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575.Spider-man : quand Sam Raimi donnait vie à l’homme-araignée…

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     En 2002, le cinéaste américain Sam Raimi, mondialement connu pour sa trilogie Evil Dead, décidait d’adapter, pour le grand écran , les aventures de Spider-man. Il y avait eu, auparavant, 2 téléfilms durant les années 1970 (un rebootage de la série télévisée éponyme), mettant en scène le personnage, mais sans grand succès…cette fois-ci, ce sera la bonne : les spectateurs ne trouveront pas grand chose à redire sur le Spider-Man de Raimi…

     L’histoire est celle de Peter Parker (Tobey Maguire), jeune homme timide que personne ne respecte au lycée, vivant avec son oncle Ben et sa tante May (ses parents sont décédés) et secrètement amoureux depuis toujours de la belle Mary-Jane Watson (Kirsten Dunst), sa voisine. Son meilleur (et unique) ami, Harry Osborn (James Franco) est le fils de Norman Osborn (Willem Defoe), riche PDG de la société Oscorp, spécialisé dans les technologies de pointes. Un jour, allant visiter un laboratoire avec sa classe, il est piqué par une araignée génétiquement modifiée qui s’est échappée. Son propre génome s’en retrouve modifié et il se découvre des pouvoirs assez incroyables : plus fort, il sait sauter de très longues distances, grimper aux murs (ses doigts présentent des micro-crochet microscopiques) et de tisser des toiles comme les araignées…Il décide alors de faire quelque chose de ses facultés en remportant un match de catch et sa récompense de 3000 dollars…que l’organisateur refuse à lui donner car il a mis KO trop tôt son adversaire. Un voleur braque ensuite l’organisateur, et Peter le laisse s’enfuir avec l’argent, sans savoir que cet homme sera responsable, quelques instants plus tard, de la mort de son oncle Ben. Après cette tragédie, il retrouve le voleur et, sous le coup de la colère, souhaite le tuer, mais s’y résous…néanmoins, ce dernier meurt accidentellement en vacillant en butant sur un obstacle qu’il n’avait pas vu…Dès lors, il devient Spider-man, l’homme araignée, décidé à traquer tout les bandits de la ville…Il est toutefois prit en grippe par la police, et par J. Jonah Jameson (J.K. Simmons, terrible dans le rôle, sans aucun scrupule…il est impitoyable ! ), directeur du Daily Bugle, journal où Peter officie en temps que photographe de Spider-man, et qui fait de ce dernier une « menace » pour la société.Mais une menace bien plus grande se profile à l’horizon…un homme portant une armure, et totalement cinglé, se faisant appelé le « bouffon vert » sème le chaos autour de lui, à coup de bombes, sur un planeur…

     Avec ce premier volet de ce qui sera une trilogie, Sam Raimi, après la sortie du premier X-Men au cinéma, lance définitivement la mode des adaptations des bandes-dessinées Marvel au cinéma et du film de super-héros (longtemps oubliés, après les années 80 et les 4 Superman). Offrant au passage au créateur de Spider-man, Stan Lee, un caméo (Bruce Campbell, star de Evil Dead, fait aussi une apparition) dans le film (il en fera un dans tous les longs-métrages basé sur une histoire de Marvel), il donne un ton plus dramatique à l’histoire, laissant tombé le côté parfois irrévérencieux des comics. Il développe énormément la personnalité de ses personnages : Peter Parker, sans cesse en proie au doute, et qui ne veut rien tenter avec Mary-Jane, de peur que ses ennemis s’en prennent à elle si ils apprenait son existence.Harry Osborn, qui tente de faire la fierté de son père, sans jamais y arriver, jalousant un peu Peter, que son père considère un peu comme son « fils spirituel », tant ce dernier excelle dans les sciences.Mary-Jane, jeune femme qui ne sait pas encore ce qu’elle va faire de sa vie, rêvant de devenir actrice…sans jamais y parvenir (mais sans jamais laisser tomber ! ), courant d’un homme à l’autre sans savoir ce qu’elle cherche…bien que tout la ramène à Peter Parker…

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     Le méchant du film, le bouffon vert, est très proche de celui de la bande-dessinée : avec un look kitsch et ridicule faisant penser à un jouet, usant de tout les artifices (c’est un maître de supercherie, et pour tromper l’araignée tout est envisageable avec lui, comme lorsqu’il se déguise en vieille dame dans l’immeuble en feu, afin que le super-héros vienne à son secours), l’être est prêt à tout pour coincer Spider-man, qu’il considère comme étant son seul adversaire à sa taille…disposant de tout un armada de bombes en tout genre, il vole, sur son planeur, lâchant ses gadget à tout vent, et ricanant des dégâts provoqués par ses frasques (il possède d’ailleurs un certains sens de l’humour)…en réalité, un homme se cache derrière son masque vert…un homme qui a perdu la raison, et qui ne mesure plus ce qu’il fait…

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     Sadique, le bouffon vert demandera à Spider-man de faire le choix le plus cornélien qui soit : sauver celle qu’il aime, la belle Mary-Jane, ou des enfants en visite scolaire…la scène est spectaculaire, car les 2 tombent en même temps dans le vide…

     Spider-man n’est pas que le super-héros dont les gens raffolent et qui agace la police…il est avant tout un être humain, avec des désirs et des doutes. Cet aspect des choses est bien représenté dans le film, qui ne nous fait jamais oublié l’homme derrière le masque…il n’est pas un symbole (comme dans V for Vendetta), c’est avant tout une personne. D’ailleurs, dans le 2e film, Peter fait le choix, pendant un temps, de ranger son costume au placard…costume qu’il s’est créé lui-même, preuve encore que c’est la personne qui passe avant le héros.

     Il y a toutefois un côté fun au film, lorsque Peter découvre ses pouvoirs et apprend à les contrôler : il réalise toute sorte de prouesse, souvent impressionnante, mais en s’amusant. Le jeune homme ne rejette pas ses pouvoirs, il les adore, les intègre à lui-même.Cela lui permet de s’affranchir de l’adolescent qu’il était et de devenir l’adulte qu’il sera…tel un papillon sortant de sa chrysalide, il prend conscience, comme son oncle lui avait dit, que « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », et que, par conséquent, il convient d’agir de la meilleure façon qui soit, en le mettant au service de l’humanité.Ce qu’il fera.

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     Chez Parker, il y a ce désir de s’effacer, de ne jamais se mettre en avant : il est l’homme « invisible », celui qui ne présente aucun intérêt pour les gens…alors que lorsqu’il est Spider-man, on ne voit que lui, les gens le respecte et le craigne. Les filles le remarquent et sont folles de lui.Sa tante lui reproche d’ailleurs de ne pas assez se dévoiler et de cacher énormément de secrets…Spider-man est précisément cette clé manquante, permettant de lui en lui…

     Voir ou revoir ce Spider-man demeure un plaisir. Le suspens est d’ailleurs souvent au rendez-vous. Cet épisode date de 2002, et fête par conséquent, son 15e anniversaire cette année. Les effets visuels sont toujours réussis (bien qu’ayant un peu vieilli par moment). Le costume va comme un gant à son interprète, et pour la petite histoire, a coûté, près de 100 000 dollars par exemplaire…et comme il est souvent déchiré à cause des combats auxquels l’homme-araignée se livre…le 3e film est l’un des plus cher de l’histoire du cinéma, au regard du nombre de fois où il détruit ! (notre note : 9/10).


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