A crazy world


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609.Marie Myriam- L’oiseau et l’enfant.

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Chanson ayant permis à la France de remporter l’Eurovision en 1977…âgée d’à peine 20 ans à l’époque, son interprète, Marie Myriam, livre un titre très beau, où une petite fille très pauvre s’émerveille à la vue d’un oiseau, une colombe en l’occurrence, symbole de paix…elle se met à rêver à un monde plus pacifique. Il y a du beau en ce monde, et même du bon, de l’innocent (comme un enfant). Tout peut être remplis d’amour…


608.Misery.

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Écrivain à succès pour sa série de roman Misery, Paul Sheldon ( James Caan) s’en va dans son chalet, après l’écriture de son dernier livre, afin de se reposer un peu, comme à son habitude. Mais un effroyable blizzard va faire quitter sa voiture du sentier, provoquant un terrible accident…inconscient, il est dans un état critique, les jambes fracturées, souffrant de multiples contusions et blessures. À son réveil, il est confortablement installé dans un lit, dans une chambre situé dans une petite maison. Quelqu’un l’a sauvé : elle s’appelle Annie Wilkes (Kathy Bates), et elle dit être sa plus fervente admiratrice, la saga des Misery lui ayant tout simplement changé la vie. Ancienne infirmière, la femme entend bien le soigner et le conduire à l’hôpital lorsque les routes rouvriront. Celle-ci est en train de lire le nouveau livre de Sheldon, celui qu vient tout juste de paraître : l’enfant de Misery. Elle est loin de se douter qu’il s’agit du dernier tome de la saga, puisque son auteur a décidé de tuer le personnage principal à la fin de l’histoire…lorsqu’elle découvre ça, Annie s’emporte et annonce à Paul que personne n’est au courant qu’il est chez elle…les autorités le recherchent et pense qu’il est probablement mort. L’impulsivité d’Annie et sa violence vont faire vivre un effroyable cauchemar à Paul…d’autant que cette dernière va le forcer à ressusciter le personnage de Misery, en l’obligeant à écrire un nouveau tome…

Réalisé par Rob Reiner, qui avait déjà quelques années auparavant livré pour le cinéma une autre adaptation d’une histoire de Stephen King (avec le mémorable Stand by Me), Misery est un thriller angoissant, dans lequel un écrivain doit faire face à une déséquilibrée mentale qui est sa plus grande admiratrice, sachant tout sur la vie de ce dernier, jusque dans les éléments de vie les plus personnels. Cette dernière lui apparaît d’abord comme la bonne providence, un ange tombé du ciel, l’ayant sauvé et soigné avec un très grand professionnalisme…mais peu-à-peu, il s’avère qu’elle n’est pas aussi lisse qu’il n’y paraît…si Annie l’a sauvé de son accident, c’est parce qu’elle l’a vu lorsque c’est arrivé, car elle le suivait dans sa propre voiture. Elle éprouve une sorte de fascination morbide à son égard, dévoilant des sentiments exaltée par rapport à son oeuvre…comparant Misery à une oeuvre divine. La dame tombe ensuite lentement amoureux de Sheldon, s’imaginant même que cela est réciproque…mais son tempérament émotif est aussi émaillé d’une terrible tendance à s’emporter, et à faire du mal à ceux qui sont sur sa route…Paul en fera les frais à plusieurs reprises, des châtiments physiques corporels lui seront ainsi infligés (on pense notamment à cette scène horrible du sabot, rappelant le sort autrefois réservé aux mineurs).

Alors qu’il explore la maison, dans une scène au suspens haletant, Paul sait qu’il n’a que peu de temps avant que Wilkes ne revienne, aussi il doit faire vite tout en étant en chaise roulante. C’est à ce moment-là qu’il découvre le journal d’Annie et la vérité sur celle-ci : ancienne infirmière, la dame a tué de nombreux bébés dans la maternité où elle travaillait, et a été arrêté, jugée et condamnée pour cela. Mais sa vie a aussi été émaillé d’autres tragédie…puiqu’elle a tué son propre père, est sortie meilleure de sa promotion en évinçant l’élève la plus brillante de sa classe, et a été promue infirmière en chef suite à la disparition de la tenante du titre…Mais Sheldon doit faire attention, lorsqu’il regagne ensuite sa chambre à n’avoir pas laissé de trace pouvant faire penser qu’il a quitté sa chambre, pourtant verrouillé…car Annie est très observatrice, cela tourne même au T.O.C. .

