n’apparaissait quasi plus en public. Beaucoup de fans ont été attristés par la terrible nouvelle, à des degré divers, certains effondrés pleurant (alors qu’il ne le connaissait pas vraiment)… en réalité, chacun d’entre nous à perdu une petite part de soi, celle de souvenirs attachés aux chansons du rockeur.

Il faut dire que l’homme avait énormément de talent, couvrant presque 6 décennies (de 1960 à 2017), avec sa guitare et sa voix de rockeur. C’était une star, offrant à son public de véritables shows lors de ses concerts, et écoulant les ventes lors de la sortie de chacun de ses CD (plus de 50 albums à son actif !), cumulant les récompenses (10 victoires de la musique). Il s’est aussi essayé au cinéma (dans notamment le film Vengeance ou encore en parodie de lui-même dans Jean-Philippe).

Il nous a fait vibrer sur Allumer le feu, le pénitencier, Sang pour sangQue je t’aime ou Vivre pour le meilleur. Il a abordé des registres plus graves avec Marie ou Requiem pour un fou. Il a dédié ses chansons Laura et Mon plus beau noël à deux de ses filles, Laura, et Jade. Sa voix, rauque et grave, a sublimé L’envie et Quelque chose en nous de Tennessee. Pour nous, incontestablement, son plus beau titre est la déclaration d’amour Je te promet, un titre que lui a écrit Jean-Jacques Goldman.Il a beaucoup chanté l’amour, il faut dire que c’était un homme à femme : Sylvie, Nathalie, et Laeticia, sa dernière muse…

La Belgique perd l’un de ses plus grand artistes, l’idole des jeunes d’une génération. La France aussi le pleure, sa 2e patrie, celle où il a vécu la majeure partie de sa vie. Les USA aussi le connaissait, voyant en lui le « Elvis français ». Ta voix et toi nous manquera Johnny ! Salut, l’artiste ! 

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621.Sage-femme.

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Claire (Catherine Frot) exerce, depuis de nombreuses années, l’un des plus beaux métier au monde : celui de sage-femme. Sa petite routine quotidienne se voit perturbée lorsque resurgit dans sa vie Béatrice Sobolevski (Catherine Deneuve), celle qui fut sa belle-mère après le divorce de ses parents, et qu’elle a considérée comme une vraie maman, avec qui elle partageait tout…quand cette dernière est subitement partie, rendant son père ivre de douleur au point de s’ôter la vie. 30 ans après ces événements, Béatrice, qui est atteinte d’un cancer, vient lui demander de l’aide…

Réalisé par Martin Provost (à qui l’on devait déjà Séraphine), Sage-femme est une comédie dramatique aigre-douce, parlant d’une relation brisée par une femme (Béatrice), qui a voulu vivre une vie de paria et de jeu, délaissant sa famille, se moquant de leur sort et ne pensant pas une seule seconde à ce qu’il adviendrait de ceux-ci (elle ne sait en effet pas que son ex-compagnon s’est suicidé…). Surtout de la petite Claire, qui a perdu d’une pierre, deux coups, les deux personnes les plus importantes au monde pour aller chez sa vraie mère, qu’elle n’a jamais aimée (et pour qui, de toute évidence, partageait le même sentiment). On comprend donc pourquoi, le retour de Béatrice, dans sa vie, fait rejaillir de vives douleurs…elle ne veut tout d’abord pas trop lui parler, avant de l’écouter de lui annoncer, tel un coup de poignard dans son cœur, la nouvelle de la mort de son père.

Béatrice va devoir faire face à l’inévitable : elle est atteinte d’un cancer et elle ne s’en tirera pas. Fauché, sans revenu, travail ou logement, elle va pourtant loger chez…Claire, qui prend pitié de ce qui lui arrive, tout en maintenant ces distances…il va falloir qu’elle apprenne à lui refaire confiance. Cette femme, délirante et pleine d’humour (que Catherine Deneuve incarne avec beaucoup de talent) est son exact opposée et qui incarne tout ce que, au fond d’elle-même, elle a toujours voulu éviter être. Peu-à-peu, au fur et à mesure qu’avance la maladie, les deux femmes vont se rapprocher…pour finalement se retrouver. Tout l’amour qui les unissaient est revenu à la vie. Claire apprend à mieux à accepter le passé, et à enfin avoir une vraie maman. Une personne qui l’aime, s’inquiète pour elle, et ne souhaite que son bonheur.

Et on se prend au jeu de redécouvrir l’autre, et de lui pardonner ces fautes. Cet égoïsme qui les a éloignée…et qui a fait, paradoxalement, que Claire a vouée sa vie aux autres, sans rien attendre en retour (presque de façon désintéressée). La tendance va enfin s’inverser : Claire va penser un peu à elle (notamment à établir une relation avec Paul -Olivier Gourmet-, son voisin), tandis que Béatrice va se rattraper et penser d’abord aux autres. Un très joli film (8,6/10).


620.Aladdin.

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Les Studios Disney ont adaptés la plupart des contes connus et existant ( De La belle au bois dormant à Pinocchio), dans des dessins animés pleins de bons sentiments et truffées de chansons (en témoigne un jour mon prince viendra dans Blanche-Neige et les sept nains), reproduisant plus ou moins le même schéma narratif à chaque fois : tout d’abord, la situation initiale présentant les personnages qui sont heureux, suivi d’un élément perturbateur, venant rompre l’équilibre et les confronter à un terrible malheur…Succède alors des péripéties, où le héros tente de régler la situation, croisant sur sa route des adjuvants (des gentils) et des opposants (des méchants). Ces aventures permette de réparer les désagréments lors des éléments de résolution, ramenant l’équilibre à la situation et débouchant sur une fin en forme de « Happy End ».

