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56.Demain, on se marie !

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Difficile de ne pas aimer le duo Adam Sandler et Drew Barrymore tant il fonctionne à merveille. Ils ont fait trois films ensemble, et si tout le monde se souvient de Amour & amnésie, c’est pourtant avec Demain, on se marie ! qu’ils ont commencés à tourner ensemble.
Chanteur de mariages, Robbie (Adam Sandler) fait la connaissance, durant une réception, de Julia (Drew Barrymore), une serveuse. Le courant passe instantanément et chacun promet de venir au mariage de l’autre. Julia doit épouser Glenn, un businessman, tandis que Robbie vit une belle romance avec Linda. Cependant, le jour de leur noce, cette dernière le laisse tomber devant l’hôtel, en préférant un autre. Triste et désorienté, le garçon continue de travailler, rêvant au succès qui ne vient pas et à l’amour illusoire. Au cours d’une autre réception, il recroise Julia, et il devienne de très bons amis. Mais Robbie aspire à plus.
Sorti en 1998, et réalisé par Frank Coraci (Zookeeper), Demain, on se marie ! est une jolie comédie romantique à l’ancienne, pleine de fantaisie et de légèreté. Adam Sandler trouve là un de ses meilleurs rôles, en chanteur déprimé, interprétant avec brio des titres comme You Spin me round ou That’s all, face à une Drew Barrymore parfaite avec sa bonhommie et sa bienveillance naturelle. L’alchimie fonctionne de manière accès remarquable, offrant un duo d’anthologie. Le film est à la fois drôle, décalé (c’est un peu kitsch) et touchant. Un régal. 

55.Résoudre un problème stoechiométrique

1.Qu’est-ce qu’un problème stœchiométrique ?

Il s’agit d’un problème mesurant des rapports de masse.

 

2.Comment faire pour en résoudre un ?

Il faut suivre les directives suivantes dans l’ordre :

a-Pondérer l’équation chimique de base.

b-Identifier les données et les inconnues.

c-Exprimer les données en moles.

d-Réaliser la lecture molaire de la réaction.

e-Trouver le rapport.

f-Appliquer ce rapport afin de trouver le nombre de moles de produits obtenus et donc les inconnues.

g-Réaliser la lecture finale de la réaction (simple phrase avec les réponses trouvées).

3.Un exemple pour illustrer tout ça…

Quelles masses de dioxyde de souffre et d’eau faut-il  pour préparer 164 g d’acide sulfureux ?

SO2+H20→H2SO3

a.cette équation est déjà pondérée.Il n’est donc pas nécessaire de le faire donc.

b.données : masse de H2SO3 = 164 g — masse molaire (M) de H2SO3 = 82 g/mol

inconnues : masse de SO2 = ? et masse de H2O = ?

c.SO2 : 1mol —H2O : 1 mol—H2SO3 : 1 mol.

d.Une mole de dioxyde de soufre et une mole d’eau réagissent pour former une mole d’acide sulfureux.

e.H2SO3 →n (nombre de mole) = m (masse)/M = 164/82 = 2 mol

Puisque que les coefficients stœchiométriques sont identiques (1, ce qui explique que l’on ait pas du pondérer l’équation chimique) alors  le nombre de mole est le même partout et donc par conséquent que :

n de SO2 = 2 mol

n de H2O= 2 mol

 

f.SO2 : n=2mol—-m = M.n=64.2=128 g

H2O : n = 2mol—m=M.n=18.2=36 g

 

g.128 g de dioxyde de soufre et 36 g d’eau réagissent pour former 164 g d’acide sulfureux.


54.American Beauty

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Sorti en 1999, American Beauty constitue un beau panorama de la banlieue américaine et de ses travers. Mis en scène par Sam Mendes, dont il s’agit du premier film, bien avant Skyfall et 1917, le long-métrage a récolté 5 Oscars dont ceux du « meilleur film » et du « meilleur réalisateur ». L’histoire est celle d’une famille américaine ordinaire en apparence : Lester (Kevin Spacey) et Carolyn (Annette Bening) Burnham, mariés depuis de nombreuses années et parents d’une adolescente prénommée Jane. Sauf que derrière cette apparente tranquillité, se cache d’énormes problèmes, qui vont pousser la famille à s’entre-déchirer.

