A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique : On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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925.Les Parfums : bande-annonce.

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924.Un Prince à New York.

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Dans Un Prince à New York, comédie survolée de John Landis sortie en 1988, Eddie Murphy campe le prince Akeem de Zamunda, qui a l’âge de 21 ans doit épouser sa promise, une fille de haut rang qu’il n’a jamais vu. Mais le Prince souhaite pour une fois dans sa vie faire les choses lui-même, et décide d’aller à New York pour trouver l’amour. Le roi, sous le trait de l’immense James Earl Jones- voix de Dark Vador et du Roi Lion-, lui donne 40 jours pour profiter, avant de revenir épouser sa destinée. Avec son ami Semmi (Arsenio Hall), Akeem s’en va pour les USA : il va faire croire à tous qu’il est un homme pauvre afin d’être sûr que la femme qu’il rencontrera ne l’aimera pas uniquement pour son argent. Il travaillera ainsi dans un fast-food concurrent d’une enseigne célèbre…

Grand succès de l’année 1988, Un Prince à New York est un l’un des jalons de la carrière d’Eddie Murphy, alors star incontournable, qui campe le rôle d’un Prince qui n’a jamais rien fait par lui-même dans la vie, et qui ne marche que sur des pétales de roses que des serviteurs déposent devant lui. Le royaume de Zamunda est son fief mais il ne l’a jamais quitté. Aussi, lorsqu’on lui présente, au terme d’une cérémonie grandiose (avec une chorégraphie endiablée), une femme qui toute sa vie a été préparée à l’épouser et n’a aucun autre goût que les siens, c’est le drame : il décide de faire les choses par lui-même pour la première fois de sa vie.

Le New-York qu’il choisi de visiter est celui du quartier de Brooklyn, coin plus pauvre de la ville : Akeem et Semmi se font dépouiller leurs valises, ils décident d’habiter dans l’appartement le plus miteux possible… les scènes s’enchaînent et les situations cocasses également. Eddie Murphy, grimé comme jamais campe près de quatre rôles différents, allant du Prince au coiffeur de quartier, en passant par le client juif du salon de coiffure. Son éternel sourire est toujours au rendez-vous, même dans les difficultés qu’il rencontre. Arsenio Hall joue aussi quatre personnages différents, chacun étant fort truculents.

John Landis, farceur, parsème son film de quelques apparitions marquantes : Samuel L. Jackson en braqueur de McDowell, Cuba Gooding Jr en client du salon de coiffure ou encore Don Ameche et Ralph Bellamy qui reprennent leurs rôles de Un fauteuil pour deux, autre film de Landis avec Murphy dans le rôle-titre. Donna Summer a également droit à quelques secondes, lors du « speed-dating » dans la boîte de nuit.

Cerise sur le gâteau, plus de 30 ans après, une suite au film sortira en décembre 2020 :  Eddie Murphy retournera donc à New York, avec son complice Arsenio Hall (notre note : 9/10).


923.La dernière vie de Simon.

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Simon, 8 ans, est orphelin. Moqué pour sa timidité et sa petite taille, le garçon se sent bien seul. Alors le soir, il s’évade grâce à son don extraordinaire : en effet, Simon est capable de se métamorphoser en une autre personne. Il lui suffit pour cela de l’avoir touché au moins une fois auparavant dans sa vie. Au cours d’une journée de rencontre avec de potentielles familles d’accueil, il fait la connaissance de Thomas, et de sa sœur Madeleine. Il devient immédiatement ami avec eux et se retrouve régulièrement invité à passer le weekend dans leur grande maison. Mais un jour, un drame survient : Thomas disparaît suite à un banal accident, et Simon, ne sachant trop que faire, décide de prendre sa place, prétextant que c’est Simon qui est décédé. Les années passent et Simon, sous les traits de Thomas,  mène une vie prospère… jusqu’au jour où il décide de revivre en tant que Simon.

Avec La dernière vie de Simon, Léo Karmann réalise un film fantastique touchant de bout-en-bout : Simon (Benjamin Voisin) détient un pouvoir extraordinaire qu’il ne peut expliquer, mais qui aura un impact important sur son existence, puisqu’il va choisir de vivre la vie de quelqu’un d’autre. Pourquoi fait-il cela ? Pour ne pas perdre sa famille, lui qui a toujours voulu en avoir une. Et surtout pour ne perdre de vue Madeleine (Camille Claris), qu’il aime d’un amour profond et sincère…d’autant que celle-ci aimait Simon, et ne s’est jamais vraiment remise de sa mort brutale. Autrement dis, leur amour semble impossible. Ou les dés semblent pipés d’avance. On est pas loin du Cid, de Corneille.