Ainsi, en 1992, Aladdin, le célèbre conte des milles et une nuit prenait vie, sous la houlette de John Musker et Ron Clements. Il fut un énorme succès, récoltant de multiples récompenses…tel que le Saturn Award du meilleur film d’animation. 25 ans plus tard, le film n’est plus neuf, mais reste toujours au top.

On y suivait ainsi, dans la belle cité d’Agrabah, Aladdin, pauvre au point d’être obligé de voler pour se nourrir. Avec pour seul compagnon un petit singe prénommé Apu, le jeune homme se sent bien seul…Non loin de là, au palais du sultan, vit la princesse Jasmine, qui n’a jamais mis un pied en dehors de là…s’offrant une petite escapade en dehors des murs, sa route croise celle d’Aladdin, qui va lui sauver la vie, mais être arrêté et fait prisonnier dans les cachots. Le grand vizir du sultan, l’effroyable Jafar, le remarque et souhaite qu’il l’accompagne vers la caverne aux merveilles, un lieu où seul ceux qui sont innocents et pure pourront sortir indemne…lui promettant de l’or en échange d’une simple lampe à huile se trouvant là-bas, Aladdin accepte. Il rentrer ainsi dans la caverne, avec pour consigne de ne rien toucher d’autres que la lampe, par le maître des lieux…mais voyant tout l’or se trouvant dedans, Apu devient fou et se jette avidement sur un rubis…récupérant in extremis la lampe, Aladdin tente de sortir avant que tout ne se referme…remettant l’objet précieux à Jafar, ce dernier tente de le tuer, mais échoue…néanmoins, Aladdin se retrouve prisonnier à l’intérieur de la caverne. Apu, très malin, à dérobé la lampe à Jafar, et la remet à Aladdin, qui se met à la frotter, pour effacer la poussière…C’est alors, que de celle-ci, surgit le Génie, être fantasque et délirant doté de pouvoirs magiques. Celui-ci exaucera 3 voeux pour son maître, ceux de son choix, à l’exception de ressusciter les morts, forcer les gens à tomber amoureux, ou tuer quelqu’un. Aladdin va alors lui demander de faire de lui un prince, afin de séduire Jasmine. Il revient alors à Agrabah, transformé, avec tout une fanfare et pleins de richesse, et se présente devant le sultan. Mais Jafar n’est pas dupe…il doit absolument mettre la main sur la lampe…Quand à Jasmine, brisée depuis la mort de son mystérieux sauveur, elle a du mal à accepter ses avances, et à du mal à le reconnaître…

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Petit chef d’oeuvre animé, Aladdin est bourré d’humour et de magie…Il faut dire que le personnage de Génie (dont la voix est celle de Robin Williams, qui fut un comique incroyable, et qui a beaucoup improvisé durant le doublage du film) y est pour beaucoup : sans cesse dans le second degré, il fait énormément de blagues, change de forme, chante et danse, quand il ne se prend pas pour Swarzie ou Jack Nicholson. Mais il est également ami avec Aladdin, qui comprend dès le début qu’il est prisonnier de la lampe, et que son souhait le plus cher serait d’être libéré…chose qui n’est jamais arrivée car tout les maîtres sont égoïstes et utilisent leur 3 vœux pour eux et non pour aider quelqu’un d’autre…

Mais Aladdin est différent…certes, il vole. Mais cela est fait pour de bonnes raisons, car il n’a pas le choix, ce qui l’excuse et l’exonère totalement de toute responsabilité. C’est donc un innocent. La seule chose qu’il souhaite, au fond, c’est être avec Jasmine, qu’il aime de tout son cœur depuis la première fois où ses yeux se sont posés sur elle (dans le jargon, c’est ce qu’on appelle le coup de foudre). D’ailleurs, lors de leurs rencontre, des sentiments réciproques émergent, du au fait qu’ils se ressemblent (tout en étant aux antipodes l’un de l’autre) : en effet, tout deux se sentent prisonniers de leur statut social, ayant l’impression qu’ils doivent obéir à une sorte de dictât tout écrit et tracé pour eux, rêvant de vivre pleinement leur vie…un peu comme le Génie, si l’on y réfléchit. Et si Aladdin n’était rien d’autre, au fond, qu’une ode à la liberté ? 

L’effroyable Jafar est un méchant comme on les aime : perfide et cruel, ayant une soif de pouvoir insatiable (voulant devenir sultan, ses ambitions grandiront au point de vouloir devenir l’être le plus puissant de tout les temps) il est diabolique. Que ce soit en essayant d’hypnotiser le sultan (qui est une gentille personne, un peu simple d’esprit) afin qu’il oblige sa fille à l’épouser, où quand il ment à Jasmine, en lui disant que son mystérieux sauveur a été décapité… usant de tout les moyens et artifices possibles, il finira par dérober la lampe, forçant le Génie à accomplir de terrible choses très sombre.L’apparence de ce personnage est basé sur celle de Maléfique, la sorcière de La belle au bois dormant (ils ont d’ailleurs le même animal de compagnie, une cane, et finissent tout deux par se transformer en un monstre dantesque pour tuer les héros) En réalité, chaque protagoniste du film est une sorte de « caricature » de quelqu’un d’autre : si le Génie s’inspire de Robin Williams, Aladdin est calqué sur Tom Cruise et Jasmine sur l’actrice Jennifer Connelly.

