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532.Petit film sur « l’expérience de Stanford ».

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531.The Stanford prison experiment : chronologie d’une expérience abominable.

A

   Étude initiée par le professeur Zimbardo en 1971, l’expérience qu’il a menée à l’Université de Stanford  avait pour objet de voir les effets que pouvait avoir sur les êtres humains, l’emprisonnement carcéral.En reconstituant une « prison » dans les couloirs de sa faculté, il demanda, contre rémunération, à des étudiants volontaires, de jouer le rôle de gardien ou de prisonnier pendant 2 semaines.Et ce, pour l’avancée de la science ! Sauf que, la nature humaine est une variable bien indépendante…et qu’à force de jouer les gardiens, cela peut monter à la tête.L’expérience de Stanford fut une horreur pour ceux qui l’on vécue, et fut interrompue au bout de 6 jours à peine.Pour le professeur Zimbardo, chacun peut être tortionnaire ou une bonne personne…en fonction des circonstances.

   En 2015, un film reconstituant les événements est sorti…Intitulé The prison Stanford experiment, et signé Kyle Patrick Alvarez, le long-métrage interpelle : jusqu’où sommes-nous capable d’aller, lorsque l’on est en position de force ? Les étudiants choisi comme gardiens, avaient l’air de mouton avant l’expérience, et ne voulaient pas être gardien.Et pourtant, ils sont devenus de véritables monstres, très « doués » et faisant preuve de créativité dans leur entreprise.La souffrance infligée aux prisonniers, essentiellement psychologique, les consume peu à peu…l’enfermement carcéral peut avoir des effets néfastes sur l’être humain…elle le diminue, l’efface, et il en ressort un être assujetti au système.

   Dans le film, les prisonniers adoptent des attitudes divergentes : si Daniel Culp (le prisonnier 8612, incarné par Ezra Miller) se rebelle contre les gardiens et ne se plie pas à l’autorité, d’autres se plie au système (et paradoxalement, les gardiens vont aller plus loin avec eux, pour voir si il n’ y a pas un moment où ils vont se rebelle).Certains sont effrayés, d’autres consternés…après tout, ils n’ont rien fait et sont justes des étudiants qui participent à une expérience…qui est paradoxalement inhumaine.Mais personne ne conteste l’attitude des gardiens, et pas même entre gardiens…

   Ce qui est encore plus troublant, c’est le comportement des scientifiques qui mène l’expérience, qui la regarde à travers leur écran de télévision en direct, car celle-ci est filmée, et qui, tout en étant épouvantés, ne réagissent pas et laisse les choses se faire…Zimbardo (joué par Billy Crudup) pense avant tout à son avancée scientifique (même si celle-ci est mineure et au fond nous fait prendre conscience que ce qui est pourri sur cette terre, c’est l’être humain…) et en devient inhumain (malgré le fait qu’il autorisera plusieurs prisonniers à quitter la prison avant les 6 jours de l’expérience, après l’avoir supplié, terrorisés et en larmes).La décision de stopper l’expérience sera probablement le pas le plus difficile pour lui à prendre…il faudra vraiment attendre une situation très critique pour les prisonniers, malmenés par les gardiens (l’un d’eux, Christopher, incarné par Michael Anganaro, est le pire de la bande, et terrorise les détenus…sans même les frapper).

   L’expérience montre que les gens obéissent lorsqu’ils sont en présence d’une institution qu’ils considèrent comme légitime à leur yeux (des scientifiques, les gardiens de la prison)…ses résultats sont similaires à celle de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité.Bien entendu, les conditions dans lesquelles ont été menée l’expérience sont contraires à la dignité humaine et à toutes les règles éthiques que l’humanité a inventé depuis la création du monde.Il en ressort toutefois un film qui interpelle (notre avis : 7,8/10).

B


530.Zombi Dupont-Michel Sardou.

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529.Dolly Parton-The Bargain Store.

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Chanson issue de la série « Strangers Things ».


528.New York, New York…quand Scorsese rendait un vibrant hommage au jazz.

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   Cinéaste touche à tout, Martin Scorsese a réalisé des films très variés dans les genres, passant du film de gangster (Les Affranchis, Casino, Les infiltrés), au film historique (Gang of New-York), lorgnant vers le thriller (Shutter Islands) ou le biopic (Kundun, Aviator, Le loup de Wall Street) durant sa longue carrière.Alors qu’il prépare son long-métrage suivant, le très attendu Silences, retour sur le très connu New York, New York, incursion dans le monde musical, et plus particulièrement du jazz,sorti en 1977.

