A crazy world


1.-Introduction-.

   Bonjour et bienvenu à tous sur le blog « A crazy world » (littéralement : un monde de fous).Ce site se veut être un blog ludique : On y parlera de cinéma, de littérature, de sport, de politique, d’humour, d’actualité, de bandes-dessinées, de mangas, d’histoire ou bien de sciences.

   Le site comprend divers onglets : vous y trouverez un sommaire détaillé, et une liste de « portails » renvoyant vers des articles complémentaires.

   Nous espérons néanmoins que ce site plaira à tous et à toutes.N’hésitez pas à poster un commentaire, nous y répondrons :)

le créateur.

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742.Mon Ket…définitivement l’Embrouille !

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Dany Versavel (François Damiens) est un truand notoire : en prison depuis quelques temps, il décide de s’évader (de façon très spectaculaire !) afin de retrouver son fils Sullivan -qu’il surnomme Sully-, qui représente tout à ses yeux. Mais ce dernier s’en sort très bien sans son père et même si il aime ce dernier, est agacé des frasques de celui-ci. Pourtant, Dany le retrouve et entreprend de lui enseigner comment réussir dans la vie : ses conseils valent de l’or…

Premier long-métrage de François Damiens (alias François l’Embrouille, bien connu pour ses caméras cachés), Mon Ket est un ovni visuel, très difficile à classer, tant l’impression que l’on éprouve à sa vision est étrange…si le personnage de Danny est celui d’un homme marginal, grossier et qui est loin de donner le bon exemple à son fils (la scène où il lui achète des cigarettes et l’encourage à fumer est à mourir de rire), toutes les personnes croisant sa route semble jouer de façon très naturelle, comme si l’on était dans la vraie vie ! Et pour cause : le film a été tourné en caméra caché !!! Tout les gens que l’on voit dans le long-métrage ont été piégés à leur insu (la femme du banc, par exemple), se qui donne de véritables tranches de rire (on pense au moment où Dany rencontre les parents de sa fiancée Nancy, qui sont très surpris par ce dernier, et s’énervent réellement) tant leurs réactions sont contrastées.

Abordant les thèmes de la paternité et de la famille, Mon Ket ressemble a une collection de petits sketchs qui, mis ensemble, raconte une histoire qui se tient. En papa complètement déjanté, Danny aime son fils, son « ket », et aspire lui donner un modèle sur lequel se baser, mais au final, il est loin d’être parfait, et lui donne de très mauvaises règles de vie (on est abasourdit par ce qu’il lui raconte) : d’ailleurs, le fils subit la mauvaise influence de son père et se met à faire des choses qu’il n’aurait jamais faites avant…Il faut dire que Danny n’a aucune retenue : les règles n’ont aucune importance pour lui, et ce que les gens pensent non plus. Très direct, il ne se prive de rien et en choque plus d’un. Mais au fond, ça n’est pas un mauvais bougre et il est très fier de son fils, qui réussit mieux que lui…

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5 ans ont été nécessaires pour faire naître cette petite farce très subtile : il faut dire que François Damiens ne devait pas être reconnu, et que 4 heures de maquillages étaient nécessaire, tout les jours, pour le « transformer » en Danny (dents pourries, faux ventre, oreilles décollées,…). Si les gens se rendaient compte qu’il s’agissait d’une supercherie, tout était à recommencer avec d’autres…S’entourant de Benoît Mariage et de lui-même pour le scénario, l’Embrouille nous livre un film culotté qu’on est pas sur le point d’oublier ! (notre note : 7,6/10).


741.Spider-man : Far From Home (bande-annonce).

