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4.Charlie et la chocolaterie

Dès les années 1980, le réalisateur Tim Burton (connu pour ses films Beetlejuice, Batman ou plus récemment Dark Shadows) voulait adapter le roman « Charlie et la chocolaterie » de l’auteur Roald Dahl mais ce dernier, déçu d’une précédente adaptation de son livre en 1971 s’y opposa .Néanmoins, la mort de l’écrivain en 1990 et l’acquisition des droits du livre en 1998 eurent pour effet de changer la donne et le projet s’est petit-à-petit concrétisé.

4.Charlie et la chocolaterie dans cinéma & télévision charlie

Une histoire enchanteresse

Charlie Bucket (Freddie Highmore) est un garçon très pauvre vivant avec ses parents (Helena Boham Carter et Noah Taylor) et ses 4 grands parents, dans une misérable cabane de bois. Une fois par an, le jour de son anniversaire, le petit gamin reçoit une tablette de chocolat Wonka. Alors que son père vient de perdre son emploi, la famille est obligé de se serrer encore plus la ceinture entassé les uns sur les autres dans les 2 pièces de leur demeure.

Un jour, une nouvelle fait le tour du monde : le chocolatier Willy Wonka (Johnny Deep), responsable de la plus grande chocolatrie au monde décide d’ouvrir les portes de celles-ci aux 5 enfants qui trouveront les tickets d’or caché dans les produits du confiseur. Les gens s’arrachent alors les produits Wonka et les noms des heureux élus qui auront l’honneur de visiter la fabrique avec Wonka et dont l’un repartira avec un prix spécial sont peu-à-peu connu : Augustus Gloop, un garçon allemand corpulent ; Violet Beauregard (AnnaSophia Robb), fillette accro au chewing-gum, sportive et orgueilleuse, Veruca Salt, britannique capricieuse dont le père ne lui refuse rien et Mike Teavee un garçon américain hyperactif, vaniteux, obsédé par la télévision et les jeux vidéos, qui éprouve du dégoût envers le chocolat.

Mais le cinquième nom se fait attendre…et pour cause, puisque ce sera Charlie ! La chance lui ouvrira donc les portes de la chocolaterie, accompagné de son grand-père Joe (David Kelly). Ils rencontreront monsieur Willy Wonka, personnage étrange et ambigu incapable de prononcer le mot « parent ». Dans ce lieu incroyable où sont réalisés les projets les plus fous du chocolatier, comme un bonbon que l’on peut sucer toute l’année et qui ne deviendra jamais plus petit, les enfants feront connaissance avec les Oompa Loompa (Deep Roy), ouvriers de la fabrique, êtres petits et malicieux.

Et tandis que chacun des enfants  disparaît l’un après l’autre dans chaque salle de la fabrique victime de leurs défauts, seul reste Charlie qui au final se voit offrir la chocolaterie car Wonka cherche un successeur. Le garçon accepte mais souhaite emmener sa famille ce que le chocolatier refuse car, pour lui, la famille est un frein à l’imagination. Mais la vérité est plus profonde…Willy Wonka est en brouille avec son père, un dentiste, le docteur Wilbur Wonka (Christopher Lee) depuis des années. Charlie va donc accompagner l’homme chez son paternel et tout deux vont renouer contact.

Donner vie à la chocolatrie
   Charlie et la chocolaterie  est le 11ème film de Tim Burton. Sorti en 2005, le réalisateur adapte, avec quelques libertés mais en conservant la trame principale, le célèbre roman de Roald Dahl. C’est un film très drôle, en dépit de la situation tragique du personnage principal (Charlie est très pauvre) et ce grâce aux autres protagonistes : les 5 enfants incarnent chacun un stéréotype différent ( le gourmand, l’égoïste déterminée, la capricieuse, le gentil et le fan de jeux vidéos).
  Augustus Gloup  passe ses journées à manger.Pour sa mère, il était même impossible que son fils ne trouve pas un ticket d’or avec la quantité de chocolat qu’il ingurgite chaque jour.L’un des grand-père de Charlie, George, dira bien avant que Gloup trouve son ticket d’or que le premier qui en trouvera un sera « gros,gros,gros !« . Ce sera d’ailleurs le 1er enfant à disparaître, tombant dans la rivière de chocolat qu’il voulait boire, et repêché par un énorme tuyau.
   Violet Beauregard a gagné tous les concours possibles et détient le record du chewing-gum mâché le plus longtemps (elle le garde d’ailleurs toujours derrière son oreille afin de ne pas le jeter). Dès le début, elle veut gagner le prix spécial de Willy Wonka mais hélas, goûtant un chewing-gum qui la fera gonfler comme un ballon elle devra se faire presser…
   Veruca Salt, fille d’un directeur d’une usine, est capricieuse et odieuse. Elle se liera d’abord d’amitié avec Violet avant de la mépriser. Son exigence d’acquérir l’un des écureuil dressé de Wonka finira par la conduire, avec son père, dans le conduit à ordure.
   Mike Teavee, ou selon Monsieur Wonka « le petit monstre qui a piraté le système« , garçon très intelligent mais d’une grande violence et qui se croit supérieur aux autres.Il énervera le chocolatier par ses critiques incessantes et finira par être rétréci dans la salle du chocolat télévisé.
   Charlie Bucket, le gamin qui a juste la chance de visiter la fabrique.Ce sera le seul à véritablement comprendre monsieur Wonka et à lui poser des questions qui lui rappelleront son enfance.Son grand-père Joe l’accompagnera dans la chocolaterie, car le vieil homme rêvait de revoir un jour cet endroit extraordinaire dans lequel il avait travaillé.
 