   L’histoire : Jimmy (Robert De Niro) tente tant bien que mal de séduire Francine (Lisa Minnelli). qui résiste à ses avances.Mais on ne peut rien au destin, les 2 personnages vont se recroiser assez souvent, et Francine finira par l’accompagner à une audition où il montrera tout son talent en tant que joueur de saxophone, cette dernière se révélera être une chanteuse exceptionnelle.Ils vont alors s’éprendre l’un de l’autre et former un couple.De nombreuses difficultés viendront les freiner dans leurs ambitions et le caractère impulsif de Jimmy n’arrangera pas les choses.Celui-ci se montrera très jaloux à plusieurs reprise et aura des comportements digne d’un fou.Le succès arrivant peu à peu pour chacun, Francine lui annonce attendre un enfant…ce qu’il ne supportera pas, le bébé arrivant au mauvais moment, au point de décider de partir à sa naissance.Après plusieurs années, alors que Francine chante lors d’un concert la chanson New York, New York, et reçoit une ovation d’applaudissement, Jimmy refait surface, et tente de renouer avec elle,…mais sans succès.

   New York, New York, c’est l’histoire d’un couple voué à la dérive…dès le départ, la femme ne veut pas de l’homme.Il doit tout essayer pour la séduire, et lui apparaît davantage oppressant qu’autre chose.Mais chez Jimmy, ce qui impressionne, c’est sa ténacité ! Il n’est pas du genre à baisser les bras, et quand il veut une chose, l’homme l’a.C’est un joueur de saxophone hyper doué, ressortant parmi tout les autres dans l’orchestre, et extrêmement créatif.Mais tout ça est entaché par un énorme défaut : c’est un emmerdeur.Il chicane tout le temps, se montre grossier avec les gens et s’emporte vite.Et même si il aime sa femme, sa passion passe avant tout.Ce qui est étrange, c’est qu’il aura fallu que soit révélée au grand jour leurs talents mutuels, à lui et à elle, chacun entendant l’autre, pour que leur couple émerge.Et pourtant, tout au long du film…on trouve qu’ils sont mal assortis…qu’ils n’ont rien à faire ensemble.Et pourtant chacun aime l’autre.Mais Jimmy va devenir de plus en plus égoïste, ne penser qu’à sa réussite et son succès, et à lui, même si Francine va aussi quelque peu y contribuer.Le fait qu’il parte le jour de l’accouchement de sa femme, sans voir leur fils, va enterrer définitivement leur union…même si pour Francine, le choc sera plus difficile à combler, la belle ne se remettant d’ailleurs avec personne.

   Chanson du crooner Frank Sinatra, New York, New York est l’hymne de ce film et trouve dans l’interprétation de Lisa Minnelli (fille de la célèbre Judy Garland), l’une de ses meilleures reprises.C’est une chanson qui évoque un nouveau départ, un renouveau et la naissance d’une certaine grandeur pour la personne qui la chante, qui connait succès et gloire, dans le pays de l’oncle Sam…elle illustre bien le rêve américain.

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   Échec à sa sortie, et film désormais peu connu, Nex York, New York est pourtant un bel hommage à la fois aux spectacle de music-hall et aux comédies musicales des années 40-50, à travers le personnage de Francine à la voix de crooneuse, et au jazz, via le personnage de Jimmy, qui fait chanter le saxophone.La musique est omniprésente dans le long-métrage, accompagnant les personnages.Le jazz est une musique beaucoup plus triste, le son groove illustrant une belle mélancholie.Sans happy end, ce film se laisse pourtant redécouvrir avec un certains plaisir, De Niro sachant être drôle avec un personnage très fort.

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   Même Scorsese n’aime pas ce film, qu’il considère comme étant le plus faible de sa longue filmographie…pourtant, ce serait aller vite en besogne que d’écouter son avis.New York, New York dépeint à la fois l’histoire d’un couple, l’histoire d’un succès, des désillusions, et d’une chanson éponyme (que Francine compose avec l’aide de Jimmy).New York, c’est la ville qui a vu naître Martin Scorsese, et à laquelle il rend en quelque sorte un hommage.Il semblerait qu’à cette époque, le cinéaste ait connu un certains nombre de problème et une peur de ne pas pouvoir réaliser les films qu’il souhaitait, car en panne de reconnaissance.Dans ce cas, cela transparaîtrait alors dans New York, New York : la peur de ne pas pouvoir s’adonner totalement à son art, à son oeuvre…de s’accomplir comme on le souhaite.D’ailleurs, De Niro choisit de laisser sa famille, pour sa passion, pour la musique, un art.C’est un peu ce que fait Francine, quand à la fin du film, Jimmy l’invite au restaurant (notre avis : 8/10).


