A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique : On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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877.Star Wars : épisode VIII : les derniers Jedi.

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Écrire la suite de Le réveil de la Force

Après le succès monstre de l’épisode VII, qui est entré dans le club très fermé des films ayant rapporté plus de 2 milliards de dollars, l’épisode VIII est entré en production. Contre toute attente, les studios Disney décident d’en confier la réalisation à Rian Johnson, connu pour Looper ou Brick. Celui-ci s’occupera également seul de l’écriture du scénario. Pour les fans les informations tombent au compte-goutte, et l’attente se révèle difficile.

Si quelques scènes sont filmées en septembre 2015 sur l’île irlandaise de Skellig Michael, le tournage démarre officiellement en janvier 2016 pour se terminer en juillet de la même année. Une triste nouvelle vient cependant perturber les fans de la saga : le 27 décembre 2016, Carrie Fisher, l’interprète de la Princesse Leia meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 60 ans.

Si le succès est au rendez-vous, le film fait cependant un score moins important que Le réveil de la Force, rapportant 1,3 milliard de dollars à travers le monde. Les critiques sont partagées, certains saluant la liberté prise par Johnson, d’autres trouvant trop de liens avec les épisodes précédents, malgré une plus grande appréciation aux USA. Les fans, de leur côté, sont également divisé, et si certains en font leur épisode favori, d’autres le déteste totalement.

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L’intrigue

L’histoire reprend là où Le réveil de la Force a pris fin, ce qui est une première pour la franchise. Peu après la destruction de la planète-arme Starkiller, les rebelles font face à une lourde attaque de la part du Premier Ordre qui détruit bon nombre de leurs vaisseaux.  Finn (John Boyega), en caisson d’hibernation pour soigner ses blessures, se réveille brusquement.

De son côté Rey (Daisy Ridley) est sur Ahch-To et se tient face à Luke Skywalker (Mark Hamill), lui remettant le sabre de son père Anakin en main. Cependant, contre toute attente, Luke prend le sabre et le jette par-dessus son épaule. Surprise par cette attitude, elle tente de le raisonner et de lui demander de rejoindre la Résistance et reprendre le combat. Le chevalier Jedi refuse, annonçant qu’il restera sur cette île, où il s’est reclus afin d’y mourir. En fait, l’homme semble ne pas s’être remis de l’anéantissement du nouvel Ordre Jedi qu’il avait créé, par son neveu Ben Solo. En voyant Chewbacca seul à bord du faucon, il apprend la mort de son ami Han. Malgré la tristesse, il ne reviendra pas. Cependant, Rey l’intrigue :  la Force est puissante chez elle, et son désir d’apprendre l’est tout autant. Luke décide alors de lui partager un peu de son savoir à travers 3 leçons.

Au même moment, l’Alliance rebelle est en difficulté. Poe Dameron (Oscar Isaac), pilote chevronné, tente une offensive suicidaire coûtant la vie à de nombreux alliés, afin de détruire une part de la flotte des ennemis. Grâce à un saut dans l’hyper-espace, ils parviennent à semer le Premier Ordre. Mais l’attitude de Poe ne plaît pas à Leia (Carrie Fisher), qui le dégrade de son titre de commandant. En effet, ils seront plus fort en vie et non en se suicidant pour mourir en héros. Alors que tout semble s’arranger pour les rebelles, le vaisseau de Snoke (Andy Serkis) et sa flotte est à présent là, les ayant suivis dans l’hyper-espace, prêt à leur donner l’assaut final. Kylo Ren (Adam Driver), après s’être fait réprimander par son maître pour avoir perdu face à Rey, est à présent au commande d’un TIE prêt à faire exploser le vaisseau amiral dans lequel se trouve sa mère Leia. Tout deux se perçoivent grâce à la Force, et au dernier moment il renonce à tirer. Cependant, d’autres chasseurs TIE le font et la nacelle dans laquelle se retrouve Leia, l’Amiral Ackbar et d’autres rebelles explose, les expulsant dans l’espace. Alors que tout semble perdu pour Leia, suspendue dans le vide galactique, celle-ci use de la Force pour se ramener dans le vaisseau amiral. Secourue par ses pairs, elle s’effondre, fatiguée par l’effort qu’elle a dû fournir, et est placée en hypersommeil. La Vice-amirale Holdo (Laura Dern) prend alors la tête de la Résistance. Poe Dameron tente tant bien que mal de se heurter à son autorité, contestant ses décisions, sans succès. Ce dont ils ont besoin avant tout c’est de détruire le traqueur hyper-espace du Premier Ordre. Dans le plus grand secret, il envoie Finn et Rose sur Canto Bight, où se trouve un maître du cryptage…

En pleine formation, Rey fait face à un Luke désabusé, qui ne croit plus aux Jedi à l’ego surdimensionné qui ont permis au Sith Dark Sidious de créer son Empire. De plus, la jeune padawan constate qu’un lien étrange la lie à Ben Solo, puisque les deux se mettent à communiquer à distance et à s’échanger des visions communes. Celui-ci tente à tout prit de savoir où se cache Luke. Rey en veut énormément à Ben d’avoir tué Han, son propre père, et ne comprend pas la raison de ce geste. Lorsque Ben lui révèle qu’il veut enterrer son passé parce que celui-ci pourrait le détruire, elle ne comprend pas pourquoi, mais prend rapidement conscience que Luke ne lui pas tout dit de ce qu’il s’est réellement passé le soir où son neveu à détruit l’académie Jedi.