Long-métrage français, on pouvait craindre que le résultat ne soit pas à la hauteur des enjeux : il n’en est rien. L’ombre de Spielberg semble même planer au-dessus du film, tant le thème de l’enfance est présent de bout-en-bout. La magie se mesure à ce tour de passe-passe par lequel Simon épouse le corps de tout ceux qui ont croisé sa route, partageant également leur souffrance en plus de leur aspirations. L’élément fantastique -marqué par des effets spéciaux réussis- transcende tout ceux qui l’observent : il n’y a qu’à voir la tête des policiers ou des parents de Simon lorsqu’il assiste à l’étrange phénomène. Il marque profondément les personnages, qui bien que pétrifiés, vont aller à sa rencontre, finissant même par pourchasser le mystérieux être.

Simon aura vécu plusieurs vie au cours du récit, bien souvent en choisissant des chemins qui ne lui était pas destiné. Et si au fond, la vie n’était rien d’autre qu’une grande gare avec plusieurs trains, menant à des choix différents en fonction de nos envies ? À la fois poétique, touchant et à grand spectacle, voici un film transcendant (notre note : 9/10).


922.Le facteur sonne toujours deux fois.

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Frank Chambers (Jack Nicholson), un pauvre vagabond a trouvé un emploi comme pompiste dans une station-service. Il travaille pour monsieur Nick Papadakis, un homme riche et propriétaire d’un restaurant situé à côté de la station d’essence, et dans lequel cuisine sa jeune femme, Cora (Jessica Lange). Lorsqu’il la voit pour la première fois, c’est le coup de foudre pour Frank : il va tenter de la séduire, et deviendra rapidement son amant. Ensuite, il tentera de se débarrasser du mari encombrant…

Mis en scène par Bob Rafelson, cette adaptation du roman de James M. Cain est en réalité également un remake du film Le facteur sonne toujours deux fois, sorti en 1946, et mettant en vedette Lana Turner et John Garfield. Il marque aussi les retrouvailles entre Nicholson et Rafelson, ami de longues dates, après Cinq pièces faciles, The King of Marvin Garden et avant Man Trouble  et Blood and Wine.

Film noir, Le facteur sonne toujours deux fois choque parfois par son propos : Frank tente de séduire Cora de façon maladroite, et celle-ci tente de résister à cet homme dans une scène osée qui fait penser qu’elle est violée, avant de consentir à la demande et de « succomber » au personnage. Les élans de sensualités exacerbés sont légions et surprennent quelque peu, bien que Cora semble être mariée avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle, qui la fait travailler à outrance, mais ne la bat pas et tient à elle, et que le jeune Nicholson arrive à un moment de sa vie où elle aimerait sans doute que les choses changent. Le meurtre du mari se révèle plus compliqué que prévu, et Frank se retrouve à devoir tabasser Cora et inversement, afin de pouvoir faire croire à de la légitime défense. L’intermède judiciaire sera complexe, mais la prestation convaincante de leur avocat fera mouche. Leur passion continuera ensuite de façon brève, mais fulgurante, jusqu’à un final brutal et tragique. Ils s’aimeront, se détesteront et se retrouveront.

Comme à son habitude, Nicholson est impérial, ici dans le rôle de Frank, un homme dont le maître mot est la combine. Jessica Lange, à la beauté fulgurante, est à la fois sensuelle et calme. Sans être aussi abouti que le film original de 1946, le long-métrage aborde l’aspect sexuel de l’histoire de façon plus exacerbée (notre note : 7,5/10).


921.Locke & Key : série fantastique sous tous rapport.

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Suite à la mort de leur père, assassiné sous leurs yeux, Tyler, Kinsey et Bode Locke partent vivre avec leur mère dans la demeure familiale, Keyhouse, afin de faire leur deuil et redémarrer une vie nouvelle. Cependant, le benjamin, Bode, découvre de mystérieuses clés magiques dotées de pouvoirs extraordinaires, comme celui de rentrer dans sa propre tête, de devenir un fantôme où celui de mettre le feu à tout ce qui est. Ces objets semblent intrinsèquement liés à leur défunt père et à une partie de sa vie dont il n’a jamais parlé à personne. Cependant, Bode fait également la connaissance de Dodge, une femme qui semble prisonnière de Keyhouse, et qui va se révéler être un être vil et cruel dont le seul et unique but sera de s’approprier les clés…