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Si Jafar est un mauvais bougre, c’est le cas de son perroquet, Iago, l’ara rouge, qui rêve de voir s’étouffer le Sultan en lui enfournant des biscuits dans la bouche. Cet animal sera bien utile au grand vizir, lui sauvant la mise à plusieurs reprise. Il est un peu l’opposé de Apu, le petit singe d’Aladdin.

Aladdin se cache sous les traits de Prine Ali, ne dévoilant pas sa véritable identité à Jasmine, de peur qu’elle découvre qu’il n’est qu’un mendiant. C’est-à-dire quelqu’un loin d’être digne d’épouser une princesse…le film questionne un peu sur ce point : vaut-il mieux rester soi-même quitte à ce que cela ne plaise pas à tous, où vivre dans une sorte de paraître, afin de séduire tout le monde ? La scène sur le tapis volant, où Aladdin chante Ce rêve bleu, parvenant à faire émerger chez Jasmine, des sentiments amoureux l’illustre assez bien. Pourtant, la morale de l’histoire est justement qu’il vaut mieux toujours rester soi-même, et ne pas être un acteur, un comédien qui joue un rôle qui n’est pas le sien…

Le film, féerique et détonant, captive et amuse de bout en bout, et on prend même du plaisir, à redevenir un enfant, en chantant sur les quelques (nombreuses) musiques du film, tel que Prince Ali…Il est à noter que se profile un long-métrage, en prise de vue réelle, réalisé par Guy Ritchie, pour 2019, avec Will Smith dans le rôle de Génie (notre note : 9/10).

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619.Tom Jones-She’s a lady.

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618.Beetlejuice.

Second film de Tim Burton, Beetlejuice portait déjà en lui toutes les caractéristiques de l’oeuvre du cinéaste : la fantaisie, les bizarreries, un rapport avec la mort bien ancré, la solitude, des trouvailles visuelles, et surtout un humour très particulier. Le film pourrait lui-même être vue comme une comédie horrifique.

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Dans cette histoire délirante, on suit Adam (Alec Baldwin) et Barbara Maitland (Geena Davis), un couple vivant dans une maison gigantesque -trop grande pour 2-, convoitée par de nombreux agents immobiliers. À la suite d’une accident de voiture, le couple décède, découvrant, par la même occasion, qu’il y a une vie après la mort ! Désormais devenu des fantômes, ils se retrouvent coincés, pendant 150 ans, à devoir rester dans leur maison, sans jamais pouvoir en sortir, au risque de se faire avaler par de gigantesques vers des sables. Leur maison est mise en vente et une famille l’achète : Charles Deetz (Jeffrey Jones), qui souhaite se reposer loin de la ville, et sa femme Delia (Catherine O’Hara), une excentrique sculptrice qui va vouloir transformer la maison de fond en comble. Sa fille, Lydia (Winona Ryder), une gothique se sent seule et est sujette à la dépression, ne s’entendant pas avec sa belle-mère. Les Maitland, invisibles à leur yeux, décident d’agir pour les chasser de leur maison…ils sont des fantômes, après tout ! Mais toutes leurs manœuvres se soldent par des échecs…ils se décident alors à faire appel à un bio-exorciste réputé, prénommé Beetlejuice (Michael Keaton), qui apparaît lorsque l’on prononce son nom à 3 reprises et va tenter de donner aux Deetz, la frousse de leur vie…

Tim Burton a toujours eu un rapport particuliers avec la mort…si l’on se rappelle le film, Les Noces funèbres, il décrit le monde des morts comme étant l’antithèse du monde des vivants : un monde joyeux et pleins de vie (ce qui est assez paradoxal), où le héros préfère être et sera accueilli comme un roi. Ce rapport décrit en fait une incompréhension par rapport au monde dans lequel nous vivons, celui de la société formatée avec son bien pensant et son politiquement correct, ne laissant que peu de place aux « bizarreries »…Ici, dans Beetlejuice, le monde des défunts est exploité, comme étant un lieu de transit (pour une période de 150 ans), géré par une déesse prénommé Juno, sorte de bureaucrate avec ses fonctionnaires (qui sont des squelettes animés) s’occupant des défunts qui rencontrent des problèmes (la salle d’attente où chacun prend un ticket dont le numéro est le plus souvent à 9 chiffres…), et où les morts trouveront toutes les choses importantes à savoir pour vivre le mieux possible cette nouvelle vie (encore une fois de façon reclus et isolés du monde des vivants) dans un manuel.

À l’origine, le film devait être un film d’horreur (il a d’ailleurs, pour la petite histoire, reçu le Saturn Awards du meilleur film d’horreur), mais Tim Burton a décidé d’édulcorer la chose, en faisant une comédie horrifique…le ton est délibérément humoristique : que ce soit lorsque Adam et Barbara essaye de faire peur aux Maitland, mais se rendent compte que mettre un drap sur sa tête et hurler semble totalement dépassé, où lorsque lors de la scène du dîner, Lydia, possédée par Beetlejuice, se retrouve à chanter le Banana Boat Song de Henry Belafonte, entraînant avec elle, les invités dans une chorégraphie délirante, où aucun ne contrôle plus son corps,…