Alors que l’agenda cinéma de Marvel commencera cette année avec Captain Marvel (le premier film solo d’une super-héroïne), avant de suivre le dénouement de Avengers-Infinity War, les studios ont dévoilé les premières images de la suite de Spider-man : Homecoming. Premier film de la phase 4, il fera suite à Avengers-Endgame, ce qui signifie que Peter Parker renaîtra de ses cendres ! Il marquera également la dernière apparition de Stan Lee au grand écran…

Côté intrigue, il semble que ce long-métrage (toujours réalisé par Jon Watts) emmène Peter en Europe, avec sa bande d’amis, pour un voyage scolaire de 15 jours. Zendaya, alias Michelle Jones, s’impose comme la nouvelle « Mary Jane »,  et pas seulement par ses initiales (M.J.). Les méchants du films confirmés sont le Vautour et Le Scorpion. Mais il semble que la bande-annonce, non seulement ne les montre pas, mais en dévoile d’autres : s’agit-il des fameux Hydro-man, de l’homme-sable (dont toute la force avait pu être constatée dans Spider-man 3) et de l’homme de métal ? D’autres évoquent le fait qu’il s’agirait plutôt d’un quatuor d’ennemi, contrôlant chacun l’un des quatre éléments et plus connu sous le nom des ÉlémentauxMysterio (sous les traits de Jake Gyllenhaal), le supervilain roi de l’artifice et de l’hypnose, sera quant à lui -une fois n’est pas coutume- un allié de Spider-man ! La sortie est fixée au 3 juillet 2019.

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740.Un Duplex pour trois.

Alex (Ben Stiller) et Nancy (Drew Barrymore) sont très heureux : ils viennent de trouver le logement idéal pour eux, dans un quartier très tranquille de Brooklyn. Le lieu est spacieux, permettant à Alex de pouvoir travailler tranquillement à l’écriture de son second roman, pendant que Nancy ira travailler pour la rédaction d’un magazine. Cependant, la maison est un duplex : cela signifie qu’ils ont un locataire, qui habite au premier étage, et qui ne peut pas être renvoyé en raison du contrat de bail. Il s’agit plus précisément d’une charmante vieille dame, madame Connelly (Eileen Essel), originaire d’Irlande, mais qui semble très malade. Alex et Nancy se décide finalement d’acheter les lieux, pensant que tout se passera bien et qu’ils auront bientôt tout l’espace pour eux.

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L’ennui, c’est que madame Connelly ne va pas cesser d’importuner Alex la journée, lui demandant toutes sortes de services à n’importe quel moment (l’accompagner pour faire les courses, l’aider à renouveler son ordonnance, lui descendre ses poubelles,…), l’empêchant de faire son travail. Et le soir, la vieille dame regarde la télévision, le volume sonore au maximum, empêchant Alex et Nancy de dormir toute la nuit. Et même si ils frappent chez elle pour lui demander de diminuer le son, elle fini par oublier et par le remettre au maximum. De plus, madame Connelly observe le jeune couple lors de leurs ébats amoureux, ce qui les effrayent grandement. Enfin, elle fait venir ses amies pour répéter un morceau pour le concert de la paroisse…la maigre consolation qu’aurait pu être le loyer verser en contrepartie du bail n’est pas, en raison du montant très faible de celui-ci (moins de 100 dollars !!!). L’apparente tranquillité d’Alex et Nancy est devenue impossible à vivre. Le couple tente alors par tout les moyens de remédier à la situation…

Danny DeVito réalisait, en  2003, avec Un Duplex pour trois, une autre comédie à la longue liste de celle auxquelles il a participé (Mathilda, JumeauxJunior,…). Le film est très drôle, jouant sur de nombreuses ambiguïtés : en effet, Alex et Nancy vont, dans un premier temps, essayer de faire cesser le bruit occasionné par la télévision durant la nuit, en essayant de contrôler le poste de madame Connelly à distance…mais sans succès ! Ensuite, Alex va tenter d’être plus ferme avec la vieille Dame, tentant de refuser de céder au moindre de ses caprices…sans succès également. Mais, à chaque fois, la voisine parvient à l’embobiner et à obtenir exactement ce qu’il lui faut. Cela donne parfois lieu a des situations cocasses, comme lorsque, en descendant ses poubelles, Alex renverse toutes les ordures et tombe sur une culotte de madame Connelly, qui le surprend en pensant qu’il la renifle !  Ou encore lorsque, Alex et Nancy viennent rendre visite à celle-ci pour lui demander de partir, et où, manquant de s’étouffer avec un chocolat, ils sont obligés de pratiquer un bouche-à-bouche sur elle…ce qui lui apparaît comme étant une tentative de viol à son réveil ! Le policier finit même par croire que Alex est un homme battu…

