A crazy world


571.Les Gardiens de la Galaxie : volume 2.

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3 ans après le premier opus, James Gunn remet le couvert, reprenant les éléments qui ont fait le succès de la saga : son esprit décalé et son humour. Il tisse une histoire de science-fiction impressionnante dans ces effets spéciaux, avec une belle histoire de relation père-fils et qui paradoxalement devra se rattacher à l’univers de Marvel et de ses Avengers pour son 3e épisode (ce qui n’augure pas vraiment de bonnes choses, Les Gardiens de la Galaxie constituant un arc très éloigné des « super-héros classiques », déjà fort nombreux).

Après avoir vaincu l’odieux Ronan, l’équipage du Milano s’embarque vers de nouvelles aventures en tentant d’assurer la protection de batteries d’un monstre tentaculaire prénommé l’Abylisk, pour les Souverains. La mission accomplie, les Gardiens sont récompenser par la remise de Nebula, la soeur de Gamorra, dont la tête à été mise à prix pour une récompense très élevée. Hélas, à peine parti, la joyeuse bande est prise en charge par les vaisseaux des Souverains et de leur prêtresse Ayesha, car Rocket le raton-laveur (mais ne supportant toujours pas sa « condition » de raton-laveur) a dérobé les batteries !  La flotte les prend en chasse et gagne sérieusement du terrain, lorsqu’elle est détruite d’un seul coup…un vaisseau apparaît, ressemblant à un gigantesque dirigeable blanc, et Rocket y voit un homme leur faisant signe. Mais les dégâts que les Souverains ont fait au vaisseau Le Milano oblige Star-Lord a atterrir en catastrophe sur une mystérieuse planète.L’énorme dirigeable refait alors son apparition et son mystérieux occupant également : prénommé Ego (et interprété par Kurt Russel), il affirme être le père de Peter Quill, ayant été contraint de quitter sa mère sur la Terre, et ayant toujours cherché à retrouver son fils, sans jamais y être arrivé. En effet Yondu Udonta, ravageur, qui devait lui remettre l’enfant a préféré le garder pour ses missions, en raison de sa petite taille lui permettant de se faufiler dans les endroits les plus inaccessibles. Il invite les Gardiens à le rejoindre sur sa planète afin de révéler à Peter le secret de ses origines. En effet, Ego est une planète, et il possède de nombreux pouvoirs, le plus important étant celui de créer des choses…et il a transmis ses dons à son fils.Peter, Drake et Gamorra s’en vont alors avec Ego sur sa planète, tandis que Rocket répare le vaisseaux, surveillant au passage l’imprévisible Nebula, furieuse envers sa grande sœur et jurant de la tuer et Baby Groot…Sur la planète d’Ego, le groupe fait la connaissance de Mantis, être extra-terrestre doté du don de sentir les émotions des gens et de pouvoir les adoucir lorsqu’elles sont négatives.Celle-ci est chargée d’endormir Ego, qui ne dort plus depuis qu’il recherche son fils.Pourtant, des choses ne s’explique pas : pourquoi n’y a-t-il aucun habitant sur la planète, pourtant splendeur d’architecture ? Quelles sont les réelles intentions d’Ego ? Et pourquoi Mantis est-elle si inquiète ? Pour Peter, c’est pourtant l’occasion d’avoir enfin une famille…d’autant plus que son couple avec Gamorra bat de l’aile, celle-ci étant en permanence sur la défensive…De l’autre côté de la galaxie, Yondu a été désavoué par les autres ravageurs, en ayant laissé s’enfuir Quill…chargé par les Souverains de retrouver les batteries et de capturer les Gardiens, il se lance sur la piste du Milano….

