A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique : On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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840.Scary Stories : bande-annonce.

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Sorti ce 21 août, la nouvelle production de Guillermo Del Toro semble séduire : un groupe d’adolescent découvre un livre remplis d’histoires d’horreur qui vont réellement se matérialiser et tous les affecter. Scary Stories est réalisé par André Ovredal, qui avait déjà officié dans le registre horrifique avec l’excellent The Jane Doe Identity. Jouant sur le côté teen-movie nostalgique des années 80, la production est l’adaptation d’une série de livres pour enfants.


839.Shining : zoom sur le film de Kubrick.

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Presque 40 ans après sa sortie en salle, focus sur Shining, le légendaire film du cinéaste Stanley Kubrick. Touche-à-tout, le réalisateur signait là son premier et unique film d’horreur. Il choisi d’adapter le manuscrit de Stephen KingShining, l’enfant lumière, car il souhaitait mettre en scène une histoire d’horreur qui s’éloignerait de la grande mode de l’époque : le satanisme (vu dans L’exorciste notamment).

Cependant, Kubrick va se réapproprier l’histoire originale, non encore sortie à l’époque : réécrivant le scénario de fond en comble jusque durant le tournage, l’homme verra cependant son film désavoué par Stephen King. En effet, celui-ci trouvera le film réussi mais le considérera comme étant une mauvaise adaptation de son oeuvre. L’idée de King était de montrer comment un homme brave et aimant peut devenir un monstre suite à l’alcool. Le film prit le parti de rendre le personnage principal dangereux et psychotique dès le début.

L’histoire est celle de Jack Torrance (Jack Nicholson), un écrivain raté -il n’a écrit qu’un roman et échoue à en faire un second- et alcoolique qui a été choisi pour être le gardien de l’hôtel de luxe Overlook durant tout l’hiver où ce dernier est fermé. Emmenant avec lui sa femme Wendy (Shelley Duvall) et son fils Danny, le couple ne va pas très bien. Le petit garçon détient un étrange pouvoir : le shining, un pouvoir de communiquer avec autrui sans ouvrir la bouche et de médium. La neige et le blizzard arrivant, les Torrance sont désormais prisonnier de l’Overlook, les routes étant rendues impraticables. Les forces surnaturelles étant très présente dans l’Overlook, Danny sent qu’un danger menace sa famille. En effet, peu-à-peu, Jack, d’abord fasciné par l’hôtel, va sombrer dans une étrange folie qui va faire resurgir ses pulsions meurtrières. En effet, ce dernier va exacerber ses peurs et angoisses les plus profondes et le contrôler. S’armant d’un hache, Jack va tenter de tuer sa femme et son fils. Loin de là, Dick Halloran (Scatman Crothers), cuisinier de l’Overlook, entend les cris de détresse de Danny. Il se décide à aller lui porter secours…

D’une durée de 2h24, le film ne rencontrera malheureusement pas le succès escompté au USA en 1980, et Kubrick le remontera -supprimant de nombreuses scènes-, arrivant à 1h53 pour sa sortie en Europe. La version américaine semble néanmoins fort différente, car plus accentuée sur l’alcoolisme de son personnage principal.

Si Jack Nicholson est incontestablement la star du film et fut traité avec le plus grand respect par Kubrick, Sheilley Duvall n’eut pas droit à tout ces honneurs. L’actrice, pour arriver à un résultat satisfaisant pour Kubrick (une femme excentrique et faible), dut recommencer les mêmes scènes entre 40 et 50 fois. Nicholson, lui, était habité par le rôle : qu’il s’agisse de ses mimiques, de sa voix ou de sa posture, il a tout du psychopathe. Kubrick le considérait comme le plus grand acteur qu’il avait jamais vu, et le fait de le choisir pour ce personnage était une évidence.

Comme à son habitude, Kubrick tourna le film à Londres, dans ses propres studios (non loin de son manoir), construisant tout les décors intérieurs. Ces derniers étaient cependant inspirés de véritables lieux, mais qu’il reproduisait à l’identique.