Lorsque Luke prend conscience que son neveu parvient à se matérialiser grâce à la Force sur Ahch-to, et parle avec Rey, allant jusqu’à lui tenir la main, il met fin à cela. Un combat s’engage alors entre la jeune Padawan et le vieux maître, qui finit à terre. Luke lui avoue alors avoir perçu une résurgence du côté obscur dans son neveu, le soir où tout est arrivé, et avoir tenté de l’assassiner durant son sommeil. Ainsi, de par sa faute, il a créé Kylo Ren. Rey, convaincu qu’elle peut le ramener vers la lumière quitte l’île et s’envole vers le vaisseau de Snoke, laissant Luke dans ses tourments.

Si la mission de Finn et Rose a tournée au fisco, la Résistance tente d’évacuer le vaisseau amiral, torpillé par le Premier Ordre qui tente de mettre fin à l’Alliance Rebelle et ne fait pas attention aux petites navettes qui s’en vont vers la planète Crait. Leia se réveille de son sommeil et reprend les rennes en main. Là-bas se trouve une ancienne base où ils pourront appeler du renfort. Cependant, leur stratagème est découvert et le Premier Ordre fait désormais feu sur les capsules. La Vice-amirale Holdo, restée seule sur le vaisseau amiral décide de foncer en vitesse-lumière contre la flotte du Premier Ordre : Infligeant de sérieux dégâts à ses ennemis à travers ce sacrifice, elle permet à ses amis de s’enfuir.

À bord du vaisseau de Snoke, Rey rencontre le Suprême Leader, qui avoue être à l’origine de la connexion entre elle et Ben. La maîtrisant facilement, il demande à son élève de l’exécuter. Cependant, Kylo décide d’assassiner Snoke, et de s’emparer du pouvoir. Rey s’enfuit alors à bord du Faucon Millenium pour porter secours à la résistance.

Sur Crait, l’appel porté par les Rebelle n’a pas été suivi : personne ne viendra à leur secours et ils sont désormais seuls, une poignée d’hommes et de femmes. Mais une surprise de taille survient alors : Luke Skywalker leur vient en aide, décidant d’affronter seul son effroyable neveu, afin de leur laisser le temps de partir avec Rey à bord du Faucon Millenium, dont elle est désormais capitaine.

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Une rupture dans la Force

 

Dans Les derniers Jedi, la diade côté lumineux versus côté obscur ne semble plus très clair, tant le doute s’est installé dans le personnage de Luke Skywalker, qui n’a plus rien à voir avec celui qu’il était. Dès que celui-ci jette le sabre de son défunt père derrière lui, comme s’il était temps de passer à autre chose, le ton était donné.

Là où la plupart des fans espérait un retour de Luke dans la course, tel le héros déchu qui revient à la vie (on pense à des personnages comme le roi Theoden dans Le Seigneur des Anneaux), il n’en sera rien ici. Pire, Luke remet en cause les fondements de la discipline des Jedis, les critiquant à outrance, et souhaitant voir leur lignée s’éteindre avec lui. Depuis un certain temps, il s’est fermé à la Force. Et même Rey s’en rend compte, dans une scène effroyable.

La formation de Rey, ne comptera finalement que deux leçons, la jeune fille écourtant sa formation pour partir à la recherche de Ben Solo. Et même au cours de cet apprentissage, Luke n’est plus du tout sérieux : le sacré de l’art Jedi est bafoué par celui-ci, qui se concentre plutôt sur l’essence des choses.

Lorsque Rey quitte Ahch-to, Luke est désemparé : son échec lui semble désormais total. Il tente de mettre le feu à l’arbre de la Force, lieu divin où l’ordre Jedi est né et où sont entreposés les livres et autres codes sacré, mais n’y parvient pas. C’est son ancien maître, Yoda (Frank Oz), qui va le faire à sa place et le forcer à devoir mettre fin à un passé révolu. Par cet acte, il entre dans une forme de modernité, que Luke souhaitait mais n’était pas capable d’atteindre.  Le plus important n’est pas cet amas de règles inventée par des hommes, mais ce qui se passe actuellement et l’avenir. Il est temps d’agir sur le monde, et non de le conserver comme une image figée. Au passage, il lui enseigne que l’échec n’est pas une fin en soi, mais qu’il y a toujours quelque chose à en tirer.

Luke décide alors de rassembler toutes ses forces pour projeter son image sur Crait, à l’autre bout de la galaxie, et entamer un combat extraordinaire avec son neveu Ben. Celui-ci envoie toute la puissance de feu du Premier Ordre sur le Jedi, sans comprendre que le Jedi n’est pas vraiment présent. Luke fait ensuite tout ce qu’il peut pour éviter les coups de son neveu, avant d’accepter de se laisser transpercer, un sourire et une vanne bien lancée lorsqu’il révèle la supercherie. En réalité, à force de vouloir tuer son passé et les vieilles reliques de celles-ci, Ben ne voit rien sinon la figure de l’autorité à incendier. Tout ceci est très symbolique : il n’agit pas sur le réel, n’est pas « ici et maintenant » mais se retrouve à se perdre dans un environnement labyrinthique qu’il essaye d’incarner. Son échec est encore plus grand lorsque Luke, épuisé par cet effort, fait corps avec la Force et disparaît, étant à tout jamais « ici et maintenant ». Il sacralise également l’enseignement Jedi en refusant de prendre les armes et de participer directement à un conflit armé.

