A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique qui apportera toutes les réponses que vous cherchez à propos de tous les sujets.On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.Certains de ses portails sont toujours en construction.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

Image de prévisualisation YouTube

612.The book of Henry.

mers

Susan Carpenter (Naomi Watts) , serveuse et mère au foyer vit avec ses 2 enfants seule depuis que son mari les a abandonné : Henry (Jaeden Lieberher), 11 ans est hyper intelligent, concevant des inventions avec une créativité démentielle, et  très mâture pour son âge, au point que Susan lui demande de régler les finances de la maison et de gérer bons nombres de problèmes, ou se tourne vers lui lorsqu’elle a besoin d’un conseil. Son autre fils, le petit Peter (Jacob Tremblay), adore Henry, et aimerait beaucoup lui ressembler. En face de chez eux vit Christina (Maddie Ziegler, connue pour être la petite fille qui danse dans les clips de la chanteuse Sia), dont le beau-père, monsieur Sickleman, est un homme dangereux, qui abuse régulièrement d’elle…Henry, qui est amoureux de Christina, se décide d’échafauder un plan pour la sauver, qu’il consigne dans un livre…mais il ne parvient pas à mettre le plan à exécution. Susan découvre alors le livre, et se décide à agir et à…tuer monsieur Sickleman.

Colin Trevorrow, le réalisateur de Jurassic World, livre ici, avec Le livre d’Henry, une histoire rondement bien menée, avec des personnages très attachants  : Susan, la maman qui après son travail se détend en jouant à des jeux vidéos et en s’occupant de ses 2 fils (bien que par moment on ait plutôt l’impression que ce soit Henry qui s’occupe d’elle), et qui a gardé, alors que c’est une adulte, une âme d’enfant. Sa meilleure amie et collègue, Sheila, est alcoolique et se sent seule…les 2 femmes se retrouvent fréquemment et boivent « pour oublier ».Le fils ainé de Susan, Henry, s’occupe de son petit frère, le défend lorsqu’on le martyrise à l’école, lui remonte le morale lorsqu’il ne se sent pas très bien, lui permettant d’être appelé le numéro 1 par sa mère,… Henry est décidément une bonne personne, qui est révolté par les injustices et la violence, souhaitant agir et y répondre, car il n’y a rien de pire pour lui que l’apathie…c’est pour cette raison qu’il voudra tout faire pour délivrer Christina -la fille de son cœur- des griffes de son effroyable beau-père, Glenn (Dean Norris). Cette précocité, de la part d’un enfant, est l’émanation d’une grandeur d’âme encore jamais vue auparavant… il comprend tout mieux que quiconque et sait discerner le bien et le mal, alors que bons nombres d’enfant sont en fait relativement innocent. C’est un peu comme si il était déjà un petit adulte, qui aurait sauter les étapes, sans passer par la case enfance…sa mère hésitera d’ailleurs souvent à l’écouter, lui rappelant, qu’au fond, il n’est qu’un enfant… les grands tracas de la vie ne devrait donc pas le concerner…mais il est dedans depuis que son père les a abandonnés tout les 3. Christina, quand à elle, semble muette, en proie à un silence qui l’empêche d’exprimer ce qu’elle ressent. Ses yeux, d’un bleu profond, en dise pourtant beaucoup plus sur elle, dévoilant la tristesse qui est la sienne, ainsi que l’affection qu’elle ressent pour Henry…elle apprécie Susan, qui est toujours gentille avec elle, l’encourageant dans tout ce qu’elle entreprend.

mad

Mais il faut tout de même avouer l’inavouable…le film est émaillé d’un drame épouvantable, qui va rendre le récit mélancolique :  Henry souffre de maux de tête depuis quelques temps, sans se douter une seule seconde de la gravité de ceux-ci. En effet, il s’agit d’une tumeur au cerveau…et celle-ci lui sera fatale. Il mettra tout en oeuvre, dans ces derniers moments, sur le lit d’hôpital, pour échafauder son plan, par amour envers celle a qui il n’a jamais pu avouer ses sentiments, Christina. Le courage dont il va faire preuve vis-à-vis de sa maladie est exemplaire…il voudra que le médecin lui avoue la vérité sur son état, lui demandant si une chimiothérapie ou une opération est possible…lorsque ce dernier lui répondra par la négative, lui ôtant tout espoir de vie, il aura besoin de quelques instants pour faire le point seul…cette seule scène, où il est seul, assis sur son lit, le regard pleins d’émotions est très puissante…il va accepter la mort, alors que son frère et sa mère n’y arriveront pas (du moins pas à ce moment là). Il est terrible de noter, que au moment de rendre son dernier soupir, Henry souhaitera voir une dernière fois le ciel, et la lumière,…et puis murmurera qu’il s’avance vers elle, avant de sombrer dans un ultime sommeil.

Dans le fond, The book of Henry parle de la vie, des choses que l’on perd mais que l’on peut aussi gagner. Et surtout du fait qu’il faut parfois agir et corriger une situation injuste, plutôt que de ne rien faire et d’être un simple spectateur… un film intéressant, même si dur à regarder dans sa première partie tant l’histoire est triste (surtout la scène où Henry parle pour la dernière fois à son petit frère, qui est en larme) avant de changer de registre, dans sa 2e partie…(notre note : 7,8/10).

haa


611.La nouvelle bande-annonce de Star Wars-épisode VIII est spectaculaire !