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La vie du couple bascule totalement dans le cauchemar, avec celle qui, en apparence, devait être une charmante vieille dame. Nancy finit par être renvoyé de son travail et Alex voit son livre détruit…à cause de madame Connely ! Dès lors, tout deux tentent de la tuer…mais cela va s’avérer plus compliqué qu’il n’y parait. Ils ont l’impression d’être des personnes abominables, mais s’imagine des morts plus atroces les unes que les autres pour leur voisine. Drew Barrymore (toujours aussi pétillante) et Ben Stiller (le champion des catastrophes impensables…Mary à tout prix en témoigne, dès sa scène d’ouverture) en font des tonnes pour que tout les gags prennent formes, donnant au tout une ambiance cartoonesque : la scène où celle-ci s’électrocute avec l’ampoule est un must du genre ! Ou encore quand Alex sacrifie « monsieur le paon« , une affreuse sculpture que Nancy a acheté dans un marché aux puces, afin d’être sur que lorsque madame Connely traverse le plafond, elle s’empale dessus…Bien entendu, celle où il font appel à un tueur à gage professionnel les surpasse toutes.

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Quand à la vieille dame, elle est extraordinaire : âgée de 81 ans lors du tournage, Eileen Essel (actrice sur le tard en raison de sa vie de famille) fait preuve d’une énergie incroyable. Au début du film, lorsque Alex et Nancy vont la rencontrer, on a l’impression qu’elle n’en en plus pour longtemps à vivre (ce qui les motive à acheter la maison !), mais lorsqu’ils retournent la voir, afin de visiter son appartement (contemplant à quel point il semble grand !), ce n’est plus la même femme : elle leur narre sa vie, leur racontant qu’elle est veuve depuis de nombreuses années, après avoir eu un mariage de plus de 40 ans…la tête du couple essayant de deviner son âge vaut le détour. Elle ne retient pas du tout les prénoms, dance sur du Riverdance en tenue irlandaise, et a les faveurs du policier du quartier (qui a pris Alex et Nancy en grippe). La femme semble inoffensive, mais se révèle coriace…

Bien que Un Duplex pour trois n’ait pas emballé les critiques, il demeure une comédie humoristique, qui rappelle Le viager, un long-métrage français (signé par Pierre Tchernia et René Goscinny) dont l’histoire présente une trame commune…le duo Stiller/Barrymore a le mérite de présenter deux acteurs sur la même longueur d’onde : ils sont tout deux allumés. La fin présente une véritable chute, grinçante et amusante à la fois…À noter que le long-métrage est basé sur une anecdote : en 1965, à 45 ans, un avocat français a acheter un magnifique appartement en viager. La locataire, une femme de 90 ans, n’était autre que Jeanne Calment, qui devint la doyenne de l’humanité, et mourut à 122 ans, en 1997…un an après la mort de l’avocat (notre note : 7,9/10).


739.Fais comme chez toi !

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Newton Davis (Steve Martin), architecte, a sans doute vu trop grand : fou amoureux de la belle Becky (Dana Delany) depuis l’enfance, il lui a construit une grande maison près d’un lac -s’endettant au passage-, et lui a dévoilé la surprise, nouant un gros ruban rouge autour de la bâtisse. Il lui demanda ensuite sa main, mais celle-ci refusa sa proposition, le laissant béat et triste. Mais trois mois plus tard, Newton, désormais amer, se retrouve au café « Budapest », où il s’intéresse de près à l’une des serveuse, Gwen (Goldie Hawn). Lui racontant tout ses déboires, il lui parle de la maison qu’il a construite, et qui est inhabitée (car il a un appartement), et de Becky, celle qui lui a brisé le corps. Passant la nuit avec la dame, Newton panique cependant le lendemain, et s’enfuit sans prévenir. Mais dans sa tête, quelque chose a changé : même si il aime toujours Becky, il n’exclu pas de revoir Gwen. Mais dans sa tête, il pense avoir tout gâché.

