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545.Kill Bill-volume 1.

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   En 2003, le génial réalisateur Quentin Tarantino mettait fin à 6 ans de silence en sortant son dyptique Kill Bill.Hommage aux films d’arts martiaux, histoire de vengeance et ode au japon des samouraïs, ces 1 films devrait entrer dans légende du cinéma.Mettant en scène Uma Thurman, sa compagne de l’époque, et servi par un casting 3 étoiles, il ressortait des oubliettes David Carradine, acteur emblématique de la série Kung Fu (où il jouait « Petit Scarabée »).

   Mais qu’en est-t-il de l’histoire ? On suit les aventures d’une femme dont on ignore le nom mais que l’on prénommera « la Mariée », se réveillant après 4 ans de coma, suite à la tuerie qui a eu lieue le jour de son mariage et coûté la vie à son mari, son bébé (elle était enceinte), et ses amis, causée par un dénommé Bill, chef de la confrérie des Vipères assassines, une bande de 4 tueurs à gages professionnel, dont elle avait jadis fait partie.Ivre de rage, la Mariée n’aura qu’une seule idée en tête : se venger.Désirant avoir l’arme appropriée pour cette entreprise, elle se rendra au Japon, demandant à Hattori Hanzõ, de lui forger un katana.Ensuite, elle dressera sa liste des 5 morts: O-Ren Ishii (Lucy Liu), Vernita Green (Vivica A.Fox), Budd (Michael Madsen), Elle Driver (Darryl Hannah) et Bill.

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   Le premier film s’intéresse à sa confrontation avec O-Ren Ishii et Vernita Green.O-Ren est la reine de la pègre au Japon.Orpheline suite au meurtre de ses parents, la jeune dame s’est rapidement vengée avant de devenir une tueuse professionnelle, travaillant avec Bill et la confrérie des Vipères Assassines.Protégée par une « armée » de 88 fous et de sa fidèle Gogo Yubari, O-Ren domine la pègre japonaise et est difficile à éliminer.Pourtant, la Mariée, anciennement appelée Black Mamba, va les affronter…Vernita, quand à elle, est une mère au foyer qui s’est retirée depuis longtemps de la confrérie et mène une vie paisible dans une petite banlieue, avec son mari, un docteur, et leur petite fille de 4 ans.Le combat sera également très brutal…

   Ce qui est impressionnant, avec Kill Bill, c’est la détermination du personnage principal, dont l’identité réelle n’est pas connue (son nom véritable n’est révélé que dans le second opus).Lorsqu’elle sort du coma, la belle est à l’hôpital, face à un infirmier peu catholique et ne sachant plus marcher…il faut voir l’incroyable détermination dont elle va user pour se sortir de ce mauvais pas.La Mariée se montre insensible, acharnée et d’une vigueur sans faille au cours du film…elle fait littéralement corps avec son katana, véritable objet de culte et d’une beauté renversante.Son arme fend l’air et pulvérise ses ennemis, sur une véritable symphonie musicale.

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   Les origines du scénario semblent remonter à Pulp Fiction (le 2e film de Tarantino) et serait en fait l’idée de Uma Thurman.Le film est au carrefours de différents genres : film de sabre japonais (chambara), animé (il y a une belle séquence dévoilant les origines d’O-Rei, digne d’un manga), gore (le sang gicle à flot), western (les personnages s’affrontent dans des duels dignes des films de Sergio Leone, les décors de l’ouest américain…davantage dans le second film),  et kung-fu (Tarantino a beaucoup du regarder les films de Bruce Lee…).Le film semble aussi s’inspirer de Lady Snowblood  (où une fille voit ses parents assassiné et ne cherche qu’à se venger).

  La musique du film est très importante : les thèmes dont quelques un sont d’Ennio Moriccone et de R.Z.A., apportent au long-métrage une force et une aura épique nous emmenant au sommet des cieux.Du Twisted Nerve siffloté par Elle Driver au merveilleux et très doux The Lonely Shepherd, en passant par le puissant Battle of honour and humanity, les bande-originale de Kill Bill est une tuerie ! Il y a un thème pour chacun des personnages et un air particulier que l’on entend à chaque fois que la Mariée recroise un de ses bourreaux (une musique qui évoque une alarme d’incendie).

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   La Confrérie des Vipères Assassines compte 5 membres : 4 d’entre eux ont un nom de code évoquant un serpent et le dernier, Bill, est surnommé « charmeur de serpent », étant donné qu’il en est le chef, et que c’est un être qui parvient toujours à ses fins et à rallier ceux qui peuvent l’y emmener à sa cause .Chacun est une véritable machine à tuer, expert en combat et cruel.Le visage de Bill n’est d’ailleurs pas dévoilé dans ce premier film.On ne voit que ces mains.

   Vivrant hommage au kung-fu et aux arts martiaux, ce premier film insiste beaucoup sur les katana, ces longs sabres dont se servaient les samouraïs japonais lors de leurs combats.Mieux, il les glorifie.Armes majestueuses, la lame brillante et polie une fois en dehors de son fourreau, le film semble leurs conférer un statut presque sacré.Ils sont créé spour être ceux de celui qui va s’en servir.Il y a un lien presque fusionnel.

   L’esthétique globale du film est remarquable : un soin immense a été apportée tant aux costumes des personnages qu’au décors naturels (en témoigne le petit jardin enneigé où la Mariée affronte O-Ren à la fin du film).Le long-métrage est divisé en chapitrages (ce qui une caractéristique propre à chaque film de Tarantino), permettant de s’y retrouver dans l’histoire, et d’avancer comme si l’on était dans un roman.Le premier film est composé de  :

Chapitre 1 : 2

Chapitre 2 : La mariée était en sang.

Chapitre 3 : Les origines d’O-Rei

Chapitre 4 : L’homme d’Okinawa

Chapitre 5 : Bataille rangée à la villa bleue

   Kill Bill multiplie les références et les hommages à d’autres films et série télévisée (il faut dire que Tarantino est un véritable cinéphile) : le Frelon vert, les films de James Bond (le fait qu’on ne voit que la main du méchant Bill), Pulsion,…

   La femme, de façon globale chez Tarantino est une véritable force de la nature.Elle mène la danse, elle dirige (en témoigne le Jackie Brown  de Tarantino).Dans Kill Bill, la Mariée, O-Ren ou encore Elle Driver sont de véritables machines de guerre, dominant  tout ceux qui se mettent sur leur route…elle n’ont d’ailleurs pas peur des hommes et les affrontent sans sourcillier.Le fait que le nom de la Mariée ne soit pas révélé dans ce premier film pourrait s’expliquer par le fait qu’ici, l’héroïne est surtout perçue comme une machine à tuer, sans état d’âme, et qui n’aurait plus d’identité propre…comme si elle était noyée par le poid de la vengeance…

   Certes, pour les plus rigides d’entre nous, Kill Bill pourra paraître comme une sorte d’ovni, film dont les ressorts scénaristiques des combats semblent surréaliste et où l’impression que Uma Thurman vole par moment n’est jamais loin, où le sang jaillit comme un torrent à en friser l’exagération, mais c’est pourtant cela qui apporte au film un côté décalé.Véritable chef-d’oeuvre, cette première partie captive de bout en bout, avec un vieux proverbe klingon en guise d’introduction :) (notre avis : 10/10).


544.Tracy Chapman-Give me a reason.

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