Dévoilée lundi dernier, la nouvelle bande-annonce de Star Wars-épisode VIII : les derniers Jedi, dont la sortie est attendue pour le 13 décembre prochain, a beaucoup intrigués les fans de la saga, montrant un petit peu les grands enjeux du film…

Image de prévisualisation YouTube

Le film, qui pourrait bien être le plus long de la saga en terme de durée selon certaines rumeurs (on parle de 2h30), reprendra là où le Réveil de la Force s’était arrêté. La bande-annonce montre Rey donnant son sabre à Luke, et commençant sa formation…la puissance de son apprentie semble l’impressionner. Le Jedi évoque aussi son passé, sous forme de flashbacks…signifiant ainsi que nous en saurons un peu plus sur comment il en est arrivé à se retrouver en exil.Les Porgs, mini oiseaux, font également leur apparition, au côté de Chewbacca.

Leia semble en mauvaise posture, en proie au doute et à un fils destiné à en finir avec son passé…au point de faire exploser le vaisseau amiral où sa mère se trouve…Son regard d’inquiétude en dit long. Cet épisode, suite au décès de l’actrice Carrie Fisher, sera le dernier où son personnage apparaîtra.

Le Leader Suprême Snoke se dévoile enfin en chair et en os et semble avoir une maîtrise parfaite de la Force…a-t-il un lien quelconque avec les Jedi ? Qui est-t-il ? Et qui lui a infligé ces effroyables cicatrices ?

Rey semble également perdue, partagée dans cet univers où elle n’a pas encore trouvé sa place…la dernière image, où Kylo Ren lui tend sa main, l’invitant à le rejoindre est saisissante : la fera-t-il passer du côté obscur de la Force ? À moins que les 2 plans ne soient même pas situés dans la même scène…

Quoi qu’il en soit, entre batailles intergalactiques avec ballets aériens de vaisseaux, quête initiatique de soi, où simplement la peur de Luke…ce prochain opus semble être prometteur !


610.Spider-Man Homecoming.

dsz

En ressuscitant la franchise Spider-Man (pour la 3e fois !), oubliant l’épouvantable The Amazing Spider-man 2,  les Studios Marvel-Disney ont trouvé le bon filon, insérant les aventures de l’homme-araignée dans l’immense patchwork qu’est l’Univers Marvel avec ses Avengers. John Watts, au poste de réalisateur, concocte un film à la fois drôle et touchant…annonçant de potentielles suites.Pour incarner Peter Parker, c’est le jeune Tom Holland qui a été choisi, et reprend ainsi le rôle après sa furtive apparition dans Captain America : Civil War.

Le film reprend ainsi après Civil War, où le jeune Peter Parker s’imagine déjà devenir un Avengers, sous la houlette de Tony Stark (Iron Man). Ce dernier lui offre d’ailleurs un costume super-équipé avec de nombreuses fonctionnalités. Mais alors que le Spider-Man s’attend à ce voir confier des missions d’envergures, Stark préfère le « préparer » au mieux, le laissant régler de petits problèmes locaux totalement mineur (comme indiquer le chemin à une vieille dame,…), le faisant néanmoins surveiller à distance par son assistant, Happy ((John Favreau).Tout les jours, Parker le bonbarde de SMS, lui racontant ses prouesses en insistant bien sur le fait qu’il est capable de faire beaucoup plus de choses.Exaspéré, Happy ne prend même pas la peine d’y répondre…mais les lit toutefois.

Conciliant sa vie de super-héros et sa vie sociale, Peter, 15 ans, est avant tout un jeune lycéen …aimant en secret la jolie Liz Allen, la fille la plus populaire de son école.Avec son meilleur ami, Ned, il joue encore au Lego, s’amusant à construire l’Étoile de la mort…notre héros a donc encore le temps de grandir.Sa tante May (Marisa Tomei), veuve depuis peu, tente de l’éduquer du mieux qu’elle peut, tant bien que mal,…le voyant fuguer chaque soir pour aller dans des lieux étranges, pour d’obscures raisons- loin de se douter qu’il exécute sa mission de super-héros- l’obligeant à s’inquiéter pour celui qu’elle considère comme son fils.

mph

Alors qu’il pensait n’avoir que des missions misérables, Peter trouvera un adversaire à sa taille : un personnage d’envergure, ce faisant appelé le Vautour (joué par le génial Michael Keaton). De son vrai nom, Adrian Toomes, celui-ci fabrique des armes, recourant à une technologie avancée, celle des Chitauris, qu’il revend ensuite, où s’en sert pour commettre des braquages…avec son costume, une combinaison ailée, il a tout du charognard près à bondir sur sa proie…