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Nouveautés

 

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Plus long épisode de la saga Star Wars avec ces 2 heures 32 minutes, Les derniers Jedi est également celui qui a fait couler le plus d’encre. En effet, de nombreux fans en colère ont incendié le cinéaste Rian Johnson de commentaires négatifs, et une pétition exigeant de retourner le film a même circulé pendant longtemps…

Si l’on reprochait à J.J.Abrams d’avoir été trop « sage » avec Le réveil de la Force en ne proposant pas quelque chose de suffisamment original, Rian Johnson ne peut pas se voir infliger la même critique. En effet, Les derniers Jedi est probablement l’épisode à la fois le plus beau visuellement, mais aussi le plus original. Il s’éloigne totalement des lignes attendues qu’avaient tracées l’épisode VII pour prendre direction surprenante. La Force perd de son sacré, mais s’encre davantage dans le réel. Luke est devenu un vieil ermite qui mourra sur son île. De nouveaux pouvoirs de la Force sont explorés, le passé est dévoilé pour la première fois grâce à des scènes de flash-backs et le combat final entre Luke et son neveu est stupéfiant. De plus, John Williams fait encore un travail de chef pour la partition en écrivant de tout nouveaux thèmes, dont le magnifique « Ahch-to Island ».

Il est vrai que le film a quelques longueurs (notamment la romance entre Finn et Rose sur Canto Bight), et que les Porgs, oiseaux mignons de Ahch-to avec qui Chewbacca se lie d’amitié ne sont là que pour vendre plus de peluches, et que C3PO et R2D2 ne font (malheureusement) que de la figuration, il n’empêche que le film est diablement culotté. Plutôt que de jouer sur la dynamique Empereur-serviteur, Johnson zigouille (dans une scène ridicule !) celui que l’on pensait être le véritable antagoniste, et redistribue les cartes. Il fait de Luke un personnage détestable, mais qui prend conscience de s’être trompé et qui finit par ne faire plus qu’un avec la Force, totalement en paix et ancré dans le présent. Quant à Leia, cette fois-ci en proie au doute et à la solitude, Fisher livre probablement sa meilleure prestation du personnage. Son lien avec le personnage de Poe Dameron, qu’elle voit un peu comme son fils, offre quelques beaux moments. La scène où elle le gifle a d’ailleurs nécessité 27 prises. Le cinéaste poursuit également l’évolution de Rey et de Ben Solo, véritables héros de cette postologie :

Rey est toujours en quête d’identité, et croit à nouveau trouver en Luke une figure paternelle, comme elle l’avait fait avec Han. Elle désire ardemment qu’on lui montre quelle est la place qu’elle doit occuper dans cette histoire. Sur Ahch-to, elle est tentée par le côté obscur, et finit même par y céder un instant en se confrontant avec son propre passé : là où elle croit voir ses parents, elle ne voit que son propre reflet. Cette scène n’est pas sans rappeler celle de L’Empire contre-attaque où Luke affronte un Vador fictif qui se révèle être lui-même. Cependant, ici, elle voit qu’elle est une multitude de possibilité, et qu’elle devra elle-même faire le choix de ce qu’elle veut incarner. La quête des origines s’éveille ainsi sur une quête du futur, même si la première se résout par le fait qu’elle est la fille de simples ferrailleurs l’ayant abandonnés sur Jakku. N’importe qui peut ainsi être sensible à la Force, comme en témoigne le jeune esclave à la fin du film…

De façon symétrique bien que diamétralement opposé, Ben Solo poursuit également sa quête : il semble vouloir embrasser l’héritage de son grand-père bien que le masque semble trop lourd à porter pour lui. Il est intense face à Snoke, qui le ridiculise, le traitant d’enfant. Voulant faire ses preuves, il sait qu’il n’a encore rien accompli et que tout lui reste à faire. En Rey, il se reconnaît quelque peu et se trouble face à elle. Ainsi, après avoir terrassé Snoke, il demande à la jeune femme de devenir son épouse et de régner avec lui. Lorsqu’elle refuse, car elle ne veut pas de ça, il s’offusque. Lui révèle qu’elle n’est rien et n’a pas sa place dans l’univers. En vérité, Ben tente de se persuader qu’il n’est qu’un monstre, et que c’est dogmatique. Ainsi, avec Rey, il constitue une sorte de Dyade de la Force, dont l’explosion a lieu lorsque le sabre d’Anakin vole en éclat (notre note : 8,5/10).

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876.Merci à vous !

Cher lecteur,

Tout d’abord, le blog vous souhaite une excellente année 2020. Il devrait continuer de publier des articles pour de nombreux mois encore.

Ensuite, le bilan pour le mois de décembre 2019 était très positif : en effet, nous avons battu un record d’audience, puisque vous avez été près de 12 000 à visiter notre site durant cette période.

