A crazy world



371.Edward aux mains d’argent.

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     C’est l’histoire d’un inventeur, assurément l’un des plus grands et des plus imaginatifs qui rêvait de se prendre pour dieu et de créer un homme à partir d’un robot.Peu à peu, il est parvenu à changer la machine en être humain et à lui inculquer les bonnes manières et la culture de la société.Mais le vieil homme meurt avant d’avoir pu achever son oeuvre la laissant en guise de main avec des ciseaux acérés.Vivant reclus dans le château, Edward est désormais seul.Arrive alors un jour une représentante en cosmétique du nom de Peg Boggs qui prend pitié de lui et décide de l’emmener chez elle, dans sa ville.Il intéresse rapidement les habitants du quartier qui veulent tous le rencontrer.Edward fascine tout le monde, il est « différent ».On découvre ses talents de jardinier et de coiffeur (pour chiens et humains).Une femme, Joyce Monroe essayera même d’avoir une relation intime avec lui…qui n’est pourtant pas entièrement humain mais qui résistera à ses avances car il est amoureux de la fille de Peg, Kim, qui au début se montre répulsive à son égard, lui préférant Jim, qui lui n’aime pas Edward.Voyant l’incroyable capacité de l’homme aux mains d’argent à déverrouiller des portes, Jim demande à Edward de rentrer par effraction chez lui afin d’ouvrir le coffre de son père parce que Kim le souhaite.Ne pouvant rien refuser à cette dernière, Edward cède et rentre…mais le système de sécurité se met en route et le malheureux se retrouve prisonnier.Jim et ses acolytes prennent la fuite malgré l’insistance de Kim à ne pas vouloir l’abandonner à son sort.La police arrive aussitôt et le découvre.Les Boggs parviennent à convaincre la police de ne pas l’arrêter et de le relâcher…mais dans le quartier cela ne fait plus aucun doute…Edward est un monstre, on se méfie de lui.L’attitude des gens changent, ils le critiquent.Joyce fait croire que Edward a essayé de la violée.Edward est furieux contre Jim et lacère les murs de la maison des Boggs…désormais plus rien ne sera comme avant et tout le poussera à retourner dans son château, loin de la civilisation.

Distribution :

  • Johnny Depp : Edward
  • Winona Ryder  : Kim Boggs
  • Dianne Wiest : Peg Boggs
  • Anthony Michael Hall  : Jim
  • Alan Arkin : Bill Boggs
  • Kathy Baker : Joyce Monroe
  • Vincent Price : l’inventeur d’Edward
  • Robert Oliveri : Kevin Boggs
  • O-Lan Jones  : Esmeralda
  • Dick Anthony Williams  : Officier Allen
  • Conchata Ferrell : Helen
  • Caroline Aaron : Marge

à propos du film :

-réalisé par Tim Burton ( Charlie et la chocolatrie, Beetlejuice, Dark Shadows,…).

-musique de Danny Elfman.

-durée : 1h40.

-année : 1990.

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     Selon Burton, l’idée de ce film lui est venu d’un dessin reflétant son adolescence où il avait du mal à communiquer avec les habitants de la banlieue de Burbank, où comme dans le film, les gens sont amicaux d’apparence, mais pas dans le fond.L’histoire d’Edward a l’apparence d’un conte de fée dans la forme, tant par la manière dont les choses se déroulent au début de l’histoire : la situation pour Edward va mal, Peg arrive, il devient la coqueluche de la ville-au couleur pastel et bienveillantes. Peg incarne la figure de la mère pour Edward, la bienveillance incarnée dans un monde hostile pour le héros.Elle ne voit pas le danger, la confrontation de cet « enfant sauvage » naïf de surcroît avec ce monde d’homme capable d’élever des tyrans au rang de géant et de les faire disparaître ensuite, comme  de vulgaires cloportes.Un monde hostile à la différence, car c’est bien ce qu’Edward est : différent. Peg donne une « seconde naissance » à Edward, faisant de lui un « membre de sa famille », le protégeant du voisinage de plus en plus dur envers lui.Dans ce film, Edward découvre l’amour en la personne de Kim et se dévoue littéralement à elle, capable de lui obéir au doigt et à l’œil, quelque soit son souhait et ce même quand cette dernière le nie complètement.Mais au fil de l’histoire, elle commence à ressentir des choses différentes que de la peur et du dégoût pour lui : elle en vient à l’aimer.Elle perçoit quelque chose de différent de ce que l’ensemble de la communauté voit en lui : il n’est pas une bête humaine, loin de là.Il est même d’une gentillesse peu commune.Mais Edward peut facilement se laisser mener en bateau…il ne connaît rien de ce monde, lui qui vivait dans un château et passait ses journées à tailler les arbres, bosquets et autres buissons afin d’en faire de véritables sculptures (en témoigne le dinosaure).Le personnage d’Edward est comme un mythe, une figure de légende mais qui semble ne jamais avoir exister…des années après son départ, les gens l’ont oublié…tous ? Non, Kim s’en souvient, et devenue grand-mère elle conte son histoire à sa petite-fille afin de lui expliquer d’où vient la neige…soit des émanations de poussières des gros blocs de glaces que Edward taille du haut de son grand château sur la colline et qui retombent sur la ville.

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notre avis : 10/10.

     La ville de Surburbia semble être un endroit de rêve, avec ces maisons toutes identiques, aux tons pastel et aux voitures à l’image de leur domicile. Tout est bien taillé et rien ne semble dépassé…il n’y a pour ainsi dire aucune place pour la créativité.Lorsque Edward débarque dans le quartier, tout le monde souhaite faire sa connaissance…telle des commères, toutes les femmes s’interroge sur lui et sont curieuses au point de harceler Peg en inondant sa boîte de messagerie. La dame n’a d’ailleurs pas d’autre option que de le présenter au yeux du monde, où Edward fascine, intrigue…on souhaite même l’aider et lui offrir de vrais mains…pourtant son don rend aussi jaloux : le petit ami de Kim le prend tout d’abord pour un idiot, avant de vouloir se servir de lui et d’éprouver de la haine envers ce dernier lorsque qu’il apprend que sa belle l’aime.

     Il y a quelque chose d’intemporel dans ce film, pas d’époque, juste une universalité de sens qui semble s’inscrire à n’importe quelle moment.Au fond, c’est l’histoire de l’humanité qui est dépeinte dans ce film : belle et pourtant cruelle.Une humanité fondée sur le conformisme et inapte à accepter ce qui est différent…elle peut le fasciner au début mais jamais elle ne parviendra à l’intégrer.Un monde de faux semblants et d’apparence.Edward est un peu une sorte de « créature de Frankenstein » tant les parallèles sont nombreux…et comme cette dernière, il a un cœur, éprouve des sentiments.Il y a même quelque chose qui n’est pas sans évoqué la vie de Jésus, être d’une bonté sans nom et qui a péri à cause de l’homme…mais qui lui a pardonné.Un film merveilleux et plein de poésie.

la bande-annonce :

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