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465.Les attentats de Paris…

Que dire des événements qui ont secoués la capitale française la semaine dernière ? Que c’est un drame bien entendu.Une catastrophe qui aura coûté la vie à de nombreuses personnes au nom de quelques fous pensant aller au paradis…c’est épouvantable, inattendu et terrible…il est évident que ces actes doivent être condamnés, d’une façon ou d’une autre.C’est de la violence gratuite et inhumaine.

La France est en deuil (le président à d’ailleurs décrété 3 jours de deuil national), c’est l’attaque la plus violente depuis la seconde guerre mondiale ! C’est vous dire à quel point c’est grave…Le Bataclan, salle de spectacle où se produisait un groupe de rock est devenu un étau pour les victimes, le lieu de leur mort…car leurs bourreaux n’ont pas fait de distinction, ils ont tirés, voulant juste « tué »…au nom de quel droit peut-t-on ôter la vie d’autrui ? Quand au restaurant asiatique, au stade de football et tout les autres lieux visé cette nuit là, le mode opératoire a à chaque fois été le même.

Des gens clament qu’ils se méfient des étrangers, quand on reprend les discours de certaines personnes, ils font l’amalgame terroriste = musulman…mais c’est faux ! La religion coranique est une bonne religion, avec un message de paix et de tolérance, et ceux qui l’interprète pour faire le Djihad n’ont de toute évidence rien compris ! Et parmi « les djihadistes » (qui seraient plus de 125000 dans L’E.I.), il y a des gens bien de chez nous : des belges, des français,…des chrétiens reconvertis aussi !

Toujours est-il que pour les familles des victimes, pour tout ces gens, le choc est immense, la blessure ouverte…alors oui, avec le temps, la vie finira irrémédiablement par reprendre son cours, mais en attendant, il faut le vivre…nous ne sommes désormais plus en sécurité nul part.Ce qui est édifiant, c’est que ça aurait pu arriver à n’importe qui, se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment…que les personnes tuées n’étaient pas « visées de manière précise » mais que ces actes de terrorismes multiples étaient au final de la pure barbarie et que le monde n’est pas près d’oublier.Sur ce, je terminerai en présentant tout mon soutient aux survivants, aux familles des victimes et aussi à la République Française, grande et belle nation, qui se relèvera de cette tragédie.


464.Vice-Versa.

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   En 2015, les studios Pixar ont décidés de sortir 2 films : Le premier, intitulé « Vice-Versa » est sorti le 24 juin, et le second, « Le voyage d’Arlo » sortira le 25 novembre prochain.Mais revenons à ce qui intéresse le présent article, à savoir « Vice-Versa ».Le film est signé Pete Docter (qui avait déjà par le passé été le créateur de « Monstres et compagnies » et « Là-haut ») et Ronnie del Carmen.

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   Dans cette histoire, on suit Riley, une petite fille heureuse.Dans sa tête (dans son Quartier cérébral), se trouve 5 émotions qui la régule, la pilote et lui font éprouver des sentiments différents en fonction des événement se produisant dans sa vie : Joie, Tristesse, Dégoût, Colère et Peur même si c’est Joie qui mène la danse et rend Riley toujours pleine de bonne humeur.Mais un jour, les parents de Riley lui annoncent une grande nouvelle : il vont déménager, car le père de Riley a trouvé un nouveau travail à San Francisco.La famille quitte donc leur Minnesota natal pour une vie nouvelle.Et même si Joie essaye de trouver tout les bons côtés de la situation, Tristesse ne voit que du négatif : du changement, une nouvelle école, une nouvelle maison, de nouveaux amis,…Elle injecte donc une émotion (qui deviendra de ce fait un souvenir) qui se traduit dans la bouche de Riley, alors que cette dernière doit s’adresser à ses petits camarades de classes pour se présenter lors de son premier jour d’école, par une tristesse épouvantable : la fille apparaît nostalgique de sa vie d’avant, malheureuse et éclate en sanglots…dans sa tête, Joie est furieuse et voit que désormais l’équilibre émotionnel de Riley est perturbé…d’autant que ce nouveau souvenir (réprésenté sous forme d’une boule bleue), Tristesse veut le mettre dans la boite où se trouvent les plus beaux moments de la vie de la petite fille…Joie tente de l’en empêcher mais les 2 émotions se retrouvent éjectée par accident en dehors du Quartier cérébral, emportant au passage quelques souvenirs « importants ». Commence alors un long voyage pour elles, où elles tenteront de revenir, traversant tout les méandres de la mémoire de Riley (la Mémoire à long terme,la pensée abstraite, la production de rêve, le pays de l’imagination,…).Pendant ce temps, aux commandes se retrouvent Peur, Tristesse et Dégoût, qui vont cumuler les catastrophes et couper successivement Riley de son enfance, de ses amis, du hocket  et même… de sa famille  ! Ils en viennent même à la conclusion que le mieux pour Riley c’est de retrouver sa vie d’avant, et par conséquent de faire une fugue.