Beetlejuice signifie jus de cafard. Ce jeu de mot (que la scène où le personnage éponyme tente de faire deviner son nom à Lydia exploite) colle en effet assez bien au personnage délirant et tout en couleur qu’incarne avec brio Michael Keaton. Vêtu d’un costume blanc rayé (qui rappelle un peu les prisonniers), le personnage est réellement miteux et très négligé (avec de la moisissure sur le corps). Ancien collaborateur de Juno, il a choisi une voie plus obscure, se reconvertissant en bio-exorciste…mais il est en réalité un terrible arnaqueur, toujours en vie et pouvant agir dans le monde réel, n’ayant aucun scrupules à envoyer dans le monde des morts de réels vivants…c’est un peu le « mauvais » dans toute sa splendeur, mais qui n’intervient que sur commande. Preuve peut être que ce monde peut être beau, si l’on ne provoque pas le mal…

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Il est amusant de voir, la réaction des Deetz, lorsqu’ils apprennent que des fantômes vivent chez eux…d’abord incrédule, le dîner où ils se retrouvent possédés leur ouvre les yeux…mais ne les effrayent pas ! La famille souhaite les rencontrer, imaginant tout l’argent qu’il pourrait tirer de leurs « fantômes », en faisant d’eux des phénomènes de foire…mais  Adam et Barbara décide de se faire discret, tandis que Delia cherche à tout prix à leur mettre la main dessus…

Le film comprend une séance de spiritisme un peu spéciale, où Otto, le décorateur d’intérieur de Delia, qui s’est emparé du manuel des morts, se décide à les ramener à la vie…ce qui a pour effet de les matérialiser dans leur réelle forme, celle de corps décharnés, en décomposition, risquant de les faisant disparaître définitivement (preuve qu’on ne peut pas mourir deux fois…), obligeant leur fille à devoir convoquer l’infâme Beetlejuice…

Le personnage de Lydia est « le personnage burtonien » du film, mais dans sa version féminine. La jeune fille, toute vêtue de noire se sent incomprise, inadaptée dans le monde qui est le sien, trouvant sa famille effroyable. Elle sera d’ailleurs la seule a réellement voir, en « chair et en os » Adam et  Barbara, justifiant cela dans le fait qu’elle aussi est « bizarre ». Le monde des morts la fascinera d’ailleurs plus que celui des vivants, et elle verra dans le couple défunt, des parents de substitutions, à qui elle pourra parler et être elle-même, donnant un sens à son existence.

Beetlejuice constitue un film étrange et joyeux, une petite fantaisie à déguster sans modération. Certains effets visuels de grandes ampleurs (la scène avec les vers de sables géant) ont mal vieilli, mais ceux plus modestes (comme la bouche tirette dont Beetlejuice va affubler Barbara) fonctionne encore très bien. Une histoire comme on les aime, délicieusement jouissive, où il ne faut pas être trop cartésien et chercher à tout comprendre (car il n’y a pas de place à la logique dans Beetlejuice…), mais laisser la place à l’imagination (note : 8,3/10).

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617.Stranger Things : saison 2.

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Sortie le 27 octobre dernier, la seconde saison de Stranger Things a fait beaucoup parler d’elle…il faut dire que les Duffers Brothers, créateurs du show télévisé, étaient attendus au tournant, après une première salve très réussie.Alors, la suite est-elle à la hauteur des espérances ?

Autant répondre de suite : la réponse est oui ! La série, en repartant de ce qu’elle avait laissé en suspens lors de la saison 1, se réinvente, en développant sa mythologie, avec toujours des références bien appuyées au cinéma des années 80.D’autant que l’intrigue se déroule en 1984, et que cette année là, dans les salles obscures, sortaient TerminatorIndiana Jones et le temple maudit (2e opus de la saga, plus sombre, tradition de George Lucas oblige, et qui a donné l’idée aux créateurs de Stranger Things de faire une saison où de noirs desseins s’offrent à ses jeunes héros), SOS fantômesGremlins,…

L’histoire reprend là où on l’avait laissée…Dans la petite ville d’Hawkings, tout semble être revenu à la normale, depuis le sacrifice de Elf. Mais Mike a du mal à se remettre de la disparition de cette dernière…il est persuadé qu’elle a peut être survécue et écoute régulièrement son talkie-walkie au cas où elle essayerait de prendre contact avec lui. De leur côté, une gameuse professionnelle, surnommée Mad Max (comme le film éponyme avec Mel Gibson), va faire chavirer le cœur de Dustin et Lucas. Quant à Will, il a ramené un peu du monde à l’envers avec lui…il est désormais une sorte de jonction entre les deux monde, via laquelle une nouvelle créature va en profiter pour s’infiltrer et tenter de semer la terreur. Joyce (toujours incarnée par Winona Ryder), va devoir se montrer très forte, alors que sa vie recommençait à trouver un équilibre, et que sa relation avec Bob (Sean Astin, le « Sam » du Seigneur des Anneaux), surnommé « Bob la Malice »,  lui permettait d’aller de l’avant…

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Les 9 chapitres :

1.Mad Max.

2.Des bonbons ou un sort, espèce de Taré.

3.Le batracien.

4.Will le sage.

5.Dig Dug.

6.L’espion.

7.La soeur perdue.

8.Le flagelleur mental.

9.Le portail.

