A crazy world



560.Lion.

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    Adapté de l’histoire vraie de Saroo Brierley, Lion est une merveille cinématographique.La trame est la suivante :  Saroo, 5 ans habite en Inde avec son frère Guddu et sa mère.Il est issu d’une famille très pauvre, habitant dans un quartier défavorisé.Comme les autres, il ramasse des cailloux, afin de récolter un peu d’argent…Un jour, accompagnant Guddu pour un travail de nuit consistant à regarder ce que les passagers auraient pu oublier dans les trains, Saroo se fatigue, et est contraint d’attendre que son frère revienne, sur un banc.Mais le jeune garçon s’endort…et le lendemain, son frère n’est toujours pas là.Saroo le cherche et monte dans un train, qui se met en marche…le petit se retrouve alors à Calcutta, à des milliers de kilomètres de chez lui.Il ne parle pas la langue nationale, et personne ne l’aide…il se met alors à érer dans la ville, échappant notamment à des trafiquants d’organes.Un homme, le voyant, affamé, prend pitié de lui et décide de l’aider : l’enfant est placé dans un orphelinat et une famille d’accueil lui est trouvé…en Australie ! Un couple, Sue (Nicole Kidman) et John Brierley (David Wenham), sans enfant, l’adoptent et l’élèvent comme leur fils.Il adopte également un autre garçon, issu du même orphelinat que Saroo : Mantosh.Mais l’éducation de ce dernier ne se fait pas sans emcombre…20 années passent, et Sarro (Dev Patel) est devenu un homme.Il est désormais Australien et n’a que peu de souvenir de son enfance…qu’il semble avoir enfoui.Mais un déclic va se faire dans son esprit et l’inciter à retrouver sa famille d’origine.Mais la tâche s’avérera complexe, puisque la ville de son enfance Ganestelay, ne semble exister sur aucune carte…

    Avec ce premier film, Garth Davis signe une oeuvre magistrale, un drame intimiste et pourtant extrêmement solaire ! Son personnage principal, dans sa version adulte, Saroo, a tout du lion (d’ailleurs son nom indien signifie « lion ») : il est solitaire, paresseux par moment, voulant dominer et gérer les choses (comme un chef) et ses cheveux rappellent la crinière de l’animal.Après avoir été adopté par un couple d’australien qui lui a donné tout leur amour, Saroo a tout oublié de ses origines : il se considère comme Australien et ne connaît plus un seul mot de sa langue natale.Sa rencontre avec Lucy (Rooney Mara) va l’éveiller à l’amour, bien que leur relation se révélera tumultueuse.

Sunny Pawar stars in LION Photo: Mark Rogers

 

   Le petit Saroo, que l’on suit durant la première moitié du film est un garçon dont le courage est impressionnant : penser qu’il a survécu près de 2 mois tout seul, dans les rues en Inde, sans aucune aide, à seulement 5 ans fait frémir toute personne pensant en avoir bavé dans la vie.Sa détresse se ressent toutefois, quand il pense à sa maman et à son frère, allant jusqu’à hurler leurs noms dans les rues, espérant que ces derniers l’entendent.

     Ses parents adoptifs se révéleront être des gens exemplaires, à la philosophie de vie intéressante.Ils vont réellement donner de l’amour à leur 2 bambins adoptifs.Sue sera toutefois plus affectée, souffrant à chaque fois que ses enfants souffrent, s’inquiétant pour eux lorsque leur vie devient tumultueuse, allant jusqu’à se rendre malade à cause de ses derniers.Elle comprendra la volonté de Saroo de vouloir retrouver sa famille d’origine et tentera de l’aider au mieux.

     Mais la route sera longue avant de pouvoir retrouver sa famille…car Saroo ne sait pas pas où commencer ses recherches.Les conseils d’un amis lui permettront d’avoir un point de départ…une idée lumineuse mais semblant issue d’un roman de science-fiction (c’est extraordinaire, surtout quand on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie !!! ). Mais cela prendra du temps…à ce moment là, il n’aura plus qu’un seul but dans sa vie, laissant de côté son travail, la belle Lucy et sa famille…un peu comme un lion solitaire.Cette période sera sombre pour lui et son entourage.Cela virera même à l’obsession, le jeune homme ne sortant quasiment plus de chez lui.Mais Saroo finira par trouver, près de 28 ans après avoir quitté sa terre natale, et se rendra en Inde, espérant que les siens l’y attendent…

    L’Inde est montrée dans toute sa splendeur dans ce film, et dans toute sa misère…les gens souffrent, sont pauvres, répartis dans un système de castes inégalitaires.Les Indiens ne sont pas tous tendre avec le petit Saroo.Le pays à la végétation luxuriantes, au soleil de plomb et aux milles et une merveilles est montré sous son vrai jour.Chaque années des milliers d’enfants (près de 100 000 ! ) disparaissent en Inde, sans qu’on ne les retrouve jamais…certains sont torturés, poussés à la prostitution, vendus pour le trafic d’organe…leur destinée tient de la tragédie…et la problématique semble peu connu en Occident.

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  Il faut insister sur l’importance du rêve dans ce film : sur la route de ses recherches, Saroo ne semble pas seul.À plusieurs reprises, il voit sa ville natale, sa mère et son frère.Ceux-ci « l’accompagnent » jusque chez lui.Les papillons semblent également être des leitmotivs récurrents, symbole de l’âme et de l’amour, de la transfiguration et du changement (Saroo évolue pendant le film, s’accompli, et ne reviendra pas le même).

    La bande originale du film est  Never Give Up et est interprétée par la chanteuse Sia. Il s’agit d’une chanson aux sonorités indiennes, parlant du fait de ne jamais abandonner ce que l’on entreprend afin de pouvoir atteindre le but qu’on s’est fixé.C’est un peu le message du film : ne jamais abandonner, quoi qu’il se passe (notre avis : 9,5/10).

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