Spider-Man : Homecoming fait le pari de faire revivre un personnage pour lequel tout (ou presque) a déjà été raconté…faisant l’impasse sur la transformation du héros (scène vue et revue ou Peter se fait mordre par une araignée génétiquement modifiée), le long-métrage se concentre directement sur son intrigue, faisant la part belle à l’humour et au gag (on est très loin du Spider-Man sombre et torturé de Sam Raimi). Par exemple, le jeune homme recourt à son téléphone pour se filmer en train d’imiter les autres super-héros des Avengers, se moquant d’eux et réussissant à nous faire rire ! Son amitié avec Ned est aussi l’un des ressort humoristique du film : inséparable, les 2 jeunes ont leur « petit truc », consistant à faire une sorte de salut en se tapant dans la main, chacun ayant la photo de l’autre comme écran sur son téléphone…d’ailleurs Ned saura rapidement la véritable identité de Peter, et en sera fasciné, posant des questions très pointues (et drôles) sur le sujet.

mbv

Michael Keaton, ressuscité depuis son rôle dans Birdman, campe à nouveau un rôle à sa hauteur, jouant le méchant de l’histoire: un personnage qu’il incarne avec brio, sachant le rendre glacial quand il faut, mais qui -il faut bien l’avouer- est très différent des ennemis habituels que l’on a pu voir dans les films de l’homme-araignée : comme opposant, il n’est pas le « fou qui veut anéantir » le monde. C’est un bandit, un petit criminel notoire, mais sans trop se faire remarquer. En fait, sans Spider-Man, personne ne saurait qu’il existe…d’ailleurs, pour un méchant, il se montrera fair-play vis-à-vis de son ennemi, lui donnant même une chance si il le laisse tranquille…chose qui sera impensable pour l’homme-araignée…Les scènes où Adrian revêt le costume du vautour sont très réussies, et le résultat très crédible.Il a réellement l’air d’un oiseau, embrassant l’air avec l’envergure de ses ailes, et ses serres sont acérés…comme prête à bondir sur sa proie.

Le costume de Peter, automatisé et répondant au nom de Karen est l’une des grandes trouvailles de l’histoire. C’est un personnage à part entière, écoutant Peter et lui donnant des conseils, et pas uniquement un armada de gadgets (dont le très utile chauffage…permettant d’être sec et réchauffé lorsque l’on a été mouillé).

À noter aussi, la traditionnelle apparition de Stan Lee, qui est assez facile à repérer. La musique est très en adéquation avec l’histoire, donnant un coup de modernité à la franchise, une sorte de peps, d’énergie (notamment avec le très rock Blitzkrieg Bop des Ramones), collant bien avec le personnage principal et sa personnalité. Tom Holland en fait un personnage très à la mode, et définitivement très cool. Ajouter à cela quelques scènes de bravoure (celle du Ferry par exemple) et vous obtenez un très bon cru (notre note : 8,4/10).


609.Marie Myriam- L’oiseau et l’enfant.

Image de prévisualisation YouTube

Chanson ayant permis à la France de remporter l’Eurovision en 1977…âgée d’à peine 20 ans à l’époque, son interprète, Marie Myriam, livre un titre très beau, où une petite fille très pauvre s’émerveille à la vue d’un oiseau, une colombe en l’occurrence, symbole de paix…elle se met à rêver à un monde plus pacifique. Il y a du beau en ce monde, et même du bon, de l’innocent (comme un enfant). Tout peut être remplis d’amour…


608.Misery.

ohh

Écrivain à succès pour sa série de roman Misery, Paul Sheldon ( James Caan) s’en va dans son chalet, après l’écriture de son dernier livre, afin de se reposer un peu, comme à son habitude. Mais un effroyable blizzard va faire quitter sa voiture du sentier, provoquant un terrible accident…inconscient, il est dans un état critique, les jambes fracturées, souffrant de multiples contusions et blessures. À son réveil, il est confortablement installé dans un lit, dans une chambre situé dans une petite maison. Quelqu’un l’a sauvé : elle s’appelle Annie Wilkes (Kathy Bates), et elle dit être sa plus fervente admiratrice, la saga des Misery lui ayant tout simplement changé la vie. Ancienne infirmière, la femme entend bien le soigner et le conduire à l’hôpital lorsque les routes rouvriront. Celle-ci est en train de lire le nouveau livre de Sheldon, celui qu vient tout juste de paraître : l’enfant de Misery. Elle est loin de se douter qu’il s’agit du dernier tome de la saga, puisque son auteur a décidé de tuer le personnage principal à la fin de l’histoire…lorsqu’elle découvre ça, Annie s’emporte et annonce à Paul que personne n’est au courant qu’il est chez elle…les autorités le recherchent et pense qu’il est probablement mort. L’impulsivité d’Annie et sa violence vont faire vivre un effroyable cauchemar à Paul…d’autant que cette dernière va le forcer à ressusciter le personnage de Misery, en l’obligeant à écrire un nouveau tome…