ATTENTION-ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue !!! (à ne pas lire si vous ne voulez pas savoir ce qu’il va se passer)

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Plus noire que la saison une, cette seconde salve se regarde avec des yeux gourmands et pleins de malice (Binge-watching en perspective !). En effet, Will va se retrouver encore plus malmené que précédemment…le Mind Flayer, « flagelleur mental », une créature effroyable dantesque, tentaculaire, doté de pouvoirs cosmiques et régnant en maître dans le monde à l’envers, va se servir du jeune garçon et rentrer en lui, effaçant son être, afin d’influer sur le monde terrestre et causer d’effroyable ravages. Avec son armée de créatures, les Démochiens (baptisés de la sorte par Dustin), elle va donner du fil à retordre aux personnages…ceux-ci sortent d’oeuf, clairement inspiré par le film Alien-le 8e passager, et l’apparence du Mind Flayer, évoque celle du Xénomorphe. C’est cela, Stranger Things : du recyclé avec des éléments connu, dans une histoire passionnante et pleine de nostalgie…

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Will, sujet à de violentes crises (où il se retrouve constamment entre le monde à l’envers et le monde terrestre, entre 2 rives)  va régulièrement au labo d’Hawkings, où le docteur Owens (Paul Reiser, acteur de Aliens-le retour) tente de l’aider à y faire face. Mais ce dernier cache en réalité, dans l’une des salles du bâtiment, un portail, menant tout droit vers le monde à l’envers, où il mène régulièrement de nouvelles expériences…

La petite bande d’Hawkings est plus que jamais soudée dans cette saison, le groupe va même s’agrandir, avec Maxine, surnommée Mad Max, jeune fille rebelle et rousse (ce qui évoque la Beverly Marsh du roman ça  de Stephen King), que Dustin et Lucas vont tenter de conquérir…mais que Mike rejettera, peut-être plus par colère, après la disparition de Elf…Cette saison verra les personnages évoluer, devenant peu-à-peu des adolescents, devant jeter leurs jouets à la poubelle (Mike aura très dur), signe de la rupture avec l’enfance. Pourtant, le petit groupe s’amusera toujours autant, comme en témoigne le jour de la fête d’Halloween, où la bande des 4 sera grimé comme les héros de SOS fantôme, et où, Lucas ne voit pas pourquoi il devrait être Winston, sous prétexte qu’il est aussi Afro-américain.

Dustin, va recueillir une mignonne petite créature, ayant l’apparence d’un têtard, qu’il va appelé Darth…mais il est loin de se douter qu’il s’agit en réalité de la larve que Will a ramené du monde à l’envers, et qu’il a dégluti, à la fin de la saison 1, la laissant s’enfuir, par les égoûts. En effet, Darth ne va pas tarder à grandir, devenant un monstre semblable au Démogorgon…mais se déplaçant à 4 pattes, comme les chiens (ce qui lui vaudra le surnom de Démochien). Très vite incontrôlable et dangereux, il va leur échapper, et ils devront tout faire pour le retrouver…d’autant qu’il aime la chair fraîche. Pourtant, Dustin est persuadé qu’il a noué une relation très spéciale avec cette créature, et qu’elle peut lui obéir…

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Mais d’ailleurs, où est-elle, Elf ? La bonne nouvelle, c’est qu’elle est en vie ! Et bien sur Terre ! Mais elle ne reverra pas la petite bande avant la fin de la saison, voulant retrouver sa mère, qui est encore en vie, et à qui elle a été arrachée peu après sa naissance ! Elle fera également connaissance avec Kali (référence à la Déesse Kali, de Indiana Jones et le temple maudit)-alias Eight- qu’elle considérera comme sa soeur, ayant été enfermée avec elle, dans le même laboratoire lorsqu’elle était plus petite. Cette dernière possède un don très particulier : celui de faire voir au gens des choses qui n’existent pas, mais qu’ils prendront pour réelle…avec une bande de marginaux, elle se sert de se pouvoir afin de faire du mal à tout ceux qui leur ont fait du tord. Avec les facultés télékinésiques de Elf, ils vont pouvoir retrouvé facilement les pires crapules ayant affectés leur existence et se venger de ceux-ci rapidement. Mais Elf, fondamentalement, n’est pas une meurtrière…même face à un bourreau, elle renoncera à accomplir l’acte fatidique…sentant que sa place n’est pas là, mais à Hawkings, avec Mike.

De son côté, la sœur de Mike, Nancy, s’en veut énormément de la mort de Barbara (personnage dont le look est clairement inspiré de Stef, dans Les Goonies)…elle se rend ainsi, avec son petit ami, Steve, chez les parents de cette dernière (qui espère toujours retrouver leur fille disparue), et passe un peu de temps avec eux, sans leur avouer la vérité. Ce secret va littéralement la consumer, durant cette saison, au point de la faire sombrer dans une dépression lui faisant prendre conscience que sa vie n’est qu’un mirage. Elle va ainsi se séparer de Steve, qu’elle n’aime pas, lui brisant le cœur, car lui éprouve un amour inconsidéré pour elle. Retrouvant Jonathan, le frère de Will, l’équipe va se recomposer (et leur amour caché l’un envers l’autre devenir concret). Elle va tenter de révéler la vérité aux parents de Barbara.Hélas, elle est loin de se douter que leur moindre faits et gestes sont surveillés par le docteur Owens, du labo d’Hawkings, qui va tenter de les convaincre de se taire…mais Nancy a décidé que personne ne l’empêcherait de dévoiler la vérité au grand jour. Mais comment révéler une histoire aussi insensée, paraissant aussi abracadabrantesque ? En la diluant, pardis ! En transformant l’irréel en réel !