527.Boulevard des airs-Bruxelles.

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526.Basic Instinct.

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   En 1992, Paul Verhoeven (à qui l’on devait déjà Total Recall et Robocop) réalise le thriller Basic Instinct, révélant au passage la belle Sharon Stone. Presque un quart de siècle plus tard, nous redécouvrons le film le temps d’un petit article.Succès à sa sortie, le film a divisé l’opinion publique et s’est attiré la foudre d’associations de défenses LGBT (pour les homosexuels).Certaines scènes ont choquées, et ont été censurées à sa sortie aux U.S.A., mais aujourd’hui, de l’eau à coulé, et le thriller érotique est bien ancrée dans notre culture.

   L’histoire : Nick Curran (Michael Douglas), un policier qui a été blanchi dans une affaire où il a accidentellement tué 2 touristes, est sur une enquête sordide.Johnny Boz, chanteur de rock a été assassiné dans son lit, pendant l’acte sexuel, victime de plusieurs dizaines de coups de pics à glace.Il soupçonne Catherine Tramell (Sharon Stone), qui a été vu avec lui la veille dans une boîte.Mais il s’avère que cette dernière avait une liaison avec Boz,  depuis plus d’un an.Mais d’après ces dires, celle-ci était uniquement à caractère sexuel, sans le moindre sentiment.Les choses se compliquent encore : Catherine, écrivain de thriller à succès, avait écrit il y a plusieurs années un roman dans lequel une ancienne rockstar se faisait tuer, pendant l’acte sexuel, à coup de pic à glace, par sa partenaire…a-t-elle commit le meurtre ou est-ce quelqu’un d’autre ? De plus, elle a fait des études de psychologies, et sait donc manipuler les gens.Ses parents sont morts lorsqu’elle était adolescente, d’un accident de bateau, faisant d’elle une riche héritière.Catherine tente de faire comme si elle était très proche de Nick, qu’elle connait à peine.Cela crée de gros problèmes avec ses collègues pour le policier.La dame se prête même au test du détecteur de mensonge, qu’elle passe avec brio.Commence alors un jeu du chat et de la souris entre Nick et Catherine…d’autant que cette dernière semble s’être renseignée sur les antécédents du policier, ancien toxico suivi par une psychologue, le docteur Beth Garner (Jeanne Tripplehorn).

   Film prenant de bout en bout, Basic Instinct est très bien mené.L’enquête de Nick est très complexe, et tout semble accuser Catherine.La relation qui se noue entre les 2 personnages est ambiguë : si il ne fait aucun doute que le personnage joué par Michael Douglas tombe amoureux de Catherine, pour celle-ci, rien n’est moins sur.Elle semble s’attacher à lui, à lui faire croire à d’éventuels sentiments, rendant jalouse sa petite amie (car Catherine est bisexuelle) qui voudra tuer Nick.

   Catherine c’est la femme fatale.Une beauté froide par moment et généreuse avec de belles formes à d’autres.Elle sait se mettre en scène et se faire remarquer (en témoigne son entrée au commissariat, où assise sur une chaise à croiser et à décroiser les jambes, vêtue d’une petite robe moulante, sans sous-vêtements, elle dévoile ses parties génitales).Sa psychologie et le fait qu’elle ne nie pas forcément le crime, mais pose des questions de psychologues faisant douter, font penser au personnage d’Hannibal Lecteur dans Le silence des agneaux.On l’a qualifié de biphobe, et cela peut en effet se concevoir : elle ne sait pas si elle est hétéro ou homo…elle vit énormément d’expérience où elle s’attache aux gens, mais sans se positionner.Mais ce qui est étrange chez Catherine, est son attrait pour des personnes qui ne sont pas fréquentables, même Nick n’est pas tout à fait blanc, du fait de son impulsivité qui lui a parfois joué de mauvais tours.

   Le ton donné au film est ouvertement provocateur : on montre tout, on ne cache rien ! La violence est filmée dans toute son horreur, le pic à glace cinglant l’air et le sang coulant à flot, les scènes sexuelles sont pornographiques, Sharon Stone est bestial, lacérant de ses griffes le dos de Michael Douglas…il n’ y a aucune pudeur (même la petite amie de Catherine regarde par le trou de la serrure les rapports entre cette dernière et Nick).À noter que Sharo Stone aurait giflé Paul Verhoeven, qui lui avait promis, lors du tournage de la scène où elle est sur la chaise (et qui a affolé les téléspectateurs), que son plus simple appareil ne serait pas visible.

