A crazy world



570.Baby Boss.

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     Tim Templeton, 7 ans est très inquiet depuis l’arrivée de son petit frère dans la famille : ses parents s’occupent du bébé en permanence, ne lui accordant même plus une seconde, accourant au moindre caprice du terrible marmot. Le bébé est vêtu d’un costume de bureaucrate et d’une valise, sans que ses parents ne s’interroge une seule seconde du pourquoi de la chose…en effet, Baby Boss est un bébé envoyé en mission secrète pour gagner l’amour des parents de Tim, travaillant tout 2 dans l’entreprise Toutouco, spécialisée dans les produits canins et la vente de chiens…car les bébés n’ont plus autant d’amour que par le passé, les toutous leur grignotant chaque jour de plus en plus l’amour que leur donnait leurs parents autrefois.Baby Boss souhaite donc en savoir plus  sur les nouvelles races de chiens que l’entreprise développe afin d’essayer de les couler :  sa récompense sera de devenir le super Big boss de Babycorp et d’avoir son propre bureau, avec son pot en or.Mais le premier problème semble être Tim, se rendant compte de la combine en surprenant le bébé au téléphone, parlant d’une voix grave.

     Signée Tom McGrath (papa de la trilogie Madagascar) et basé sur un livre de Marla Frazee, cette coproduction DreamWorks (l’usine à rêve de Spielberg) est probablement déjà le meilleur dessin-animé de cette année 2017 ! L’idée n’est pas nouvelle (l’arrivée d’un petit frère dans une famille rendant jaloux le grand frère), mais la façon de la traiter l’est : faire du marmot une sorte de PDG spécialiste du marketing, fin manipulateur et parvenant à amadouer quiconque avec sa belle frimousse est absolument géniale. Les gags pleuvent à gogos (comme lorsque Baby Boss ne boit pas son lait magique et devient un bébé normal, bavant et rigolant) et les confrontations entre le grand frère et le petit sont à mourir de rire. Le plus grand ressort comique de l’intrigue provenant du décalage entre l’apparence de Baby Boss et de sa personnalité (son entrée, en dansant, avec une démarche confiante, chez sa famille illustre bien ce propos).Les références cinématographiques à d’autres oeuvres sont légions : Matrix, Les aventuriers de l’Arche perdue, Les sorcières d’Eastwitck (la scène où Baby Boss vomi) Le Seigneur des Anneaux (dont une très célèbre phrase de Gandalf le magicien),…Alec Baldwin prête sa voix dans la version originale au bébé, rendant hommage à Mel Blanc, mr 1000 voix, spécialiste du doublage des cartoons de presque tout les Looney Tunes, connu par des millions d’américains.

    Et pourtant, si l’on lit entre les lignes, difficile de ne pas voir derrière cette histoire l’imagination surdimensionnée du petit Tim, apprenant à accepter son petit frère, à se rendre compte qu’il éprouve de l’amour pour ce dernier (il a d’ailleurs beaucoup de mal à le dire), et à accepter cette complicité fraternelle. Beaucoup de parents se rappelleront de nombreux souvenirs en voyant ce film, de même que tout les frères et sœurs de la planète. On ne peut pas être heureux sans amour…et celui-ci peut se partager :)

La reprise de What’s the world needs now par Missi Hale, est magnifique.

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notre avis : 9,6/10.


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