  L’ordre dans lequel les enfants disparaissent correspond à celui dans lequel ils trouvent leur ticket d’or. On assiste donc à une sorte de jeu de massacre semblable à un roman d’Agatha Christie, où seul les véritables héros triomphent. Charlie, dans sa simplicité et son humanité, était le seul choix possible.
La visite de la fabrique montre toute les merveilles que cette dernière recèle ainsi que toutes les bizarreries et les absurdités que l’on y trouve : que ce soit l’ascenseur de verre qui permet de se déplacer dans tous les sens possibles ou le service pour grand brûlé de marionnette ou encore la salle de la crème fouettée où pour produire le liquide des Oompa Loompa doivent fouetter des vaches.
   Le personnage de Willy Wonka est le plus marquant du film mais également celui qui souffre le plus : après une enfance triste avec un père dentiste qui lui interdisait les friandises, le gamin avait fugué de chez lui afin de conquérir le monde avec son chocolat. In fine, il en mangera très peu, préservant sa dentition, sorte de punition en souvenir de ce qu’il avait vécu. Mais son père lui manquait ainsi que la famille que tout deux formait. Toute les excentricité du personnage, la volonté de nier qu’un jour, lui aussi ait été un enfant, son incapacité de prononcer le mot « parent » ou a en parler ne sont qu’une façade traduisant le manque qu’il ressent de ne plus voir son père. 
   
   C’est Charlie qui l’aidera a faire le premier pas en l’emmenant chez son père. D’abord admis en tant que patient, son père ne le reconnaîtra pas de suite mais voyant ses dents, parfaites et impeccables, fera le rapprochement et décidera lui aussi de renouer avec son fils.
   
   Tim Burton n’a certes pas fait un film d’auteur mais a tout de même réalisé une petite odyssée, à sa façon, avec ses codes qui lui sont propres, son esthétique, ayant recours à un narrateur et pastichant d’autres films à travers plusieurs clins d’oeil ( 2001, l’odyssée de l’espace, Psychose, …).
 
    Les Oompa Loompa du film viennent de Loopaland, un endroit qui n’existe sur aucune carte ( ce que fait remarquer M. Teavee, professeur de géographie dans un collège à Willy Wonka qui nie en bloc) et travaille dans la chocolaterie pour avoir des fèves de cacao. À noter qu’ils sont tous incarner par un seul et même acteur : le comédien Deep Roy.
   
   Des similitudes sont à remarquer entre le personnage de Willy Wonka et celui de Edward  de « Edward aux mains d’argents » (autre film de Tim Burton).Tout deux vivent coupés du monde, isolé, l’un cloîtré dans son château et l’autre dans sa chocolaterie. Ils sont perçus comme marginaux et souffre de leur solitude.
   
   C’est au merveilleux que s’apparente ce long-métrage.Tout dans le film va dans ce sens. Cela fait d’ailleurs penser à un conte de fée. Est-ce que dans la vrai vie un enfant pauvre qui a une tablette de chocolat par an (ou 2, ou 3) a autant de chance de trouver un ticket caché dans une tablette de chocolat que tout les autres ? Non, évidemment.Mais comme le dit la grand-mère Georgina: « rien n’est impossible« .Le narrateur, quand il débute son récit dit que « Charlie était le garçon le plus chanceux du monde mais qu’il ne le savait pas encore« .Le schéma du film colle ainsi parfaitement à celui du conte : héros–souffre—misère–quelque chose qui va changer—péripétie—élément de résolution—retour à l’équilibre de départ.
   
   Charlie voue une confiance sans borne à Wonka et ne le contredis même pas au contraire de ses camarades qui eux n’en font qu’à leur tête et finissent par en payer les frais…Willy Wonka lui dira d’ailleurs que dès le début il savait que ce serait lui qui hériterait de la fabrique. Charlie représente l’enfant parfait : il est doté de toutes les qualités, à la fois humble et gentil. D’ailleurs, le gamin est aux antipodes des autres enfants visitant la fabrique. Charlie est heureux alors que rien n’est en sa faveur et qu’il ne possède rien.On peut voir ceci comme une allégorie (représentation concrète d’une idée abstraite).Pour Tim Burton, c’est le seul être du film qui porte de la pureté et qui a cette simplicité héritée du passé. C’est comme si il vit dans un autre siècle.
   
   Charlie est d’ailleurs totalement opposé au personnage de Mike Teavee. Leur vision du monde n’aurait pas pu être plus antinomique. Tout comme leur regard en entrant dans la chocolatrie : Charlie est émerveillé tandis que Mike trouve cela pathétique. Et puis, Bucket aime le chocolat au contraire de Teavee qui le méprise.
   
   La famille est aussi l’un des thèmes du film.Chacun des parents est responsable des défauts (ou des qualités) de leurs enfants. Le père de Veruca est incapable de lui refuser quoi que ce soit et en a de ce fait faite devenir une fille capricieuse, la mère de Violet est déterminée à faire de sa fille une recordman des concours, les Teavee, dépassé par la violence de leur fils qu’ils ne comprennent pas,…
Le saviez-vous ? 
C’est Danny Elfman qui a composé la musique du film (c’est lui qui a également composé la musique de la plupart des longs-métrages de Burton).
Charlie construit une réplique de la chocolatrie Wonka avec des bouchons de tubes de dentifrices que son père lui ramène de l’usine où il travaille.
Le narrateur du film est un Oompa Loompa. On peut l’apercevoir lors d’une scène.

  1. Point de Style écrit:

    Un magnifique film porté par le meilleur duo du cinéma, Depp-Burton. La prestation de l’acteur est aussi impressionnante que la maitrise du réalisateur. Un film culte.

    Dernière publication sur Point de Style : Dragons 3 : Le Monde Caché, de Dean DeBlois

    Citer | Posté 26 avril 2014, 22 h 41 min

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