Largué, Steve sera en proie à une certaine tristesse, ayant l’impression que tout lui échappe. Même à l’école, où il était le meilleur joueur de l’équipe de basket, il se retrouve évincé par Billy, le frère de Mad Max, nouvelle coqueluche des filles à Hawkings de par son côté rebelle (évoquant le look du personnage du film St Elmo’s fire, où le héros, incarné par Rob Lowe, s’appelait aussi Billy ). Bien malgré lui, il va se retrouver à jouer les baby-sitter de Dustin, Mike et Lucas, les aidant à retrouver et tuer le démochien… Il apportera aussi de précieux conseils à Dustin, afin de l’aider à conquérir des filles…allant même jusqu’à lui révéler les secrets de l’allure de son étonnante chevelure : le spray Farrah Fawcett

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Star des Goonies, Sean Astin est aussi de la partie dans cette saison 2, incarnant Bob, le petit ami de Joyce. Éternel positif, il va calmer la femme, toujours inquiète pour son fils, et détendre l’atmosphère. Will l’appréciera beaucoup, voyant un 2e père en lui, au contraire de Jonathan, qui a du mal à s’attacher. Ce personnage sympathique voudra aller plus loin dans sa relation avec Joyce, rêvant de vivre avec elle loin de la ville…ce qu’elle aura du mal à décider. D’autant que les événements la plongeront dans la paranoïa la plus grande…son fils devenant peu-à-peu méconnaissable, l’instrument d’un démon qui se nourri et grandi en lui…finissant par le posséder (quelques scènes vous feront penser à l’Exorciste), reléguant le vrai Will aux oubliettes. Bob sera un allié pour Joyce, un « vrai gentil », qui va se montrer compréhensif face à ce que vit Joyce, et tenter de l’aider du mieux qu’il peut…et devra faire preuve d’un courage exemplaire. Bob sera une sorte de second « Sam » du Seigneur des Anneaux, le véritable héros, prêt à tout pour sauver Frodon.

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Cette saison se clôt avec un épisode qui n’augure rien de bon lors de la saison 3…mais avec un événement joyeux, le bal de fin d’année. Un moment où chacun va pouvoir se retrouver et danser un slow…même si le petit Dustin va se retrouver seul, les filles le rejetant à cause de son handicap. En effet, atteint de la dysplasie cléidocranienne,  maladie génétique rare touchant le développement des os et des dents…il n’a d’ailleurs pas de vraies dents. Il est donc sujet à de réelles moqueries…chose qui la forcer à s’endurcir et à passer au-dessus d’elle. Mais pour le jour du bal, il s’était arrangé, tentant d’être le plus classe possible…sans succès.C’est sans compter sur Nancy, l’invitant à danser, sous le regard, médusé, des jeunes de son âges n’en revenant pas et regrettant d’avoir refusé de l’accompagner… (notre note : 10/10).

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616.Thor : Ragnarok.

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Le Dieu du tonnerre est du retour ! Dans ce 3e film, Thor (Chris Hemsworth), repart pour Asgard, son royaume, après s’être libéré du démon du feu Surtur . En lui arrachant la couronne qu’il avait dans le crâne, il l’a ainsi empêcher de provoquer le Ragnarok, c’est-à-dire la destruction d’Asgard. Mais quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il rentre chez lui de voir qu’une pièce de théâtre a lieu, mettant en scène la mort de son frère Loki, glorifié et élevé au rang de star, devant un Odin (Anthony Hopkins) avachi et mangeant du raisin…il ne met pas longtemps à comprendre que ce manège est l’oeuvre de Loki, qui a mis en scène sa propre mort, et a profité de l’absence de son frère pour revenir et évincer son père en prenant l’apparence de ce dernier…en effet, il a envoyé Odin…dans un hospice sur Terre ! Mais Thor l’oblige a le conduire là-bas…hélas, la résidence pour personne âgée a été démolie ! Quelle n’est pas leur surprise lorsque le Docteur Strange, qui observait leur faits et gestes, les transporte chez lui et leur annonce que Odin est en exil, en Finlande. Ouvrant une brèche, il les conduit là-bas, où le roi d’Asgard se trouve. Ce dernier leur annonce que son heure a sonnée, mais aussi qu’il a eu un enfant caché, prénommé Hela (Cate Blanchett), qui est également la déesse de la mort, et que cette dernière veut récupérer Asgard et se servir du Bifrost pour asservir tout les royaumes…Celle-ci se présente d’ailleurs devant eux au moment où Odin rend son dernier soupir…Loki ne parvient pas à l’arrêter, et Thor voit son célèbre marteau, se faire briser. Voyant qu’ils ne pourront pas prendre le dessus, Loki panique et demande à Heimdall (Idris Elba), au grand dam de Thor, de les ramener. Mais Hela profite de cette ouverture pour se rendre sur Asgard, et évincer ses 2 frères du faisceau… 

Thor atterri sur Sakaar, sorte de monde entre-les-monde, où tout les déchets sont envoyés. Capturé par la mystérieuse Scrapper 142, il est conduit devant le Grand Maître (Jeff Goldblum), chef régnant en les lieux, et ayant asservi la population en esclavage. Ce dernier lui annonce qu’il est prisonnier et que la seule façon de sortir de cet endroit est de vaincre son « Grand champion », une créature terrible, encore invaincue. Thor accepte de se prêter au jeu, sans se douter une seule seconde de l’identité de ce dernier…Le dieu croise également son frère Loki, qui a obtenu les faveurs du Grand Maître et est désormais son hôte. Pendant ce temps, sur Asgard, Hela doit faire face à l’armée de la cité, qui tente de la faire tomber…prenant le contrôle, elle ressuscite sa légion de soldats, désormais des morts-vivants, et son gigantesque loup Fenrir. Elle a l’intention de passer par le Bifrost pour semer le chaos dans les différents monde…malheureusement pour elle, l’épée ouvrant le portail a disparue, volée par son propriétaire, Heimdall. Elle se lance alors à la recherche de celui-ci…De son côté, Thor se prépare à vivre son ultime combat…