Enfin, quelques chiffres pour terminer : En 2019, nous avons publié 138 nouveaux articles, abordés près de 80 films et comptabilisé plus de 83 000 visites. Pour tout cela, nous vous remercions.

Bien à vous,

le créateur


875.Titan.

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Lorsque Rick (Sam Worthington), un soldat d’élite, accepte de devenir l’un des cobayes pour une mission qui aura pour but de modifier son ADN afin qu’il puisse survivre sur une autre planète, il ne s’attendait pas à un changement aussi drastique sur sa personne. Son évolution est complexe, et les effets secondaires nombreux. Pour survivre, il devra évoluer. D’autant que le professeur Collingwood (Tom Wilkinson), prototype du savant fou, ne lui a pas tout dit.

Disparu des écrans après avoir été révélé par Avatar et Le choc des Titans, Sam Worthington est cette fois-ci la vedette de ce Titan, un film de science-fiction de série B. Un récit dont le postulat s’appuie sur le fait que tôt ou tard, la Terre risque d’être inhabitable. Il faudra donc regarder là où l’herbe est plus verte…l’hypothèse la plus probable est que nous devrons vivre sur une autre planète. Mais comment s’adapter à un monde dans lequel on n’est pas fait pour vivre ?

Ainsi, le film joue avec la piste de la génétique et de ses prouesses pour nous proposer une version améliorée de nous-même, capable de respirer dans un environnement où l’oxygène est quasi absente. Rick devient cependant une sorte de monstre, dont l’apparence ne lui permet plus d’être considéré comme un être humain.

Malgré une fin plutôt attendue et quelques revirements qui poussent le héros à fuir (le parallèle avec Frankenstein est assez évident), Titan  offre une réflexion pour le moins déconcertante sur l’évolution et sur ce qu’il faut parfois faire pour survivre : Darwin avait tout prédit (notre note : 6/10).


874.Star Wars : épisode VII : le réveil de la Force.

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À l’origine

En 2012, lorsque les Studios Disney font l’acquisition de Lucasfilm et de ses sociétés filiales (ILM, LucasArts, …) pour la modeste somme de 4 milliards de dollars environ, ils ont en réalité une idée derrière la tête : faire renaître la saga Star Wars de ses cendres au cinéma, par la réalisation de nouveaux films. À ce moment-là, Star Wars c’est bien entendu la série animée Clone Wars, mais c’est surtout les nombreux comics et livres qui contribuent à faire vivre le riche univers.

Kathleen Kennedy nouvelle présidente, une suite à Le retour du Jedi est annoncée. Rappelant le vétéran Lawrence Kasdan, mythique scénariste de L’Empire contre-attaque et de Le retour du Jedi, l’intrigue, tenue secrète, semblait prometteuse. Pour épauler ce dernier, Michael Arndt, qui avait brillamment écrit Toy Story 3  et le réalisateur annoncé de ce futur épisode VII : J.J. Abrams. Pour les fans, il s’agissait de donner une suite à la trilogie originale, celle qui avait plus à toute une génération de spectateurs et lancé le phénomène Star Wars.

Le tournage du long-métrage débute à Abou Dhabi en avril 2014, et le casting est progressivement révélé : les stars de la première heures (Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Peter Mayhew et Anthony Daniels) font leur grand retour, reprenant leurs personnages iconiques, après plus de 30 ans d’absence. De nouveaux acteurs, dont les rôles ne sont pas divulgués sont annoncés : Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver et Oscar Isaac. Les choses ne se passent pas sans encombre, puisqu’en juin 2014, Harrison Ford est victime d’un accident : une porte du vaisseau le Faucon Millénium s’abat sur sa cheville, ce qui interrompt le tournage. D’autant que J.J. Abrams se blesse au dos en voulant l’aider. Les choses reprennent ensuite, et le film est fin prêt pour sa sortie en décembre 2015.

L’intrigue

L’histoire imaginée par Abrams, Kasdan et Arndt est à la fois un hommage et une relecture du film Un nouvel espoir. Le mariage entre une jeune pilleuse d’épaves en quête de ses origines, d’un stormtrooper repenti, d’un pilote sans peur et d’un rejeton voulant désespérément ressembler à son grand-père étaient les ingrédients de ce nouveau long-métrage.

30 ans se sont donc écoulés depuis la chute de l’Empire. Une nouvelle République a vu le jour, mais le côté obscur, toujours vivace, a réussi à se frayer un chemin, et à voir naître le Premier Ordre des cendres de l’Empire. Menée par le mystérieux Suprême Leader Snoke (Andy Serkis), son serviteur dévoué Kylo Ren (Adam Driver) et son armée de stormtrooper, celui-ci sème le chaos dans la galaxie. La résistance, bon pied bon œil, lui tient-tête, menée par la Générale Leia Organa (Carrie Fisher).