Réalisé par Rob Reiner, qui avait déjà quelques années auparavant livré pour le cinéma une autre adaptation d’une histoire de Stephen King (avec le mémorable Stand by Me), Misery est un thriller angoissant, dans lequel un écrivain doit faire face à une déséquilibrée mentale qui est sa plus grande admiratrice, sachant tout sur la vie de ce dernier, jusque dans les éléments de vie les plus personnels. Cette dernière lui apparaît d’abord comme la bonne providence, un ange tombé du ciel, l’ayant sauvé et soigné avec un très grand professionnalisme…mais peu-à-peu, il s’avère qu’elle n’est pas aussi lisse qu’il n’y paraît…si Annie l’a sauvé de son accident, c’est parce qu’elle l’a vu lorsque c’est arrivé, car elle le suivait dans sa propre voiture. Elle éprouve une sorte de fascination morbide à son égard, dévoilant des sentiments exaltée par rapport à son oeuvre…comparant Misery à une oeuvre divine. La dame tombe ensuite lentement amoureux de Sheldon, s’imaginant même que cela est réciproque…mais son tempérament émotif est aussi émaillé d’une terrible tendance à s’emporter, et à faire du mal à ceux qui sont sur sa route…Paul en fera les frais à plusieurs reprises, des châtiments physiques corporels lui seront ainsi infligés (on pense notamment à cette scène horrible du sabot, rappelant le sort autrefois réservé aux mineurs).

Alors qu’il explore la maison, dans une scène au suspens haletant, Paul sait qu’il n’a que peu de temps avant que Wilkes ne revienne, aussi il doit faire vite tout en étant en chaise roulante. C’est à ce moment-là qu’il découvre le journal d’Annie et la vérité sur celle-ci : ancienne infirmière, la dame a tué de nombreux bébés dans la maternité où elle travaillait, et a été arrêté, jugée et condamnée pour cela. Mais sa vie a aussi été émaillé d’autres tragédie…puiqu’elle a tué son propre père, est sortie meilleure de sa promotion en évinçant l’élève la plus brillante de sa classe, et a été promue infirmière en chef suite à la disparition de la tenante du titre…Mais Sheldon doit faire attention, lorsqu’il regagne ensuite sa chambre à n’avoir pas laissé de trace pouvant faire penser qu’il a quitté sa chambre, pourtant verrouillé…car Annie est très observatrice, cela tourne même au T.O.C. .

La séquestration de Sheldon par Wilkes sera une longue convalescence où l’homme va avoir du mal à se remettre, ayant d’abord besoin de Novril, une drogue pouvant calmer la douleur mais le rendant passif. Arrêtant d’en consommer, l’écrivain se met à les cacher, élaborant une stratégie afin de mettre fin à son chemin de croix.Pourtant, il y a quand même des moments où Annie, reprenant sa lucidité, se montre charmante, ayant de longues conversations avec Sheldon, dévoilant sa solitude, et combien cela lui pèse. Elle lui passe du Liberace, lui présente sa truie (baptisée Misery),…

admir

La chose la plus cruelle que la dame fait à Paul est de lui demander de brûler le manuscrit qu’il avait écrit après le dernier tome des Misery, Fast Cars, marquant un tournant dans sa bibliographie et s’intéressant aux jeunes de banlieues, car le livre ne lui plaît pas, avec ses gros mots et surtout le fait que cela n’est pas digne de son auteur préféré…en agissant de la sorte, Wilkes demande à Sheldon, de détruire sa propre création, une sorte d’enfant spirituel qu’il a couché sur le papier, après l’avoir porté dans sa tête et que les idées aient germées…mettre le feu à son oeuvre sur un gigantesque barbecue va anéantir Sheldon. Désormais, son esprit sera dicté par Wilkes, lui indiquant la voix à suivre (que Dieu lui-même lui aurait donnée…étrange qu’une femme comme elle soit aussi croyante…) et la nécessité de ramener à la vie Misery, personnage qu’il déteste, mais qui a contribué à sa propre notoriété.

Le film est aussi complété par une enquête policière, menée par l’astucieux shérif de la ville, Buster (Richard Farnsworth), qui va trouver la voiture de Sheldon et se rendre compte que ce dernier n’est peut-être pas mort comme les gens le pense…jusqu’à trouver un infime détail le conduisant directement chez Annie Wilkes.En somme une histoire sans temps mort, bourrée de suspens, riche en émotion, et avec une Kathy Bates, récompensée, pour son rôle par un oscar, cette année-là (notre note : 9/10).

lll


607.The Big Sick.

wqa

Comédie culturelle, The Big Sick raconte l’histoire de Kumail, indien musulman, voulant devenir humoriste, qui tombe amoureux de la jolie Emily (Zoé Kazan), mais qui n’ose pas le dire à ses parents, qui souhaitent le voir se marier avec une indienne. Ainsi, chaque repas de famille est un prétexte pour lui présenter d’innombrables prétendantes, toutes plus séduisantes les unes que les autres…mais rien n’y fait, Kumail aime Emily. Mais lorsque cette dernière apprend qu’il n’a même pas informé ses parents de son existence, elle prend la mouche, se demandant où leur relation peut bien déboucher, et ils rompent tout deux. Peu de temps après, Emily tombe gravement malade, et est transportée d’urgence à l’hôpital…ses parents habitant à plusieurs heures de là, et devant se rendre à son travail, sa meilleure amie contacte Kumail et lui demande de rester auprès d’elle. Lorsque le jeune homme arrive, la patiente n’est pas très heureuse de le voir…le médecin le prend à part, l’informant de la situation : Emily est très malade, mais souffre d’une pathologie inconnue. Il souhaite la plonger en coma artificiel afin d’éviter que son état se dégrade…car elle risque de mourir si il ne tente rien. Kumail accepte alors de signer les papiers pour qu’elle soit entubée et plongée dans le coma. Il prévient ensuite les parents d’Emily de la situation…ceux-ci arrivent le lendemain matin, très inquiet, et prennent rapidement la situation en main :  Beth (Holly Hunter) et Terry (Ray Romano) forme un couple aimant leur fille, mais qui se dissout peu-à-peu depuis que le mari à trompé sa femme, lors d’un voyage d’affaire (une convention mathématique). Beth se montre austère et froie avec Kumail, dont elle sait tout -car sa fille lui raconte absolument tout- et qu’elle ne pardonne pas d’avoir fait souffrir Emily. Terry, d’abord méfiant, se rend compte assez rapidement que le jeune homme n’est pas un mauvais bougre et les 2 hommes deviennent rapidement amis. Tout ce petit monde va veiller sur Emily, toujours dans le coma, s’inquiétant pour elle, et cet événement désastreux va les rapprocher…