La séquestration de Sheldon par Wilkes sera une longue convalescence où l’homme va avoir du mal à se remettre, ayant d’abord besoin de Novril, une drogue pouvant calmer la douleur mais le rendant passif. Arrêtant d’en consommer, l’écrivain se met à les cacher, élaborant une stratégie afin de mettre fin à son chemin de croix.Pourtant, il y a quand même des moments où Annie, reprenant sa lucidité, se montre charmante, ayant de longues conversations avec Sheldon, dévoilant sa solitude, et combien cela lui pèse. Elle lui passe du Liberace, lui présente sa truie (baptisée Misery),…

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La chose la plus cruelle que la dame fait à Paul est de lui demander de brûler le manuscrit qu’il avait écrit après le dernier tome des Misery, Fast Cars, marquant un tournant dans sa bibliographie et s’intéressant aux jeunes de banlieues, car le livre ne lui plaît pas, avec ses gros mots et surtout le fait que cela n’est pas digne de son auteur préféré…en agissant de la sorte, Wilkes demande à Sheldon, de détruire sa propre création, une sorte d’enfant spirituel qu’il a couché sur le papier, après l’avoir porté dans sa tête et que les idées aient germées…mettre le feu à son oeuvre sur un gigantesque barbecue va anéantir Sheldon. Désormais, son esprit sera dicté par Wilkes, lui indiquant la voix à suivre (que Dieu lui-même lui aurait donnée…étrange qu’une femme comme elle soit aussi croyante…) et la nécessité de ramener à la vie Misery, personnage qu’il déteste, mais qui a contribué à sa propre notoriété.

Le film est aussi complété par une enquête policière, menée par l’astucieux shérif de la ville, Buster (Richard Farnsworth), qui va trouver la voiture de Sheldon et se rendre compte que ce dernier n’est peut-être pas mort comme les gens le pense…jusqu’à trouver un infime détail le conduisant directement chez Annie Wilkes.En somme une histoire sans temps mort, bourrée de suspens, riche en émotion, et avec une Kathy Bates, récompensée, pour son rôle par un oscar, cette année-là (notre note : 9/10).

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607.The Big Sick.

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Comédie culturelle, The Big Sick raconte l’histoire de Kumail, indien musulman, voulant devenir humoriste, qui tombe amoureux de la jolie Emily (Zoé Kazan), mais qui n’ose pas le dire à ses parents, qui souhaitent le voir se marier avec une indienne. Ainsi, chaque repas de famille est un prétexte pour lui présenter d’innombrables prétendantes, toutes plus séduisantes les unes que les autres…mais rien n’y fait, Kumail aime Emily. Mais lorsque cette dernière apprend qu’il n’a même pas informé ses parents de son existence, elle prend la mouche, se demandant où leur relation peut bien déboucher, et ils rompent tout deux. Peu de temps après, Emily tombe gravement malade, et est transportée d’urgence à l’hôpital…ses parents habitant à plusieurs heures de là, et devant se rendre à son travail, sa meilleure amie contacte Kumail et lui demande de rester auprès d’elle. Lorsque le jeune homme arrive, la patiente n’est pas très heureuse de le voir…le médecin le prend à part, l’informant de la situation : Emily est très malade, mais souffre d’une pathologie inconnue. Il souhaite la plonger en coma artificiel afin d’éviter que son état se dégrade…car elle risque de mourir si il ne tente rien. Kumail accepte alors de signer les papiers pour qu’elle soit entubée et plongée dans le coma. Il prévient ensuite les parents d’Emily de la situation…ceux-ci arrivent le lendemain matin, très inquiet, et prennent rapidement la situation en main :  Beth (Holly Hunter) et Terry (Ray Romano) forme un couple aimant leur fille, mais qui se dissout peu-à-peu depuis que le mari à trompé sa femme, lors d’un voyage d’affaire (une convention mathématique). Beth se montre austère et froie avec Kumail, dont elle sait tout -car sa fille lui raconte absolument tout- et qu’elle ne pardonne pas d’avoir fait souffrir Emily. Terry, d’abord méfiant, se rend compte assez rapidement que le jeune homme n’est pas un mauvais bougre et les 2 hommes deviennent rapidement amis. Tout ce petit monde va veiller sur Emily, toujours dans le coma, s’inquiétant pour elle, et cet événement désastreux va les rapprocher…

Le film est aussi un hommage au comique de Stand-up, où un humoriste parle de sa vie de tout les jours et des événements qui lui sont arrivés, en s’adressant au public face à lui comme si ce dernier lui était familier, comme si il le prenait en témoin, qu’il était concerné. Ainsi, Kumail essaye de percer dans la profession de comique, tant bien que mal, étant bon lorsqu’il parle de ses mésaventures. Il est parfois un peu trop culturaliste, donnant un cours d’histoire de sa propre culture plutôt que de réaliser un divertissement, qui pourrait détendre son public…Sa famille a du mal à accepter le fait qu’il ait choisi cette voie, et sa mère souhaiterait le voir embrasser une carrière d’avocat.