Cependant, Luke Skywalker a disparu. Après avoir formé une génération de nouveaux jedi, il a connu un terrible revers lorsque l’un de ses apprentis s’est rebellé contre-lui. Parti à la recherche du premier temple Jedi, le Maître s’est volatilisé.  Leia, souhaitant retrouver son frère et lui demander de rejoindre la résistance envoie son meilleur pilote, Poe Dameron (Oscar Isaac) sur la planète Jakku. Là-bas l’y attend un allié : il s’agit de Lor San Tekka, un prêtre de l’Église de la Force qui sait où est caché Luke. L’information étant secrète, elle est sur un fichier numérique qui contient une carte. Tandis que Kylo Ren, l’apprenti de Snoke arrive précipitamment sur Jakku, Poe n’a pas le choix : il va devoir confier la carte à son robot BB-8, et lui demander de se cacher dans le désert de Jakku. Capturé par le Maître des Chevaliers de Ren, le pilote subit de multiples tortures et avoue où il a caché la carte.

Pendant ce temps, BB-8 tombe sur Rey, orpheline chasseuse d’épave sur Jakku, qui tente de survivre tant bien que mal. Le petit robot lui explique les raisons de sa présence sur ce territoire aride et la jeune femme accepte de l’aider. Sur le vaisseau de Kylo, un stormtrooper dont il s’agit de la première mission décide de se rebeller : il ne veut pas tuer. Aussi il décide de s’enfuir et de se battre pour une cause plus noble que le Premier Ordre : celui que l’on baptisera Finn (John Boyega) libère Poe et s’enfuit avec ce dernier…sur Jakku. Mais poursuivi et touchés par des vaisseaux du Premier Ordre, ils s’écrasent dans le désert de la planète, et seul Finn survit. C’est là que sa route croise celle de Rey et de BB-8. Finn se fait passer pour un membre de la Résistance et gagne ainsi la confiance des deux personnages. Mais leur présence ne passe pas inaperçue et ils doivent quitter Jakku. Les 3 héros embarquent dans une vieille épave : le Faucon Millenium. Ils partent ainsi vers d’autres horizons, mais se retrouve attiré magnétiquement vers un cargo plus grand, qui les happe tout entier.

Avec surprise, il découvre qu’il s’agit du vaisseau de Han Solo (Harrison Ford) et de son acolyte Chewbacca (Peter Mayhew). Redevenu contrebandier, il est empourpré dans de nombreux litiges avec les pires racailles de l’univers. Il a abandonné la résistance, est séparé de Leia, mais accepte pourtant de les accompagner dans leur quête. Leur premier arrêt sera la planète Takodana, où vit Maz Kanata, une amie de Han qui pourra les aider à trouver la Résistance.

Si Finn décide alors de se défiler, ne se sentant pas à la hauteur, Rey tombe sur un trésor inestimable que conservait Maz : le sabre de Anakin Skywalker, celui-là même que Luke perdait en affrontant son père sur Bespin. À son contact, la jeune femme a des visions du passé, et épouvanté, s’enfuit dans la forêt.

Non loin de là, Kylo Ren sait que son père, Han Solo, est revenu dans la course. Snoke le met en garde, sentant une grande confusion en lui, de ne pas basculer vers le côté lumineux de la Force. Mais qui sait réellement ce qui se passe dans la tête de Ben Solo (Adam Driver) ?

Sur Takodana, le Premier ordre attaque le château de Maz Kanata, et tandis que la Résistance sauve in extremis Han et ses compagnons, le pire se produit : Rey est capturée par Kylo Ren et emmenée à bord de son vaisseau, persuadé qu’elle a mémorisé la carte contenue dans BB-8. Leia demande alors à Han d’aller la chercher et de ramener leur fils à la maison.

Torturée par Kylo Ren qui essaye de rentrer dans sa tête en usant de la Force, Rey découvre avec stupeur qu’elle est capable de lui résister : elle possède la également la Force, et va le battre à son propre jeux. Épouvanté, Ben Solo quitte la pièce et s’en va prévenir Snoke. Mais il sent que son père est à présent non loin de lui…

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Entre hommage, quasi-remake et nouveauté

Très attendus par les fans -aucun Star Wars n’était sorti depuis près de 10 ans-, Le réveil de la Force a rencontré un succès mondial planétaire gigantesque, rapportant plus de 2 milliards au Box-office, talonnant de près un certain Titanic. Des générations de téléspectateurs se sont ainsi déplacés en masse pour voir la suite des aventures de Luke et ses amis.

Cependant, si beaucoup ont aimés, il y en a un certain nombre qui n’a pas apprécié le film. Tout d’abord, l’intrigue a surpris, dès ses premières lignes : Luke Skywalker a disparu. On ne le verra ainsi qu’à la toute fin du long-métrage, lui qui fut le héros de la trilogie précédente. Les fans attendaient de voir ses aventures à lui et ses amis, ce qui expliquait l’engouement pour le film, et se retrouvaient avec de nouveaux personnages, qu’ils ne connaissaient pas encore. Pire, les nouveaux arrivants se révélaient n’être pas à la hauteur de l’héritage attendus et Rey, la jeune orpheline se découvrant dotée de la Force, décriée car les fans estimaient qu’ils ne comprenaient pas comment elle pouvait être aussi forte, et capable de manier un sabre laser là où elle n’avait suivi aucun enseignement. Encore pire, si Han Solo est présent de façon considérable, Leia est reléguée à quelques apparitions, C-3PO à de la figuration, R2D2 est oublié, et Luke se contente d’un simple « caméo ».

