A crazy world



521.L’histoire complexe du Brexit.

 

Après 43 de relations avec l’Union Européenne, le Royaume-Unis revendique sa pleine indépendance.On parle de Brexit.Mais comment en sommes-nous arrivé là ? Alors que le projet européen était un idéal politique et économique… 

theresa

 

(photo de Theresa May, actuelle première ministre, issue de http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/its-theresa-mays-first-u-8403551 )

Qu’est-ce que le Brexit ? 

 

    Brexit est l’abréviation de British Exit (l’Angleterre dehors) qui est employé pour désigner le départ volontaire du Royaume-Unis de l’Union Européenne.C’est une référence au très peu élogieux Grexit, sanction qui aurait pu voir la Grèce éjectée de l’U.E.

L’U.E. compte 28 pays (appelés des États membres).Mais aucun d’eux n’est théoriquement obligé de rester dans cette organisation contre son gré.On y adhère volontairement.Ce qui veut dire que si un pays souhaite « quitter » l’Union, il peut le faire en invoquant l’article 50 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne.La procédure dure environ 2 ans.

 

Qui l’a provoqué ?

 

David Cameron, ancien premier ministre du Royaume-Unis, avait lors de sa campagne pour briguer un 2e mandat à ce poste, promis d’organiser, si il remportait les élections, pour 2017 au grand maximum, un référendum (grande consultation populaire où le peuple est amené à donner son avis, quintessence de la démocratie) sur la question de l’appartenance de son pays à l’Union Européenne.

Ayant réussit à avoir la majorité absolue, Cameron a été réélu.Il devait donc respecter son engagement.Un Sommet européen a eu lieu le 19 février 2016 permettant de fixer la date du référendum au 23 juin 2016.Au cours de référendum, 2 réponses seront possible à la question : Leave (quitter l’U.E.) ou Remain (rester dans l’U.E.).

 

Pourquoi Cameron a-t-il fait cette promesse ?

 

Ce qui est paradoxal, c’est que Cameron est contre le Brexit et pro-européen (cela signifie qu’il aime l’Europe).Cette promesse a été une pure stratégie politique en réalité.Il faut se remettre dans le contexte du moment : le UKIP, parti nationaliste absolument contre l’Europe (donc eurosceptique) connaît un succès fulgurant.De plus, au sein du parti de Cameron, les Torries (le parti conservateur), il y a énormément de pression parmi les députés (on doute énormément en l’U.E., on souhaite être moins intégré dans l’U.E., voir modifier les traités).Mais ce jeu était bien évidemment un jeu dangereux ! C’est pour éviter un vote de défiance de son Parlement que Cameron choisit de démissionner une fois les résultats du référendum dévoilés (et donnant à 51,9 % des voies au Leave).

 

Que s’est-il passé le 15 novembre 2015 ? 

 

David Cameron, avant le Sommet européen du 19 février 2016, anticipe le référendum et présente les 4 exigences du Royaume-Unis, si elle reste dans l’U.E..Un accord, négocié avec Donald Tusk voit le jour, et s’appliquera en cas de maintient du pays dans l’U.E.

Premièrement, concernant l’immigration et la circulation des personnes, il faudra limiter l’aide sociale pour les migrants.Deuxièmement, concernant la monnaie, l’Euro ne doit plus avoir ce statut de suprématie, au profit d’autres monnaies, et concernant les politiques de la zones euro (décidées par les 18 États membres ayant adopté l’euro), elles ne sont plus obligatoires pour les autres états.Troisièmement, il faudra achever la construction du marché unique et prévoir des réglementations moins pesantes pour les entreprises.Enfin, il faudra augmenter le droit de véto des parlements nationaux et retirer la mention de progresser dans une Union qui soit « sans cesse plus étroite » des traités (permettant au Royaume-Unis de se différencier des autres États membres, d’imposer son « statut spécial », plein de particularisme.

 

Pourquoi les anglais veulent quitter l’Union Européenne ?

 

Le savent-ils eux-même ? Il y a plusieurs raisons invoquées : L’immigration pose un grand problème au Royaume-Unis (il semblerait que ce soit la raison majeure de la victoire du Leave, lors du référendum), tant au niveau de l’emploi que des services publics.Ensuite, il y aurait le déficit démocratique qui pèse sur l’U.E., les citoyens ayant l’impression que les décisions viennent uniquement de Bruxelles, d’une classe de dirigeant très éloignés des problèmes nationaux.On évoque également une raison économique : le Royaume-Unis donnant pour le budget de l’U.E. prêt de 10 milliards par an, alors que cet argent pourrait servir à autre chose…

 

Theresa ou Andrea ?

 

Après le départ de Cameron, deux candidates se présente pour lui succéder : la première est bien connue du grand public, ayant été sa ministre de l’Intérieur durant son mandat.Theresa May est une eurosceptique, même si par solidarité pour son premier ministre, elle a soutenu sa campagne pour le maintient du Royaume-Unis dans l’U.E..La dame est peu appréciée et souvent comparée à Margaret Thatcher.La deuxième est moins connue : Andrea Leadsom est également eurosceptique, et est une ancienne banquière devenue secrétaire d’État à l’énergie sous Cameron.Sa campagne a été soutenue par Boris Johnson, l’ancien maire de Londres.On lui reproche d’avoir peu d’expérience.

Mais d’élection il n’y aura pas…Theresa a été élue d’office après le désistement d’Andrea, qui a commis une bourde monumentale.Lors d’une interview, elle critique sa concurrente, qui n’a jamais pu avoir d’enfant et le l’avantage qu’elle en retire par rapport à cette dernière.Vivement critiquée, Andrea abandonna la course.Pas rancunière pour un sous, Theresa la nomma secrétaire d’État à l’environnement.

 

Qu’en est-t-il du futur ? Et de l’Écosse ?

 

Personne ne sait exactement comment va se dérouler ce Brexit (il pourrait être repoussé début 2017, voir fin 2017 au dernière nouvelle) ni même quel impact il pourrait avoir pour le Royaume-Unis et le reste de l’U.E…Les avis sont divergents et ne permettent pas de se faire une idée précise.D’autant que, dans un récent discours, Theresa May en a effrayé plus d’un en ne donnant aucune garantie aux ressortissants européens établis au Royaume-Unis sur le fait qu’ils puissent rester…

À coup de réformes sociales, et en se dotant d’une véritable politique industrielle mettant l’accent sur le secteur secondaire (les industries locales), la première ministre entend moderniser l’Angleterre.Mais il lui reste un problème de taille à régler : l’Écosse.Car si le référendum donnait la victoire du Leave ches les anglais, il n’en était pas de même pour les écossais, qui avait 62 des voies en faveur du Remain (maintient dans l’U.E.).Beaucoup espère d’ailleurs un référendum sur la question de l’appartenance de l’Ecosse au Royaume-Unis…ce qui n’arrivera pas, assure Theresa May.Elle entendra le gouvernement écossais et essayera d’avoir une « approche nationale » lors de la négociation pour la sortie avec l’U.E.


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