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397.Paddington.

paddigton

synopsis : Il y a bien longtemps, Montgomery Clyde, un explorateur anglais parti au Pérou découvrit une espèce d’ours brun encore inconnue.Épris d’affection pour un couple,l’homme les nomma Pastouso et Lucy et leur enseigna comment faire de la marmelade.Il leur fit la promesse de les héberger si jamais un jour leur habitat naturel venait à disparaître.Les années filent et les deux ours vivent joyeusement avec leur neveu, le petit Paddington.Mais suite à la chute de leur arbre, Pastouso décède et Lucy décide d’aller à la maison de retraite des ours.Le petit Paddington décide alors d’entreprendre un voyage jusqu’à Londres où il espère rencontrer Clyde.Après maintes péripéties, l’ours fait la rencontre d’une famille, les Brown, dont la femme décide de l’héberger.Le mari se montre moins enclin à cette idée mais elle finit par le convaincre que c’est juste pour une nuit…mais les jours passent et Paddington se révèle être un ours bien maladroit, provocant énormément de catastrophes.Les Brown décide de l’aider à trouver Clyde.Pendant ce temps, une taxidermiste du nom de Millicent a apprit que l’ours est à Londres…elle n’a qu’une idée en tête : lui mettre le grappin dessus, le tuer et l’empailler afin de le mettre dans un musée…et cela pour se faire un nom dans l’histoire des sciences, comme celle ayant découverte une nouvelle espèce d’ours…ce que n’avait pas voulu faire son père…l’explorateur Montgomery Clyde, aujourd’hui décédé. Paddington, un soir, après avoir vu les Brown se disputer à cause d’une nouvelle gaffe décide de partir et d’aller chez Clyde, dont il a l’adresse.Il ne le sait pas encore mais il vient de se jeter dans la gueule du loup.Les Brown parviendront-ils à le sauver  ?

PADDINGTON

distribution :

  • Nicole Kidman : Millicent
  • Ben Whishaw  : Paddington
  • Michael Gambon : l’oncle Pastuzo
  • Sally Hawkins  : Mme Brown 4
  • Julie Walters : Mme Bird
  • Jim Broadbent  : M. Gruber
  • Hugh Bonneville : M. Brown
  • Peter Capaldi : M. Curry
  • Imelda Staunton : la tante Lucy
  • Matt Lucas : le chauffeur de taxi
  • Madeleine Harris : Judy Brown
  • Samuel Joslin : Jonathan Brown
  • Matt King : André

pad

à propos du film :

-réalisé en 2014 par Paul King.

-durée : 1h30.

autour du film :

Paddington c’est d’abord une série de livres pour enfants (25 en tout) écrit par Michael Bond et commencée en 1958 ! Le succès a été tel (plus de 35 millions d’exemplaires vendus !) que la télévision s’en est très vite emparée et en a tiré de très sympathiques séries animées (en 1975,1989 et 1997) (présentant d’ailleurs beaucoup de similitudes avec le film).Le nom du personnage est tiré de la station de métro Paddington, à Londres tandis que son allure est celle d’un ours en peluche que Bond aurait acheté à sa femme en 1956..

téléchargement

 

Il faut dire que le petit ours est attachant et très amical avec les gens.Et qu’il parle aussi ! Avec l’imagination, tout est possible.Paddington provoque toujours des catastrophes partout où il va et toujours involontairement…souvent due à sa maladresse où sa curiosité…il raffole également de marmelade et a d’ailleurs toujours une tartine fourrée de cette délicieuse confiture sous son chapeau.

ci-dessous quelques épisodes de la série télevisée « Paddington » (1975-1986).La durée des épisodes étaient très courte.

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notre avis : 9,1/10.

Paddington est un film génial (alors qu’on aurait pu s’attendre à pire…) avec des personnages fantastiques.Son héros, un ours est très attachant et provoque toute sortes de gaffes (d’ailleurs très drôles).Il y a aussi Mr Brown, personnage coincé pensant avant tout à la sécurité de ses enfants et à la menace que peut constituer la présence de Paddington chez eux..mais en fait c’est quelqu’un de très brave (il aidera à plusieurs reprise l’ours) et finira par changer d’avis sur le petit ours.Madame Brown est quant à elle la gentillesse incarnée, faisant confiance à Paddington dès le moment où elle l’aperçoit à la gare, sur le quai.Elle est altruiste.Ses 2 enfants sont différents : le garçon apprécie l’ours dès le début car il fait beaucoup rire mais la fille se montre plus obtue, en pleine adolescence et ne l’apprécie pas trop…mais passé ces quelques « à priori », elle finit par le trouver cool (lorsqu’il démasque -bien malgré lui- un pickpocket).Nicole Kidman se révèle une parfaite méchante pour le film en taxidermiste chevronnée, bravant tout les obstacles pour essayer de débusquer l’ours dans la maison des Brown, qui se sauvera par une catastrophe qu’il aura lui même provoqué.Madame Bird, gouvernante, se révélera être une alliée pour Paddington tandis que Mr Curry pour  Millicent (dont il tombe amoureux dès qu’il tombe nez-à-nez sur elle dans la cabine téléphonique sur un air du « Hello » de Lionel Richie)…tout les ingrédients sont donc posés pour faire un mélange pétaradant ! Bref, au final, Paddington se révèle être un film drôle et touchant !