À l’origine une série de comics de Joe Hill (le fils de Stephen King) et Gabriel Rodriguez, Locke & Key a tenté de percer sur le petit écran depuis 2010. Un épisode pilote, avec Miranda Otto a même vu le jour en 2011, mais ne sera jamais diffusé à la télévision. Finalement, sous l’impulsion de Netflix, l’adaptation a vu le jour : sans être aussi féroce que la BD éponyme dont il est issu, Locke & Key parvient à trouver le ton juste, c’est-à-dire celui d’une série télévisée combinant éléments fantastiques et horrifiques et des thèmes comme la perte d’un proche et la reconstruction d’une personne. Laysla De Oliviera, dans le rôle de Dodge, entité maléfique mais sorcière à la beauté divine, campe un personnage délicieusement diabolique. Les 3 enfants Locke sont également tout trois très bon dans leur rôle, entre l’ado turbulent, la fille traumatisée et l’enfant curieux, ils donnent le ton juste à la série.

Les dix épisodes de cette première salve passent rapidement à la houlette du binge-watching, chacun dévoilant une clé et son pouvoir par chapitre environ, donnant une furieuse envie de découvrir la suite, d’autant plus que le twist final crée la surprise (notre note : 9/10).


920.Mars Attacks !

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Avec Mars Attacks !, sorti en 1996, Tim Burton concoctait à la fois un film de science-fiction style année 50-60 et une satire sociale grinçante sur l’Amérique. Avec un scénario tenant sur un mouchoir de poche, il réalisait là un film empli d’humour et avec des moyens ridicules, là où la mode était aux effets-spéciaux dantesques.

Les martiens débarquent sur la Terre : un message annonce leur arrivée imminente sur les ondes radios. Ils viennent en paix Tout le monde est surprit de cette venue et la prépare avec un comité d’accueil composé du gratin national, de membres de l’armée et de plusieurs politiciens. Cependant, il n’en sera rien : les Martiens viennent en réalité prendre possession de la Terre et tuer ses habitants. Ils vont nous imiter en se moquant de nous (la femme plantureuse sous les traits de  l’étrange Lisa Marie), nous utiliser dans d’effroyables expériences, nous arnaquer avec des protocoles de paix et nous observer avec délectation : en somme, Mars attaque.

Convoquant une pléiade de stars à cet odieux jeu de massacre, parmi lesquelles on peut citer Jack Nicholson (en président des États-Unis dépassé), Glenn Close, Annette BeningPierce BrosnanNathalie Portman, Danny de VitoMichael J.Fox ou encore Tom Jones, Tim Burton se prend pour Ed Wood, le pire réalisateur de tous les temps, avec ce film kitch à outrance, tant dans l’apparence de ces martiens puisée dans un jeu de cartes à collectionner Topps mimant une invasion extra-terrestres que dans son utilisation de tasses pour donner vie à ses soucoupes volantes.

Toujours délirant, Burton utilise ses Martiens comme un instrument de destruction massive des fleurons de la culture américaine : la chambre du congrès est incendiée, le président tué par une poignée de main mortelle en signant ce qui s’avérera être un accord de pacotille, le drapeau américain brûlé, le Mont Rushmore voit ses têtes refaites, la gestion du pays est confiée à des gens qui n’y connaissent rien, les scientifiques ne sont pas de grands génies … La société est pourrie jusqu’à l’os, ces citoyens ne faisant que consommer et n’étant pas plus étonné que cela en découvrant les visiteurs d’ailleurs pour la première fois. Les jeunes semblent blasés et ne parlent plus vraiment avec leurs parents. L’humour noir, cher à Burton, est omniprésent.

Du côté des Martiens, le bilan n’est guère plus brillants : ils sont complètement idiots. La Country music, style musical pas au goût de tous aura raison de ceux-ci. Et le véritable héros de l’histoire ne sera pas issu des forces de l’ordre -incapables d’assurer la protection de la population-, mais bien du petit-fils d’une vieille dame qui viendra secourir sa grand-mère oubliée de tous. Comme toujours, chez Burton, le véritable héros a le profil discret (notre note : 9/10).


919.Bad Romance-Hildegard von Blingin’ (Cover Lady Gaga).

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918.Stand By Me.