Banlieue chic

American Beauty, c’est la fin d’un couple qui tente de sauver les apparences. Une famille aisée qui a tout ce qui faut, mais en fait qui n’a aucune fondation solide. Insatisfaite, Carolyn trompe son mari avec un agent immobilier. Lester, de son côté, est en pleine crise existentielle de la quarantaine : son boulot l’éreinte, il n’aime plus sa femme, et il doit se contenter sexuellement seul. Quant à leur fille, Jane, celle-ci déteste sa mère et ne parle que très peu à son père.

Les deux ont des personnalités contrastées : Carolyn est une femme entreprenante, qui essaie toujours de passer au-dessus de son mari et qui prend celui-ci pour un idiot. Lester est un homme qui a vécu dans l’ombre de sa femme, et qui ne la supporte plus. Il se met à envisager les choses différemment lorsqu’il se rend compte que la meilleure amie de sa fille se prend d’affection pour lui. L’homme se met à faire du sport (de la musculation et de la course à pied), fait plus attention à son allure, et semble plus joyeux. Il se lie d’amitié avec le fils des nouveaux voisins, Ricky (Wes Bentley), et adopte un comportement digne d’un jeune homme.

Remontées acides

American Beauty est une satire sociale : le film présente des personnages qui ont tout réussi, par rapport aux standards normaux de la société de consommation qu’est la nôtre. Mais tout cela n’est qu’une fioriture, une garniture, car ni Lester, ni Carolyn ne sont véritablement heureux.  Lester, qui se sent seul et n’a plus l’impression d’être une vraie personne, replonge dans sa jeunesse passée, et tente d’assouvir des désirs refoulés, malmenés par sa femme castratrice. Il démissionne de son ancien boulot pour travailler dans un fast food. Carolyn est malheureuse, et déteste son mari, mais refuse d’être la victime dans cette histoire.

Les frustrations de chacun vont nourrir le propos du film, sans que l’on s’apitoie davantage sur un personnage en particulier. Même Jane, qui en a marre de ses parents, haïssant sa mère et gênée de l’attitude de son père qui se laisse séduire par sa meilleure amie, suscite autant d’empathie. La famille Burham ne s’aime plus. Est-ce un cas isolé ? Non, chez les voisins, les linges ne sont pas plus propres : Frank, ex-marine, est un homosexuel refoulé, sa femme Barbara est malmenée, et leur fils profondément perturbé.

Libéré, Lester est méconnaissable, et ose enfin dire à sa femme ce qu’il pense. Il s’est affranchi du système social dans lequel il était l’acteur principal. Il va aller jusqu’au bout dans cette idée d’assumer qui on veut être réellement (ce qui n’est pas le cas de sa femme, qui par exemple, le trompe en cachette, ou n’accepte pas d’être vue comme une personne totalement superficielle). Il goûte enfin au bonheur, contrairement aux autres personnages du film. Mais cette joie, aura un prix …

Le titre du film fait référence à la beauté formatée telle que l’idéalise la société de consommation : la réussite sociale, la belle maison, la belle fille au jambes sulfureuse, … mais en même temps, Ricky, le nouveau voisin, qui passe son temps à filmer des scènes de vie, cherche à capter la beauté dans ce qu’elle a de plus naturelle. L’essence de la beauté.

Film tragi-comique, American Beauty joue habilement avec les faux-semblants pour les faire éclater au grand jour. Les révélations se font à demi-mots, comme pour prolonger cet état de latence permanent, jusqu’à un final explosif et pourtant anodin. Brillant. Pour l’anecdote, l’affiche du film qui présente un ventre nu avec une main posée, tenu une rose), c’est l’actrice Christina Hendricks, ne jouant pas dans le long-métrage, qui s’est prêtée au jeu.


53.Le chien, meilleur ami de l’homme ?