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Réalisé par Taika Waititi, Thor : Ragnarok fait suite aux événements survenus lors de Thor : le monde des ténèbres et Avengers : l’ère Ultron. Par rapport aux deux premiers volet, le film est très différent, rangeant aux oubliettes le ton sérieux et la dimension épique qui caractérisait la franchise. Et cela pour faire place à l’humour et à un côté décalé, lorgnant du côté des Gardiens de la Galaxie. Cela apporte un certain peps à l’histoire, offrant énormément de scènes très drôles et présentant Thor sous un nouveau jour : le dieu du tonnerre n’a jamais aussi bien porté son nom, tête brûlée semblable à une pile de foudre aveuglante et fonçant tel un bourrin sur une armée de mort-vivants, sur l’air de Immigrant Song du groupe Led Zeppelin…chanson propice évoquant les jeux vidéos de la franchise Taken. Mais le super-héros se montre à la fois fin calculateur,  en proie au doute (il a perdu son marteau, ce qu’il considérait être la source de ses pouvoirs) et à la peur (la scène où il ne veut pas que l’on coupe ses cheveux et où il supplie son bourreau, qui n’est autre que Stan Lee, est à mourir de rire).

Sa relation avec son frère Loki est également approfondie…les deux Dieu s’éloignent, se rapprochent, se disputent, se réconcilient et essayent de se tuer. Thor est surpris de le revoir en vie, après avoir porté son deuil et avoir cru devoir accepter sa mort. Il sera encore plus surpris de son degré de fourberie, et de manipulation…Loki est une girouette, capable de trancher le bras de celui qui lui a tendu la main pour le sauver. Tom Hiddleston, son interprète, compose un personnage fort en couleur, et qui veut briller dans l’ombre de son frère (en témoigne la scène où Thor fait un selfie avec des fans, et où son frère le regarde en dodelinant de la tête).

Autre personnage qui entre dans la saga, Scrapper 142 est une ivrogne invétérée au service du Grand Maître. C’est elle qui lui trouve les candidats malheureux qui iront affronter le « grand champion ». Mais la jeune femme a une histoire bien triste…en effet c’est une ancienne Valkyrie, la seule ayant survécu après que Odin les aient envoyées à la mort en leur demander de faire face à Ella…suite à cela, elle a quitté sa patrie, noyant son chagrin dans l’alcool, se jurant de ne plus jamais intervenir dans ces querelles familiales…

Le Grand Maître, incarné par Jeff Goldblum, est le personnage le plus drôle du film : Dictateur, au style raffiné (très à la mode), qui n’aime pas les mots évoquant son régime (tel que esclave), et ayant construit un monde à son image -démentiel, évoquant par le graphisme les vieux jeux vidéos-. Il se montre cruel, voulant que son grand champion gagne à tout prix…Lorsque Thor parvient a en venir à bout, il compte tout de même se délier de son engagement et le garder comme prisonnier.

Le grand champion que Thor doit affronter est l’incroyable Hulk. En intégrant dans l’histoire cet autre personnage Marvel, le réalisateur connecte toutes les histoires, et permet enfin de voir le monstre vert sous un autre jour. Car cette fois-ci, Banner n’a plus le contrôle…c’est uniquement Hulk qui est aux commandes. Impulsif, grogneurs, colérique, Hulk se sent bien sur Sakaar, où il est apprécié et considéré comme une star. Des fêtes ont même lieu pour lui dans la ville, où les gens sont maquillés en vert et déguisé comme lui. Thor va devoir discuter avec ce colosse, tentant de le convaincre qu’il n’apprécie par Banner mais lui uniquement…Hulk se rendra compte qu’ils ont beaucoup en commun, même si il se considère comme un  »feu ardent » et qu’il voit en Thor à peine « une braise« . Il ne veut d’ailleurs pas reconnaître que le Dieu du Tonnerre l’a vaincu dans l’arène.Lorsque Banner réapparaîtra en cours de film, il est intéressant de considérer le contraste avec son alter égo : il déteste Hulk et pense que ses 7 doctorats pourront lui permettre d’arranger toutes les choses.

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La scène où Hulk affronte Thor dans l’arène est à la fois drôle et spectaculaire : drôle car Thor est heureux de voir qu’il connait son adversaire, et que ce dernier est un collègue et ami ! Il l’affiche clairement, croyant fièrement qu’il va mettre fin à ce qui lui semble être une mauvaise blague, et tente de parler au monstre vert…qui n’a aucune envie de l’écouter et souhaite uniquement charger vers lui, prétextant qu’il n’est pas Banner. Spectaculaire, car la violence que ces deux héros vont avoir et la force dont ils vont user est impressionnante (il faut voir les coups de poings que Hulk va asséner au pauvre Thor, alors au sol). 

Cate Blanchett, en incarnant Hela, offre la méchante du film. Sans pitié (Badass, comme on aime les opposants), se débarrassant de ceux qui la trahisse illico, la déesse de la mort est une machine à tuer…mais qui se sent bien seule. Personne ne veut la rejoindre, chose qui la désole. Au contraire, tout le monde souhaite l’empêcher d’accéder au trône, et est prêt à lui barrer la route. Folle de rage, elle en veut à Odin qui l’a enfermée, après qu’elle l’ait aidé à unifier les 9 royaumes liés à Asgard, ayant eu peur de ses ambitions de conquête…Désormais de retour, elle entend bien prendre sa revanche.