Pourtant, c’est là qu’il se trompe : le lendemain, Gwen laisse tomber son travail, prend le bus, et s’en va pour Dobbs Mill, où se trouve la maison de Newton. Faisant connaissance avec toute la ville, elle raconte à tout le monde qu’elle et Newton se sont marié et qu’elle vient emménager dans la maison. Elle ouvre un compte au nom de son « mari » et se met à acheter des meubles. Elle rencontre même les parents de Newton, avec qui il s’est fâché, et devient à leur yeux la belle-fille idéale. Spontanée, vivante, et experte dans l’art de raconter des histoires, Gwen tisse une toile de mensonge incroyable, et devient la coqueluche de la ville. Elle devient même amie avec Becky, qui n’en croit pas ses yeux et commence à être jalouse d’avoir refusé la demande de mariage. Bien sur, le seul qui ne soit au courant de rien, c’est Newton lui-même. Lorsque ce dernier décide d’aller voir sa maison, il tombe nez-à-nez sur Becky, qui se prépare un bon petit repas. Et c’est là que les choses se compliquent…

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Made in Franck Oz

Fais comme chez toi ! est une comédie avec un grand C : le film ne souffre d’aucun temps mort, on rigole tout au long du récit, et les répliques font mouche. Derrière la caméra, on retrouve Frank Oz, réalisateur américain de In & out ou encore l’excellent Quoi de neuf, Bob ?, mais qui est surtout mondialement connu comme marionnettiste : en effet, c’est lui qui a animé Maître Yoda, dans les différents films de la saga Star Wars, lui prêtant également sa voix.

Dans Fais comme chez toi !, il présente une romance imaginaire : en effet, Gwen, est une pauvre femme qui ne possède pas grand chose, et qui a toujours su s’en tirer dans la vie grâce à une qualité remarquable (bien qu’à priori, il s’agisse d’un défaut) : elle sait très bien mentir. Dans le film, elle captive les gens en expliquant comment elle a rencontré Newton, dans un hôpital, et comment ce dernier est tombé amoureux d’elle sans même voir son visage et qu’il ne la contemplée qu’à l’église où au lieu de soulever le voile, il a déroulé les bandelettes ! Bien sûr, ses mensonges vont vite être malmené par Newton, qui à sa différence, ment très mal. D’abord furieux de la voir, il décide finalement de trouver un petit arrangement : si Gwen l’aide à reconquérir Becky, la maison lui appartiendra et il lui versera une pension. Elle se prend rapidement au jeu, mais doit sans cesse reprendre les mensonges de Newton, qui plombe à chaque fois ses histoires extraordinaires…

Hawn vs Martin

Sur le grand écran, se sont succéder des couples qui fonctionnent très bien ensemble, où transparaît une réelle alchimie (on pense à Tom Hank et Meg Ryan, ou Kate Winslet et Leonardo Dicaprio) : Goldie Hawn et Steve Martin font partie de cette catégorie. La jolie blonde est pleine de vie et délirante, tandis que lui est plus réservé et renfrogné. Pourtant, elle se met à croire à ses mensonges, et à la vie qu’elle se crée de toute pièce. À mesure que Becky se montre de plus en plus proche de Newton, ce dernier tente par tout les moyens de lui plaire, laissant Gwen sur le carreau. Rapidement, la joie laisse la place à la tristesse : pourquoi n’aurait-elle pas droit à cette vie là ? Les parents de Newton y croient également, et sont abasourdis lorsque leur fils leur annonce le pire mensonge possible : Gwen l’a trompé ! Mais pas désespérés, ils tentent de « réconcilier » le couple -car le mariage n’est pas une chose que l’on doit prendre à la légère-, en faisant appel à un prêtre.

En effet, en apparence, leur couple a tout pour marcher ! Gwen se coupe en quatre pour que tout paraisse normal, et fais faire des choses à Newton qu’il n’aurait jamais tenté (comme la scène ou il doit chanter une chanson qu’il ne connaît pas devant une foule d’invité où se trouve ses parents et son patron)…elle parvient même à embobiner son patron pour qu’il lui donne une augmentation ! Les situations s’enchaînent, à un rythme effréné, mais Newton est décidé à séduire Becky, qui commence à lui faire de l’oeil. Le triangle amoureux émergeant, Newton commence tout de même, dans son for intérieur à hésiter : et si, au fond, l’histoire inventée de toute pièce par Gwen pouvait s’avérer réelle ?