Complexité du film

Shining est un film complexe, et Kubrick l’a volontairement conçu comme ceci, afin de laisser une grande place d’interprétation au spectateur. Kubrick joue avec nous, brouillant les pistes : Jack voit à de nombreuses reprises des fantômes dans l’Overlook. Est-ce réel ou n’est-ce qu’un produit de son imagination ? La femme horrible de la chambre 237 existe-t-elle réellement ou n’est-elle qu’un fantasme pour Jack ?

Le fait que le Shining, ce don étrange, soit présent dans le film sème davantage la confusion, grâce au personnage de Danny, qui possède des dons de médium, et voit constamment des images du passé.

En 2012, un documentaire intitulé « Room 237 » tente de fournir des tentatives d’interprétations du long-métrage, certaines étant très farfelues.

L’hôtel

Élément clé de l’intrigue, l’hôtel Overlook (« qui voit tout » en français) est un lieu qui a vécu. Vestige du passé, il a sa propre histoire et son lot de tragédie. La symétrie est parfaite dans ce lieu d’une incroyable beauté et de luxure, les mêmes motifs se répétant à l’infini (des lustres aux mosaïques dans le parquet sur le sol). Il n’a rien d’effroyable, c’est un palace de luxe.

C’est un lieu étrange cependant, où semble se se manifester des forces surnaturelles et maléfiques. Il est ainsi le témoin d’apparitions inquiétantes (des fillettes assassinées, du sang se déversant dans le hall lors de l’ouverture de l’ascenseur) pour le petit Danny, très sensible à ce genre de phénomènes. Le passé resurgit dans le présent, sous la forme de flashs, pétrifiant le jeune garçon. Et tout se confond, le réel et le surnaturel ne semblant plus faire qu’un.

Dehors, un labyrinthe en buis se dresse près de l’hôtel. Kubrick va faire de l’hôtel un véritable labyrinthe, filmant de vaste travelling (le steadicam), et rendant la symétrie parfaite avec le jardin de haies. Les couloirs paraissent interminables et se perdre parait d’une facilité déconcertante.

La folie

Jack est alcoolique, et même si il a promis à sa femme d’arrêter après avoir blessé accidentellement Danny, une replonge n’est jamais à exclure. Dans l’Overlook, où il est sensé retrouver la paix, Jack va ressentir le poids de la solitude et ne trouvera jamais l’inspiration pour écrire son livre. Pire, il va se retrouver rattraper par son passé d’alcoolique et finir complètement saoul. À ce moment il bascule, et sous l’emprise de la boisson, veut tuer sa famille.

Jack va se sentir important dans ses visions de fantômes de l’hôtel. Il va se sentir exister. Sa famille va le gêner dans cet environnement, tant son fils étrange que sa pauvre femme. Investi d’une mission, il va tenter de garder le contrôle : personne n’a le droit de fuir cet endroit, qu’importe ce qu’il s’y passe.

La folie meurtrière de Jack l’entraîne dans une course-poursuite effroyable à travers l’Overlook, où la pauvre Wendy va être terrorisée par cet homme qu’elle ne reconnaît plus. Le rythme du film s’accélère alors dans ce qui sera la dernière partie du film. La scène où Jack tente d’entrer dans la salle de bain en défonçant la porte à coup de haches, et rejoue le loup du conte des 3 petits cochons est assez évocatrice et offre un climax  de terreur assez puissant.

Présent abondamment dans le long-métrage, les miroirs vont concrétiser la folie de Jack et ce qui se passe dans sa tête. Le mot REDRUM voit son véritable sens dévoilé lorsque Wendy regarde dans un miroir, constatant qu’il s’agit de MURDER (meurtre en français) écrit à l’envers.