Sa culture lui impose d’épouser une femme de la même origine ethnique que lui. Mais Kumail n’en a que faire des traditions…il n’est même pas croyant ! Et lorsqu’il est « sensé » prier 5 fois par jour, le jeune homme en profite pour jouer à des jeux vidéos ! Sa mère est très attachée aux rites de son peuple, et ne tolère pas les déviances. Elle lui présente donc, à chaque repas, une nouvelle prétendante, parmi les filles les plus sollicitées, prétextant que c’est le hasard qui fait que toutes ces demoiselles se présentent chez eux…Lorsque Kumail avouera à sa famille l’existence d’Emily, tous le renieront. Sa mère tournera la tête, et ne prononcera plus un mot en sa présence…du moins, c’est ce qu’elle semblera penser. Au fond d’elle-même, elle voudra toujours avoir de ses nouvelles, même si il lui sera désormais impossible de le côtoyer.

La relation entre Kumail et les parents d’Emily sera également intéressante : si de prime abord, le contact ne passera pas, à force de le voir et grâce à son implication dans la vie d’Emily, les nœuds vont se dénouer, apaisant les tensions existantes. Les 3 personnages vont même devenir très proches, partageant des choses très personnelles. La mère d’Emily en viendra même à prendre la défense de Kumail lorsqu’un spectateur se moquera de lui lors de son one-man show, ou à souhaiter qu’il « fasse » partie de leur vie.

Emily, à son réveil du coma, n’aura pas le comportement souhaité par le spectateur : il est toutefois logique qu’elle ne sache pas tout ce que Kumail aura fait pour elle durant son long sommeil…d’autant que cette longue attente elle l’aura vécue comme si quelques instants s’étaient écoulés, sans se rendre compte qu’elle a subie quelque chose de grave…comme si elle était toujours celle qu’elle était avant, sans jamais avoir été dans le coma. Autrement dit, dans sa tête, Kumail ne lui apparaît pas comme étant l’amour de sa vie, mais bien un individu méprisable car il l’a faite souffrir…pourtant, elle éprouve encore des sentiments pour lui. Ils semblaient même ainsi fait l’un pour l’autre. Sera-t-elle prête à le reconnaître ? Bref, un film touchant (notre note : 8/10).


606.Ed Sheeran- What do I know ?

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605.Looper.

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En 2074, le voyage dans le temps a été rendu possible.C’est une avancée majeure qu’il ne faut pas utiliser à la légère au vu des conséquences qu’elle peut engendrer…néanmoins, les organisations criminelles qui souhaitent se débarrasser de certains individus y recourent afin d’envoyer leur victime bâillonnée et ligotée dans le passé pour la faire exécuter par un Looper, un tueur à gage professionnel qui vit à cette époque. Ainsi, personne n’est au courant de leur meurtre et il est plus facile de se débarrasser des corps…Ces Looper tuent sans savoir l’identité de leur victime, recevant les ligots attachés à leur dos, sous leurs vêtements. Ils ont l’obligation d’éliminer leur cible…au risque de le payer de leur vie.Cependant, ils doivent tôt ou tard « boucler leur boucle« , c’est-à-dire se tuer eux-même, si leur alter ego du futur leur apparaît…une fois fait, ils arrêtent d’être des tueurs, redevenant de simples civils, ayant le droit d’aspirer à un peu de beau temps, durant quelques années, avant de se voir ramener dans le passé pour se faire descendre par leur double du passé. Le secret des Looper est ainsi jalousement gardé, offrant tout de même aux principaux intéressé une vie d’un niveau plus élevé sur le plan financier.

Joe (Joseph Gordon-Levitt) est l’un d’entre eux. Un jour, alors qu’il doit tuer une personne, il découvre que l’homme qu’on lui envoie n’est pas bâillonné et n’a pas la tête couverte d’un sac en tissus…et qu’il n’est personne d’autre que lui-même, mais avec 30 ans de plus !!! N’hésitant pas une seconde, le jeune Joe tire sur le vieux, mais loupe sa cible. Cette dernière l’assomme et s’enfuit…Mais cet échec n’est pas sans conséquence…traqué par les autres Looper, Joe est désormais une cible à abattre, car il n’a pas remplis correctement sa mission, et que la présence d’un homme d’une autre époque dans son temps peut gravement altérer l’avenir…Jack Abe Mitchell (Jeff Daniels), venus du futur, recrute les Looper et veille à ce qu’ils remplissent bien leurs missions…il compte avec lui de nombreux hommes de mains lui obéissant au doigt et à l’œil…cependant ses directives lui sont dictés d’en haut, par les organisations criminelles du futur.