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En adaptant la nouvelle Le corps, tiré du recueil Différentes saisons de Stephen King, le cinéaste américain Rob Reiner a offert au monde l’un des plus beaux films sur l’enfance et sur l’amitié. Il suit les aventures de quatre jeunes qui vont entreprendre un long voyage, dans l’Amérique de 1959, afin de retrouver le corps de Ray Brower, un garçon de leur âge qui a disparu.

La bande des quatre

Pour incarner la petite bande, Reiner convoque tout d’abord Will Wheaton, future star de Star Trek et qui jouera son propre rôle dans The Big Bang Theory, à qui il donne le rôle principal, c’est-à-dire celui de Gordie La Chance, un garçon timide, vivant dans l’ombre de son frère disparu (John Cusack, dans l’un de ses premiers rôles), et rêvant de devenir écrivain. Ensuite, Corey Feldman, star des Goonies, dans la peau de Teddy Duchamp, le provocateur de service, toujours en colère à cause d’une vie familiale difficile, et Jerry O’Connel dans celle de Vern Tessio, gamin rondouillard geignard. Enfin, River Phoenix, acteur parti trop tôt, pour incarner le personnage de Chris Chambers, ami fidèle et protecteur.

Le voyage auquel se livre les 4 larrons va les conduire de Castle Rock à South Harlow. Dans ce road-movie, ils vont vivre des expériences inoubliables, un peu à la manière d’un rite de passage qui les verra entrer à l’âge adulte, celui où l’on devient l’homme que l’on doit être, abandonnant son passé sur le bas-côté de la route. L’on pense à cette scène où alors qu’ils marchent le long des rails de Mc Cloud en Californie, sur un pont, et qu’un train de marchandise arrive alors, les obligeant à courir très vite ou à celle où, traversant le cours d’eau, ils se retrouvent le corps couvert de sangsues.

Gordie La Chance, c’est le héros du film : un garçon timide et profondément gentil, crédule et invisible. Aux yeux de ses parents, il n’a pas vraiment d’importance ; il a toujours vécu dans l’ombre de son grand frère, star du Baseball, sport qu’il n’a jamais pratiqué. La seule personne qui l’aimait vraiment était précisément ce grand frère protecteur, qui lui manque désormais profondément. Son père et sa mère ne pourront jamais lui dire « je t’aime ». D’ailleurs, à Castle Rock, il n’est que « le frère de Denny ».

Le rêve absolu de Gordie réside dans le fait d’embrasser une carrière d’écrivain : en effet, le gamin a un don pour raconter les histoires, en témoigne, cette scène où il raconte une fiction autour d’un concours de mangeurs de tartes à ces amis. D’ailleurs, une fois adulte, Gordie deviendra un grand auteur : c’est même le point de départ du film. L’adulte, sous les traits de Richard Dreyfuss, qui se remémore cet été 1959. Gordie, c’est à la fois Stephen King, empreint à une nostalgie passée, face à cette amitié perdue, mais c’est aussi un prolongement de Rob Reiner, qui a toujours vécu caché par son père, Carl, grand cinéaste et acteur, et a dû se faire une place afin d’être à la hauteur de cet héritage. En somme, nous vivons tous dans l’ombre de quelqu’un. Le chemin de notre expansion dépend de la force à vouloir se défaire de ce poids. Deux êtres n’ont pas à devoir être identique, ni à suivre des trajectoires similaires. En partant avec ses 4 amis à l’aventure, Gordie dit non.

Gordie prendra conscience également du fait que les mythes et la réalité sont souvent bien différent : on ne peut pas prendre tout pour argent comptant. La scène où il est poursuivi par un chien, qui d’après la légende, a été entraîné par son maître pour arracher des testicules, est particulièrement parlante : il ne s’agit finalement que d’un très petit chien inoffensif.

Chris, c’est le garçon le plus courageux de la bande : il est toujours prêt à aider les autres et tient tête à ceux qui veulent du mal aux autres. Il incarnera une figure paternelle pour les 3 autres enfants. Pourtant, ce jeune homme encourageant Gordie à poursuivre ses rêves ne croit pas vraiment en lui. À tort, car il finira par devenir avocat, à force de persévérance. Ce personnage incarne probablement le mieux la philosophie générale de Stand by Me : on doit compter les uns sur les autres, quelles que soit les situations. Tour-à-tour, Chris console, donne du courage, joue les fortes têtes ou remet à sa place qui de droit. D’ailleurs, il épousera à ce point le titre du film qu’il finira par mourir, en tentant de séparer deux hommes qui se bagarrait, une fois devenu adulte.