Près de 27 ans après sa sortie, Fais comme chez toi ! reste toujours un must du genre, avec ses innombrables quiproquo  : Goldie Hawn retrouvera Steve Martin, 7 ans plus tard, en 1999, pour Escapade à New York. Mais ceci est une autre histoire…


738.Les lionnes (Yannick Noah & Les enfants de la Terre).

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Le chanteur Yannick Noah est le fondateur de l’association « Les enfants de la Terre », créée avec feu sa mère Marie-Claire Noah (qui était enseignante) en 1988, afin d’aider les enfants défavorisés, sans famille, où dont les parents sont gravement malades. Le but est de leur permettre de pouvoir partir en vacance : tout le monde aspire à pouvoir découvrir de nouvelles choses et de prendre un peu de bon temps. Des bénévoles les accueillent au sein des « Maisons-Tendresse » et les aide à fuir un quotidien parfois vraiment difficile. Aujourd’hui, même si c’est sa soeur qui est la présidente, l’homme est toujours actif pour celle-ci.

Yannick Noah a fondé un petit groupe de musique, composé de lui-même et de cinq jeunes très différents les uns des autres, qui reprennent ses chansons le temps d’un album, intitulé Métis(se), et dont les fonds sont destinés à l’association (plus exactement un euro par album vendu).


737.Us : après Get Out, Jordan Peele envoie à nouveau du lourd !

Le nouveau film de Jordan Peele, Us, dévoile sa première bande-annonce, levant quelque peu le mystère de son intrigue : une famille, Adelaïde (l’incroyable Lupita Nyong’o) et Gabe Wilson (Winston Duke), part en vacance à la mer avec leurs 3 enfants, et leur fils fait une étrange rencontre, disparaissant de leur vue. Sa mère, inquiète, parvient à le retrouver sans comprendre ce qui lui est arrivé. Dans leur maison de vacance, le soir même, la famille se rend compte qu’ils ne sont pas seuls : des invités inopportuns vont les rejoindre…des visiteurs qui leur ressemblent en tout point.

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Après le génial Get Out, film d’horreur dont le thème principal était le racisme,  on attendait beaucoup le retour de Jordan Peele (gagnant d’un oscar du meilleur scénario) au cinéma. Il reste dans le même genre de film, changeant toutefois de nœud épineux : il semble qu’ici, ce soit le fait que notre pire ennemi n’est autre que nous-même.

La bande-annonce est glaçante et a l’audace d’en montrer beaucoup sans trop en dévoiler pour autant. On remarque déjà le talent pour la mise en scène du cinéaste, qui sait comment faire d’une situation banale, un moment de stress très éprouvant…. Sortie prévu le 20 mars 2019 !


736.Summer of 84.

Pendant l’été 1984, Davey Armstrong (Graham Verchere), 15 ans passe ses journées avec sa bande d’amis : Eats, Woody et Curtis. Ayant quelques tendances à la paranoïa, le jeune homme devient persuadé que son voisin, le policier Wayne Mackey, qui vit seul, est un dangereux psychopathe qui a déjà tué plusieurs personnes. Il pense que les disparitions d’enfants dans la presse sont son oeuvre. Dave fonde ses soupçons dans le fait qu’il pense avoir aperçu l’un de ceux-ci chez Wayne, un jour qu’il jouait à une gigantesque partie de cache-cache près de la maison de ce dernier. Bien entendu, personne ne le croit, pas plus que la fois où il pensait que les extra-terrestres se cachaient au coin de la rue…

