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581.Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar.

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     Il aura fallu 6 ans aux studios Disney pour concocter un nouvel épisode des aventures de Jack Sparrow, après La fontaine de Jouvence, sorti en 2011, et qui, bien qu’étant un grand succès au box-office, avait été accueilli avec des critiques plutôt mitigées.

     Les erreurs de l’opus précédents ont tout de même été rectifiés, dans ce film, revenant aux fondements de la saga : des pirates, des morts et des légendes issue des océans. Le duo de réalisateur Joachim Ronning et Espen Sandberg ont pris du plaisir à mettre en scène ce 5e opus des Pirates des Caraïbes, et cela se voit : le rire est souvent au rendez-vous, ainsi que le côté décalé cher à Verbinski (qui avait officié sur les 3 premiers épisodes).

    L’histoire reprend 5 ans après La fontaine de Jouvence, mais près de 20 ans après Jusqu’au bout du monde, avec le jeune Henry Turner (Brenton Thwaites), fils de Will Turner, travaillant sur un navire de la Royal Navy.Il souhaite, plus que tout au monde, libérer son père de sa malédiction, et le seul moyen existant résiderait dans le trident de Poséidon, permettant le contrôle des mers et de mettre fin aux malédictions planant sur les océans. Pour cela, il doit retrouver le pirate Jack Sparrow, qui devrait pouvoir l’aider à le trouver.Malheureusement, le navire se dirige vers le triangle du diable, un lieu maudit et où règne la mort…Henry, qui a bien étudié les légendes maritimes, tente, par la force de persuader le capitaine de ne pas s’y diriger, car cela les mèneraient à leur perte, mais il est accusé de trahison et fait prisonnier. Effectivement, le navire, dans ces eaux noires au brouillard épais, se fait attaquer par ce qui ressemble à une épave, mais qui est en fait le vaisseau du capitaine Salazar (Javier Bardem) et de son équipage…fantômes pourtant tangibles, ils sont indestructibles et il est impossible de les tuer…tout l’équipage est ainsi décimée, et entendant du bruit, le terrible capitaine mort-vivant descend dans les cellules, tombant sur Henry…il ne l’épargne que lorsqu’il voit que ce dernier détient un avis de recherche de Jack Sparrow. Ce dernier est en fait responsable du terrible sort de Salazar, et de son équipage, et du fait qu’ils ne peuvent pas quitter le triangle du diable…la clé de leur sortie est liée au compas de Sparrow…il faut que ce dernier s’en débarrasse.Henry est ainsi libéré et Salazar lui demande de dire à Sparrow qu’il se vengera…Henry est sauvé par un navire, mais on l’emprisonne après avoir vu que ses manches avaient été déchirées…accusé de trahison, il est condamné à mort…Il croise, sur le lit où il est ligoté, Carina Smith (Kaya Scodelario), jeune fille accusée de sorcellerie, en cavale, et munie d’un mystérieux livre, qu’elle tient de son père, et qui pourrait l’aider à trouver le trident de Poséidon. La dame, qui a entendu parler d’Henry, souhaite le libérer, y parvient mais est capturée à son tour…et condamnée à la potence ! De son côté, Sparrow n’est plus vraiment le grand pirate qu’il a été…il passe ses journées à boire et à prendre l’argent de son équipage.Il n’a d’ailleurs plus de bateau, le Black Pearl étant toujours dans sa bouteille…mais cette fois-ci, la coupe est pleine : après la tentative ratée du cambriolage du coffre d’une banque, par la faute de Sparrow, ses hommes le laisse tomber…sans un sous, il finit par échanger son précieux compas contre une bouteille de rhum, libérant ainsi le capitaine Salazar du triangle du diable.Arrêté, Jack est aussi condamné à mort…lui et Carina vont ainsi avoir la chance d’être exécuté le même jour…du moins, le pensent-ils…car Henry a payé les hommes de Sparrow pour leur sauver la vie…une fois fait, Henry annonce à Sparrow que le capitaine Salazar veut se venger de lui, et qu’il y parviendra, sauf si ils trouvent le trident de Poséidon, dont le chemin à suivre se retrouve dans le carnet de Carina. Jack accepte, et ils se mettent en route…Pendant ce temps, Salazar sème la terreur sur les océans, détruisant tout les navires sur son passage…il s’attaque même à la flotte de Barbossa, désormais à la tête du Queen Anne’s Revenge, depuis la mort de Barbe-noire. Ce dernier, parvient à son sauver une partie de ses hommes, moyennant la promesse d’aider l’effroyable capitaine à retrouver Sparrow…

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     Visuellement époustouflant, cette Vengeance de Salazar contient un nombre de scènes d’actions vraiment spectaculaire : la scène du pillage de la banque, où les pirates, voulant voler le coffre, traîne avec eux le bâtiment même, sur plusieurs centaines de mètres, est vraiment très réussie. Les pirates fantômes de Salazar, sont dignes de ceux des précédents opus (les morts-vivants du 1e, les hommes-poissons des 2e et 3e, et les zombies du 4e), et la créativité dont ont fait preuve les concepteurs pour leur apparence est très grande (certains d’entre-eux ont des parties du corps manquantes, mais le tout flotte dans l’air).Les requins fantômes de Salazar renvoient ceux de Spielberg et de ses Dents de la mer (pourtant très réussis) à de simples jouets. Clin d’oeil spécial au film, les dix commandements, lorsque l’océan se sépare en 2, permettant aux personnages de fouler le sol abyssal…

    Offrant un caméo spécial à Paul McCarthney, dans le rôle de l’oncle de Jack, le film permet à Javier Bardem de camper un rôle de méchant à sa mesure : le capitaine Salzar, surnommé El matador del mar (le boucher des mers), espagnol officiant, à l’origine, pour la Royal Navy, et qui souhaitait couler tout les navires de Pirates…sans pitié, il ne faisait aucun survivant…sa rencontre, unique de son vivant, avec Sparrow, le mena à sa perte…Il est à l’origine, d’ailleurs, du surnom Sparrow, de Jack…scène assez comique.Son bateau, à l’allure d’épave, cache en effet un terrible léviathan, se redressant et écartant sa coque, et tel un mille-pattes géant,  capable de détruire les navires de ses opposants…

    Toutefois, la traduction française du titre du film enlève toute la subtilité de son appellation originaire : Dead man tell no tales, signifiant Les morts ne racontent pas d’histoires, et faisant écho à une phrase longuement prononcée dans le 1e film de la sage (notamment par le perroquet de Cotton).Ce dernier aurait été un bien meilleur choix…ensuite, le film promettait le retour d’Orlando Bloom et de Keira Knightley…malheureusement, le premier n’a droit qu’à une seule « vraie scène » et la dernière ne fait qu’un simple caméo…

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     À l’heure actuelle, difficile de savoir si il y aura un 6e opus (d’autant que la scène post-générique annonce des événements vraiment intriguant pour uné éventuelle suite)….le succès est toujours au rendez-vous ( même si moins élevé par rapport aux précédents épisodes), l’humour et les pitreries de Jack également. Carina Smith est un personnage intéressant, et sa relation avec le jeune Henry l’est également (ce dernier a beaucoup de ressemblance avec son père, et est à ce titre, assez instinctif). Mais si c’était le dernier film de la franchise, le navire tiendrait encore la barre ! (notre note : 8/10).

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