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   Avec « Vice-Versa », les studios Pixar sondent le cerveau d’une petite fille de 11 ans (pas de manière scientifique mais de façon plus imagée, plus créatif) et nous offre un regard sur le début de l’adolescence, quand on commence à grandir et à se détourner du monde de l’enfance, à oublier nos codes de départs pour en avoir de nouveau (par exemple Bing Bong, l’ami imaginaire de Riley dans le film, remplacé par de vrais amis, oublié et voué à disparaître tôt ou tard).Quand Riley perd ses 2 émotions que sont Joie et Tristesse, elle devient comme tout les ados : ternes, gris et souvent de mauvaises humeur.Ce qui est intéressant dans ce film, et que les réalisateurs ont très bien soulignés, c’est que chaque être humain passe d’une émotion à l’autre dans une journée mais qu’il a toujours une émotion qui se détache du lot, et se manifeste dans son attitude général (chez Riley, c’est Joie bien entendu).

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   Autre fait important : Joie ne voit pas très bien l’utilité que Tristesse peut apporter à la vie de Riley…à quoi bon être malheureux, pessimiste et éclater en sanglot ? Pourtant, face au situation de la vie, Joie comprend que pleurer peut faire du bien et guérir de bien des maux.Le bonheur, ou plutôt le fait de trouver un équilibre en vue de l’atteindre, ne passe pas que par des bons moments ou par le fait de rigoler souvent…les émotions sont bouleversées constamment.

   Petit détail amusant, les 5 émotions ont une apparence qui est en lien avec le sentiment qu’elles ‘expriment : Joie fait penser à une fée lumineuse, Tristesse à une larme, Colère à une brique, Peur à une sorte de nerf sur la sellette, et Dégoût à un brocolis (source : www.allociné.fr ).

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   On peut également constater que c’est « un récit dans un récit », puisque il y a « 2 histoires », celle de la vie réelle de Riley dans le monde, et celle qui est dans sa tête.Au cours du voyage de Tristesse et Joie en dehors du Quartier général, elles arrivent dans la mémoire à long terme, qui est énorme et stocke une quantité de souvenirs absolument gigantesque.Mais certains sont progressivement effacé, par une équipe de « nettoyeur », faisant « le tri », entre ce qui servira encore à Riley pour l’avenir ou non.Ces derniers, ayant un peu d’humour, prennent à chaque fois un malin plaisir à ramener vers le Quartier général, le souvenir d’un jingle d’une publicité de chewing-gum, chanson qui traîne dans la tête de la petite fille.Il y a également un endroit dans la tête de la gamine, où sont produit les rêves…en fonction des événements de la journée, une équipe de scénaristes écrit de beaux rêves ou des cauchemars, les filment (car tout ça fait penser à un studio de tv  !) et les projettent pendant le sommeil de Riley. Dans son subconscient  se trouve localisée ses peurs les plus noires (notamment…un clown !) .La pensée abstraite est également un lieu particulier, où les idées et émotions se constituent afin que Riley se les approprie.Il y a également des îles flottantes dans sa tête, correspondant à des aspects de sa personnalité (les amis, la famille, le hockey,…).