En 2044, 10 % de la population est atteint d’une mutation génétique leur permettant de développer des facultés de télékinésies, permettant de faire léviter des objets.La plupart ne savent cependant que faire voler une simple pièce de monnaie, ce qui n’en fait pas des individus super puissants.Ils sont appelés les TK.

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Le vieux Joe (Bruce Willis), dans le futur, a connu une vie de grand banditisme après la fin de ses activités de Looper…mais il a également eu une femme et beaucoup de bonheur. Celle-ci, sera abattue par les syndicats du crime, et lui sera attaché, afin d’être envoyé dans le passé pour y être tué…mais le vieux Joe parvient à se libérer et abat ses ravisseurs. Toutefois, il part pour le dans le but de rencontrer le jeune Joe, l’assommer, et le convaincre de fuir les Looper le traquant. Mais le jeune ne l’entend pas de cette oreille, et souhaite l’abattre pour achever sa mission…mais aux yeux des siens, il n’est qu’un traître à cause de son échec…Le vieux Joe est désormais libre dans le passé, traquant celui que l’on nomme dans le futur le Rainmaker, un TK surpuissant à la mâchoire en acier, qui dans l’avenir ferme les boucles temporelles des Looper. Le vieux Joe le considère ainsi comme le responsable de la mort de sa femme. Il a avec lui les coordonnées de 3 habitations où ce dernier devrait ce trouver…ce qui fait en tout 3 personnes à abattre…3 petits garçons…suite à une discussion avec le vieux Joe qui tourne court, le jeune Joe est informé de ces intentions…il se rend alors dans l’une des maisons, une ferme perdue au milieu de vastes étendues de champs.Il a l’intention d’abattre le vieux Joe, afin qu’on ne le traque plus. Dans la demeure séjourne une mère, prénommée Sarah (Emily Blunt), qui vit avec son petit garçon, Cid…ce dernier est en fait celui qui plus tard s’appellera le Rainmaker. Peu à peu, Joe se prend d’affection pour l’enfant…

Pour son troisième film, le réalisateur Rian Johnson ( dont le Star Wars : épisode VIII est attendu en décembre), signe une histoire originale au scénario complexe. Dans ce vaste labyrinthe, il faut être bien concentré afin de ne rien louper et de tout comprendre…d’autant que le spectacle est bel et bien au rendez-vous !

L’histoire est ingénieuse : la mafia du futur, afin de se débarrasser des individus gênants sans bavures et surtout dans le secret le plus total recourt au voyage dans le temps (qui lui-même est illégal !) pour les envoyer dans le passé, où des agents vivant à cette époque se chargent de la sale besogne. Il faut dire que chaque humain a une nano-puce en lui et leur mort peut vite être connue par les autorités, pouvant localiser le corps…Ces Looper sont gracieusement payés pour leur service si ils mènent leur mission à bien…dans le cas contraire, ils sont éliminés. C’est souvent le cas lorsqu’ils doivent se tuer eux-même…certains ne parvenant pas, par conscience morale (c’est difficile de prendre la décision de se « suicider »…), à faire le choix de se débarrasser de leur double du futur…le plus simple consiste alors à les tuer, ainsi leur double de l’avenir n’est sensé ne jamais avoir existé…et la boucle du futur anéantie. La scène où Seth (Paul Dano), un vieux Looper voit ses membres disparaître un-à-un car son alter ego du passé est torturé, jusqu’à s’évaporer, est assez explicite.

Le long-métrage joue avec les boucles temporelles, faisant même comprendre au spectateur que le futur n’est pas joué d’avance, et que les personnes du passé, peuvent le changer pour le réécrire.Au début du film, le Joe du futur arrive dans le passé, assomme le jeune Joe, et lui écrit un message sur son dos, où il mentionne un lieu de rendez-vous afin de lui parler : les 2 hommes se rencontrent un peu plus tard, et le plus vieux finit par convaincre le plus jeune de fuir et de mener sa vie loin du monde des Looper…il part ansi en Chine, avec ses lingots d’or…les années passent, il se retrouve sans le sous à cause de son train de vie excessif, l’obligeant à commettre quelques délits, et le faisant au passage rencontrer l’amour de sa vie….vieux, en 2044, il est capturé, mais se libère, se renvoyant lui-même dans le passé…réchappant (encore) à son double de 2044. L’histoire semble prendre une tournure cyclique…au point de finir à penser que les événements se sont déjà produits et se reproduisent à l’infini (d’où l’hypothèse des boucles multiples), bien que la boucle va se réécrire…puisque chaque action d’un personnage peut être différent de la boucle temporelle d’origine, ouvrant ainsi une nouvelle boucle, où quelque chose à changé…

Les liens qui vont unir le jeune Joe au petit Cid sont très fort, presque comme si le Looper serait le père que l’enfant n’aurait jamais eu, un être qui comprend ce qu’il ressent. Le gamin n’a pas de père et celle qu’il considérait comme sa mère -la soeur de Sarah qui l’a élevé- est morte sous ses yeux…Joe aussi est orphelin…leur passé commun a tout pour les unir.