Théorie farfelue mais plausible, Jack cherche à tout prit à créer une oeuvre littéraire, mais échoue. Le travail répétitif ne lui convient guère. Seul, il a des problèmes de couple et fait peur à son fils (depuis qu’il lui a disloqué accidentellement le bras). Dès lors, il tente de trouver du réconfort ailleurs.Dans l’Overlook, il cherche à tout pris à faire partie des lieux et doit prouver sa valeur…en tuant sa famille. C’est pour cela qu’on le voit sur les photos d’époque à la fin du film. Il est devenu un fantôme, et aussi une star reconnue (la signature de Jack est en effet apposée sur la photographie). La postérité a un prix, et les efforts a fournir peuvent être dantesques. 

Autre théorie possible, le fait que le labyrinthe présent dans le long-métrage ne soit en fait qu’une cartographie mentale immense de ce qui se passe dans la tête de Jack : complètement perdu, il se laisse aller et ne semble jamais trouver la sortie. C’est d’ailleurs comme cela qu’étrangement le personnage meurt, à la toute fin du film, où après avoir échoué à poursuivre son fils, il gèle dans le labyrinthe de buis. Et si Jack était déjà condamné depuis le début ?

La folie est aussi présente chez le petit Danny, qui a un ami imaginaire prénommé Tony. Celui-ci s’exprime régulièrement à travers le gamin et lui fait voir les visions d’événements passés ou d’événements futurs (il sait ainsi que son père a été choisi comme gardien avant qu’il ne le lui dise). Tony permet à Dany de ne pas se sentir seul, ce qui est souvent le cas pour les enfants uniques.

Wendy finit aussi par avoir des visions cauchemardesques, en tentant d’échapper à son mari. Simple hallucination résultant de la peur ? Est-elle aussi dotée du Shining mais ne le sais pas ? La réponse n’est jamais donnée, et laisse le champ d’interprétation libre. Peut-être s’agit-il également d’un moyen de montrer que le spectateur se perde aussi, possédé par l’attraction de l’hôtel…

De manière humoristique, Kubrick dira de son film qu’il s’agit d’une histoire de fantôme, et que d’une certaine manière, il est optimiste, car répondant à la sempiternelle question : « qu’y a-t-il après la mort ? » . Revoyez de toute urgence ce film d’horreur tout en lumière et en froideur (notre note : 10/10).

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838.Il était une fois une chanson : Here’s to you (Joan Baez).

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Écrite en 1971 par Joan Baez et le compositeur Ennio Morricone, Here’s to you est un hymne pour la paix et la tolérance. C’est un symbole de justice. Bande originale du film Sacco et Vanzetti, elle rend hommage à Nicolas Sacco et Bartolomeo Vanzetti, deux anarchistes italiens qui ont été arrêtés suite à un hold-up dans une usine et d’un double homicide et condamné à mort à la chaise électrique, en 1927 aux USA. En effet, après la Première Guerre Mondiale,  de nombreuses grèves éclatent afin d’obtenir de meilleures conditions de travail pour tous. Devant l’inaction des politiques, des anarchistes causent de multiples attentats qui entraînent la mort de nombreuses personnes.

Cependant, ces migrants italiens furent jugés et la sentence prononcée sans la certitude absolue de leur culpabilité. En effet, il y avait une absence flagrante de preuves. Sacco et Bartolomeo furent accusé sur base de leur réputation d’anarchiste et de prétendus témoignages de personnes qui n’avaient vu les faits que de très loins. De plus, de soi-disant preuves sur base des balles d’armes à feu sont utilisées pour les condamner. Le procès a plutôt voulu faire un exemple en tuant des personnes pour leurs idées anarchistes et moins pour les faits.

La chanson de Baez, que Morricone a lui-même été cherché dans sa piscine, évoque tout cela. Elle ne comprend que 4 phrases, qui correspondent à la défense que Vanzetti a tenu devant le juge. Ces phrases sont répétées à 10 reprises, allant crescendo. Cette balade résonne ainsi de manière forte, et son message est facilement retenu. Il évoque l’injustice, et le fait que la justice triomphera, car c’est ce qui doit se produire…même si un drame est parfois nécessaire.


837.Nouveau record battu !

Aujourd’hui, en ce 18 août 2019, votre blog dévoué vient de battre un record : nous avons franchi le cap des 300 000 visites ! Pour un blog thématique, ce chiffre représente beaucoup, car seulement une poignée d’internautes sont sensibles à son contenu. Pour cela, nous vous disons merci !