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Sorti en 2018, Summer of 84 est un petit film d’horreur rondement bien mené : l’action se déroule en 1984, et ce qui apparaît à l’écran semble avoir été filmé à cette époque. Les maisons, les voitures, la technologie,…tout a été recréé pour entrer dans le contexte. Les personnages principaux sont une bande de garçons qui n’ont pas grand chose à faire de leurs journées, et qui se retrouve embarqué à suivre les lubies de l’un d’eux pour démasquer si son voisin est un tueur en série. Le film nous entraîne sur toute les pistes, nous faisant tantôt croire que Davey a raison ou que son esprit est simplement doté d’une trop grande imagination. On le suit lorsqu’il passe son voisin en filature lorsqu’il fait son jogging, quand il note toutes les choses inexplicables qu’il fait (comme acheter 50 kg de terreau chaque semaine) , où encore quand il rendre dans la maison de ce dernier (où se trouve un sous-sol qui donne froid dans le dos).

François Simard signe donc une petite réussite (dans la lignée de CaStand by MeParanoïak, avec des allures de Stranger Things -la dimension fantastique en moins-), alliant suspense, action et humour. Car bien entendu, les jeunes adolescents du film ont aussi leur petits problèmes personnels : on les découvre en train de lire des revues érotiques, ou à essayer de draguer les filles,…l’un d’eux, Tommy (Judah Lewis), surnommé « Eats », a des problèmes avec son père qui passe à tabac sa mère, et fuit la réalité en traînant avec ses amis. On apprécie la dynamique insufflée à la petite bande, où chacun compte les un sur les autres, et où chacun est prêt à aller très loin dans les lubies de Davey. La fin est surprenante et innatendue, prenant des allures de slasher movie (notre note : 7,7/10).


735.50/50.

Pour Adam (Joseph Gordon-Levitt), la nouvelle de son cancer fut un choc immense : une tumeur maligne très rare, dont les chances de survie était évaluée à 50 %, surgissant d’on ne sait où, sans explication apparente. Et pour son entourage, ce ne sera pas mieux : son meilleur ami, Kyle (Seth Rotgen) d’abord effondré va se servir de sa maladie pour draguer des filles, sa petite amie Rachel (Bryce Dallas Howard) se montre distante avec lui et sa mère (Anjelica Huston) devient hystérique…

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En 2011, avec 50/50, Jonathan Levine (Warm Bodies) signe un film questionnant sur l’impact que l’annonce d’un cancer peut avoir sur l’entourage du principal intéressé. Dans le film, Adam ne parvient pas à partager la mauvaise nouvelle à sa mère, qui doit déjà gérer son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, et ne lui avoue tout que le lendemain. Sa réaction ne se fait pas attendre : choquée, et déçue de ne pas avoir su cela plus tôt, elle entend s’installer chez son fils et s’occuper de lui. Elle se lève et va lui faire un thé, affirmant que cela réduit les chances d’attraper un cancer. Mais Adam ne souhaite pas que sa vie change aussi foncièrement…il ne veut pas qu’on apitoie sur son sort. En fait, il est même en retrait par rapport à son cancer, dans un premier temps. C’est un peu comme si la maladie ne l’atteignait pas, comme si il ne l’avait pas en lui.

La petite amie d’Adam, la belle Rachel, que la mère de ce dernier ne cautionne pas réellement, et que son meilleur ami déteste, va tenter, avec le cancer de montrer qu’elle peut l’accompagner dans cette terrible épreuve…mais elle échoue ! Si elle le conduit à l’hôpital pour ses traitements, elle ne parvient pas à sortir de sa voiture. Ensuite, elle arrive très en retard pour le chercher, le laissant poiroter durant plusieurs heures. Rachel achète même un chien pour apporter un peu de gaieté à leur vie, mais avant tout pour son équilibre personnel. Artiste peintre, la jeune femme est vite perturbée par les émotions négatives, et ne supporte pas de voir ce qui arrive à Adam…alors, elle en profite pour voir des amis, et sortir avec d’autres garçons…en réalité, elle n’aime pas vraiment Adam, ils n’ont d’ailleurs pas grand chose en commun. Cela fait plusieurs mois qu’elle s’invente toute sorte de raisons pour ne pas avoir de rapports sexuels avec lui. Mais elle n’ose pas le dire…En même temps, une certaine routine s’est installé, et elle reste avec lui par habitude, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut vraiment…

Kyle, de son côté, voit en Adam un frère, et est véritablement inquiet pour lui à l’annonce de son cancer, cherchant à comprendre l’origine de ce mal. Il veut faire des choses amusantes avec ce dernier, profitant du fait qu’il est malade pour séduire des filles. Mais il ne fait pas ça dans un mauvais but…lorsque Adam doit se faire opérer afin d’enlever la tumeur, il est effondré, car il ne sait pas si il reverra où non son ami.