Le film est aussi un hommage au comique de Stand-up, où un humoriste parle de sa vie de tout les jours et des événements qui lui sont arrivés, en s’adressant au public face à lui comme si ce dernier lui était familier, comme si il le prenait en témoin, qu’il était concerné. Ainsi, Kumail essaye de percer dans la profession de comique, tant bien que mal, étant bon lorsqu’il parle de ses mésaventures. Il est parfois un peu trop culturaliste, donnant un cours d’histoire de sa propre culture plutôt que de réaliser un divertissement, qui pourrait détendre son public…Sa famille a du mal à accepter le fait qu’il ait choisi cette voie, et sa mère souhaiterait le voir embrasser une carrière d’avocat.

Sa culture lui impose d’épouser une femme de la même origine ethnique que lui. Mais Kumail n’en a que faire des traditions…il n’est même pas croyant ! Et lorsqu’il est « sensé » prier 5 fois par jour, le jeune homme en profite pour jouer à des jeux vidéos ! Sa mère est très attachée aux rites de son peuple, et ne tolère pas les déviances. Elle lui présente donc, à chaque repas, une nouvelle prétendante, parmi les filles les plus sollicitées, prétextant que c’est le hasard qui fait que toutes ces demoiselles se présentent chez eux…Lorsque Kumail avouera à sa famille l’existence d’Emily, tous le renieront. Sa mère tournera la tête, et ne prononcera plus un mot en sa présence…du moins, c’est ce qu’elle semblera penser. Au fond d’elle-même, elle voudra toujours avoir de ses nouvelles, même si il lui sera désormais impossible de le côtoyer.

La relation entre Kumail et les parents d’Emily sera également intéressante : si de prime abord, le contact ne passera pas, à force de le voir et grâce à son implication dans la vie d’Emily, les nœuds vont se dénouer, apaisant les tensions existantes. Les 3 personnages vont même devenir très proches, partageant des choses très personnelles. La mère d’Emily en viendra même à prendre la défense de Kumail lorsqu’un spectateur se moquera de lui lors de son one-man show, ou à souhaiter qu’il « fasse » partie de leur vie.

Emily, à son réveil du coma, n’aura pas le comportement souhaité par le spectateur : il est toutefois logique qu’elle ne sache pas tout ce que Kumail aura fait pour elle durant son long sommeil…d’autant que cette longue attente elle l’aura vécue comme si quelques instants s’étaient écoulés, sans se rendre compte qu’elle a subie quelque chose de grave…comme si elle était toujours celle qu’elle était avant, sans jamais avoir été dans le coma. Autrement dit, dans sa tête, Kumail ne lui apparaît pas comme étant l’amour de sa vie, mais bien un individu méprisable car il l’a faite souffrir…pourtant, elle éprouve encore des sentiments pour lui. Ils semblaient même ainsi fait l’un pour l’autre. Sera-t-elle prête à le reconnaître ? Bref, un film touchant (notre note : 8/10).


606.Ed Sheeran- What do I know ?

Image de prévisualisation YouTube

605.Looper.

poh

En 2074, le voyage dans le temps a été rendu possible.C’est une avancée majeure qu’il ne faut pas utiliser à la légère au vu des conséquences qu’elle peut engendrer…néanmoins, les organisations criminelles qui souhaitent se débarrasser de certains individus y recourent afin d’envoyer leur victime bâillonnée et ligotée dans le passé pour la faire exécuter par un Looper, un tueur à gage professionnel qui vit à cette époque. Ainsi, personne n’est au courant de leur meurtre et il est plus facile de se débarrasser des corps…Ces Looper tuent sans savoir l’identité de leur victime, recevant les ligots attachés à leur dos, sous leurs vêtements. Ils ont l’obligation d’éliminer leur cible…au risque de le payer de leur vie.Cependant, ils doivent tôt ou tard « boucler leur boucle« , c’est-à-dire se tuer eux-même, si leur alter ego du futur leur apparaît…une fois fait, ils arrêtent d’être des tueurs, redevenant de simples civils, ayant le droit d’aspirer à un peu de beau temps, durant quelques années, avant de se voir ramener dans le passé pour se faire descendre par leur double du passé. Le secret des Looper est ainsi jalousement gardé, offrant tout de même aux principaux intéressé une vie d’un niveau plus élevé sur le plan financier.