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   L’idée du film est venue à son créateur, Pete Docter, par le biais de sa fille…cette dernière, toute joyeuse pendant son enfance s’est détachée progressivement, en grandissant, de son enfance, devenant plus réservée, sérieuse…c’est d’ailleurs ce qui arrive à Riley dans le film : à la fin, la fille à grandit, et n’est plus tout à fait un enfant, se rendant compte de la gravité de la vie, que tout n’est pas destiné à durer, que les choses changent.Nous avons trouvé ce film tour à tour attachant, drôle, triste et grave et extrêmement joyeux…c’est un mix d’émotion, un rire-larme, ce qui est d’ailleurs ce que Tristesse et Joie parvienne à constituer à la fin du film, que les émotions s’entremêlent au lieu d’être séparée.

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notre avis : 9,8/10.


463.Interview fictive : le conte philosophique à travers « le vieux qui lisait des romans d’amour ».

 Personnages

: -La journaliste : Aïcha O.

- Les interviewés :- Rémy El Désiré : chroniqueur littéraire.

                                 - Georges Kram Dovchenko : chroniqueur littéraire.

Ouverture (orale) par Aïcha :

Aïcha : Bonjour et bienvenu à tous, ici Aïcha Oubostar en direct de Radio Géohistoire, en présence de deux invités, chacun étant chroniqueur littéraire. À mes côtés, monsieur Rémy El Désiré, venu tout droit d’Amazonie et le professeur Kram Dovchenko, prix Nobel de la paix en 1952.Tout deux sont venu aujourd’hui nous parler du roman de Luis Sepúlveda : ‘’Le Vieux qui lisait des romans d’amour’’, publié en 1992 et dont nous fêtons aujourd’hui le 23ème anniversaire de publication.

Questionnement :

Aïcha : -Pour ceux qui n’aurait pas lu le livre, comment nous raconteriez-vous le contenu de celui-ci ?

Georges : -Par mes extraordinaires talents de conteurs. ‘’Le vieux qui lisait des romans d’amours’’ suit les aventures de Antonio José Bolivar, vieil homme sur le déclin vivant dans le village d’El Idilio sur les berges d’un affluent du fleuve Amazone qui n’a pourtant rien d’idyllique. Un jour, un homme blanc est retrouvé mort et les Shuars, peuple d’indigènes sont accusés de son meurtre. Mais pour José Bolivar, qui a vécu longtemps avec eux, il n’y a aucun doute, il s’agit là de l’œuvre d’un félin.

Rémy : -Il part alors dans les profondeurs de la jungle avec une équipe mais c’est pourtant seul qu’il traquera la bête. Ce sera une véritable chasse à l’homme, devenant même une affaire personnelle. Un peu comme le capitaine Achab dans le roman ’’Moby Dick’’.

Aïcha : – Et donc, j’en viens à la question suivante : qu’avez-vous pensé du livre ? (elle désigne Rémy du doigt).Hum,…Rémy ?

Rémy : -Je l’ai trouvé très intéressant, vraiment culturel. Le cadre de l’histoire dans la forêt amazonienne est un thème très audacieux qui nous prend au vif.

Aïcha : -Mais tout à fait. D’ailleurs, ici, l’auteur, monsieur Sepúlveda s’est montré plus écologique.

Georges : – Il décrit ce monde vert dans lequel ses habitants, les Shuars vivent en symbiose avec la forêt. Un univers qui ne sera hélas plus ce monde.

Aïcha : -Parlons en justement du problème, qui est d’ailleurs toujours d’actualité.

Rémy : -C’est à cause de la mondialisation, cet être horrible et monstrueux qu’est l’homme continue toujours de laisser sa trace, ici en détruisant l’Amazonie et ses peuples locaux.

Georges : – Je suis tout à fait d’accord avec mon collègue. C’est l’homme qui démolit à coup de bulldozer l’Amazonie.