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Cette suite est dans la continuité du premier film : elle l’honore, complète la saga d’un nouveau chapitre réellement captivant de bout en bout. Cette odyssée spatiale se poursuit avec la quête des origines du héros : Peter retrouve le père qu’il n’a jamais eu, après avoir été arraché à la Terre par Yondu suite à la mort de sa mère…il trouve toutes les réponses aux questions qu’il s’est toujours posé et pourquoi il est à moitié humain. Lui qui s’était inventé un père de substitution en la personne de l’acteur David Hasselhoff (qui fait d’ailleurs un caméo dans le film), star de la série K2000. Les moments qu’ils vont passer ensemble vont les rapprocher. Pourtant, les intentions de son père ne sont pas aussi louables qu’il n’y paraît…sa planète, véritable Eden d’architecture et de verdures cache de sombres secrets…

La musique est toujours au rendez-vous, mais avec une nouvelle playlist (le volume 2 !!!) comprenant les titres du walkman de Quill : My Sweet Lord (George Harrison), Mr. Blue Sky (Eletric Light Orchestra), Brandy (Looking Glass…dont Ego dit qu’elle est la plus belle chanson au monde),…et surtout The Chain (de Fleedwood Mac). Cette soundtrack est distillée au fur et à mesure de l’aventure, donnant un côté fun au long-métrage, surtout lors des scènes de combats.

Les personnages restent fidèles à eux-mêmes : Quill est toujours aussi délirant et extraverti, adorant la danse ; Gamorra, toujours aussi tête brûlée et caractérielle ; Drake, n’ayant aucun second degré évolue en développant un certains sens de l’humour (un peu lourd à supporter pour la plupart des personnes normales) ; Rocket manie toujours la gâchette avec autant de plaisir et s’amuse à énerver les autres (comme lorsqu’il se moque du nom de l’un des Ravageurs); tandis que Groot, devenu un bébé (ce qui donne lieu à des situations très drôles, notamment lorsqu’il tente de récupérer un objet pour Yondu, mais ne lui ramène jamais le bon), apprend tout de la vie et fait des bêtises…désormais la situation est inversée : Rocket veille à la protection de Groot.

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La relation entre Gamorra et Nebula est également explorée dans le film : la dernière en veut à la première d’avoir toujours la préférée de Thanos, et d’avoir toujours été la meilleure dans tout les domaines…Gamorra est « responsable » des nombreuses lésions sur le corps de sa sœur, l’ayant peu à peu rendue comme une machine…pourtant, ce que souhaite Nebula, derrière toute sa rage et sa colère, c’est de pouvoir enfin avoir une sœur.

Sylvester Stallone fait plusieurs apparition dans le film, jouant le chef des Ravageurs. La voix grave, le regard perçant, il reste fidèle à sa légende. Pour compléter le tout, 5 scènes additionnelles suivent le film, donnant quelques indices sur d’éventuelles suites…

Au final, c’est une symphonie visuelle et musicale qui nous est desservie par Gunn, grand fan de vieux films, vieilles séries et chanson rétro. (notre note : 9,3/10)


570.Baby Boss.

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     Tim Templeton, 7 ans est très inquiet depuis l’arrivée de son petit frère dans la famille : ses parents s’occupent du bébé en permanence, ne lui accordant même plus une seconde, accourant au moindre caprice du terrible marmot. Le bébé est vêtu d’un costume de bureaucrate et d’une valise, sans que ses parents ne s’interroge une seule seconde du pourquoi de la chose…en effet, Baby Boss est un bébé envoyé en mission secrète pour gagner l’amour des parents de Tim, travaillant tout 2 dans l’entreprise Toutouco, spécialisée dans les produits canins et la vente de chiens…car les bébés n’ont plus autant d’amour que par le passé, les toutous leur grignotant chaque jour de plus en plus l’amour que leur donnait leurs parents autrefois.Baby Boss souhaite donc en savoir plus  sur les nouvelles races de chiens que l’entreprise développe afin d’essayer de les couler :  sa récompense sera de devenir le super Big boss de Babycorp et d’avoir son propre bureau, avec son pot en or.Mais le premier problème semble être Tim, se rendant compte de la combine en surprenant le bébé au téléphone, parlant d’une voix grave.