Ensuite, les fans ont constaté avec effroi les similitudes avec l’épisode IV de la saga, soit le film originel. En effet, il est question d’un droïde dans lequel sont cachés des plans qui permettront de sauver la galaxie ; de jeunes inconnus croisant la route de ce robot ; d’un jedi parti en exil après une défaite cuisante ; d’une planète -Starkiller- capable de détruire d’autres planètes ; d’un suprême Leader qui a tout d’un Empereur en puissance ; d’un apprenti qui a basculé, … l’impression que rien n’a changé pour les personnages iconiques de la trilogie originale était présente : Han et Chewie sillonnent toujours ensemble l’univers et vivent de combinent foireuses, Leia gère la résistance, Luke s’est exilé pour un petit échec alors que c’est lui qui a ramené son père du bon côté de la Force.

Enfin, le fait que le contexte politique de la saga est relégué en arrière-plan sans raison aucune, le film évoquant l’existence d’une Nouvelle République…réduite en cendre par la base Starkiller en cours de l’histoire…

Cependant, loin de ne pas tenir compte de ces critiques, c’est aller vite en besogne que de considérer Le réveil de la Force comme un mauvais film. C’est même tout le contraire : il reprend les germes de l’épisode IV, pour en fournir une relecture novatrice et témoignant de son respect pour celui-ci. Les clins d’œils sont nombreux, pas seulement sur le plan de la trame : on y voit Chewbacca jouer à son jeux virtuel à bord du Faucon, un repaire de brigand digne de la Cantina sur la planète Takodana , Rey qui grimpe comme Obi-Wan sur les murs de la base  Starkiller, le masque calciné de Dark Vador…

Le contexte politique n’est pas détaillé outre mesure de la mention de la Nouvelle République, mais pour mieux prendre distance de la prélogie (épisodes I à III), dont l’un des enjeux était la chute de la République et la naissance d’un système dictatorial. Le réveil de la Force est plus proche de la trilogie originale (épisodes IV à VI), dont les rouages de l’Empire ne sont pas analysés outre-mesure.

Il est surtout question d’héritage et d’identité dans Le réveil de la Force. Le titre fait bien entendu référence au fait que Rey découvre, en cours de film, qu’elle est sensible à la Force. Quelque chose en elle se réveille lorsque Ben Solo tente de lire dans son esprit. Elle le bat à son propre jeu, ce qui épouvante ce dernier qui ne comprend pas ce qu’il est en train de vivre.

Si l’on s’intéresse à Rey, on constate à quel point la jeune fille est en manque de repaire : abandonnée par ses parents sur Jakku, elle ne sait rien d’eux mais espère toujours qu’ils viendront la chercher un jour. Raison pour laquelle elle ne peut se résoudre à quitter sa planète. Et même lorsqu’elle accepte d’aider BB-8 et qu’elle le remet à Han Solo, elle refuse le poste que celui-ci lui propose, estimant qu’elle est partie depuis trop longtemps de chez elle. Personnage d’une grande bonté, quelque peu innocente, Rey rappelle à bien des égards Luke Skywalker, le jeune orphelin de Tatooine. Ils se battent pour ce qu’ils estiment être juste et font preuve de beaucoup de ténacité pour ne pas céder au côté obscur.

En Han Solo, elle verra un père de substitution, ayant en commun avec lui la passion du Faucon Millénium et de la mécanique. Sentiment étrange pour le spectateur, lorsque chacun termine les phrases de l’autre, que Rey est la fille de Han Solo. Même si cela n’est pas possible, on se dit à ce moment que Rey a enfin retrouvé une famille.

Tuer le père

Là où Rey voit Han Solo comme un père, Ben Solo le voit comme une menace. Erreur d’un passé dont il faut tirer définitivement un trait pour s’affranchir et aller de l’avant. Adepte du côté obscur, Ben voue un culte à son grand-père, Dark Vador, dont il possède le casque calciné, vénérant cette vieille relique d’un temps passé.

Le jeune homme est ambitieux, rebelle et capricieux. Même s’il joue les Seigneur Sith, il n’est encore qu’un enfant. Il n’y a pas longtemps qu’il a basculé, en quête d’un pouvoir absolu, souhaitant dominer tous ceux qui ont un jour cru en lui. Ses réactions sont démesurées, et lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut, il s’énerve : mais cela est presque risible. Le contraste entre le sérieux du personnage de Kylo Ren dont le casque est terrifiant et le moment où Ben enlève son casque pour dévoiler son visage a d’ailleurs fait sourire les spectateurs, qui ne s’attendaient pas du tout à cela.

Si Kylo tue son père, il prouvera à Snoke qu’il peut lui faire confiance, et qu’il est le digne descendant de Dark Vador. Et lorsque Han se présente devant son fils, sur le pont de la base Starkiller, il va en réalité lui faciliter la tâche, même si l’on perçoit un moment d’hésitation chez le jeune homme avant de transpercer son père de son sabre laser rouge.

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L’héritage

Les héros de la postologie Star Wars doivent reprendre les rênes d’un passé dont le poids est immense : Ben Solo tente de devenir le nouveau Dark Vador, servant une sorte de copie de feu l’Empereur Palpatine, tandis que Rey essaye d’accepter le sabre d’Anakin Skywalker, sachant que de devenir le nouvel espoir de la Résistance impliquera une destinée qu’elle n’attendait pas.