La musique : Stand By Me

Mais Stand By Me, c’est aussi, et surtout, une chanson de Ben E. King, datant de 1961, que l’on entend en fond sonore dans le long-métrage. Rob Reiner a donné ce même titre à son film, car elle illustre le mieux son long-métrage : une amitié indéfectible entre des enfants qui forment une sorte de « fratrie », où chacun peut compter l’un sur l’autre. D’ailleurs, en français, Stand by Me signifie « compte sur moi ».

Dans le long-métrage, d’autres grands tubes des années 50 et 60 peuvent être entendu, à la gloire de cette époque de gospel et de rock’n'roll : le répertoire est large, allant de Come and go with me de The Del Vikings à Lollipop des Chordettes, en passant par Everyday de Buddy Holly. Tout au long du voyage, chaque chanson incarne cette époque d’insouciance et de liberté, après la guerre, troublée par ce corps d’enfant disparu.

En trouvant le corps de Ray Brower, la bande des quatre comprend qu’il n’y a pas de gloire dans le fait de ramener un cadavre : le succès n’est qu’une chimère, et on ne peut pas déshonorer une personne comme cela. Il décide de faire ce qui convient le mieux : passer un coup de fil anonyme à la police indiquant où trouver le travail.

Et lorsque le film se termine, face à un Richard Dreyfuss mélancolique et seul, l’on se met à penser à notre propre enfance, à ses hauts et bas, et aux amis ou personnes qui ont compté pour nous, parfois même le temps d’un été (notre note : 10/10).


917.Toss a Coin to your Witcher.

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Toss a Coin to your Witcher (en français « Jette un sou au Sorceleur ») est l’un des titres phares de la série télévisée The Witcher, disponible sur Netflix. Chantée par Joey Batey qui incarne le personnage de Jaskier, le morceau illustre le mieux les aventures de Geralt de Riv, devant braver milles et un dangers, pour le bien de l’Humanité. Évoquant à la fois le voyage, le souffle épique des batailles et le Moyen Âge fantasy, la chanson est à la grandeur de son personnage.

Pour information, Joey Batey, musicien, chante avec le groupe folk Amazing Devil dans la vraie vie.


916.The Witcher : il était une fois un sorceleur.

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Il était une fois un sorceleur baptisé Geralt De Riv, sorte de mutant chasseur de monstres parcourant les terres afin de préserver la paix dans les royaumes. Avec son physique d’armoire à glace et son manque d’empathie, on le croit dénué d’émotion. À tort. Accompagné d’un barde un peu gênant, mais prêt à tout pour chanter à tous sa gloire, le sorcelleur va croiser la route de Yennefer de Vengerberg, une sorcière aux pouvoirs incommensurables, et surtout celle de la princesse Ciri, dont son destin est inexorablement lié au sien.

Série Netflix, The Witcher se déroule dans un univers de fantasy mélangeant habilement l’aspect médiéval et fantastique. Il y a de nombreux personnages que l’on croise au cours des 8 épisodes de la (trop) courte première saison, tout au long du parcours des 3 personnages principaux. La temporalité est confuse au début de la série, volonté du créateur d’offrir une narration décousue au récit : un même épisode aligne ainsi plusieurs événements se déroulant à des moments différents. Il n’est donc pas étonnant que le passé côtoie le présent, sans précision aucune.  L’histoire entière de chaque personnage est ainsi couverte. Le dernier épisode permet toutefois un retour à la normale, les destinées des 3 personnages se croisant enfin. Pour ceux qui n’auraient rien compris, Netflix a publié une ligne du temps avec les événements racontés par ordre chronologique.

Henry Cavill, dans la peau de Geralt, livre une prestation remarquable de cet « Aragorn moderne » qui ne semble pas connaître la peur, et se révèle très habile l’épée à la main. Le bestiaire qu’il est amené à affronter est foisonnant, allant de goules à des spectaculaires dragons dorés. La jeune Anya Chalotra, dans le rôle de Yennefer, incarne une Circée de talent, et son parcours -semé d’embûche- fait froid dans le dos. On retiendra aussi le personnage de Joey Batey, prêtant ses traits à Jaskier, le barde de service, apportant une touche comique au tableau d’ensemble.

La série est une adaptation de la série de livres de l’auteur Andrzej Sapkowski, et semble suivre la trame des romans, en ayant toutefois vocation à raconter des événements non racontés dans la saga originale. Les effets visuels sont de qualité, et les batailles semblent digne de grands films hollywoodiens. À voir sans modération (notre note : 9/10).


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