     Signée Tom McGrath (papa de la trilogie Madagascar) et basé sur un livre de Marla Frazee, cette coproduction DreamWorks (l’usine à rêve de Spielberg) est probablement déjà le meilleur dessin-animé de cette année 2017 ! L’idée n’est pas nouvelle (l’arrivée d’un petit frère dans une famille rendant jaloux le grand frère), mais la façon de la traiter l’est : faire du marmot une sorte de PDG spécialiste du marketing, fin manipulateur et parvenant à amadouer quiconque avec sa belle frimousse est absolument géniale. Les gags pleuvent à gogos (comme lorsque Baby Boss ne boit pas son lait magique et devient un bébé normal, bavant et rigolant) et les confrontations entre le grand frère et le petit sont à mourir de rire. Le plus grand ressort comique de l’intrigue provenant du décalage entre l’apparence de Baby Boss et de sa personnalité (son entrée, en dansant, avec une démarche confiante, chez sa famille illustre bien ce propos).Les références cinématographiques à d’autres oeuvres sont légions : Matrix, Les aventuriers de l’Arche perdue, Les sorcières d’Eastwitck (la scène où Baby Boss vomi) Le Seigneur des Anneaux (dont une très célèbre phrase de Gandalf le magicien),…Alec Baldwin prête sa voix dans la version originale au bébé, rendant hommage à Mel Blanc, mr 1000 voix, spécialiste du doublage des cartoons de presque tout les Looney Tunes, connu par des millions d’américains.

    Et pourtant, si l’on lit entre les lignes, difficile de ne pas voir derrière cette histoire l’imagination surdimensionnée du petit Tim, apprenant à accepter son petit frère, à se rendre compte qu’il éprouve de l’amour pour ce dernier (il a d’ailleurs beaucoup de mal à le dire), et à accepter cette complicité fraternelle. Beaucoup de parents se rappelleront de nombreux souvenirs en voyant ce film, de même que tout les frères et sœurs de la planète. On ne peut pas être heureux sans amour…et celui-ci peut se partager :)

La reprise de What’s the world needs now par Missi Hale, est magnifique.

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notre avis : 9,6/10.


569.Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl.

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  En 2003, les studios Disney remettait à flot un genre cinématographique presque oublié : le film de pirates.Inspiré d’une attraction à Disneyland datant de 1967, la saga des Pirates des Caraïbes voyait le jour…4 volets devaient suivre, avec à la clé un immense succès. Dirigé par Gore Verbinski, la malédiction du Black Pearl introduisait à l’écran le personnage de Jack Sparrow, pirate loufoque et maladroit.

     Dans cette histoire rocambolesque,  le capitaine Jack Sparrow (Johnny Deep) souhaite récupérer son bateau, le Black Pearl, que son second, Barbossa (Geoffrey Rush) lui a chipé au cours d’une mutinerie.Il se rend donc à Port Royal, fief du gouverneur Swann (Jonathan Price), où la piraterie est pourtant punie de la peine de mort.Arrêté pour s’être fait repéré en plongeant sauver la fille du gouverneur, Elisabeth (Keira Knightley), il est condamné à être exécuté. Celle-ci est alors enlevée par l’équipage du Black Pearl. Will Turner (Orlando Bloom), fou amoureux d’Elisabeth, décide de la sauver, mais ne sait comment retrouver le navire…il sollicite donc l’aide de Jack Sparrow, prisonnier dans la prison. Une fois l’avoir délivré, ce dernier s’engage à l’aider pour retrouver sa dulcinée. Se rendant sur l’île de Tortuga, repaire de piraterie, où se trouve les pires forbans du monde, il se constitue un équipage afin de pouvoir récupérer le Pearl. Pendant ce temps, à bord du Pearl, Elisabeth comprend la raison de son enlèvement : les pirates du Black Pearl sont maudits, immortels morts-vivants, dont la véritable apparence physique en décrépitude est révélée à la nuit tombée, ne ressentant aucune douleur, ni aucune émotion, ne pouvant plus jouir des plaisirs de la vie, puni pour avoir dérobé le trésor de Cortés. Barbossa pense, qu’en raison du fait qu’Elisabeth possède un médaillon qui est en fait la dernière pièce du trésor, qu’elle est le moyen de leur délivrance.Que cette dernière serait la fille de Bill Turner, dit Bill le Bottier…et que son sang immaculant le trésor reconstitué devrait les aider à retrouver une vie normale…mais la pièce, Elisabeth l’a chipée à Will le jour de leur rencontre, où enfant, ce dernier à été trouvé par le navire de son père et où il avait ce « médaillon » autour du cou…signe que le petit était un pirate. Afin de lui éviter la mort, Elisabeth l’a cachée.