Aïcha : – Évidemment, c’est un problème dont l’ampleur nous dépasse tellement et devant lequel nous sommes totalement impuissants. Mais revenons à notre roman : certains évoque l’aspect philosophique de l’histoire tout en l’associant au conte. Alors, peut-on parler de conte philosophique ?

Rémy :-Bien sûr. D’abord il n’y a rien de plus poétique que le titre lui-même. ’’Le vieux qui lisait des romans d’amour’’.Ensuite, le héros que l’on nomme « le vieux » un peu comme Charles Perrault dans « le petit chaperon rouge » en référence à une caractéristique physique. Et enfin, Bolivar, personnage central du livre accomplit un exploit extraordinaire : il tue un fauve, une bête terrifiante, pleines de noblesses. C’est clairement un conte.

Georges : – Exactement ! Et je dirais même plus : un conte philosophique. Cela n’a l’air de rien mais ce livre donne matière à réfléchir. Le vieux Bolivar, sur le déclin, traque le fauve mais se traque lui-même en fait : lui qui lisait des romans d’amours sort de ses bouquins pour se replonger dans sa propre vie. Il déteste l’Amazonie à cause de ce qu’elle lui a fait à lui et à sa femme, et pourtant ne peut s’empêcher de l’aimer. C’est assez paradoxal.

Rémy : -Il y a aussi le fait qu’il lit des romans d’amours. Pas l’amour ‘’olé, olé’’ mais l’autre amour. Celui qui fait souffrir. Et que dans ces romans il découvre un monde qu’il ne connaît pas : notre monde, le civilisé. Lui qui a passé tellement de temps chez les Shuars en a presque oublié sa culture.

Aïcha : -En effet. Il y quand même quelque chose d’étonnant. Un moment, je cite un passage du livre, on dit qu’ « il était comme eux mais qu’il n’était pas des leurs » en parlant des Shuars et du vieux.

Georges : – Bolivar est un personnage à part : il n’est ni totalement civilisé ni totalement primitif. Il est indécis, conserve les traditions mais cède à la modernité. Je dirais qu’il évolue, qu’il apprend la vie.

Aïcha : -En plus, et c’est là une caractéristique essentielle du conte philosophique : c’est un prétexte à une critique de notre monde contemporain.

Georges :-C’est vrai. Ici l’auteur défend la lutte contre la déforestation. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’il est dédié à Chico Mendes, figure du mouvement écologique universel

Rémy : – Vous savez ce que signifie le mot : philosophie ? Cela veut dire « amour de la connaissance » et lorsque le héros lit, où plutôt s’évade de notre monde triste et cruel, il se cultive, apprend des choses. C’est pareil pour nous lorsque nous découvrons ce petit chef-d’œuvre qu’est ’’le vieux qui lisait des romans d’amour ‘’.

Aïcha : -Lorsque vous comparez ce conte à la situation d’aujourd’hui en Amazonie, ce livre vous apparaît-t-il pertinent ?

Rémy : -Bien entendu ! Nous pouvons voir dans le récit que l’auteur s’est bien informé notamment par ses descriptions précises de cet univers troublé par l’homme.

Georges : – Et d’ailleurs, il est indiqué clairement à la fin que des chercheurs d’ors, braconniers et autres chasseurs souillent la virginité de l’Amazonie.

Aïcha : -Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Remercions chaleureusement nos deux invités qui nous ont honoré par leur présence dans nos studios. On n’espère les revoir très bientôt. À demain où nous intervieweront le politicien Bart De Wever.


462.Le monde de Dory : bande-annonce.

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12 ans après « Le monde de Nemo », les studios Pixar ont décidés de donner une suite à leur film avec « Le monde de Dory », qui vous l’aurez bien compris ce concentrera sur le poisson amnésique et attachant qu’est Dory et cette dernière tentera de retrouver ses parents…Marin et Nemo ont du soucis à se faire… Andrew Stanton, réalisateur du 1e volet est au commande de ce nouvel épisode.Sortie prévue en juin 2016 !


461.Une bande-annonce de plus pour le nouveau Star Wars.