Bien à vous,

Le créateur


836.Le monde de Nemo.

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Sorti en 2003, Le monde de Nemo demeure l’un des plus grands succès de l’animation, et l’un des meilleurs films produits par les studios Pixar. Mis en scène par Andrew Stanton (qui réalisera plus tard la suite, Le monde de Dory) et son comparse Lee Unkrich (Toys Story 3), le long-métrage a marqué toute les personnes qui l’on vue, de par sa beauté visuelle, de par son émotion, et de par le voyage initiatique qu’il propose.

Marin, poisson-clown ne rit plus depuis la mort de sa femme Cora et de leurs œufs , tués par un barracuda des années auparavant. Seul rescapé de ce carnage, le petit Nemo, né avec une nageoire atrophiée et que Marin couve énormément, de peur qu’il lui arrive quelque chose. Même le premier jour d’école de ce dernier, le père va jusqu’à suivre le groupe classe, gênant son fils. Celui-ci, pour épater ses nouveau copain, décide d’aller toucher un bateau qui est à la surface de l’eau. Malheureusement, il se fait capturer par un pêcheur et disparaît. Marin, désemparé et ayant tout vu, s’élance à la recherche de son fils : il parcourra les océans du globe jusqu’à Sydney, dans l’aquarium où Nemo se retrouvera  pour le ramener. Sur sa route, Marin va rencontrer bien des dangers (requins, méduses, mouettes, …) et fera la connaissance de Dory, un poisson-chirurgien à moitié amnésique. Cette dernière lui sera cependant fort utile…

Lauréat de l’oscar du meilleur film d’animation en 2004, Le monde de Nemo est avant tout une odyssée sous-marine. Son personnage principal, Marin, va devoir accomplir un très long voyage semé d’embûche (requins, profondeurs abyssales, …) afin de pouvoir retrouver sa famille. Si le pitch a des allures de L’odyssée d’Homer, cela n’est pas du au hasard. Le périple qu’entreprend Marin le fait quitter sa zone de confort, où il a toujours fuit le danger (Ulysse se cache après tout dans le cheval de Troie). Devant faire preuve d’énormément de courage, le papa-poule se retrouve obligé de revoir ses priorités et ne recule devant rien pour retrouver son fils, tel Ulysse voulant rentrer à Ithaque. Peu-à-peu, il prend conscience que son fils est certainement seul et doit apprendre à survivre dans un monde hostile où la loi de la nature règne en maître. Même si cette perspective l’inquiète, il doit l’accepter et espérer que tout va bien. Apprendre à lâcher prise et à trouver la paix est essentiel.

Croisant la route de Dory, un poisson qui dit savoir par où est parti le bateau, Marin se retrouve embarqué dans des situations à la fois compliquées et rocambolesques. Celle-ci, ayant des problèmes avec sa mémoire immédiate, ne va pas franchement l’aider, mais tiendra à l’accompagner. Ce petit personnage comique offre des moments très drôles au film, souvent de manière involontaire. Mais ce poisson va surtout permettre à Marin d’affronter ces plus grandes craintes : car Dory fonce toujours, nageant toujours devant elle, sans jamais se poser la moindre question.

Nemo, quant à lui, se retrouve prisonnier dans un aquarium. Dans cet environnement, il s’oblige a faire des choses dont ils ne se seraient jamais cru capable. Toute sa vie, son père l’a couvé et lui a interdit d’accomplir bons nombres de tâches, prétextant qu’il n’en était pas capable et qu’elles étaient dangereuse. Désormais livré à lui-même, Nemo doit mettre son manque de confiance en lui de côté et devenir un adulte. De la sorte, il va sortir de la bulle qu’avait érigé son père autour de lui, et comprendre que son handicap (la nageoire atrophiée) n’était qu’un prétexte pour rester tranquille. Ainsi, il devient adulte et prêt à se débrouiller seul.