396.Les malheurs de Sophie-Chapitre 1 : la poupée de cire.

 « Ma bonne, ma bonne, dit un jour Sophie en accourant dans sa chambre, venez vite ouvrir une caisse que papa m’a envoyée de Paris ; je crois que c’est une poupée de cire, car il m’en a promis une.

La Bonne.

Où est la caisse ?

Sophie.

Dans l’antichambre : venez vite, ma bonne, je vous en supplie. »

La bonne posa son ouvrage et suivit Sophie à l’antichambre. Une caisse de bois blanc était posée sur une chaise ; la bonne l’ouvrit. Sophie aperçut la tête blonde et frisée d’une jolie poupée de cire ; elle poussa un cri de joie et voulut saisir la poupée, qui était encore couverte d’un papier d’emballage.

La Bonne.

Prenez garde ! ne tirez pas encore ; vous allez tout casser. La poupée tient par des cordons.

Sophie.

Cassez-les, arrachez-les ; vite, ma bonne, que j’aie ma poupée.

La bonne, au lieu de tirer et d’arracher, prit ses ciseaux, coupa les cordons, enleva les papiers, et Sophie put prendre la plus jolie poupée qu’elle eût jamais vue. Les joues étaient roses avec de petites fossettes ; les yeux bleus et brillants ; le cou, la poitrine, les bras en cire, charmants et potelés. La toilette était très simple : une robe de percale festonnée, une ceinture bleue, des bas de coton et des brodequins noirs en peau vernie.

Sophie l’embrassa plus de vingt fois, et, la tenant dans ses bras, elle se mit à sauter et à danser. Son cousin Paul, qui avait cinq ans, et qui était en visite chez Sophie, accourut aux cris de joie qu’elle poussait.

« Paul, regarde quelle jolie poupée m’a envoyée papa ! s’écria Sophie.

Paul.

Donne-la-moi, que je la voie mieux.

Sophie.

Non, tu la casserais.

Paul.

Je t’assure que j’y prendrai bien garde ; je te la rendrai tout de suite. »

Sophie donna la poupée à son cousin, en lui recommandant encore de prendre bien garde de la faire tomber. Paul la retourna, la regarda de tous les côtés, puis la remit à Sophie en secouant la tête.

Sophie.

Pourquoi secoues-tu la tête ?

Paul.

Parce que cette poupée n’est pas solide ; je crains que tu ne la casses.

Sophie.

Oh ! sois tranquille, je vais la soigner tant, tant que je ne la casserai jamais. Je vais demander à maman d’inviter Camille et Madeleine à déjeuner avec nous, pour leur faire voir ma jolie poupée.

Paul.

Elles te la casseront.

Sophie.

Non, elles sont trop bonnes pour me faire de la peine en cassant ma pauvre poupée.

Le lendemain, Sophie peigna et habilla sa poupée, parce que ses amies devaient venir. En l’habillant, elle la trouva pâle. « Peut-être, dit-elle, a-t-elle froid, ses pieds sont glacés. Je vais la mettre un peu au soleil pour que mes amies voient que j’en ai bien soin et que je la tiens bien chaudement. » Sophie alla porter la poupée au soleil sur la fenêtre du salon.

« Que fais-tu à la fenêtre, Sophie ? » lui demanda sa maman.

Sophie.

Je veux réchauffer ma poupée, maman ; elle a très froid.

La Maman.

Prends garde, tu vas la faire fondre.

Sophie.

Oh non ! maman, il n’y a pas de danger : elle est dure comme du bois.

La Maman.

Mais la chaleur la rendra molle ; il lui arrivera quelque malheur, je t’en préviens. »

Sophie ne voulut pas croire sa maman, elle mit la poupée étendue tout de son long au soleil, qui était brûlant.

Au même instant elle entendit le bruit d’une voiture : c’étaient ses amies qui arrivaient. Elle courut au-devant d’elles ; Paul les avait attendues sur le perron ; elles entrèrent au salon en courant et parlant toutes à la fois. Malgré leur impatience de voir la poupée, elles commencèrent par dire bonjour à Mme de Réan, maman de Sophie ; elles allèrent ensuite à Sophie, qui tenait sa poupée et la regardait d’un air consterné.