La sortie du nouveau Star Wars approche à grand pas, et les informations ne sont pas légions…mais les fans sont friands du moindre petit os à se mettre sous les dents.Et bien, figurez-vous qu’une nouvelle bande-annonce a été mise en ligne ce vendredi ! Celle-ci est destinée au public japonais et est assez similaire à la bande-annonce finale…mais avec des images et quelques scènes inédites, notamment celle où Finn et Rey font connaissance, C3PO avec un bras rouge, et le BB8 -nouveau petit robot- en pleine action !

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460.Adèle sort un nouveau single : « Hello ».

Près de 4 ans après la sortie de « 21″, la chanteuse britannique Adèle va sortir un nouvel album, « 25″, ce 20 novembre.Elle a d’ailleurs dévoilé le 1e single de ce nouvel opus.Intitulé « Hello », il a été visionné plus de 250 millions de fois sur Youtube.Le clip a été réalisé par le réalisateur Xavier Dolan.Cette chanson a été vendue à plus de 1 million d’exemplaire en une semaine à peine.Des chiffres qui donnent le tournis…

Mais la chanson, de quoi parle-t-elle ? D’une rupture, qui ne date pas d’hier, entre une femme et un homme.Elle tente de le contacter par téléphone et de faire le bilan des années écoulées.La femme a visiblement évoluée depuis, ne se rappelant plus de celle qu’elle était autrefois.La dame s’excuse, d’avoir laisser tomber son amour et de l’avoir abandonné, bien que ce dernier s’en soit remis depuis.Une belle chanson pleine de nostalgie, sur la rédemption et le pardon en somme.

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459.Simon Gronowski, l’enfant du 20e convoi : pour ne jamais oublier…

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Simon Gronowski a 84 ans et la tête toujours hantée par ce qu’il a vécu alors qu’il n’avait que 11 ans.Il était juif et a vu des choses qu’aucun enfants de son âge n’aurait du voir.Né à Bruxelles d’un père polonais juif ayant fuit son pays natal à cause de l’antisémitisme, et d’une mère lituanienne.Dans sa famille, il est le cadet.Sa soeur s’appelle Ita, et c’est une virtuose du piano.Et puis, un jour, Hitler arrive au pouvoir en Allemagne et peu à peu, la seconde guerre mondiale se met en place.Lorsque les Allemands occupent la Belgique, dans un premier temps, ils ne s’en prennent pas aux juifs belges, mais aux immigrés juifs…dont Simon et ses parents font parties. Pas sa soeur, car cette dernière a pu à l’âge de 16 ans obtenir la nationalité Belge.La famille décide de fuir et de se cacher chez des amis à Woluwe.Mais un jour, quelqu’un les dénonce et les Allemands débarquent et les embarque.Seul le père, hospitalisé, ne part pas avec eux, la maman faisant croire à la Gestapo qu’elle est veuve.

