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40.H.P.Lovecraft : Histoire et chronologie du Nécronomicon (1927).

Titre original Al Azif — azif étant le mot utilisé par les Arabes pour désigner ce bruit nocturne (fait par les insectes) que l’on suppose être le mugissement de démons.

Composé par Abdul Alhazred, un poète fou de Sanaá, au Yémen, dont on dit qu’il fleurissait à l’époque des califes Omeyyades, vers 700 ap. J.C. Il visita les ruines de Babylone et les souterrains secrets de Memphis, et passa dix ans seul dans le grand désert au sud de l’Arabie — le Rub al-Khali ou « Espace Vide » des anciens arabes — et le désert « Dahna » ou « Cramoisi » des arabes modernes, que l’on croit peuplé d’esprits protecteurs maléfiques et de monstres de mort. Sur ce désert, bien des merveilles étranges et incroyables sont racontées par ceux qui prétendent y avoir pénétré. Dans ses dernières années, Alhazred vécut à Damas, où le Nécronomicon (Al Azif) a été écrit, et sur sa mort définitive ou sa disparition (738 ap. J.C.), bien des choses abominables et contradictoires ont été racontées. Ibn Khallikan (biographe duxiie siècle) dit qu’il fut saisi en plein jour par un monstre invisible et horriblement dévoré devant un grand nombre de témoins glacés d’effroi. Sur sa folie, on raconte beaucoup de choses. Il prétendait avoir vu la fabuleuse Irem, la Cité des Piliers, et avoir trouvé sous les ruines d’une certaine ville sans nom du désert les annales bouleversantes et les secrets d’une race plus vieille que l’humanité. Il fut un musulman peu fervent et vénérait des entités inconnues qu’il appelait Yog-Sothoth et Cthulhu.

En 950 ap. J.C., l’Azif, qui avait atteint une diffusion considérable, bien que clandestine, parmi les philosophes de ce temps, fut traduit secrètement en grec par Théodore Philétas de Constantinople, sous le titre de Nécronomicon. Pendant un siècle, il poussa certains expérimentateurs à d’abominables essais, quand il fut interdit et brulé par le patriarche Michel. Après cela, on n’en entend plus parler que furtivement, mais Olaus Wormius (1228) fit une traduction latine au bas Moyen-Âge, et le texte latin fut imprimé deux fois — auxve siècle en lettres gothiques (à l’évidence en Allemagne), et au xviie siècle (probabl. Espagne) — ces deux éditions étant dépourvues de signes d’identification et n’étant localisées dans le temps et l’espace que par des preuves typographiques internes. L’œuvre, en latin comme en grec, fut interdite par le pape Grégoire IX en 1232, peu après la traduction latine qui attira l’attention sur elle. L’original arabe était perdu dès le temps de Wormius, comme l’indique sa note liminaire ; et nulle apparition de la copie grecque — qui fut imprimée en Italie entre 1500 et 1550 — n’a été signalée depuis l’incendie de la bibliothèque d’un certain homme de Salem en 1692. Une traduction anglaise, faite par le Dr. Dee, ne fut jamais imprimée et n’existe qu’à l’état de fragments récupérés à partir du manuscrit original. Sur les textes latins qui existent aujourd’hui, on sait que l’un (xve siècle) est sous clefs au British Museum, tandis que l’autre (xviie siècle) est à la Bibliothèque Nationale à Paris. Une édition du xviie siècle est à la bibliothèque Widener de Havard, et une à la bibliothèque de l’Université de Miskatonic d’Arkham. Également à la bibliothèque de l’Université de Buenos Aires. Il existe probablement de nombreuses autres copies secrètes et, selon une rumeur persistante, une copie du xve siècle fait partie de la collection d’un célèbre millionnaire américain. Une rumeur encore plus vague accrédite la préservation d’un texte grec du xvie siècle dans la famille Pickman de Salem ; mais s’il a été préservé, il s’est volatilisé avec l’artiste R. U. Pickman qui a disparu au début de l’année 1926. Le livre est rigoureusement interdit par les autorités de la plupart des pays et par toutes les branches ecclésiastiques organisées. Le lire conduit à d’abominables conséquences. C’est de rumeurs sur ce livre (dont relativement peu de personnes ont connaissance dans le grand public) que Robert W. Chambers aurait tiré l’idée de son roman The King in Yellow.

 

Chronologie

• Al Azif écrit vers 730 ap. J.C. à Damas par Abdul Alhazred
• Trad. en grec en 950 ap. J.C. en tant que Nécronomicon par Théodore Philétas
• Brulé par le patriarche Michel en 1050 (i.e. le texte grec). Le texte arabe est perdu
• Olaus traduit du gr. au Latin en 1228
• 1232 : éd. latine (et gr.) interd. par le pape Grégoire IX
• 14… édition imprimée en lettres gothiques (Allemagne)
• 15… texte gr. imprimé en Italie
• 16… réimpression espagnole du texte latinHis

39.The Box.

