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583.Moanin’-Lambert, Hendricks & Ross.

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582.Westworld : entre robots et far-west.

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 La chaîne HBO a programmé de nombreuses séries (à succès) ces dernières années : parmi elles, on retrouve bien sur Game of ThronesTrue Detective, Six feet under, Oz, ou encore Les contes de la crypte.Mais en 2016, sous l’impulsion de Jonathan Nolan (et de sa femme Lisa), voyait le jour Westworld. Série de science-fiction avant-gardiste, critique de la société de consommation et mise en garde contre la technologie…celle-ci s’inspirait d’un film de 1973, et intitulé Mondwest (réalisé par l’écrivain américain Michael Crichton, mondialement connu pour avoir imaginé Jurassic Park et mettant en scène l’acteur Yul Brunner).

     L’idée de base est toujours  la même que celle du film éponyme : le parc d’attractions Westworld est d’un genre un peu particulier, puisqu’il recrée le far-west américain, avec ses vastes plaines, ses canyons, ses villes peuplées de cowboys et aux multiples saloons. Les êtres humains visiteurs sont amenés à rentrer dans cet univers où les hôtes sont des robots (ayant l’apparence humaine) mais programmés pour des comportements prédéfinis, destinés à répondre aux multiples scénarios en vue de faire vivre une grande aventure aux touristes. Certains d’entre-eux voudront prendre du beau temps avec les prostituées du coin, affronter des bandits et les tuer lors d’un duel, se faire attaquer par des indiens, ou encore partir à la recherche d’un fabuleux trésor…toutes ces histoires sortent de l’imagination de Robert Ford (Anthony Hopkins), le créateur du parc.

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     Pourtant, que se passe-t-il lorsque un robot prend conscience de sa situation ? Que tout n’est qu’un rêve et que, après avoir été tué par un humain, on se rappelle avoir été réparé, et replacé dans la situation originaire, condamné, pour l’éternité à revivre la même histoire en boucle ? Ou lorsque qu’un être humain tombe amoureux de l’un des hôtes, en oubliant même que ce dernier est un robot ? Des choses impensables se produisent, entre le dysfonctionnement des robots, l’aspiration du conseil d’administration de se débarrasser de Ford, et des souvenirs autres que ceux qui leur ont été implantés, émergeant dans la tête des robots…une mise à jour de leur programme provoquera de nombreux bugs…Pour terminer, qu’arrive-t-il lorsque l’hôte le plus ancien du parc, un androïde prénommé Dolores (Evan Rachel Wood) se met à la recherche d’une ville dont elle pense avoir le souvenir et découvre la vérité, impensable, sur son passé ? Et qui est ce mystérieux homme en noir (Ed Harris), venant depuis 30 ans dans le parc, maltraitant les robots et les exterminant pour son bon plaisir, convaincu de l’existence d’un jeu spécial dans Westworld appelé le labyrinthe, dont les androïdes semblent être la clé, la carte leur étant tatoué dans leur tête ?

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     Série dantesque dans ces intrigues, Westworld possède une pluie de personnages principaux (un peu comme Game of Thrones) : Dolores Abernathy, premier robot du parc, ayant oublié toute son histoire (à force de mise à jour par les programmeurs) et ayant enfouie sa véritable nature…William (Jimmi Simpson), humain en visite avec son futur beau-frère Logan (Ben Barnes) tombera fou amoureux de cette dernière, voulant la protéger à tout prix…il sera scandalisé par l’attitude de Logan, tuant et baisant à tout vent, n’ayant pas peur de considérer les hôtes comme des robots et de le dire devant eux (sans que ces derniers comprennent)…Maeve Milley, robot dirigeant un saloon, se rappelant de souvenirs de ses vies passées et qui se réveillera un jour sur la table de réparation, rendant les 2 techniciens chargés de son fonctionnement complètement coi….Teddy (James Marsden), robot dont la vie semble vouée à protéger Dolores et à mourir inlassablement…

     Anthony Hopkins, trouve une nouvelle fois, un rôle à sa mesure : habillé comme au temps du Far West, tel un riche propriétaire terrien, l’homme a l’air dans l’ombre concernant la gestion du parc, entre son bras droit, Bernard Theresa Cullen s’occupant de la sécurité, et la nomination d’une directrice exécutive, dénommée Charlotte, et destinée à l’évincer…pourtant, c’est bien lui qui tire les ficelles. Se prenant pour Dieu, l’homme est un véritable monstre, pleins de cruauté, et responsable de bien des tourments…il est le créateur des souvenirs qu’on implémente dans la tête des robots, des histoires tortueuses et pleines de souffrances qu’aucun d’entre eux ne pourront jamais s’en débarrasser.

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     En réalité, le parc a pour vocation de révéler la véritable nature des êtres humains…celle qui est enfouie en eux, au plus profond de leu être. Leur identité profonde, qu’ils ne révéleraient pas au grand jour, dans la vie réelle, car ces derniers n’en ont parfois pas conscience…donner autant de liberté à une personne, lui donner l’opportunité d’être le chef et de tirer les ficelles, sans limites ni frontières, de devenir celui qu’ils veulent être…parfois, cela monte à la tête.Et un agneau peut rapidement devenir un loup.Tout les fantasmes de l’humain peuvent trouver écho, exerçant toute leurs envies sur des androïdes (beaucoup d’êtres humains ont des relations sexuelles avec des robots, et parfois cela est très violent).Cela pose des questions sur notre société : peut-elle vraiment fonctionner sans limites ? La réponse semble être non, car une société sans limites débouche inévitablement sur l’anarchie…les désirs de chacun étant trop divergents, voir antinomiques. Parfois, même, nos émotions et sentiments sont changeants, et on se fie à ses instincts, sans rationalisme…

     En même temps, la série fait écho à la société de consommation dans la mesure où les robots rappellent les êtres humains, comme influencé par la société, à vouloir consommer ce qui est prescrit, à avoir ce que les autres ont…sans réellement se démarquer. Nous sommes des moutons de Panurge, soumis au diktat des géants des multinationales…en cela, l’homme semble comme les robots dans Westworld : ils ne sont pas libres (ce qui est assez paradoxal, car si l’on y pense, les humains dans Westworld, sont libres ! ) 

     Visuellement, la série est grandiose : les paysages du parc sont vertigineux, et le soleil crépusculaire n’est jamais très loin. Les effets visuels sont très réussi (la conception des robots est d’ailleurs montrée dans sont intégralité). La musique, signée Ramin Djawadi est jouée de façon mécanique comme c’était le cas dans les saloons (sur des instruments fonctionnant avec des cartes perforées) et reprend, assez régulièrement, des airs connus (pour renforcer l’anachronisme ambiant de la série, mélangeant 2 époques différentes et incluant des robots au temps des cow-boys) (comme Paint in Black ou House of the Rising Sun).

     Le but ultime de la série est de révéler la nature de l’être humain, et particulièrement dans ce qu’elle a de plus sordide (bien qu’on doive reconnaître que cela est aussi montré dans ce qu’elle a de meilleur, a travers ce pouvoir créateur d’un univers riche à partir de rien).L’humanité se sent comme dans un rêve, pensant pouvoir faire se qu’elle veut, sans réfléchir à la portée de ses actes…le mot compassion perd de son sens dans cet univers, ainsi que tout systèmes de valeurs…Grandiose plongée vertigineuse sur ce que c’est que d’être un être humain.

azz


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