     Avec ce film, Gore Verbinski (à qui l’on devait le très culte La souris) signe une aventure fantastique à la fois drôle et pleine de fantaisie.Ses personnages sont forts en couleurs, à commencer par le capitaine Jack Sparrow : avec un look inspiré de Keith Richards, le guitariste de The Rollings Stones et des cheveux rasta à la Bob Marley, il est totalement loufoque avec son pistolet armé d’une seule balle, de son compas n’indiquant pas le nord, et de sa dégaine très maniérée et excentrique. Ses pitreries sont pourtant amusante et le héros se révèle pourtant moins idiot qu’il n’y parait : il est prêt à tout pour arriver à ses fins, même si il difficile de savoir si il planifie tout à l’avance, où si la chance lui sourit. Souvent confronté à des situations extrêmes, il est prêt à laisser tomber n’importe qui pour s’en sortir…le personnage mène sa barque comme il l’entend, mais implique toujours de nombreuses personnes dans ses frasques. C’est à chacun de décider si il est une bonne ou une mauvaise personne… Barbossa, quand à lui, est un véritable pirate : un forban, insultant son équipage, et possédant un petit singe du nom de Jack (pour ridiculiser Sparrow), qui est encore plus fourbe que son maître.C’est l’ennemi naturel de Jack Sparrow, et leur opposition donne lieu à de nombreuses situations comiques. Depuis sa malédiction, il ne peut plus manger de pommes, son fruit préféré. Les autres personnages sont tout aussi fascinants : Pintel et Ragetti (possédant un oeil de verre qui ne tient pas dans son orbite), duo de pirates dignes de Laurel et Hardy, ainsi que Gibbs, ami de Jack qui ne l’abandonne jamais, ou encore Will Turner, homme valeureux qui n’a pas froid au yeux et qui fait preuve d’un grand courage en toutes circonstances.

     La musique est signée Hans Zimmer (qui avait officié sur Le Roi Lion) et Klaus Badelt: celle-ci est assez dynamique, avec un thème se répétant de façon continuelle « he’s a pirate », décliné avec toutes les sonorités possibles, autour d’autres thèmes plutôt récurrents.

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     La représentation que fait le film des pirates est celle d’hommes libres, agissant selon leur bon vouloir, et qui sont soumis à un code d’honneur de la piraterie (Elisabeth invoque d’ailleurs le fameux droit de pourparler, pour s’entretenir avec Barbossa). Pourtant, ils n’hésitent pas à voler, tuer, et à détruire tout navire se mettant sur leur route…la mer semble être leur repaire, et ils voguent sur les flots…Et même entre eux, parfois, ils violent les règles, à leur avantage, n’hésitant pas à se rebeller contre leur propre capitaine (ce dont Sparrow avait fait les frais avec Barbossa). Leurs relations avec les femmes est chaotique, ne les respectant que très peu et changeant de partenaires régulièrement, sans jamais rester plus de quelques jours avec l’une d’elle…les nombreuses conquêtes de Jack à Tortuga attendent encore de ses nouvelles.

     Le film est bien calibré, sans aucun temps mort : on suit les aventures du capitaine Jack avec un immense plaisir, riant de ses pitreries et de ses échanges verbaux avec Barbossa. Le couple formé par Will et Elisabeth fonctionne assez bien, cette dernière révélant un sacré caractère derrière ses allures de Lady. Ce qui probablement constitue la meilleure représentation des pirates au cinéma. La transformation des pirates maudits en squelettes est probablement l’un des scènes les plus réussie du film.

notre note : 9,3/10.


568.Fleetwood Mac-The chain.

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567.Get Out.

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Pour son premier film, Jordan Peele fait très fort : il parle de racisme et de ségrégation dans un film d’horreur, particulièrement dérangeant et glaçant.Tourné avec un peu moins de 5 millions de dollars, le film en a rapporté près de 250 millions ! L’histoire est très simple : Chris (Daniel Kaluuya, qui joue très bien) et Rose forme un couple depuis plusieurs mois, lorsque cette dernière souhaite le présenter à ces parents, et de passer un week-end chez eux.Mais Chris se montre hésitant : il est afro-américain et craint un peu la réaction des parents de Rose, d’autant que cette dernière n’est jamais sortie avec de noir avant.Celle-ci le rassure : ces parents ne sont pas racistes et adulent Barack Obama, qu’ils considèrent comme étant le meilleur président que les U.S.A. aient connu.En effet, lors de leur arrivée, le couple est bien accueilli, et les parents de Rose, Missy (qui est psychiatre) et Dean (qui est docteur) se montrent très gentils envers Chris.Mais bientôt, des choses étranges se produisent, venant troubler le calme de ce week-end…