Basic-instinct

   Le dénouement de l’histoire est assez étonnant et offre un véritable twist final, qui peut faire penser, que depuis le début, le spectateur a été dupé…cette fin ouverte, est particulièrement dérangeante.Libre à chacun de faire son interprétation des choses.

   Film original, à l’ambiance hypnotique, Basic Instinct invite le spectateur à jouer lui-même au voyeur, dans son côté érotique, et lorgnant dans le policier, le convie à une passionnante enquête, pleine de faux semblants (notre note : 8,8/10).


525.The Space Between Us : bande-annonce d’un nouveau film de science-fiction.

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Suite à une mission spatiale , 6 astronautes vont vivre sur Mars mais l’un des membres, une femme en l’occurrence,  attend un enfant : le premier martien.Mais en grandissant, il souhaite découvrir…la Terre ! Commence alors une odyssée en quête de ses origines, à la découverte de notre belle planète bleue. Histoire de science-fiction intelligente, The Space Between Us (l’espace qui nous sépare, en français), promet d’offrir un film d’anthologie !


524.Les enlèvements internationaux d’enfants.

ESY-000468412 - © - Tyler Olson

 

(source photo : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/20150210STO22009/les-d%C3%A9put%C3%A9s-d%C3%A9battent-de-l%E2%80%99enl%C3%A8vement-international-d%E2%80%99enfants )

Qu’est-ce qu’un enlèvement international d’enfant ?

 

    C’est le nom donné à la situation où un parent en conflit avec l’autre parent, déplace, sans accord préalable (souvent de l’autre parent), un enfant, et parte dans un autre pays avec ce dernier ou, que le parent, qui est parti avec l’enfant décide de ne pas rentrer avec ce dernier dans le pays d’origine et de le rendre à l’autre parent.C’est un enlèvement, un déchirement de l’enfant à ses racines, pour aller loin de  ses origines.

   Phénomène en expansion constante, et paradoxalement encore inconnu, le rapt parental est une situation problématique, souvent fréquente lorsque les 2 parents proviennent de pays différents.

 

Que dit le droit  ?

 

   Il faut d’abord regarder si il existe une base juridique internationale qui s’applique, étant donné le caractère fuyant du lieu où s’applique le droit. Si c’est le cas, une action civile (sur base des art.373-374 C.C.) peut être intentée, et une solution au problème apportée.Il doit y avoir, dès lors, dans chaque pays une Autorité centrale, qui va veiller à résoudre le problème, par la voie judiciaire et permettre le retour de l’enfant dans son pays d’origine.

   Si ça n’est pas le cas, il faut intenter une action civile dans le pays concerné (c’est-à-dire celui dans lequel se trouve actuellement l’enfant) où passer vers un chemin plus sinueux, vers la diplomatie.

 

Qu’est-ce qui est le plus compliqué ?

 

   Retrouver l’enfant et le parent justement ! Ils partent du jour au lendemain, généralement sans prévenir (sauf exception où le parent menace d’enlever l’enfant) et leur mettre le grappin dessus est plus difficile que de retrouver une aiguille dans une botte de foin ! Souvent, le parent, qui sait qu’il commet une infraction, se fait discret…car l’enlèvement international d’enfant est aussi un délit, punissable aux articles 431-432 du Code pénal belge.

   Si les années passent, que l’enfant grandi loin du parent auquel il a été arraché (surtout si il est tout petit au moment de l’enlèvement), et qu’on le lui ramène, au terme d’une procédure longue et difficile, le retour est encore plus dur psychologiquement pour l’enfant…dès lors que faire ? Ne pas rendre l’enfant ? C’est inconcevable ! Les retrouver rapidement seraient la meilleure solution…des améliorations devraient être faites en ce sens.


523.Shine.

shine

   Biopic sur la vie du pianiste juif David Helfgott, Shine est un drame intense signé Scott Hicks (à qui l’on doit entre autre Cœurs perdus en Atlantide).La musique est parfois la seule amie que l’on a dans une vie…elle ne nous trahit jamais, nous aide parfois à surmonter nos difficultés, et parfois à mieux oublier…