Leur confrontation, à la fin du long métrage, dans les forêts enneigées de la base Starkiller, était inévitable, tant leur motivations et aspirations sont antagonistes. Le fait que Rey prenne le dessus sur Ben ne surprend guère, tant il est fonceur et impulsif, là où elle se révèle intelligente et calme.

Pourtant, ils ne sont encore que des enfants, des êtres qu’on a forcé à devenir adulte rapidement, mais qui ne savent pas encore tout.

Les figures du passé sont là pour les accompagner dans leur voyage, et comme tout bon Star Wars, un héros majeur fait son saut de l’ange : ici, il s’agit de Han Solo, héros mythique qui disparaît simplement sans un bruit…

Ces personnages iconiques (Luke, Han, Leia, Chewbacca, …) sont devenus des légendes dans la galaxie, et tout le monde connaît leur histoire. Pourtant, vient le moment où le mythe s’éteint et où il est temps d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire…même Han hésite à revenir dans la course, sentant qu’il n’est plus dans le coup. Alors il réécrit le chapitre original, redevant contrebandier, faisant table rase du passé et faisant la seule chose pour laquelle il a toujours été le meilleur. Il retrouve Leia, redevenue aussi Générale de la Résistance, abandonnant ainsi son titre de princesse pour se battre contre le côté obscur. Le couple mythique se reforme l’espace d’une seule scène, dont les répliques sont plutôt orientées vers l’humour, même si ils finissent par s’enlacer tendrement. Mais tout deux ont cependant quelque peu changer, et pas seulement physiquement : Leia est plus sage et calme, tandis que Han se montre marqué par les événements.

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À la toute dernière scène du long-métrage, tandis que retentissent les notes quasi-magiques de la partition de John Williams, Rey retrouve Luke -la dernière légende-, sur l’île d’Ahch-To, et lui tend le sabre d’Anakin, poids d’un héritage familial, lui demandant de venir en aide à la Résistance. Et puis, le générique de fin survient…

J.J. Abrams, chargé de concilier 3 générations de fans aux pulsions contradictoires, tente de relancer une franchise dont le retour était très attendu : le résultat est à la hauteur des espérances. Visuellement, filmé en IMAX, le film est très beau et recourt à de nombreux effets spéciaux à l’ancienne, évitant de noyer le tout dans un océan de numérique. Le combat dans la neige, rappelant quelque peu les films japonais est très réussi. Scénaristiquement, Star Wars avait encore de beaux jours devant lui, même si certains auraient souhaité quelque chose de plus audacieux…(notre note : 8/10).

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873.Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile ou retour sur l’histoire de Ted Bundy.

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Ted (Zac Efron), étudiant en droit, est en couple avec Liz (Lilly Collins), secrétaire médicale. Très amoureux d’elle, c’est un fiancé attentionné, et un bon père pour la fille de Liz. Cependant, tout bascule le jour où un portrait-robot d’un potentiel tueur en série est réalisé par la police : l’homme ressemble comme deux gouttes d’eau à Ted. Il aurait été aperçu près d’un lac à Washington, en train de demander à deux jeunes femmes de l’aider à accrocher un voilier sur sa voiture, une Volkswagen Coccinelle.  Ces personnes se seraient ensuite volatilisées. Ted est arrêté, et on l’accuse de nombreux chef d’inculpations : meurtres avec violences, tentatives de meurtres, kidnapping, … Si Ted clame son innocence, estimant être victime d’une erreur judiciaire, Liz est désemparée : elle croit en l’innocence de son mari, mais l’amoncellement de preuves contre lui la pousse à devoir admettre que le seul homme qu’elle ait jamais aimé soit un être abominable…

Personnage trouble et tristement célèbre aux États-Unis, Ted Bundy (1946- 1989) a marqué l’opinion publique par le fait qu’il s’agissait d’un homme bien sous tous rapport, pouvant réussir dans la vie (il faisait des études de droit et était un élève brillant), avec une famille et des amis, là où l’image du tueur en série était celle d’un dégénéré solitaire dont l’état pouvait être constaté. Élevé par ses grands-parents, dont l’influence d’un grand-père violent et autoritaire se fit sans doute ressentir, Ted ne connut jamais son père et fut qualifié de « bâtard » à de nombreuses reprises. Par la suite, ses proches et amis témoignent d’un personnage solitaire qui avaient quelques comportements pour le moins troublants (il lui arrivait de regarder des femmes se déshabiller en se baladant dans son quartier, épiant à n’importe quelle fenêtre).

Néanmoins, il est difficile d’imaginer que cet homme ait pu tuer au moins 30 femmes, de ce qu’on lui connait, bien que le chiffre exact pourrait tourner autour de 100, et avec une telle violence et une telle barbarie : le film ne montre jamais les atrocités en questions, se contentant de les évoquer au Tribunal, lorsque le Procureur (Jim Parsons) explique les faits ou de montrer des séquences télévisées d’époques, afin de montrer comment il était perçu par les médias. Pourtant, à l’audition de ceux-ci, on prend conscience des enjeux : si Ted est vraiment coupable de tous ces actes, il est impossible de remettre en liberté un psychopathe comme lui, d’autant qu’il s’est déjà évadé deux fois. Un être qui tue sans raison, mutilant et abusant ses victimes est une abomination.