Adam doit composer entre toutes ses réactions contrastées, y compris celle de ces collègues de travail, qui lui souhaite du courage et le voie déjà à l’article de la mort. Lui-même passe par tout une série de phases, en allant consulter, sur les conseils de son médecin, une psychologue, le docteur Katie (Anna Kendrick) : jeune stagiaire, celle-ci n’a encore eu que 3 patients, et ne sait pas trop comment s’y prendre lorsque Adam se présente devant lui. Elle essaye de le rassurer, mais parle énormément, contrastant avec les autres psychologues qui, généralement, ne font que poser des questions. Trop tactile pour Adam, elle est amenée à plusieurs reprises à changer de méthode, et tente de lui faire avouer qu’il souffre de son cancer. Mais en parallèle, il se noue une relation trop proche entre eux, dépassant le stade du lien patient-médecin, au point que Katie en vienne à s’interroger sur ce qu’elle fait…

On peut également considérer la scène où le médecin d’Adam lui annonce sa maladie comme très révélatrice du fossé séparant la médecine et le relationnel : le docteur donne le nom scientifique du mal dont souffre le jeune garçon, ne l’aidant pas à comprendre ce qu’il a. Ensuite, il lui lâche à la figure que c’est un cancer. Cela témoigne d’un manque de tact assez important : certes, c’est difficile d’annoncer pareille nouvelle, mais n’y a-t-il pas moyen de le faire de façon plus douce ?

50/50 est un film abordant un sujet grave et sérieux, mais le traitant avec légèreté et avec une bonne dose de dérision (par exemple, lorsque Adam drague une jeune demoiselle et l’intéresse en dévoilant son crâne chauve, alors qu’avant cela il la laissait indifférent). La scène où Adam décide de se raser les cheveux lui-même, afin d’éviter que la chimio ne les fasse tomber à sa place est un moment très fort du long-métrage. Sous les yeux médusé de Kyle, qui regarde cela avec effroi, Adam accompli un geste plein de sens. On peut vivre avec son cancer, mais aussi le taire…mais cette dernière option n’est peut-être pas la meilleure. C’est entouré qu’on parvient le mieux à l’affronter. Même si au fond, on est très seul, savoir que d’autres peuvent vous permettre d’adoucir cette terrible épreuve aide énormément (la scène où, rencontrant d’autres cancéreux, Adam mange des gâteaux au cannabis)… À cause de son cancer, Adam va se réconcilier avec sa mère (dont il ignore volontairement les appels), laisser tomber une relation qui ne marche pas, et surtout savoir ce qui est réellement important. C’est un film qui fait du bien ! (notre note : 8/10).


734.Avengers : Endgame (bande-annonce).

La bande annonce était attendue, et la voilà enfin : la suite de Avengers-Infinity War se dévoile peu-à-peu avec un titre très équivoque, Avengers : Endgame, qui signifie « phase finale », et de premières images très prometteuses. On reprend l’intrigue exactement où on l’avait laissée, c’est-à-dire après que Thanos ait réussi à faire disparaître la moitié des espèces vivantes dans l’univers afin de rétablir l’équilibre. Les survivants tentent de s’organiser comme ils peuvent : Tony Stark est à l’article de la mort. Dérivant dans l’espace, il n’a plus rien à manger et ses réserves en oxygènes s’épuisent. Captain America pleure les disparus (et repense à sa bien aimée…), Nebula regrette Gamora, Thor la perte d’Asgard,…l’espoir est cependant présent ( ils ont 1 chance sur 14 millions d’inverser le processus). Scott Lang, alias Ant-Man fait son grand retour, à la toute fin de la bande-annonce…

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733.La prophétie de l’horloge.