En France, ce dimanche 28 octobre 2012, une vieille dame a été mordue par deux bergers allemands appartenant à son voisin, alors que cette dernière était dans son propre jardin. Les blessures étant très graves, la femme est décédée. Le débat est donc une nouvelle fois relancé : le chien est-il dangereux ?

 

   Selon les scientifiques  la réponse est non. Aucune race n’est dangereuse à la base. Mais ce sont les conditions de vie, l’éducation, la privation qui peuvent en modifier le comportement. Certains chiens sont d’ailleurs dressés à l’attaque par leur maître. Ils développent alors de l’agressivité qu’ils peuvent manifester à l’égard de leur maître, d’étrangers ou d’autres animaux. Les délinquants canins (chien n’ayant pas reçu d’éducation du tout) sont donc plus enclin à devenir dominant et agressif.

   Pourtant, il ne faut pas oublier que le chien est avant tout un prédateur et qu’en Belgique  et que l’ on en dénombre plus de un million. Qu’il possède 42 dents puissantes et tranchantes, que ses dents sont capables de déchirer, couper et broyer, que grâce à ses puissants muscles maxillaires, son museau peut être une arme dangereuse et une sorte de «meule» avec laquelle il déchiquette et même broie les os. Que plus les chiens sont grands, plus ils possèdent de grandes dents. Ainsi, lorsqu’un gros chien mord, il fait plus mal qu’un petit chien et la personne qui se fait attaquer aura alors une blessure plus profonde que si elle s’était fait mordre par de plus petites dents.  

   Mais alors, que faire ? La grande solution serait la socialisation du chien, c’est-à-dire apprendre à l’animal l’ensemble des comportements nécessaires à la vie en meute. Le confronter à toute les situations peut aussi être important, lui faire voir des enfants, des personnes âgées afin qu’il apprenne à se « conformer », car le chien est avant tout un animal sauvage et si il a peur, les morsures infligées à ses victimes sont généralement les plus graves. Une morsure sur deux est d’ailleurs causée par la crainte de l’animal. Son éducation est donc capitale. Car le chiot s’identifie à l’espèce dont il reçoit l’apprentissage et en  ressort « imprégné ». Cet état est-il irréversible ?

   Néanmoins, tout ne dépend pas du chien. Combien de maîtres se baladent avec lui sans aucune laisse dans les lieux publics grouillant d’enfants qui peuvent donc être des proies faciles pour l’animal ? On ne sait jamais comment réagi une bête et la première erreur que l’on puisse faire est de dire que le chien est le meilleur ami de l’homme.

   Donc, un chien dangereux doit-il être euthanasié ? La réponse est oui. Et cela coule de source. Car l’animal aura tendance à recommencer .C’est avant tout un animal et ses instincts primitifs peuvent ressortir malgré « une socialisation bien enracinée ». Et puis, c’est un moyen de dédommager ses familles dont les membres ont étés défigurés ou blessés grièvement et qui seront marqués à vie par cet événement.


52.Souviens toi … l’été dernier

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Slasher movie sorti en 1997, dans la foulée de l’excellent Scream, le film Souviens toi…l’été dernier n’en demeure pas moins l’une des grandes réussites du genre. Si Scream se moquait ouvertement du genre, ce n’est pas le cas de ce film. Mis en scène par Jim Gillespie, qui a concocté un film d’horreur à partir d’un roman qui n’était pas effrayant, le film suivait une bande de jeunes, en vacances, qui un soir en roulant, écrasèrent accidentellement un homme qui se trouvait au milieu de la route. Paniqué, et pensant l’avoir tué, ils décident de se débarrasser du corps de l’individu en le jetant à la mer. Ils passent un pacte entre eux, se jurant de ne jamais plus en parler. Mais un an plus tard, ils reçoivent chacun un message non équivoque : quelqu’un sait ce qu’ils ont fait. Une personne vêtue d’un imperméable de pêcheur, le visage caché, et muni d’un crochet va tenter de se venger …