Joe (Joseph Gordon-Levitt) est l’un d’entre eux. Un jour, alors qu’il doit tuer une personne, il découvre que l’homme qu’on lui envoie n’est pas bâillonné et n’a pas la tête couverte d’un sac en tissus…et qu’il n’est personne d’autre que lui-même, mais avec 30 ans de plus !!! N’hésitant pas une seconde, le jeune Joe tire sur le vieux, mais loupe sa cible. Cette dernière l’assomme et s’enfuit…Mais cet échec n’est pas sans conséquence…traqué par les autres Looper, Joe est désormais une cible à abattre, car il n’a pas remplis correctement sa mission, et que la présence d’un homme d’une autre époque dans son temps peut gravement altérer l’avenir…Jack Abe Mitchell (Jeff Daniels), venus du futur, recrute les Looper et veille à ce qu’ils remplissent bien leurs missions…il compte avec lui de nombreux hommes de mains lui obéissant au doigt et à l’œil…cependant ses directives lui sont dictés d’en haut, par les organisations criminelles du futur.

En 2044, 10 % de la population est atteint d’une mutation génétique leur permettant de développer des facultés de télékinésies, permettant de faire léviter des objets.La plupart ne savent cependant que faire voler une simple pièce de monnaie, ce qui n’en fait pas des individus super puissants.Ils sont appelés les TK.

pjk

Le vieux Joe (Bruce Willis), dans le futur, a connu une vie de grand banditisme après la fin de ses activités de Looper…mais il a également eu une femme et beaucoup de bonheur. Celle-ci, sera abattue par les syndicats du crime, et lui sera attaché, afin d’être envoyé dans le passé pour y être tué…mais le vieux Joe parvient à se libérer et abat ses ravisseurs. Toutefois, il part pour le dans le but de rencontrer le jeune Joe, l’assommer, et le convaincre de fuir les Looper le traquant. Mais le jeune ne l’entend pas de cette oreille, et souhaite l’abattre pour achever sa mission…mais aux yeux des siens, il n’est qu’un traître à cause de son échec…Le vieux Joe est désormais libre dans le passé, traquant celui que l’on nomme dans le futur le Rainmaker, un TK surpuissant à la mâchoire en acier, qui dans l’avenir ferme les boucles temporelles des Looper. Le vieux Joe le considère ainsi comme le responsable de la mort de sa femme. Il a avec lui les coordonnées de 3 habitations où ce dernier devrait ce trouver…ce qui fait en tout 3 personnes à abattre…3 petits garçons…suite à une discussion avec le vieux Joe qui tourne court, le jeune Joe est informé de ces intentions…il se rend alors dans l’une des maisons, une ferme perdue au milieu de vastes étendues de champs.Il a l’intention d’abattre le vieux Joe, afin qu’on ne le traque plus. Dans la demeure séjourne une mère, prénommée Sarah (Emily Blunt), qui vit avec son petit garçon, Cid…ce dernier est en fait celui qui plus tard s’appellera le Rainmaker. Peu à peu, Joe se prend d’affection pour l’enfant…

Pour son troisième film, le réalisateur Rian Johnson ( dont le Star Wars : épisode VIII est attendu en décembre), signe une histoire originale au scénario complexe. Dans ce vaste labyrinthe, il faut être bien concentré afin de ne rien louper et de tout comprendre…d’autant que le spectacle est bel et bien au rendez-vous !

L’histoire est ingénieuse : la mafia du futur, afin de se débarrasser des individus gênants sans bavures et surtout dans le secret le plus total recourt au voyage dans le temps (qui lui-même est illégal !) pour les envoyer dans le passé, où des agents vivant à cette époque se chargent de la sale besogne. Il faut dire que chaque humain a une nano-puce en lui et leur mort peut vite être connue par les autorités, pouvant localiser le corps…Ces Looper sont gracieusement payés pour leur service si ils mènent leur mission à bien…dans le cas contraire, ils sont éliminés. C’est souvent le cas lorsqu’ils doivent se tuer eux-même…certains ne parvenant pas, par conscience morale (c’est difficile de prendre la décision de se « suicider »…), à faire le choix de se débarrasser de leur double du futur…le plus simple consiste alors à les tuer, ainsi leur double de l’avenir n’est sensé ne jamais avoir existé…et la boucle du futur anéantie. La scène où Seth (Paul Dano), un vieux Looper voit ses membres disparaître un-à-un car son alter ego du passé est torturé, jusqu’à s’évaporer, est assez explicite.