Stanton a du convaincre John Lasseter, fondateur de Pixar, de pouvoir mettre en scène ce long-métrage. Pour y arriver, il lui a présenter pleins d’éléments issus du monde sous-marin et qu’il a rassemblé dans une seule et même pièce…mais en réalité, ce dernier a été convaincu de lancer le projet dès que le mot « poisson » a été prononcé. Comme tout film Pixar, il comprend son lot de clins d’œils cinématographiques : Shining (lorsque Bruce le requin attaque), Indiana Jones et le temple maudit (la cérémonie qui a lieu dans l’aquarium où Nemo est fait prisonnier) ou encore Psychose (la musique de fond lorsque Darla fait son entrée)

L’émotion est toujours au rendez-vous, dans Le monde de Nemo qui évoque ce qu’est la famille et l’angoisse quasi-existentielle de perdre l’autre. Cela touche tout le monde, quel que soit l’âge et délivre un message assez simple dans le fond : il est important de vivre sa vie, et non de se surprotéger en restant dans sa tour d’ivoire (notre note : 9/10).


835.Stardust, le mystère de l’étoile.

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Film fantastique, Stardus, le mystère de l’étoile a été réalisé par Matthew Vaugh (Kingsman) et est sorti en 2007. Il s’agit de l’adaptation du roman du même nom de Neil Gaiman (Coraline), publié en 2001.

L’action se situe au XIXe siècle, en Angleterre. Le royaume de Stormhold est un territoire magique et une terre dangereuse pour les habitants du village voisin, Mur, en raison d’un mur construit afin de séparer les deux lieux. Cependant, le jeune Tristan (Charlie Cox), éperdument amoureux de la belle Victoria, va lui faire une promesse incroyable afin de la conquérir : lui ramener l’étoile qui vient de s’écraser à Stormhold. Cependant, il va découvrir que cette étoile est en réalité une belle jeune fille du nom d’Yvaine (Claire Danes), et que celle-ci n’a pas du tout envie d’être offerte à Victoria. De plus, trois sorcières sont à la recherche de l’étoile, afin de manger son cœur et de retrouver une seconde jeunesse.  La plus terrible d’entre elle, Lamia (Michelle Pfeiffer) est déjà en route. Enfin, le roi de Stormhold (Peter O’Toole) est décédé. Avant de mourir, et afin de départager ses fils pour la succession du trône, il leur a ordonné d’aller récupéré l’étoile. Tristan, le premier à tomber sur Yvaine, va devoir ruser afin de fuir Stormhold. D’autant plus qu’il croisera sur sa route celle de pirates impitoyables, mené par le capitaine Shakespeare (Robert De Niro).

Tel un conte de fée, le film en reprend les codes avec inventivité : Tristan, dans sa quête de l’étoile, croise tout un bestiaire tout droit sorti d’histoires de notre enfance. La sorcière, la plus grande représentante de l’opposant dans ce type de récit, se révèle être à la fois cruelle et monstrueuse. À chaque utilisation de ses pouvoirs, elle vieilli et s’enlaidit. La belle Michelle Pfeiffer incarne avec beaucoup de conviction ce personnage effroyable au rire diabolique, qui va tout mettre en oeuvre pour s’approprier Yvaine, l’étoile. N’hésitant pas à recourir à quelques artifices, on peut la voir transformer des animaux en êtres humains ou encore faire voler des vitres en éclats. Inspirée d’un personnage de la mythologie grecque, mi-humain, mi-serpent, Lamia porte des vêtements de couleurs vertes, avec des lueurs dorées et des zones plus sombre, pour se rapprocher du reptile.

Robert De Niro, dans le rôle d’un capitaine pirate efféminé est incroyablement drôle. Il fait tout ce qu’il peut pour paraître viril et joue les gros dur pour ne pas perdre la face devant son équipage. La scène où il se travesti et danse le French cancan dans sa cabine, alors que son vaisseau est attaqué est tordante. Son navire volant aux allures de montgolfière offre un côté steampunk au récit, qui se rapproche dès lors de la science-fiction.