Entre Sarah et Joe se noue une relation particulière : si dans un premier temps la femme se méfie de l’inconnu et lui interdit d’approcher Sid, elle commence à lui faire confiance peu-à-peu. Entre les 2, il y aura une petite aventure d’un soir, mais qui ne sera pas de l’amour : juste une façon de se soulager mutuellement.

Les rapports entre Sarah et Sid sont par contre ceux d’une famille recomposée : elle tente tout pour reconquérir son coeur, mais le petit ne la considère pas vraiment comme sa mère…néanmoins, il est très attaché à elle. Le film montre ce que sont les liens familiaux, et l’amour qui peut unir les différents membres qui les possèdent. De plus, il est permit de penser que Joe jeune va avoir une bonne influence sur Cid (diminuant ainsi les chances qu’il devienne le rainmaker)…alors que sans cela, il aurait peut être finit par tuer sa propre mère accidentellement, dans un excès de colère, et par devenir…le Rainmaker !

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Sid est un enfant TK au potentiel très élevé, qui a du mal à canaliser son énergie et sa puissance, pouvant s’emporter jusqu’à faire exploser les objets, les dématérialisant et les faisant disparaître. Ce qui, dans une boucle temporelle du futur pourrait faire de lui le Rainmaker serait la mort de Sarah, sa mère, et le manque de repère et d’éducation que cette dernière aurait pu lui inculquer…c’est du moins ce que celle-ci croit. Au début, le jeune Joe est un peu sceptique, voulant même tuer le petit garçon lorsqu’il voit l’étendue de son potentiel…comme si génétiquement, celui-ci représentait une menace. Pourtant, en s’identifiant à lui, il finit par être convaincu par les dires de Sarah…mais au fond, comment être sur qu’il ne deviendra jamais le terrible criminel qu’il était appelé à devenir dans une des boucles temporelles du futur ?

Autre interrogation : si l’on part du postulat que Joe tue Sarah, alors Sid devient le Rainmaker. Mais Joe vient du futur et sa femme est morte à cause du fait que Sid est le Rainmaker…il s’agit donc d’un paradoxe ! Un peu comme dans le film Terminator, où le père du héros John Connor, Kyle Reese, vient du futur, et est ansi plus jeune que son fils !

Joe est un personnage plus complexe qu’il n’y paraît : sa version jeune est, de prime à bord, égoïste, ne pensant qu’à l’argent (n’hésitant pas à dire où Seth se cache afin de ne pas perdre ses lingots), mais peu-à-peu, pense moins à lui et à ces aspirations personnelles, jusqu’à la scène finale, où il fait un choix qui est purement désintéressé…sa version plus âgée parait plus sage et plus mure, s’étant assagi avec les années, mais au final, est prête à commettre des meurtres horribles, tuant de jeunes enfants innocents , pour le confort de sa vie personnelle…pourtant, il s’agit de la même personne, ce qui est d’autant plus paradoxal. Leur but diverge progressivement, et n’est plus commun…le jeune Joe s’écarte du chemin que le vieux avait autrefois prit…

Film complexe et à tiroir aux hypothèses multiples, Looper permet de réfléchir et d’énormément s’interroger. De la science-fiction intelligente, sans nulle doute possible. Il traite de l’importance de l’éducation, permettant à l’enfant de suivre une route correcte, où il ne fera (en principe) pas le mal (notre note : 9/10).

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604.J.J. Abrahams réalisera Star Wars épisode IX.

Alors que la sortie du 8e film de la saga Star Wars est attendue en décembre prochain, Disney a annoncé que le cinéaste Collin Trevorrow ne s’occupera plus de l’épisode 9, puisqu’il a été licencié ! L’homme, qui avait été engagé uniquement suite au succès de son Jurassic World en 2015, n’avait pas du tout la même vision de la saga que celle des producteurs, et notamment de Kathleen Kennedy, la présidente de Lucasfilm,…ce qui aurait entraîné de nombreux différents.

La question était donc de savoir qui le remplacerait. Et la réponse n’a pas tardée : il s’agira de J.J.Abrahams, qui avait réalisé Star Wars-épisode VII, en 2015. L’homme est un habitué de la science-fiction (Star Trek, Super 8,…) et aura ainsi la lourde tâche de conclure la trilogie…espérons qu’il se montrera créatif et surprendra les fans de l’univers de George Lucas…


603.Les aventures d’un homme invisible.

