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463.Interview fictive : le conte philosophique à travers « le vieux qui lisait des romans d’amour ».

 Personnages

: -La journaliste : Aïcha O.

- Les interviewés :- Rémy El Désiré : chroniqueur littéraire.

                                 - Georges Kram Dovchenko : chroniqueur littéraire.

Ouverture (orale) par Aïcha :

Aïcha : Bonjour et bienvenu à tous, ici Aïcha Oubostar en direct de Radio Géohistoire, en présence de deux invités, chacun étant chroniqueur littéraire. À mes côtés, monsieur Rémy El Désiré, venu tout droit d’Amazonie et le professeur Kram Dovchenko, prix Nobel de la paix en 1952.Tout deux sont venu aujourd’hui nous parler du roman de Luis Sepúlveda : ‘’Le Vieux qui lisait des romans d’amour’’, publié en 1992 et dont nous fêtons aujourd’hui le 23ème anniversaire de publication.

Questionnement :

Aïcha : -Pour ceux qui n’aurait pas lu le livre, comment nous raconteriez-vous le contenu de celui-ci ?

Georges : -Par mes extraordinaires talents de conteurs. ‘’Le vieux qui lisait des romans d’amours’’ suit les aventures de Antonio José Bolivar, vieil homme sur le déclin vivant dans le village d’El Idilio sur les berges d’un affluent du fleuve Amazone qui n’a pourtant rien d’idyllique. Un jour, un homme blanc est retrouvé mort et les Shuars, peuple d’indigènes sont accusés de son meurtre. Mais pour José Bolivar, qui a vécu longtemps avec eux, il n’y a aucun doute, il s’agit là de l’œuvre d’un félin.

Rémy : -Il part alors dans les profondeurs de la jungle avec une équipe mais c’est pourtant seul qu’il traquera la bête. Ce sera une véritable chasse à l’homme, devenant même une affaire personnelle. Un peu comme le capitaine Achab dans le roman ’’Moby Dick’’.

Aïcha : – Et donc, j’en viens à la question suivante : qu’avez-vous pensé du livre ? (elle désigne Rémy du doigt).Hum,…Rémy ?

Rémy : -Je l’ai trouvé très intéressant, vraiment culturel. Le cadre de l’histoire dans la forêt amazonienne est un thème très audacieux qui nous prend au vif.

Aïcha : -Mais tout à fait. D’ailleurs, ici, l’auteur, monsieur Sepúlveda s’est montré plus écologique.

Georges : – Il décrit ce monde vert dans lequel ses habitants, les Shuars vivent en symbiose avec la forêt. Un univers qui ne sera hélas plus ce monde.

Aïcha : -Parlons en justement du problème, qui est d’ailleurs toujours d’actualité.

Rémy : -C’est à cause de la mondialisation, cet être horrible et monstrueux qu’est l’homme continue toujours de laisser sa trace, ici en détruisant l’Amazonie et ses peuples locaux.

Georges : – Je suis tout à fait d’accord avec mon collègue. C’est l’homme qui démolit à coup de bulldozer l’Amazonie.

Aïcha : – Évidemment, c’est un problème dont l’ampleur nous dépasse tellement et devant lequel nous sommes totalement impuissants. Mais revenons à notre roman : certains évoque l’aspect philosophique de l’histoire tout en l’associant au conte. Alors, peut-on parler de conte philosophique ?

Rémy :-Bien sûr. D’abord il n’y a rien de plus poétique que le titre lui-même. ’’Le vieux qui lisait des romans d’amour’’.Ensuite, le héros que l’on nomme « le vieux » un peu comme Charles Perrault dans « le petit chaperon rouge » en référence à une caractéristique physique. Et enfin, Bolivar, personnage central du livre accomplit un exploit extraordinaire : il tue un fauve, une bête terrifiante, pleines de noblesses. C’est clairement un conte.

Georges : – Exactement ! Et je dirais même plus : un conte philosophique. Cela n’a l’air de rien mais ce livre donne matière à réfléchir. Le vieux Bolivar, sur le déclin, traque le fauve mais se traque lui-même en fait : lui qui lisait des romans d’amours sort de ses bouquins pour se replonger dans sa propre vie. Il déteste l’Amazonie à cause de ce qu’elle lui a fait à lui et à sa femme, et pourtant ne peut s’empêcher de l’aimer. C’est assez paradoxal.

Rémy : -Il y a aussi le fait qu’il lit des romans d’amours. Pas l’amour ‘’olé, olé’’ mais l’autre amour. Celui qui fait souffrir. Et que dans ces romans il découvre un monde qu’il ne connaît pas : notre monde, le civilisé. Lui qui a passé tellement de temps chez les Shuars en a presque oublié sa culture.

Aïcha : -En effet. Il y quand même quelque chose d’étonnant. Un moment, je cite un passage du livre, on dit qu’ « il était comme eux mais qu’il n’était pas des leurs » en parlant des Shuars et du vieux.

Georges : – Bolivar est un personnage à part : il n’est ni totalement civilisé ni totalement primitif. Il est indécis, conserve les traditions mais cède à la modernité. Je dirais qu’il évolue, qu’il apprend la vie.

Aïcha : -En plus, et c’est là une caractéristique essentielle du conte philosophique : c’est un prétexte à une critique de notre monde contemporain.

Georges :-C’est vrai. Ici l’auteur défend la lutte contre la déforestation. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’il est dédié à Chico Mendes, figure du mouvement écologique universel

Rémy : – Vous savez ce que signifie le mot : philosophie ? Cela veut dire « amour de la connaissance » et lorsque le héros lit, où plutôt s’évade de notre monde triste et cruel, il se cultive, apprend des choses. C’est pareil pour nous lorsque nous découvrons ce petit chef-d’œuvre qu’est ’’le vieux qui lisait des romans d’amour ‘’.

Aïcha : -Lorsque vous comparez ce conte à la situation d’aujourd’hui en Amazonie, ce livre vous apparaît-t-il pertinent ?

Rémy : -Bien entendu ! Nous pouvons voir dans le récit que l’auteur s’est bien informé notamment par ses descriptions précises de cet univers troublé par l’homme.

Georges : – Et d’ailleurs, il est indiqué clairement à la fin que des chercheurs d’ors, braconniers et autres chasseurs souillent la virginité de l’Amazonie.

Aïcha : -Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Remercions chaleureusement nos deux invités qui nous ont honoré par leur présence dans nos studios. On n’espère les revoir très bientôt. À demain où nous intervieweront le politicien Bart De Wever.


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