Les intrigues se multipliant dans l’histoire, celles-ci permettent de donner un rythme plus rapide au récit, et de switcher d’un personnage à l’autre, avant de faire confronter tout ce petit monde dans un final grandiose. Tristan est un personnage maladroit et qui subit les moqueries des gentilshommes de Mur. Pourtant, par amour, il n’hésite pas une seule seconde à tenter ce que personne (à priori) n’avait jamais osé tenter : traverser le mur interdit. Au début du récit, il semble naïf et totalement invisible. À la fin, il semble avoir gagné en courage, en force et en beauté (ce qui est marqué par un changement de vêtements et dans la manière de se tenir). Il évolue en cours de récit, devenant un véritable héros. Claire Danes, dans le rôle d’Yvaine, est une héroïne pure, qui brille…comme les étoiles. Celle-ci va éprouver un amour étrange et pourtant inconditionnel envers Tristan, aveuglé par sa belle Victoria…

À l’origine, le film a failli ne pas voir le jour. Terry Gilliam, pressentit pour réaliser le film, se retire du projet, car il vient juste de sortir Les Frères Grimms et ne souhaite pas se replonger dans l’univers du conte de fée. Ensuite, Vaugh est choisi afin de réaliser le film, grâce au fait qu’il avait beaucoup d’admiration pour le roman. En accord avec l’auteur du livre, de nombreux changements sont opérés, en gommant tout l’aspect sombre et adulte du roman (où le sexe est présent), afin d’insister davantage sur le côté heroic fantasy de l’histoire.

Fanstaque et parfois loufoque, Stardust, le mystère de l’étoile est un film magique, mais qui offre également des moments de romance et d’aventure. Il n’est jamais mièvre. L’usage des effets spéciaux numériques est nombreux mais toujours au service du récit. Cependant, avec les années et les avancées technologiques, ceux-ci ont quelque peu vieilli (notre note : 8/10).


834.Menteur, menteur.

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Fletcher (Jim Carrey) est un avocat de talent qui ne perd jamais : son arme massive est le mensonge, qu’il manie avec succès. Mais il l’utilise à foison également dans sa vie quotidienne. Divorcé de Audrey (Maura Tierney), il est le papa d’un petit Max. Malheureusement, à cause de son il ne voit jamais ce dernier, qu’il adore pourtant et avec qui il est très complice. Déçu après de multiples promesses non réalisée et son absence le jour de sa fête d’anniversaire, Max en vient à souhaiter que durant une journée, son père ne puisse plus mentir…Et il sera entendu. Durant 24 heures, Fletcher sera obligé de dire toujours la vérité. Cela lui causera bien des soucis, mais le ramènera à la raison.

Réalisé par Tom Shadyac, trublion de la comédie avec des films comme Ace Ventura, détective pour chiens et chat et Bruce tout-puissant (tout deux avec Carrey), Menteur, menteur est une comédie traitant de l’importance d’être honnête et des désastres que le mensonge peut causer. Sorti en 1997, le long-métrage offre à Jim Carrey un rôle de composition où il peut montrer toute sa folie (la scène où il tente de dire que le stylo qu’il tient dans sa main est rouge alors qu’il est bleu, sans y arriver, ne contrôlant plus son corps) et faire rire à foison. Incarnant un avocat, l’acteur doit montrer à quel point il est difficile de gagner un procès sans tricher, sans pouvoir mentir…alors qu’il s’agissait de ses méthodes habituelles. Avec son incroyable visage mobile, Carrey fait des grimaces à tout vent et est lâché par Shadyac dans un déluge de gag à tout vent (les pets dans l’ascenseur). La scène où Fletcher est forcé de dire ce qu’il pense réellement de ses collègues est très drôle.

Les seconds rôles sont bien incarnés, tant par Jennifer Tilly, en cliente exigeante et manipulatrice que par Anne Haney, en secrétaire qui doit subir les lubies de Fletcher (notre note : 7,8/10).


833.Il était une fois une chanson…Peace Train (Cat Stevens).