Surfant sur la vague de romans de science-fiction de H.G.Wells, et sur Les mémoires d’un homme invisible de Harry F.Saint, le cinéaste John Carpenter, signait en 1992, un film oscillant entre humour et anticipation, loin de ses créations habituelles (ChristineHalloweenFog,…), plus proche du long-métrage d’épouvante et fantastique, exorcisant les peurs de sa société.

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L’histoire tient en quelques lignes (preuve qu’il suffit parfois de peu pour faire un bon scénario) : Nick Halloway (Chevy Chase) est un scientifique assistant à une conférence donnée par un éminent professeur dans le centre de recherche où il travaille…mais alors qu’il va aux toilettes, il ne se rend pas compte qu’une tasse de café renversé par un des responsables provoque un cours circuit, donnant lieu à une explosion, obligeant tout les gens à fuir le bâtiment…mais en réalité, le bâtiment existe toujours : il est juste devenu invisible…mais Nick aussi ! Personne ne peut le voir, pas même lui-même ! Mais il peut se faire entendre ou remarquer si il crée du grabuge…alors que la police arrive sur les lieux, constatant l’étrange phénomène qui se joue sous leur yeux, la C.I.A. et plus particulièrement l’un de ses agents, David Jenkins ( Sam Neill, le professeur Grant de Jurassic Park) se rend compte de sa présence et n’aura de cesse que de le traquer, partout où il ira, ayant l’ambition d’en faire un espion officiant pour le pays et un cobaye pour de nouvelles expériences…désormais, Nick n’est plus en sécurité nul part…

À la différence de ses longs-métrages habituels, John Carpenter réalisait, avec Les aventures d’un homme invisible, une comédie de science-fiction, où son personnage principal, se retrouve, bien malgré lui, complètement invisible. Ce qui donne lieu à des situations plutôt humoristiques, comme lorsqu’il marche dans la rue, devant esquiver chaque passant fonçant sur lui, où encore lorsqu’il doit retirer ses vêtements visibles, quand il est repéré et poursuivi par des agents de la C.I.A.. Il faut également mentionner le moment où Nick veut rentrer chez lui en taxi, et va assommer un homme, le contrôlant en le tirant, le faisant avancer de façon gauche, et le faisant parler en bougeant ses lèvres à l’aide de ses mains…la scène est probablement la plus drôle du long-métrage ! Carpenter a compris qu’il était intéressant que le spectateur voit Nick en chair et en os, dans le film, alors qu’il est invisible pour les autres protagonistes de l’histoire, afin de mieux pouvoir comprendre les situations auxquelles il s’expose. En réalité, Nick Halloway n’avait jamais pris conscience qu’il était totalement invisible au regard de ceux qui le connaissait…en le devenant réellement , il va prendre conscience de sa condition, et devra l’accepter.

Le film offre également une belle romance entre Nick et la jolie Alice Monroe (Daryl Hannah, la sirène de Splash). Cette dernière n’a rencontrée qu’une seule fois Nick lorsqu’il était visible, et va tomber amoureuse de lui, le rendant visible, à ses yeux, offrant un sens à la vie de l’homme, qui, jusque là en était dépourvue. La scène où elle le touche, alors qu’elle ne le voit pas est d’une grande tendresse, un peu comme un aveugle devant imaginer ce que le sens du toucher a à lui offrir.Et celle où la pluie le rend visible, révélant ses traits et les contours de son corps, permettant à Alice de le voir, est d’une grande beauté, les gouttes de pluies s’amoncelant, formant une forme humaine…

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Sam Neill joue également un rôle intéressant (un méchant très réussi), en la personne de David Jenkins, agent de la C.I.A. traquant, avec son équipe, Nick. Son déterminisme et sa ténacité sont sans équivoque, ne laissant pas une seconde de répit au héros, recourant à des pistolets de peinture rouge pour le rendre « visible »,  finissant même par enlever celle qu’ il aime. La scène où Nick lui rend une petite visite dans son bureau, et reste caché, à attendre que David se retrouve seul, avant de lui faire peur, lui braquant un pistolet sur la tempe, prend des allures de comédie burlesque, offrant un grand moment de rire, où Sam Neill se contorsionne dans tout les sens, avec une arme collée à son front, mais qui ne semble rattachée à rien.

Au final, c’est un Carpenter anti-conformiste qui livre une fable intéressante sur le fait que l’on ne fait que passer dans la vie des gens, sans être nécessairement important pour eux, et que, seulement pour une poignée d’êtres humains, notre existence à vraiment de l’importance…de plus les effets visuels passent toujours très bien (notre note : 8/10).

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602.Ça.