Pour sa femme, Elisabeth, dont le film retrace également le parcours, tout cela est difficile à croire : pourtant, si au début elle lui fait confiance, par la suite, le doute s’installe. Ted l’aime, cela elle n’en doute pas, mais certaines événements vécus avec lui vont lui apparaître sous un jour nouveau, de même que les lacunes dans son récit devant la Cour et les pièces confidentielles du dossier révélées au grand jour : elle ne saura qu’à la toute fin la vérité, de la bouche du principal intéressé.

Le verdict sera sans appel : coupable, Ted sera condamné à la peine capitale, dans l’État de Floride. Sa mort, sur la chaise électrique, surviendra 10 ans plus tard, le 24 janvier 1989. 

Mis en scène par Joe Berlinger, cette évocation de la vie de Ted Bundy constitue un film réussi, parfois glaçant tant on se prend à douter de la culpabilité d’un homme que l’on ne connait finalement pas. Le long-métrage, sorti 30 ans après la mort du criminel, fait ressentir un étrange malaise tant on se dit qu’il est impensable qu’un homme aussi bien sous tous rapport puisse être un monstre sanguinaire, sans aucun état d’âme. On est étonné de la fascination que les gens ont pu ressentir face à ce play-boy qui a tenu à se défendre lui-même à son procès, après avoir épuisé tous les avocats imaginables, livrant là une prestation virant au grand spectacle. Un être qui fascine et répugne à la fois. Zac Efron, loin des films à l’humour potache qui ont fait sa réputation, trouve ici un rôle nettement plus conséquent. (notre note : 7,8/10).


872.Madame Doubtfire : 26 ans après.

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Impossible d’oublier l’immense Robin Williams, gamin éternel dans un corps d’adulte, faisant le pitre à tout vent avec une tendresse juvénile. En 1993, avec Madame Doubtfire, l’acteur incarnait un père de famille en proie à un divorce compliqué, ne pouvant plus voir ses 3 enfants. Afin de pallier à cet inconvénient, l’homme décidait d’utiliser d’un subterfuge pour le moins important : se déguiser en nounou, et se faire embaucher par son ex-femme Miranda (Sally Fields), qui cherchait une gouvernante pour s’occuper des enfants pendant qu’elle travaillait.

À nouveau, Williams compose un personnage unique et inoubliable. Il y a un côté presque magique derrière cette dame imposante, dotée d’une cinglante répartie et d’une infinie bonté. Et là, le père de famille qui a négligé ses proches devient une fée du logis, et prend conscience de ses erreurs passées. Daniel, le doubleur de dessin-animé raté, vivant au crochet de sa pauvre épouse, s’occupe enfin de ses enfants, qu’il chérissait pourtant plus que tout au monde et leur laissait faire de nombreuses bêtises.

Le film, signé Chris Columbus (Maman, j’ai raté l’avion), est une comédie mondialement connue, ayant acquis le rang de classique. Les pitreries de Williams sont toujours aussi drôles, en témoigne cette scène complètement surréaliste, où son personnage, Daniel, déguisé en Madame Doubtfire, doit dîner dans un restaurant avec sa femme, son nouveau compagnon et ses 3 enfants, et se changer dans les toilettes, redevenant Daniel, pour un entretien d’embauche dans le même restaurant…et cela à plusieurs reprises, afin que personne ne s’étonne de son absence !

Alors que le projet d’une suite est définitivement enterré, on se surprend tout de même à se demander ce qu’aurait donné le retour de cette nounou distinguée, respectant des règles de bienséance et de politesse. Williams manque définitivement au cinéma… (notre note : 8/10).


871.Slimane et Vitaa-Avant toi.

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870.Une ultime vidéo pour Star Wars-épisode IX.

Alors que Star Wars-épisode IX : l’Ascension de Skywalker sort en salle mercredi prochain, le film s’offre une ultime vidéo qui fera frémir les fans les plus accros : en effet, nous pouvons voir Kylo Ren rentrer dans ce qui semble être un ancien temple des Siths, le sabre à la main, et rencontrer l’Empereur en personne.

Palpatine sera donc l’antagoniste de cet épisode, et devrait avoir un rôle très important à jouer dans le film. Chose étrange que semble révéler la séquence, depuis le début, l’Empereur est dans l’ombre et a tenté de faire basculer Ben Solo vers le côté obscur : à travers Dark Vador, son grand-père, en faisant parler le Seigneur noir des Siths dans sa tête, et à travers Snoke, qui n’était qu’un pion, une poupée de chiffon dont il contrôlait l’esprit.

Cette fois, pas de doute, la bataille finale aura bien lieu.

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869.Les Trolls 2 : bande-annonce.

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Les premières images de la suite du film d’animation Les Trolls ont été dévoilées et le moins que l’on puisse dire est que cela ne manque pas de couleurs : Toujours aussi chantant, la bande de la princesse Poppy va devoir partir en tournée afin de défendre leur style musical très pop. En effet, il existe d’autres camps de trolls, et chacun chantent et dansent différemment. À voir dès avril 2020.


868.Ca va, ça vient- Slimane et Vitaa.

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Extrait de l’album Versus.


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