Sortie en 1971, Peace Train (littéralement le train de la paix) est le premier single de l’artiste Cat Stevens qui va figurer au top 10 du Bilboard Hot 100 (à la 7e place). Immense succès, la chanson tente de délivrer un message de paix et d’amour à une époque où la guerre du Viet Nam battait son plein. Tout le monde peut embarquer dans le train de la vie.

Cat Stevens est né en 1948 à Londres. Il doit son nom de scène à une fille qui trouvait que ses yeux évoquaient ceux d’un chat. Après une carrière internationale dans les années 1970, l’artiste met un terme à sa carrière musicale. Il se convertit alors à l’Islam, prenant le nom de Yusuf Islam. Dès lors, il se consacrera à sa foi et à aider les plus mal lotis. Ce n’est qu’au milieu des années 1990 qu’il revient sur la scène, pour le plus grand plaisir de ses fans.

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832.La Quatrième dimension : édition 2019 (première partie, épisodes 1 à 4)

Rangée aux fonds des placards depuis des lustres, la série télévisée La Quatrième Dimension est ressuscitée sous l’impulsion de Jordan Peele, nouveau maître de l’horreur depuis Get Out et Us. Cette première salve de 10 épisodes reprend les grands codes de la série mère (156 épisodes entre 1959 et 1964) : une histoire par épisode, des genres différents mais avec un élément perturbateur fantastique, un générique mystérieux (dont le thème est toujours identique), une chute inattendue -le twist final- et un narrateur. Apparaissant à chaque début et à chaque fin d’épisode, celui-ci est incarné par Peele lui-même, s’attribuant le rôle que Rod Serling, créateur historique de La Quatrième Dimension s’attribuait.

Le résultat est à la hauteur des espérances, la série ayant d’ailleurs été reconduite pour une seconde saison. Le premier épisode, « The Comedian » (« le comédien » en français), suit les péripéties de Samir (Kumail Nanjiani, vu dans The Big Sick), comédien de Stand-up raté se produisant dans un bar et qui se verrait bien devenir une star. Cela tombe bien car après avoir croisé une ancienne star du once-man show, JC Wheeler (Tracy Morgan), il suit son conseil de faire des sketchs traitant de sujets personnels. Cela marche à merveille : il parle de son neveu, de ses collègues,…le public est hilare. Mais tout ce dont Samir évoque dans ses sketchs finit par disparaître réellement et ne jamais avoir existé, seul Samir s’en souvenant… La notoriété a souvent un coup et on l’apprend souvent à ses dépens. Mieux vaut rester soi-même plutôt que de se censurer.

Ensuite, le deuxième épisode est le remake du cultissime « Cauchemar à 20 000 pieds » où un homme, prenant l’avion, était terrorisé après avoir vu à travers son hublot un gremlins en train de grignoter le moteur près de l’hélice. Le réactualisant, la menace vient ici d’un postcast sur un lecteur audio qui annonce le crash imminent de l’avion. La paranoïa et la peur seront assurément au rendez-vous. L’Amérique, après le 11 septembre, est toujours marquée.

Dans  »Replay« , Nina Harisson, une mère de famille afro-américaine, doit accompagner son fils Dorian à l’Université Tennyson où il doit entamer son master en cinéma. Cependant, un policier raciste et malveillant ne va pas leur faciliter la vie, les poursuivant et les accusant de choses qu’ils n’ont pas commise. Nina est équipée d’une caméra qu’elle tient de feu son père et va découvrir l’étonnant pouvoir de celle-ci : revenir en arrière dans le temps. Elle tentera l’expérience à de nombreuses reprise, afin d’échapper au policier et de conduire son fils à l’université. Mais à chaque fois, Nina échoue. Parviendra-t-elle à se débarrasser de cet effroyable personnage ?