Madeleine, regardant la poupée.

La poupée est aveugle, elle n’a pas d’yeux.

Camille.

Quel dommage ! comme elle est jolie !

Madeleine.

Mais comment est-elle devenue aveugle ! Elle devait avoir des yeux.

Sophie ne disait rien ; elle regardait la poupée et pleurait.

Madame De Réan.

Je t’avais dit, Sophie, qu’il arriverait un malheur à ta poupée si tu t’obstinais à la mettre au soleil. Heureusement que la figure et les bras n’ont pas eu le temps de fondre. Voyons, ne pleure pas ; je suis très habile médecin, je pourrai peut-être lui rendre ses yeux.

Sophie, pleurant.

C’est impossible, maman, ils n’y sont plus.

Mme de Réan prit la poupée en souriant et la secoua un peu ; on entendit comme quelque chose qui roulait dans la tête. « Ce sont les yeux qui font le bruit que tu entends, dit Mme de Réan ; la cire a fondu autour des yeux, et ils sont tombés. Mais je tâcherai de les ravoir. Déshabillez la poupée, mes enfants, pendant que je préparerai mes instruments. »

Aussitôt Paul et les trois petites filles se précipitèrent sur la poupée pour la déshabiller. Sophie ne pleurait plus ; elle attendait avec impatience ce qui allait arriver.

La maman revint, prit ses ciseaux, détacha le corps cousu à la poitrine ; les yeux, qui étaient dans la tête, tombèrent sur ses genoux ; elle les prit avec des pinces, les replaça où ils devaient être, et, pour les empêcher de tomber encore, elle coula dans la tête, et sur la place où étaient les yeux, de la cire fondue qu’elle avait apportée dans une petite casserole ; elle attendit quelques instants que la cire fût refroidie, et puis elle recousit le corps à la tête.

Les petites n’avaient pas bougé. Sophie regardait avec crainte toutes ces opérations, elle avait peur que ce ne fût pas bien ; mais, quand elle vit sa poupée raccommodée et aussi jolie qu’auparavant, elle sauta au cou de sa maman et l’embrassa dix fois.

« Merci, ma chère maman, disait-elle, merci : une autre fois je vous écouterai, bien sûr. »

On rhabilla bien vite la poupée, on l’assit sur un petit fauteuil et on l’emmena promener en triomphe en chantant :

 

Vive maman !
De baisers je la mange.
Vive maman !
Elle est notre bon ange.

 

La poupée vécut très longtemps bien soignée, bien aimée ; mais petit à petit elle perdit ses charmes, voici comment.

Un jour, Sophie pensa qu’il était bon de laver les poupées, puisqu’on lavait les enfants ; elle prit de l’eau, une éponge, du savon, et se mit à débarbouiller sa poupée ; elle la débarbouilla si bien, qu’elle lui enleva toutes ses couleurs : les joues et les lèvres devinrent pâles comme si elle était malade, et restèrent toujours sans couleur. Sophie pleura, mais la poupée resta pâle.

Un autre jour, Sophie pensa qu’il fallait lui friser les cheveux ; elle lui mit donc des papillotes : elle les passa au fer chaud, pour que les cheveux fussent mieux frisés. Quand elle lui ôta ses papillotes, les cheveux restèrent dedans ; le fer était trop chaud, Sophie avait brûlé les cheveux de sa poupée, qui était chauve. Sophie pleura, mais la poupée resta chauve.

Un autre jour encore, Sophie, qui s’occupait beaucoup de l’éducation de sa poupée, voulut lui apprendre à faire des tours de force. Elle la suspendit par les bras à une ficelle ; la poupée, qui ne tenait pas bien, tomba et se cassa un bras. La maman essaya de la raccommoder ; mais, comme il manquait des morceaux, il fallut chauffer beaucoup la cire, et le bras resta plus court que l’autre. Sophie pleura, mais le bras resta plus court.

Une autre fois, Sophie songea qu’un bain de pieds serait très utile à sa poupée, puisque les grandes personnes en prenaient. Elle versa de l’eau bouillante dans un petit seau, y plongea les pieds de la poupée, et, quand elle la retira, les pieds s’étaient fondus, et étaient dans le seau. Sophie pleura, mais la poupée resta sans jambes.

Depuis tous ces malheurs, Sophie n’aimait plus sa poupée, qui était devenue affreuse, et dont ses amies se moquaient ; enfin, un dernier jour, Sophie voulut lui apprendre à grimper aux arbres ; elle la fit monter sur une branche, la fit asseoir ; mais la poupée, qui ne tenait pas bien, tomba : sa tête frappa contre des pierres et se cassa en cent morceaux. Sophie ne pleura pas, mais elle invita ses amies à venir enterrer sa poupée.


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