Le long-métrage joue avec les boucles temporelles, faisant même comprendre au spectateur que le futur n’est pas joué d’avance, et que les personnes du passé, peuvent le changer pour le réécrire.Au début du film, le Joe du futur arrive dans le passé, assomme le jeune Joe, et lui écrit un message sur son dos, où il mentionne un lieu de rendez-vous afin de lui parler : les 2 hommes se rencontrent un peu plus tard, et le plus vieux finit par convaincre le plus jeune de fuir et de mener sa vie loin du monde des Looper…il part ansi en Chine, avec ses lingots d’or…les années passent, il se retrouve sans le sous à cause de son train de vie excessif, l’obligeant à commettre quelques délits, et le faisant au passage rencontrer l’amour de sa vie….vieux, en 2044, il est capturé, mais se libère, se renvoyant lui-même dans le passé…réchappant (encore) à son double de 2044. L’histoire semble prendre une tournure cyclique…au point de finir à penser que les événements se sont déjà produits et se reproduisent à l’infini (d’où l’hypothèse des boucles multiples), bien que la boucle va se réécrire…puisque chaque action d’un personnage peut être différent de la boucle temporelle d’origine, ouvrant ainsi une nouvelle boucle, où quelque chose à changé…

Les liens qui vont unir le jeune Joe au petit Cid sont très fort, presque comme si le Looper serait le père que l’enfant n’aurait jamais eu, un être qui comprend ce qu’il ressent. Le gamin n’a pas de père et celle qu’il considérait comme sa mère -la soeur de Sarah qui l’a élevé- est morte sous ses yeux…Joe aussi est orphelin…leur passé commun a tout pour les unir.

Entre Sarah et Joe se noue une relation particulière : si dans un premier temps la femme se méfie de l’inconnu et lui interdit d’approcher Sid, elle commence à lui faire confiance peu-à-peu. Entre les 2, il y aura une petite aventure d’un soir, mais qui ne sera pas de l’amour : juste une façon de se soulager mutuellement.

Les rapports entre Sarah et Sid sont par contre ceux d’une famille recomposée : elle tente tout pour reconquérir son coeur, mais le petit ne la considère pas vraiment comme sa mère…néanmoins, il est très attaché à elle. Le film montre ce que sont les liens familiaux, et l’amour qui peut unir les différents membres qui les possèdent. De plus, il est permit de penser que Joe jeune va avoir une bonne influence sur Cid (diminuant ainsi les chances qu’il devienne le rainmaker)…alors que sans cela, il aurait peut être finit par tuer sa propre mère accidentellement, dans un excès de colère, et par devenir…le Rainmaker !

rrr

Sid est un enfant TK au potentiel très élevé, qui a du mal à canaliser son énergie et sa puissance, pouvant s’emporter jusqu’à faire exploser les objets, les dématérialisant et les faisant disparaître. Ce qui, dans une boucle temporelle du futur pourrait faire de lui le Rainmaker serait la mort de Sarah, sa mère, et le manque de repère et d’éducation que cette dernière aurait pu lui inculquer…c’est du moins ce que celle-ci croit. Au début, le jeune Joe est un peu sceptique, voulant même tuer le petit garçon lorsqu’il voit l’étendue de son potentiel…comme si génétiquement, celui-ci représentait une menace. Pourtant, en s’identifiant à lui, il finit par être convaincu par les dires de Sarah…mais au fond, comment être sur qu’il ne deviendra jamais le terrible criminel qu’il était appelé à devenir dans une des boucles temporelles du futur ?

Autre interrogation : si l’on part du postulat que Joe tue Sarah, alors Sid devient le Rainmaker. Mais Joe vient du futur et sa femme est morte à cause du fait que Sid est le Rainmaker…il s’agit donc d’un paradoxe ! Un peu comme dans le film Terminator, où le père du héros John Connor, Kyle Reese, vient du futur, et est ansi plus jeune que son fils !

Joe est un personnage plus complexe qu’il n’y paraît : sa version jeune est, de prime à bord, égoïste, ne pensant qu’à l’argent (n’hésitant pas à dire où Seth se cache afin de ne pas perdre ses lingots), mais peu-à-peu, pense moins à lui et à ces aspirations personnelles, jusqu’à la scène finale, où il fait un choix qui est purement désintéressé…sa version plus âgée parait plus sage et plus mure, s’étant assagi avec les années, mais au final, est prête à commettre des meurtres horribles, tuant de jeunes enfants innocents , pour le confort de sa vie personnelle…pourtant, il s’agit de la même personne, ce qui est d’autant plus paradoxal. Leur but diverge progressivement, et n’est plus commun…le jeune Joe s’écarte du chemin que le vieux avait autrefois prit…

Film complexe et à tiroir aux hypothèses multiples, Looper permet de réfléchir et d’énormément s’interroger. De la science-fiction intelligente, sans nulle doute possible. Il traite de l’importance de l’éducation, permettant à l’enfant de suivre une route correcte, où il ne fera (en principe) pas le mal (notre note : 9/10).

zoom


604.J.J. Abrahams réalisera Star Wars épisode IX.

Alors que la sortie du 8e film de la saga Star Wars est attendue en décembre prochain, Disney a annoncé que le cinéaste Collin Trevorrow ne s’occupera plus de l’épisode 9, puisqu’il a été licencié ! L’homme, qui avait été engagé uniquement suite au succès de son Jurassic World en 2015, n’avait pas du tout la même vision de la saga que celle des producteurs, et notamment de Kathleen Kennedy, la présidente de Lucasfilm,…ce qui aurait entraîné de nombreux différents.