Avec son jeu du chat et de la souris, Souviens toi…l’été dernier contient son lot d’images effrayantes et s’offre un méchant d’envergure : le crochet est une arme redoutable, effrayant l’inconscient collectif depuis Peter Pan. Le film est en réalité une vaste enquête, qui offrait à la toute jeune Jennifer Love Hewitt l’un de ses premiers rôles : celui d’une jeune fille complètement rongée par le remord de ce qui s’est passé un an auparavant. Elle était d’ailleurs la seule à ne pas être d’accord avec l’idée de se débarasser du corps et aurait voulu se dénoncer à la police. Cependant, la morale est un bien fragile. Néanmoins, même si ses amis ont décidés d’essayer de tourner la page, cet événement a mis fin à leur amitié. Cela les a tous brisé, en fin de compte, mais à des degrés divers. Ils ne peuvent plus se parler véritablement et certains ont même du mal à se regarder dans un miroir. Leur innocence d’antant est définitivement perdue, un peu comme si ils étaient devenu des adultes submergé par des problèmes qui les dépasse. Le passé est le passé, et on ne peut pas revenir en arrière, à cette époque où les choses semblaient plus simples.

Le spectateur sait dès le départ que l’intrigue est liée à ce meurtre honteux survenu un an auparavant. Et il découvre, pièce par pièce, l’étendue du puzzle, qui s’assemble sous ses yeux. Si la conclusion est complexe, elle n’en demeure pas moins un joli coup scénaristique.

Le reste du casting est composé de Sarah Michelle GellarRyan Philippe et Freddie Prinze Jr. Deux suites devaient suivre à ce premier film, l’une avec le casting original, l’autre sans. Un conseil, passez votre chemin.


51.Eraserhead

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Premier film de David Lynch, réalisateur de Blue Velvet et créateur de la série télévisée culte Twin Peaks, voici un ovni étonnant dans le paysage cinématographique. Sorti en 1977, Eraserhead est empreint d’onirisme et de non-dit. Lynch est un spécialiste pour dévoiler des séquences pleines de visions cauchemardesques ou qui relève de la fantaisie, sans qu’aucune explication ne soient donnée. Il crée des univers et essaie de les faire marcher. Sans forcément en dévoiler les tenants et aboutissant, la libre interprétation de chacun étant le maître mot.

Sorte de film d’horreur introspectif, le long-métrage dépeint l’histoire étonnante de Henry (Jack Nance), un jeune homme qui est contacté par Mary, une ancienne petite amie, qui lui annonce qu’il est le père d’un enfant. Le bébé est difforme et a de nombreux problèmes respiratoires. À bout, elle n’arrive plus à s’en occuper et espère qu’il pourra l’épauler dans cette tâche. Mais très vite, elle les abandonne. Pour Henry, le cauchemar commence.

Sans trop dévoiler l’intrigue qui pourrait paraitre incompréhensible, le film questionne certainement de la peur de devenir parent. L’enfant présenté dans l’histoire est semblable à un monstre, et toute son existence est un combat. C’est une thématique assez proche du roman La métamorphose de Kafka. Henry est terrorisé par ce fils non voulu.  Il ne sait pas quoi faire de lui et l’hésitation est grande quant au fait de commettre un infanticide. Ce qui est assez étonnant pour ce personnage, d’une passivité extrême qui subit son existence. Mais le fait est que Henry sombre dans une folie latente, qui le pousse à visualiser ses peurs les plus intimes : il se sent prisonnier, a peur de son enfant, et craint les conséquences divines de ses relations hors mariage.

Le monde présenté dans le long-métrage est chaotique. D’ailleurs le film est en noir et blanc. C’est l’apocalypse : on a peur de la bombe nucléaire, on se parle quasi plus, les industries sont omniprésentes, et on trouve un espoir en s’évadant dans un monde imaginaire, loin de cet univers aseptisé. Un univers qui nous indique ce qui nous plaît le plus, même si cela ne sera pas aussi simple qu’on le croit. 


50.Il était une fois une chanson… Je me suis fait tout petit de George Brassens

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Ténor de la chanson française qu’on ne présente plus, Georges Brassens (1921-1981) a sorti de nombreux titres sur une carrière de près de 30 ans. Avec Je me suis fait tout petit (1956), le chanteur compose une ballade pour sa compagne, Joha Heiman, qu’il surnomme « Püppchen » ce qui signifie « poupée » en allemand.