Film très attendu en cette rentrée de septembre 2017, Ça est une l’adaptation cinématographique de l’un des plus grands roman (et des plus gros, puisqu’il fait près de 1100 pages !) de l’auteur américain Stephen King . L’écrivain a toujours la côte et voit chacune de ces œuvres transparaître sur le grand écran depuis Carrie…en 1974 ! Ça avait déjà été adaptée en 1990, sous la forme d’un téléfilm de 3h00, avec l’acteur Tim Curry le tout orchestré par Tommy Lee Wallace, et dont nous aurons l’occasion de reparler dans un article ultérieur…cette fois-ci, place à l’argentin Andrés Muschietti, qui s’en sort vraiment très bien et livre un film fort et pleins d’émotions…et Ça ne fait pas très peur (même si il surprend par moment).

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L’histoire démarre, dans la petite ville de Derry, par la disparition du petit Georgie Denbrough, 5 ans. Alors qu’il voulait voir flotter sur l’eau son bateau en papier, un jour de pluie, le petit garçon sorti dans la rue et le posa au milieu de la route. Le bateau se mit a dévaler la rue, atterrissant dans une bouche d’égout…où un clown monstrueux s’y trouvait, prénommé Grippe-Sou. Le clown dupa l’enfant, et l’attira dans son antre, afin de le dévorer…peu de temps après, son frère Bill, 13 ans, s’en voulu terriblement de n’avoir pas assez surveillé son frère ce jour-là et fit dès lors tout ce qu’il pouvait pour le retrouver…en effet, Georgie est porté disparu…pour les rares témoins de la scène, il est tombé dans les égout… or Bill sait que les égout aboutisse dans les friches, un lieu boisé…persuadé que son frère est vivant, il part régulièrement là-bas, avec ses amis,  Eddie, Richie et Stan. Leur petit groupe est surnommé Le club des râtés, car ils sont martyrisés par la bande de Henry Bowers, des gamins plus âgés, en raison du fait que Bill bégaye, que Richie est un enfant aux grosses lunettes noires qui parle trop, que Stan est juif, et que Eddie est un hypocondriaque prenant plein de médicaments,  couvé par une mère autoritaire que toute la ville de Derry connait et considère comme étant dingue. La joyeuse petite bande va toutefois, en essayant d’élucider la disparition de Georgie, et des autres enfants – car beaucoup d’enfant son portés disparus-, se confronter à Ça, une créature maléfique, prenant la forme de ce qui fait le plus peur au gens, mais ayant souvent l’apparence d’un clown, et qui doit se nourrir de la chair humaine, avant de s’endormir, pendant 27 ans.  Le monstre préfère s’attaquer aux enfants, car se sont des proies faciles, et vit dans les égouts de la ville…il semble n’être vu que par ses proies…et se nourrit de leur peur. Grippe-Sou va apparaître à chacun des membre des râtés, leur faisant à chacun très peur…le petit groupe va toutefois s’élargir par la venue de 3 autres enfants : Tout d’abord Ben, surnommé le nouveau, qui n’a pas d’amis et passe ses après-midi à la bibliothèque, car il subit d’incessantes moqueries sur son poids et est le souffre-douleur de Henry Bowers. Ensuite Mike, un afro-américain dont les parents sont morts dans un incendie et qui est aussi martyrisé par la bande de Bowers, en raison de sa couleur de peau. Et enfin Beverly, une jeune fille battue régulièrement par son propre père, qui veut la « protéger » des garçons…ayant mauvaise réputation, toute son école la dénigre, la prenant pour une fille facile. Les 7 enfants, tous confronté à Ça vont devoir s’unir afin de le traquer, dans son repaire, une vieille maison abandonnée débouchant vers les égouts…mais le monstre va tenter de les diviser…car il sait que leur force vient de leur unité, et leur faiblesse de leur solitude et de leur peur…

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Très bonne adaptation du livre de Stephen King, Ça constitue en fait la première partie du livre, celle où les héros sont encore des enfants et affrontent pour la première fois le clown Grippe-Sou. Le film s’intéresse énormément à ses personnages, les développant au maximum, permettant de les connaître et de les apprécier, rappelant parfois le long-métrage Stand by Me (qui était adapté d’une nouvelle de…Stephen King !). 6 garçons et 1 fille, rassemblés par le fait qu’ils sont martyrisés et que Ça va les prendre pour cibles. Chacun sera confronté à ce qu’il l’effraye le plus : Mike au souvenir de ses parents qui ont bu la chair de leur peau fondre lors d’un effroyable incendie qui leur a coûté la vie ; Eddie à un lépreux, maladie contagieuse alors qu’il craint les microbes ; Bill revoyant son petit frère mort ; Stan à une femme affreuse le poursuivant et issue d’un tableau ; Ben poursuivi par une affreuse momie sans tête ; Beverly voyant sa salle de bain devenir un torrent de sang, rappelant les menstruations et le fait qu’elle ait du mal à accepter de devenir une femme, au point de se couper les cheveux et d’arborer une coupe à la garçonne (la scène est d’ailleurs très impressionnante…) ; et Richie qui a peur des clowns…Grippe-Sou va tenter de les diviser, en jouant avec eux, leur faisant très peur, afin de les tuer un par un…