La question était donc de savoir qui le remplacerait. Et la réponse n’a pas tardée : il s’agira de J.J.Abrahams, qui avait réalisé Star Wars-épisode VII, en 2015. L’homme est un habitué de la science-fiction (Star Trek, Super 8,…) et aura ainsi la lourde tâche de conclure la trilogie…espérons qu’il se montrera créatif et surprendra les fans de l’univers de George Lucas…


603.Les aventures d’un homme invisible.

Surfant sur la vague de romans de science-fiction de H.G.Wells, et sur Les mémoires d’un homme invisible de Harry F.Saint, le cinéaste John Carpenter, signait en 1992, un film oscillant entre humour et anticipation, loin de ses créations habituelles (ChristineHalloweenFog,…), plus proche du long-métrage d’épouvante et fantastique, exorcisant les peurs de sa société.

szq

L’histoire tient en quelques lignes (preuve qu’il suffit parfois de peu pour faire un bon scénario) : Nick Halloway (Chevy Chase) est un scientifique assistant à une conférence donnée par un éminent professeur dans le centre de recherche où il travaille…mais alors qu’il va aux toilettes, il ne se rend pas compte qu’une tasse de café renversé par un des responsables provoque un cours circuit, donnant lieu à une explosion, obligeant tout les gens à fuir le bâtiment…mais en réalité, le bâtiment existe toujours : il est juste devenu invisible…mais Nick aussi ! Personne ne peut le voir, pas même lui-même ! Mais il peut se faire entendre ou remarquer si il crée du grabuge…alors que la police arrive sur les lieux, constatant l’étrange phénomène qui se joue sous leur yeux, la C.I.A. et plus particulièrement l’un de ses agents, David Jenkins ( Sam Neill, le professeur Grant de Jurassic Park) se rend compte de sa présence et n’aura de cesse que de le traquer, partout où il ira, ayant l’ambition d’en faire un espion officiant pour le pays et un cobaye pour de nouvelles expériences…désormais, Nick n’est plus en sécurité nul part…

À la différence de ses longs-métrages habituels, John Carpenter réalisait, avec Les aventures d’un homme invisible, une comédie de science-fiction, où son personnage principal, se retrouve, bien malgré lui, complètement invisible. Ce qui donne lieu à des situations plutôt humoristiques, comme lorsqu’il marche dans la rue, devant esquiver chaque passant fonçant sur lui, où encore lorsqu’il doit retirer ses vêtements visibles, quand il est repéré et poursuivi par des agents de la C.I.A.. Il faut également mentionner le moment où Nick veut rentrer chez lui en taxi, et va assommer un homme, le contrôlant en le tirant, le faisant avancer de façon gauche, et le faisant parler en bougeant ses lèvres à l’aide de ses mains…la scène est probablement la plus drôle du long-métrage ! Carpenter a compris qu’il était intéressant que le spectateur voit Nick en chair et en os, dans le film, alors qu’il est invisible pour les autres protagonistes de l’histoire, afin de mieux pouvoir comprendre les situations auxquelles il s’expose. En réalité, Nick Halloway n’avait jamais pris conscience qu’il était totalement invisible au regard de ceux qui le connaissait…en le devenant réellement , il va prendre conscience de sa condition, et devra l’accepter.

Le film offre également une belle romance entre Nick et la jolie Alice Monroe (Daryl Hannah, la sirène de Splash). Cette dernière n’a rencontrée qu’une seule fois Nick lorsqu’il était visible, et va tomber amoureuse de lui, le rendant visible, à ses yeux, offrant un sens à la vie de l’homme, qui, jusque là en était dépourvue. La scène où elle le touche, alors qu’elle ne le voit pas est d’une grande tendresse, un peu comme un aveugle devant imaginer ce que le sens du toucher a à lui offrir.Et celle où la pluie le rend visible, révélant ses traits et les contours de son corps, permettant à Alice de le voir, est d’une grande beauté, les gouttes de pluies s’amoncelant, formant une forme humaine…

aaa

Sam Neill joue également un rôle intéressant (un méchant très réussi), en la personne de David Jenkins, agent de la C.I.A. traquant, avec son équipe, Nick. Son déterminisme et sa ténacité sont sans équivoque, ne laissant pas une seconde de répit au héros, recourant à des pistolets de peinture rouge pour le rendre « visible »,  finissant même par enlever celle qu’ il aime. La scène où Nick lui rend une petite visite dans son bureau, et reste caché, à attendre que David se retrouve seul, avant de lui faire peur, lui braquant un pistolet sur la tempe, prend des allures de comédie burlesque, offrant un grand moment de rire, où Sam Neill se contorsionne dans tout les sens, avec une arme collée à son front, mais qui ne semble rattachée à rien.

Au final, c’est un Carpenter anti-conformiste qui livre une fable intéressante sur le fait que l’on ne fait que passer dans la vie des gens, sans être nécessairement important pour eux, et que, seulement pour une poignée d’êtres humains, notre existence à vraiment de l’importance…de plus les effets visuels passent toujours très bien (notre note : 8/10).

htr


12345...62

Jean-Michel, jour après jour. |
Emmawatsonning |
Videopassion07 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la vie est belle !
| Freddyvsjason
| Ilmiocinema