De prime à bord, on pourrait penser que le texte parle de l’affection d’un père pour sa petite fille. Cependant, il n’en est rien.

Brassens joue avec les mots et présente l’histoire d’un homme qui abandonne ses mauvaises habitudes pour une femme qu’il vient de rencontrer. Il va l’admirer. Lui qui se voyait macho se retrouve tantôt dans la peau du dominé lorsqu’il se dresse, mais ensuite dans celle du dominant lorsqu’elle se couche et devient une poupée. Il s’agit d’un jeu sexuel empreint de masochisme. Mais il s’agit également d’un amour naissant et inattendu, avec ses hauts et ses bas, qui se terminera par un mariage.

 


49.Raccroche !

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Lorsque son père se fait hospitalisé-er sur à une attaque, Eve (Meg Ryan) court à son chevet. Toute sa vie, elle a été proche de cet homme qui a commis bien des bourdes et n’a pas toujours été gentil. Abandonné par sa femme depuis de nombreuses années, il a fait de sa fille la garante de sa personne, l’appelant sans cesse. Mais aujourd’hui, il n’en a plus pour longtemps. Presque sénile, l’homme vit ses derniers instants. Eve se retrouve seule à devoir gérer ce qui lui arrive, là où elle a deux soeurs, Georgia (Diane Keaton) et Mady (Lisa Kudrow) qui pourrait lui offrir un soutien mais qui ne le font pas : en colère, elle va confronter celles-ci à leur responsabilité.

Sorti en 2000, Raccroche ! est l’un des derniers grands rôles de Meg Ryan, bonne âme par excellence, qui se fit plus rare par la suite avant de disparaître totalement des écrans. Mis en scène par Diane Keaton, d’après un scénario de Delia et Nora Ephron, le film raconte les relations conflictuelles de trois sœurs avec leur père. Les histoires de familles permettent souvent de dépeindre singulièrement les rapports humains, et les conséquences des actes des parents sur leurs enfants. Dans le film, Eve est la seul à s’intéresser à son père Lou. Bien qu’il l’énerve profondément, elle a ce sens de la famille, cette importance des racines, qui la pousse à aller vers lui. Et malgré ses imperfections et ses erreurs, elle l’aime.

À l’inverse, sa sœur Georgia se fiche de son père. Elle ne vit que pour son travail et son magazine. Elle est injoignable, souvent en déplacement et même pour ses sœurs, les réunions de famille sont rarissimes. Quant à Mady, elle est jalouse de Georgia et préfère penser à elle également, rappelant à Eve de raccrocher lorsque son père appelle. Sans éviter de tomber dans le cliché des relations fraternelles, le long-métrage patine un peu mais offre quelques joutes verbales maîtrisées.

Le film offre également l’occasion de voir une toute dernière fois l’acteur Walter Matthau, atteint d’un cancer au moment du tournage, jouant le rôle du père avec toute la folie et la dérision qu’on lui connait. C’est clairement lui le personnage emblématique du long-métrage. Il rappelle l’importance d’un père dans une vie. Tous les moments partagés, les désillusions, les joies, les peines, les crises … la dernière scène est assez équivoque à ce propos dans un flash éclair de tous ces instants consommés. Raccrocher définitivement, mais sans oublier le lien invisible qui nous unit.


48.Peut-on vraiment mourir après avoir bu trop d’eau ?

La réponse est malheureusement oui.

On parle d’intoxication à l’eau. Cela se traduit par divers symptômes : maux de tête, nausées, manque de coordination, perte de connaissance, ballonnements, température basse ou encore attaques. Ils sont tous liés aux variations de la pression osmotique dans les tissus, car l’eau des fluides rentre à l’intérieur des cellules. Il y a donc 2 conséquences très importantes : une élévation des fluides corporels pouvant provoquer une augmentation de la pression intracrânienne sur le cerveau et la chute du volume d’hémoglobine pouvant conduire à un choc circulatoire. Tout ceci pouvant conduire à la mort.