 

Sorti en 2009, le film « The Box » a suscité beaucoup d’interrogations à sa sortie car l’histoire se révèle très complexe.Explication…

 

39.The Box. dans cinéma & télévision The-Box-1

Synopsis : Norma et Arthur Lewis forment un couple vivant vraiment au-dessus de leur moyen.Un jour, il reçoivent un colis contenant une boîte noire surmontée d’un bouton poussoir-rouge d’un certain Arlington Steward qui leur rend visite peut de temps après et leur propose un marché : si il appuient sur le bouton, ils recevront un million de dollars mais une personne qu’ils ne connaissent pas mourra.Le couple hésite longuement  sur la nature de la chose (est-ce une blague ?) : elle, gentille professeure de littérature ayant un handicap au pied et lui, travaillant à la NASA. Le hasard faisant bien les choses,  ils reçoivent le paquet le jour où leurs espoirs financiers et professionnels sont détruits. Norma finit alors par commettre l’irréparable et appuie sur le bouton.Une personne qu’ils ne connaissent pas finit par mourir, reçoivent un million et bientôt d’étranges évènements se produisent.Des gens se mettent à les poursuivre et très vite, les Lewis découvrent qu’ils devront assumer les conséquences de leurs actes. Leur petit garçon est enlevé par la « firme » ( des employés d’Arlington), et un chantage odieux s’opère : il est devenu sourd ET aveugle, et cet état est irréversible à moins d’accepter le deal de Steward.

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Distribution :

Durée : 1h55.

Autour du film (à ne pas lire si vous ne l’avez pas vu) :

    « The Box » est réalisé par Richard Kelly (à qui l’on doit déjà le très étrange « Donnie Darko ») qu’il adapte de la nouvelle « le jeu du bouton » de l’écrivain américain Richard Matheson (auteur des romans « Je suis une légende » et  » L’homme qui rétrécit »).

   Il y a une chose très étrange que l’on ressent en voyant ce film : on y croit, on le regarde du début à la fin en se demandant ce qui va se passer.La mise en scène est soignée et les décors truffés de détails.Mais l’on se pose tout de même une question : quels sont les enjeux réels de « the Box » ?

   En fait, tout tourne autour de la question du choix.Appuyer ou ne pas appuyer sur le bouton, voilà la première hésitation auquel les Lewis sont confrontés et qui ne sera pas la dernière puisque Arthur devra à la fin choisir entre tuer sa femme ou condamner son fils à être aveugle et sourd. »The Box » montre en fait que quelque soit les choix que l’on fait, on doit en assumer les conséquences même si celles-ci sont terribles.

   Il est intéressant de constater que c’est la femme qui appuie sur le bouton.Pourquoi ? Par curiosité bien sur et aussi par espoir d’une vie meilleure.Un peu à la manière de Eve, la femme originale dans la Bible qui mange du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

    »The Box » est un film sur la croyance , il commence d’ailleurs avec une conversation sur la croyance au père noël (qui réapparaîtra plusieurs fois, tel un leitmotiv).Le choix que devra faire Arthur à la fin du film est aussi basé sur la croyance puisqu’ils jureront de se retrouver dans une autre vie.

    »Toute technologie trop avancée est indiscernable de la magie » est dit dans le film.Richard Kelly se montre fasciné par les mystères des origines de l’homme et montre que ce dernier est égoïste et préfère défendre ses propres intérêts que ceux d’autrui.L’argent est tout ce qui compte pour lui.Il n’a pas peur de sacrifier une/des vie(s) humaine(s).

   Arthur se montre indécis durant toute l’histoire.Il n’arrive pas à prendre de décision.C’est Norma qui appuie sur le bouton.D’ailleurs il dira : « Sans Norma, je serai perdu ».

   Il finira par se débarrasser d’elle, la faisant devenir l’unique coupable de l’histoire.Mais ça n’est pas réellement vrai.Mais pourquoi la tue-il alors que le responsable de tout ce qui leur arrive est Steward ? Pourquoi ne tente-il pas de le tuer lui ? Trop vite. Il l’aime et il la tue. Car il a échoué au test. Les femmes sont coupables, et les hommes sont des meurtriers, profitant de leur faiblesse pour trouver un prétexte pour accuser et tuer la coupable.

   Le personnage de Arlington Steward est le plus mystérieux du film.Qui est-il ? D’où vient-il ? Cet homme qui a été foudroyé par  la foudre se dit être le messager d’une puissance plus forte (Dieu ?).En fait, il est mort et a été ressuscité et est chargé par cette entité (d’origine extra-terrestre) de tester la race humaine.

    »The Box » revisite le pêcher originel à travers le couple confronté à un choix difficile.Et pousse la barre plus loin, car Arlington, dans son offre leur dit que si il la refuse il donnera la boîte à un couple qui ne les connaissent pas et donc invertira ainsi les rôles (les bourreaux devenant les victimes).

notre avis : 7,9/10.


38.Michel Sardou-Au temps des colonies.

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