Traiter de racisme n’est jamais chose facile : pourtant cette épisode, en décrivant le cauchemar que vivent parfois les afro-américains face aux policiers « blancs » qui les interpellent et les arrêtent sans raison, le fait de manière subtile. Les images sont parfois choquantes, les drames arrivant régulièrement (lorsque l’agent de police tue Dorian, avant que Nina retourne en arrière afin de le ressusciter) mais le message est très clair. Le pouvoir ne doit jamais être donné à ceux qui le détournerait de sa finalité. Et il faut arrêter de fermer les yeux sur ce qui se passe. Il faut le dire clairement, et se dresser contre les abus de l’autorité.

Enfin, épisode de Noël oblige, « Le visiteur » lorgne du côté de la science-fiction. Dans la petite ville d’Alaska, la fête bat son comble dans le bureau du chérif Lane Pendleton (Greg Kinnear, en contre-emploi). Celui-ci, comme tout les Noël, va décider de gracier un prisonnier de la prison et lui rendre sa liberté, l’invitant à rester à la réception afin « d’amuser » ses invités : sauf que cette fois-ci, il s’agit d’un étrange prisonnier en costume (Steven Yeun), d’apparence sympathique, mais qui va causer bien des maux. D’autant que celui-ci n’a jamais fait l’objet d’une quelconque arrestation mais semble avoir atterri dans sa cellule comme par magie…Difficile ici de comprendre le sens de l’épisode, mais l’on peut avancer qu’il traite du fait que l’on sait pertinemment ce que l’on a mais l’on ne sait pas ce que l’on pourrait avoir. On peut remplacer un régime politique parce que l’on n’en est pas satisfait, mais cela peut aggraver la situation, car on peut se retrouver avec un despote. La nature réelle des choses est souvent éloignée de ce qu’elle semble être…


831.Seul au monde.

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Échoué sur une île déserte suite à un accident d’avion, Chuck Noland (Tom Hanks) va être obligé de tout mettre en oeuvre pour survivre. Cet ancien ingénieur de la société de transport de colis FedEx va rester seul durant 4 ans dans ce lieu où la nature règne en maître. Seule la compagnie d’un ballon de volley qu’il baptisera Wilson l’empêchera de sombrer totalement dans la folie…

Sorte de réactualisation de l’histoire de Robinson CrusoéSeul au mon monde, sorti en 2000, est signé Robert Zemeckis. Le tournage s’étala sur plus d’un an en raison du fait que l’acteur principal, Tom Hanks (qui retrouvait Zemeckis après Forrest Gump), qui avait du prendre une vingtaine de kilos pour le rôle, devait ensuite les perdre. Tout fut filmé au Fidji, sur l’île de Monuriki. qui ne comprend aucun habitant.

La manière dont le pauvre Chuck survit semble très réaliste : on le voit faire du feu, pêcher, tenter de faire un radeau (mais la barrière de corail entourant l’île la rend infranchissable). On se rend compte qu’il est finalement assez compliqué de retourner à l’état de nature et d’y survivre…La solitude s’avérant pesante, Chuck compte les jours en traçant des lignes dans sa grotte, et dessine un visage sur un ballon. Ce personnage amical sera son meilleur ami, et son confident : on a toujours besoin de parler à quelqu’un, l’être humain étant naturellement sociable.

Dépouillé de tout, Chuck va découvrir que la vie ne se résume pas qu’à être matérialiste où à son travail mais qu’il y a des choses qui comptent d’avantage. L’essence d’un être humain passe par ses relations avec ceux qui ont de l’importance pour lui. Lorsqu’on est seul, on en vient à regretter cet état. C’est pour cela que Wilson va avoir énormément d’importance pour lui. Il va se consacrer à 100 % dans leur relation et n’aura jamais été aussi honnête qu’avec lui.

Le retour à la civilisation s’avérera à la fois une bénédiction mais également un choc. Il est très difficile de reprendre sa vie là où on l’a laissé lorsque tout a changé. Autrefois, Chuck était en couple avec Kelly (Helen Hunt). Celle-ci, l’ayant cru mort, a refait sa vie avec un autre homme et a désormais un enfant. Le choc qu’elle éprouve en le revoyant est terrible : elle est prête à quitter les siens pour le rejoindre, même si la raison le lui interdit. De bon sens, Chuck devra renoncer à elle.


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