   David Helfgott (joué tour-à-tour lorsqu’il est jeune par Noah Taylor et plus vieux par Geoffrey Rush) est un virtuose : il excelle au piano et a tout le potentiel d’un futur grand pianiste.C’est son père, Peter (Armin Mueller-Stahl), qui lui à tout apprit.Et pourtant, ce dernier n’a jamais prit un seul cours de musique, son paternel le lui refusant et ayant détruit son violon.Suite à un récital, le petit se fait remarquer et même si il ne gagne pas, marque les esprits.Un professionnel aimerait le prendre sous son aile pour lui enseigner la musique, mais doit se heurter au refus de son père, qui finit néanmoins par accepter.Peter est un homme autoritaire avec son fils, n’hésitant pas à le battre (pensant que c’est pour son bien), et qui n’a qu’une seule hantise : que son fils s’en aille et quitte sa famille si jamais il a du succès.Mais ce jour arrive, puisque David reçoit une bourse pour aller à Londres au collège royal de musique.Peter le menace et lui fait du chantage : si il s’en va, il sera mort pour lui.Mais David part et devient un pianiste de renommée mondiale, écrivant des lettres chaque semaine à son père, sans jamais avoir la moindre réponse, lui envoyant des enregistrements sur bobines des morceaux qu’il joue, afin de voir son évolution.Sa seule amie est une écrivaine du nom Katherine Prichard, qui le comprend un peu.David s’attaque alors à un morceau d’une (trop) grande envergure pour lui : le concerto pour piano n°3 de Rachmaninov, morceau extrêmement complexe, de plus de 40 minutes.Son professeur, Cyril Smith le prépare pendant des mois, le poussant à l’apprendre par coeur, à l’exécuter presque de façon machinale et de moins mettre l’accent sur l’émotion, comme il avait l’habitude de le faire.Le concerto-examen est un succès pour David qui remporte une médaille.Mais peu-à-peu, il sombre dans la folie, repensant à son père, à ce manque de reconnaissance qu’il a pour lui, au morceau qui l’a totalement imprégné…commence une descente aux enfers dans les hôpitaux psychiatriques, où on lui interdit de jouer du piano.La clé de sa rédemption sera précisément la musique, et une femme du nom de Gillian (Lynn Redgrave).

   Film en 2 temps (le David jeune et qui a pleins de rêves, et le vieux David qui a perdu la raison), Shine est une oeuvre complexe et bouleversante : Son personnage principal est un être qui a eu une adolescence bouleversée par un père qui a été trop possessif vis-à-vis de lui et qui l’a empêché de se réaliser complètement.David est donc un être incomplet, qui ne parvient pas à affronter le monde et qui se réfugie dans la musique, son amie qui ne l’a jamais abandonnée.Véritable virtuose, il « est » la musique.Ses doigts se mettent à bouger, et tel un automate, il exécute la partition (il faut le voir quand il joue, cigarette à la bouche et que ses mains continuent à appuyer sur les touches du piano, même si son esprit est ailleurs).Sa maladie est complexe : il n’est pas dangereux, mais est comme déconnecté de la réalité, bégayant sans cesse pour parler, répétant les mêmes phrases…mais au fond, c’est un être conscient de tout et qui accuse d’une grande souffrance.

Shine (1)

   L’histoire de David, c’est celle d’un homme qui a connu le succès, et qui se fait oublier avant de revenir sur le devant de la scène.Beaucoup de films suivent également ce schéma : Rocky, De l’ombre à la lumière,…c’est l’histoire d’un rédemption, d’un guérison après un mal qui a rongé l’individu.David Helfgott est toujours vivant aujourd’hui et profite de la vie, avec sa compagne.Dans le film, on voit que son père a également été un obstacle pour sa vie amoureuse, faisant fuir la moindre prétendante pour son fils.

   Il y a dans Shine, des thèmes récurrents à l’oeuvre de Scott Hicks, son réalisateur : l’histoire est décousue et entremêlée et n’est donc pas linéaire , puisqu’il a recourt à de nombreux flashback (retour en arrière) et flashforward (retour en avant) ; les parents et l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur enfant ; la solitude du héros qui se retrouve coupé de tous (au fond, David est un solitaire, malgré la présence de la musique) ; et le temps qui passe (sauf qu’il est symbolisé par une musique virevoltante et rapide).

   Si Noah Taylor nous livre un David désemparé plus que convainquant, c’est surtout la prestation de Geoffrey Rush (qui remporta un oscar pour son rôle) qui marque les esprits : le fou bègue et pourtant d’une gentillesse inébranlable, maladroit avec les femmes (mais qui passe vite à l’action pour les aborder) et virtuose du piano.Les 2 acteurs ont pratiquement le même temps à l’écran, incarnant un même personnage, mais à 2 époques différentes, mais qui à évoluer.In fine, Shine est décidément un très très grand film (notre note : 9/10).

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(le concerto n°3)

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(la scène où David le joue dans le film)


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