 


47.L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux

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Tom Booker (Robert Redford) a un don extraordinaire : celui de chuchoteur pour chevaux. C’est une sorte de dresseur utilisant des méthodes étonnantes, liée à la nature, aux besoins et aux envies du cheval. Annie MacLean (Kristin Scott Thomas), rédactrice en chef d’un magazine va traverser les États-Unis avec sa fille Grace (Scarlett Johansson -14 ans à l’époque -) afin de lui demander de s’occuper de leur cheva, Pilgrim. Celui-ci n’est plus le même depuis un terrible accident avec un camion : Si Grace y a laissé une jambe, le cheval, grièvement blessé, a été très marqué et est devenu agressif. Retiré depuis longtemps du métier pour s’occuper d’un ranch avec sa famille, Tom finit par accepter.

En 1997, Redford filmait un drame intimiste en racontant l’histoire vraie de Buck Brannaman, un dresseur de chevaux « chuchotant à leur oreille », les dressant ou rééduquant avec douceur en étant attentif à leurs besoins spécifiques et à leurs histoires personnelles. L’éducation des animaux peut en effet passer par des méthodes plus pacifiques. Dans le film, le personnage de Redford tente avant tout de comprendre ce qui est arrivé au cheval et c’est Grace, son maître, qui devra le lui raconter. Les blessures sont vives et mettront du temps à cicatriser, mais les appréhender est le point de départ. Ainsi chacun pourra avancer dans son travail de guérison. Un processus long et complexe, dépendant avant tout du cheval.

Avec ses 180 minutes, L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux raconte une histoire simple en apparence mais qui en cache plusieurs autres autour des thématiques de la quête de soi et de la reconstruction d’une personne en passant parfois par la destruction de celle-ci :

Tout d’abord, le traumatisme vécu par Grace, qui a aussi vu mourir sa meilleure amie dans l’accident et qui a dû accepter la perte de sa jambe et le regard des autres. La jeune fille s’est aigrie depuis cette tragédie et la confiance mutuelle régnant entre Pilgrim et elle a été détruite. Tom va l’aider à renouer un dialogue à priori perdu.

Ensuite, les difficultés relationnelles qu’Annie entretient avec sa fille Grace. Annie est une femme qui veut tout contrôler. Elle dirige tout et impose son dictat à ses proches. Elle ne fait pas confiance aux autres. D’ailleurs, son couple bat de l’aile et son mari (Sam Neill) tente de le sauver alors qu’elle n’y tient pas plus que ça. Annie s’est lassé de lui. Conciliant, il espère un retour à leur premier jour. Mais Annie est inflexible. Cependant, pour la première fois de sa vie, Grace a décidé de lui tenir tête. De lui répondre. De ne plus l’écouter. Annie va devoir lâcher prise pour la retrouver. Pour comprendre ce qui est important.

Enfin, la peur de Tom de faire confiance à une femme. Car en posant les yeux sur Annie, c’est le coup de foudre. Ils ont vingt ans d’écart, elle est mariée et pleine d’orgueil mais il y a des choses qu’on ne peut pas expliquer. Elle aussi ressent quelque chose pour lui. Ils vont se laisser aller à leurs émotion le temps que Pilgrim reprenne sa forme d’antan. Mais entre céder à une vague passion et embrasser une nouvelle vie, il y a un grand écart. La raison et la sécurité peuvent parfois justifier de ne pas abandonner ce qui existe déjà.

Adaptation d’un best-sellers, le film de Redford s’en éloigne quelque peu pour livrer une intense réflexion sur le travail de reconstruction de chacun à travers les épreuves et le temps. Car plutôt que de décider d’aller mieux, parfois il faut également se donner le temps de guérir.

Le pouvoir de chuchoteur n’en est pas vraiment un. Il n’y a rien de chamanique dedans. Il s’agit seulement de pas traiter les animaux avec violence mais de se nourrir de la nature et de les traiter avec douceur. Et c’est aussi une profonde métaphore de nos rapports humains.


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