En conclusion, Thor : Ragnarok est un excellent film de super-héros, qui apporte un nouveau souffle aux aventures du dieu nordique. Marquant aussi un cap dans l’histoire, puisque la fin d’Asgard aura bel et bien lieu…certes, la recette est toujours la même (des super-héros triomphant, après des scènes aux effets-spéciaux dantesques et nous en mettant pleins la vue, contre des super-vilains), mais la façon d’aborder les choses est différente et originale (notre note : 8,6/10).

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615.Harlem Shuffle-Bob & Earl.

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614.Baby Driver.

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Le dernier film de Edgar Wright est une tuerie ! Après Le dernier pub avant la fin du monde, le réalisateur livre, avec Baby Driver un hommage aux films de bolides (avec des moteurs vrombissants) et de gangsters, tout en ayant une dimension musicale importante, rappelant les films où Fred Astaire dansait…mais sur une soundtrack un brin plus moderne…le tout teinté d’humour, comme à son habitude.

Baby (Ansel Elgort) est un jeune homme qui ne parle pas beaucoup…sa vie est rythmée par la musique qu’il écoute (dont le chouette morceau Tequila de The Button Down Brass), coordonnant ainsi le moindre de ses gestes pour être dans le rythme.Ce jeune orphelin s’est retrouvé, suite à un terrible concours de circonstances, à devoir travailler pour un chef de gang répondant au nom de Doc (Kevin Spacey), qui est passé maître dans l’art de planifier des braquages. Lorsque le fait a été commis, les malfrats doivent embarquer dans une voiture conduite par Baby, qui devra les transporter, à toute vitesse, semant les voitures de police, dans un lieu sûr… Remboursant peu-à-peu la dette qu’il doit à Doc, le jeune homme aimerait changer de vie, avoir un tout autre parcours. D’autant que la belle Debora (Lily James), travaillant comme serveuse dans le lunch où il se rend chaque jour lui a tapé dans l’oeil, et que cette dernière semble l’apprécier également…mais les choses ne se passent pas comme il le faudrait, Doc ayant du mal à lâcher son poulain…

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Le gang de Doc contient une belle équipe de hors-la-loi : Monica et Jason, couple semblable aux célèbres Bonnie & Clyde, que rien ne semble capable d’arrêter ; Leon (Jamie Foxx), truand notoire qui répond à ses pulsions et son intérêt personnel avant tout ; et Baby, jeune homme qui ne semble pas être à sa place dans le groupe…chauffeur de braqueurs de banque…Il faut dire que son air de jeune premier bien propret dénote dans cette équipe de gros durs. D’ailleurs Leon a beaucoup de mal à lui faire confiance, le trouvant étrange, à écouter de la musique toujours dans son coin, les yeux cachés derrière sa paire de lunette, sans écouter les instructions de Doc lorsque celui-ci leur présente le plan pour leur prochain vol.

En réalité, Baby (dont ce n’est pas le vrai prénom…ce dernier ne sera révélé qu’à la fin du film) est un mélomane. Il aime la musique : celle-ci le motive dans tout ce qu’il entreprend, et c’est bien simple, tant qu’il n’a pas trouvé la bonne musique au moment de démarrer sa voiture avant de fuir la police lorsque le gang a commis son méfait, il ne démarre pas ! La musique lui a permis d’affronter toutes les horreurs de son existence, à commencer par la mort tragique de sa mère…d’ailleurs depuis cet événement, il a un acouphène, ce qui provoque un sifflement régulier dans son oreille…l’handicapant et lui donnant des difficultés à communiquer…ce bruit, il le masque par la musique. Elle le porte et lui permet d’agir, tout en prenant une certaine distance par rapport au monde qui l’entoure. D’ailleurs, il bouge en rythme (Ansel Elgort est un ancien danseur après tout), par rapport à ce qu’il est en train d’écouter (ce qui donne des scènes vraiment très drôles).Le film comprend ainsi toute la playlist du baladeur du personnage, passant de Harlem Shuffle de Bob & Earl à Debora de T-Rex, ou encore le très puissant Never, Never Gonna Give Ya Up de Barry White.

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Le garçon est aussi un as du bolide, fan de sensations extrêmes, roulant comme un fou…mais avec une grande classe ! Il sait exactement ce qu’il fait, les paysages passant à toute allure derrière le volant. Doc a compris qu’avec lui, la police ne les arrêteraient jamais, car ils leur seraient impossible de les coincer…Le gamin excelle dans un art dans lequel il ne faudrait, en principe, mieux pas briller. Le film, oscille donc, sans temps-mort, entre course-poursuites et action…tout cela s’écoule rapidement, sans que le spectateur ne s’ennuie une seule seconde.

Mais sa rencontre avec Debora va changer la donne…le jeune homme aspirant à revenir sur le droit chemin, rangeant au placard son job de bandit. Leurs principales discussions tourneront autour de la musique, tentant de trouver une chanson correspondant à leur prénom -pour lui ce sera B-A-B-Y de Carla Thomas-. Mais il se rend compte que ce à quoi il rêve lui sera difficile d’accès…Baby hésitera d’ailleurs longuement, partagé, avant de se décider. Et lorsque les choses tourneront mal, il voudra fuir, car désormais le monde entier connaîtra son visage. Pourtant, le danger rôdant autour de Debora tel une épée de Damoclès au dessus de sa tête, l’obligera à retravailler pour Doc, être cupide. 

Baby Driver constitue l’un des films les plus originaux de l’année 2017…le scénario semble avoir été écrit pour la musique et les scènes calibrées et ryhtmée par les notes de celle-ci. Sans nul doute vous aurez envie de (re)découvrir le titre préféré du jeune héros, le très beau Brighton Rock de Queen. Un bel ovni du cinéma (notre avis : 9/10).

ella


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