Il est étonnant de voir Eli Roth, connu pour des films d’horreurs tel que Cabin Fever ou Hostel, à la tête d’une conte pour enfants tel que La prophétie de l’horloge. Et pour cause : c’est son premier long-métrage tout public ! Pourtant, l’homme change radicalement de style en adaptant le premier roman de la saga La pendule d’Halloween, offrant un film magique, parfois drôle, mais surtout pleins de belles trouvailles visuelles.

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On y suit Lewis, petit garçon marginal adorant jouer avec les mots, venant tout juste de perdre ses parents dans un terrible accident de voiture, et qui se voit contraint d’aller vivre chez son oncle Jonathan (Jack Black), qu’il n’a jamais vu. L’homme l’accueille comme il se doit, lui présentant sa voisine et amie, madame Florence Zimmerman (Cate Blanchett). Mais très vite, des choses étranges se produisent…la maison semble vivante ! Jonathan dévoile alors la vérité à Lewis : il est un sorcier ! Et lui aussi peut le devenir : fasciné, le jeune garçon commence alors son éducation de la magie. Mais de biens sombres dessein l’attendent : la maison cache un terrible secret lié à une pendule capable de provoquer l’extinction de l’espèce humaine. Et un effroyable sorcier, Isaac Izard (Kyle MacLachlan) cherche à tout pris à mettre la main dessus…

Récit mené d’une main de maître, La prophétie de l’horloge met du temps à dévoiler les tenants et aboutissant de son intrigue, laissant le téléspectateur un peu perdu. Mais lorsque toutes les pièces de la mécaniques se mettent en place, le moteur est bien huilé : c’est un film magique, où Jack Black, comme à son habitude, en fait des tonnes en sorcier haut en couleur, jouant à s’insulter gentiment avec une Cate Blanchett tourmentée par la perte de sa fille, ayant eu pour conséquence d’altérer ses pouvoirs. Izaard se révèle être un méchant abominable, un sorcier dont l’allure funèbre et piteuse évoque celle de l’écrivain H.P.Lovecraft.

La maison, lieu de l’histoire, est un lieu où les meubles sont vivants, et ont des émotions (le fauteuil aime beaucoup Lewis, par exemple). Mais ses murs sont hantés par un effroyable tic-tac provenant d’une horloge introuvable annonçant l’apocalypse…dans ce film, les apparences sont trompeuses, et Lewis devra faire attention à qui il accorde sa confiance.

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Le petit garçon est la révélation du film : avec ses lunettes d’explorateurs, et son costume nœud papillon, il a du mal à s’intégrer dans la société. Trop intelligent pour les enfants de son âge, il passe pour un marginal, on le voit comme le mouton à cinq pattes. Il manie la langue avec une grande souplesse, jouant à définir tous les mots, ou a en inventer de nouveaux. Cherchant à se faire des amis, Lewis choisit mal et se retrouve déçu. Son oncle cabotine dans son nouveau rôle de « père », et ne parvient pas à l’encadrer (il ne lui impose aucune limite), refusant la tâche qui lui est assigné au grand mécontentement de Florence, qui repense à sa fille perdue.

Sous la houlette des studios Amblin, écurie de Spielberg, Eli Roth concocte un joyeux cocktail de magie et de récit familial. Il réalise quelque prouesses visuelles (les citrouilles vivantes crachant une sorte de « soupe », le griffon en forme de buisson), raconte les événements du passé à travers de vieux rétroprojecteurs passant des films muets en noirs et blancs, et nous fiche une belle trouille lors de la scène où les poupées diaboliques prennent vie (digne des vieux films d’épouvantes). L’humour est présent à plusieurs reprise, comme lorsque Jonathan devient un bébé avec une tête d’adulte, ou lorsque madame Zimmerman se sert de sa baguette-parapluie comme d’une mitraillette…C’est une sorte de film fourre-tout, rendant hommage à un vieux cinéma très artisanal, et jouant avec de nombreux artifices (notre note : 7,5/10).

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