Ne vous méprenez pas : si au début, les choses se révèlent être de bonne augure et que tout à l’air merveilleux, cela n’est qu’une passade ! Le cauchemar n’est pas loin, l’horreur à l’état pur.La musique, dès la scène d’ouverture (qui prend des airs de celle du célèbre Psychose d’Alfred Hitchcock) en constitue d’ailleurs un indice majeur : glaçante, cinglante et dérangeante…dans cet univers de faux-semblant se cache en fait un terrible secret, une ignominie sans nom…

Original, le film l’est.Mais il est surtout bien construit et réfléchi : Get Out, signifie « Tire toi ».C’est en effet une phrase qui s’applique bien aux péripéties de Chris.En effet, le film traite des rapports entre les êtres humains, et de racisme : de la valeur des êtres humains. Peut-on justifier que certains soient traité différemment ? Comment peut-on légitimer les différences de traitement subies ? Pourquoi tant de haine envers les personnes de couleurs différentes ? Sans trop dévoiler les tenants et aboutissants de l’intrigue, il y a une scène où Chris est convié à une fête organisé par les parents de Rose, et où il ne se sent pas très à l’aise du fait qu’il est le seul « noir », entouré par tant de « blancs », qui lui parlent de leurs rapports, très positifs, avec d’autres « noirs », vantant les qualités des personnes de couleurs et en parlant comme si c’était à la mode.À ce moment, Chris constate la présence d’un autre afro-américain parmi les convives et décide de l’aborder : mais ce dernier se révèle être très étrange, dans le même « ordre d’esprit » que tout les autres, proche d’eux (sortant avec une dame américaine beaucoup plus âgée que lui) et pourtant ne ressentant aucune identité façonnée par sa culture…la condition d’afro-américain ne semble pas le concerner, pire, il ne parvient pas à en parler lorsque Chris l’interroge à ce sujet…comme si il adoptait un dialogue de blanc, désavouant tout les problèmes posés par la ségrégation.La couleur de peau de Chris ne semble être un problème pour aucun des membres de la communauté, mais pourtant tout le monde s’y intéresse, et il y a quelque chose de malsain dans leur comportement, de réellement dérangeant…on ne parle que de lui, on le palpe, on vante ses qualités…les domestiques noirs eux-mêmes en constituent probablement les exemples les plus marquants…mais au final, y a-t-il un réel problème dans cette famille, ou est-ce seulement Chris qui est paranoïaque ? D’autant qu’on a l’impression que ce dernier est sans arrêt surveillé…Le réalisateur nous permet d’envisager plusieurs pistes, avant de nous dévoiler l’épouvantable vérité. allant crescendo dans la montée de la tension, nous effrayant d’abord de façon distillée.Le racisme américain, envers la communauté afro-américaine existe toujours, même si certains semblent « dire » le contraire, sans le penser.Un monde de faux-semblants, parfait en apparence mais qui cache de noirs desseins.C’est donc un très grand film (d’angoisse) que nous sert Peele, et probablement l’un des meilleurs de 2017.

Notre avis : 9,5/10.


566.La Tour Sombre : bande-annonce.

     De tout les livres publiés par Stephen King, le cycle de La Tour Sombre, s’étalant sur 8 tomes, constitue un gigantesque roman-fleuve, une création incroyable et aux carrefours de plusieurs genres.Peu de fans de Stephen King ont lu La Tour Sombre, mais ceux qui l’ont fait ont adorés : les aventures extraordinaires de Roland de Gilead, dernier pistolero, sorte de chevalier/ cow-boy à l’allure de Clint Eastwood, à la recherche de l’homme en noir, Randall Flagg, odieux personnage responsable de bien des maux mais qui connaît de nombreux secrets pouvant le conduire à la Tour Sombre, lieu entre-les-mondes, afin de pouvoir sauver son monde, dont la destruction est imminente.

     L’adaptation américaine qui en a été faite est très attendue, et très prometteuse au regard des premières images : Roland de Gilead est campé par Idris Elba et l’homme en noir par Matthew McConaughey.

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