   Voyant un rayon de soleil ce jour là, Ita dira à son frère qu’il y a de la lumière, mais que celle-ci n’est pas pour eux.Transférés dans les caves de la Gestapo, la famille finit par atterrir dans la Caserne Dossin à Malines, où leurs affaires leur sont confisqués.Les conditions de vie sont déplorables, mais c’est mieux que les camps de la mort…Le soir, Simon s’entraîne à sauter du haut de sa couchette (car ce n’est pas à proprement parler un lit).Il aspire, en secret, s’évader du train qui les conduira aux camps.Un mois après leur arrivée, on leur annonce qu’ils embarqueront pour le 20e convoi…juste sa mère et lui, sa soeur étant « une juif nationale »…mais cette « protection est temporaire », car d’ici quelques mois, les allemands ne la respecteront plus…Dans ce convoi, il y a 1636 juifs et peu de ceux-ci reviendront vivant du voyage…Simon dira au revoir à sa soeur, sans ce douter une seule seconde que c’est la dernière fois de sa vie qu’il la verra…Pendant le voyage, Simon voit que la porte du wagon est ouverte et que d’autres juifs sautent afin d’échapper à leur destin.Lui qui s’est pourtant « entraîné » a  peur en voyant le paysage défiler devant ses yeux et la vitesse -rapide- du convoi…mais sa mère lui donne un coup de pouce au moment où le train « ralenti », les allemands se rendant compte qu’une partie de ses occupants se fait la malle.La Gestapo tire sur ceux qui  essayent de s’échapper.Simon voit sa mère, qui n’a pas eu le temps de sauter et qui est toujours dans le train…il ne sait pas quoi faire, aimerait remonter à bord, mais pour une raison qu’il ignore encore  à ce jour, se met à courir, encore et encore, aboutissant dans une forêt.Le lendemain, épuisé, le garçon arrive dans un village, couvert de boue et frappe à la porte d’une dame à qui il dit s’être perdu en jouant et devant retrouver son père, qui est à Bruxelles.La femme le mène chez le garde-champêtre qui le conduit…à la gendarmerie !!! Le petit garçon est terrifié à l’idée de ce qui risque de lui arriver si les allemands le retrouvent.Mais le gendarme, Jean Aerts est quelqu’un de bien, et ne le dénoncera pas.En route pour Bruxelles, Simon retrouve son père le 20 avril 1943.Les 2 sont obligés de se séparer et de se cacher , changeant à plusieurs reprises de familles d’accueils…Simon voit peu son père (3 fois en 17 mois) mais lui écrit beaucoup. Ita est toujours à la caserne et envoie des lettres à Simon…jusqu’à être déportée le 19 septembre 1943.Le 4 septembre 1944, la Belgique est enfin libérée du joug allemand…mais la soeur et la mère de Simon sont mortes.Le papa de Simon, atteint de silicose et très faible, s’abandonne au chagrin.Simon est désormais orphelin…c’est une véritable tragédie.

   La suite des événements se montre plus clémente.Simon va alors vivre dans un pensionnat, avant d’être placé dans une famille d’accueil…pour retrouver à 16 ans la maison de son enfance ! Se trouvant un petit boulot, Simon entame des études de droits (en hommage à son père, qui admirait les avocats) , devenant docteur en droit et avocat ! Son autre grande passion sera le jazz, une musique mélancolique exprimant bien des émotions.Il se marie en 1963 et aura 2 enfants.

   Mais des atrocités de sa jeunesse, Simon n’en parle pas, même si il ne cache pas que ça lui est arrivé…jusqu’à 1993, où  on l’encourage à écrire un livre sur ses événements.Aujourd’hui, Simon raconte son histoire dans des écoles primaires, à de jeunes enfants, pour ne jamais qu’on oublie, pour faire taire ceux qui dise que la Shoah n’a jamais existé…L’homme a exceptionnellement accepté l’invitation des professeurs Jacques Fierens et Nathalie Colette-Basecqz de venir à l’Université de Namur et de partager devant un amphithéâtre d’étudiants ses souvenirs…car sa mémoire, elle est intacte, se rappelant du moindre détails, insistant énormément sur ceux-ci, car chaque élément à son importance.Devant ces étudiants, c’est un homme pourtant optimiste et pleins d’humour  qui leur est apparu…même si il a perdu la foi (comment un Dieu peut-t-il avoir permit que sa mère et sa soeur soient tuées…) et envie ceux qui l’ont encore, car c’est une chose merveilleuse.Simon a pardonné à ses bourreaux, et pense que tout le monde devrait en faire autant…il a même rencontré Koenraad, le fils d’un fasciste flamand adorateur du régime nazi qui l’avait forcé à s’enrôler dans la Gestapo, commettant d’horribles atrocités et finalement envoyé en prison…ce dernier a voulu s’excuser et Simon l’a pardonné, l’enlaçant dans ses bras.Les 2 bonhommes ont même fini par écrire un livre ensemble.Toujours est-t-il, que ce jeudi 29 octobre 2015, à l’Université de Namur, les étudiants écoutaient Simon dans un silence presque religieux, mais l’émotion était bien là, les submergeant tous…chacun à se manière…certains ont même fini par pleurer.La vie est dure parfois, même si elle peut aussi être belle.

à voir aussi : →entretient avec Gronowski.


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