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Les multiples formes de Ça sont très impressionnantes et très réussies, rappelant l’horrible Chose venue d’un autre monde de John Carpenter. La créature est difficile à vaincre, mais pas indestructible…et même si ils perdront la première manche, le deuxième round s’avérera plus concluant pour eux. Grippe-Sou le clown est toutefois la forme dans laquelle il se trouve le plus souvent, tenant des ballons rouges emplis d’hélium, avec imprimé dessus « I love Derry ». C’est un être cruel, diabolique, qui ne fait que le mal et qui est en plus doté d’une grande fourberie, amadouant sa proie, avant de dévoiler ses rangées de dents acérées et de les planter dans la chair de sa victime…l’interprétation du jeune acteur Bill Skarsgard dans le rôle en fera l’un des méchant les plus populaire du cinéma. Mais pour tuer sa proie, il doit lui faire peur…si celle-ci n’a pas peur, cela ne marche pas…les enfants se montreront courageux face à lui, et seront les premiers à le défier…lui qui n’avait jamais ressentie la peur (la mangeant tout cru) va se retrouver à craindre le club des ratés…qui pourraient bien arriver à le vaincre…

La scène où les enfants visionnent de vieilles photos et où le projecteur s’emballe, révélant la présence du clown Grippe-Sou est très réussie…la bête sortant de l’écran ! On prend également conscience de l’âge de Ça, qui semble être là depuis toujours, dans la ville de Derry, mais se réveillant tout les 27 ans, après un cycle d’hibernation…

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L’amitié est un thème très fort dans le film. Le club des ratés est unis, et chacun d’eux aime l’autre. Chacun serait près à donner sa vie pour sauver l’autre. Il faut voir, à la fin du film, alors que le clown Grippe-Sou s’apprête à emporter Bill pour le dévorer, proposant aux autres enfants de partir, le laissant faire sa besogne, en échange de leur laisser la vie sauve, la réaction des enfants, qui vont tout faire pour le sauver. Leur amitié débouchera aussi sur une forme d’altruisme, lorsqu’il vont sauver Mike de la bande de Bowers, alors qu’ils ne le connaissent pas, affrontant les adolescents géants, en leur jetant des pierres, un peu à la manière de David contre Goliath.

Des sentiments amoureux émergent également entre les garçons et la jeune Beverly. Tout les 6 sont fou d’elle, et la trouve très jolie…mais seulement deux tenteront quelque chose : D’une part, Ben, qui lui écrira un poème anonyme, et d’autre part, Bill, qui tentera de l’inviter à la foire. Entre les 2 garçons une concurrence s’installera, une rivalité passive, n’écornant toutefois pas leur amitié…alors que Bill bégayant tente de dire à Beverly qu’elle est jolie, il n’y parvient pas, et Ben, qui s’exprime parfaitement bien, saute sur l’occasion. Beverly, de son côté aime Bill, et croit que le poème vient de lui…mais elle comprendra que ça n’est pas le cas, et que c’est Ben qui en est l’auteur. Chacun des 2 aura droit à un baiser de la fille : Ben lorsqu’il la sauve de l’état de catalepsie dans laquelle Grippe-Sou l’a plongée, et Bill lorsque le moment des adieux se produit.

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Paradoxalement, à la fin du film, après les terribles événements qu’ils ont vécus, les enfants commencent à oublier Grippe-Sou et tout se qui s’est passé, en quittant la ville, un peu comme si ils se réveillaient après avoir fait un effroyable cauchemar (qui aurait toutefois duré un an). C’est un peu le signe du fait de grandir, et de laisser derrière soi ses peurs enfantines, ne cultivant plus sa fertile imagination.

Le film aborde aussi le thème du deuil :  Bill est persuadé que son petit frère Georgie est encore en vie…le spectateur sait dès le début que cela n’est pas vrai, car Grippe-Sou le tue lors de la première scène (il ne faut jamais se fier aux inconnus…surtout si ceux-ci tentent de vous offrir quelque chose). Tout au long du long de leur aventure, il n’a de cesse que de tenter de le retrouver…il à même plus de mal à rentrer chez lui que dans l’horrible demeure ou Ça habite. Les souvenirs sont parfois difficiles à supporter…car les 2 frères s’aimaient vraiment très fort. Le plus dur pour Bill sera d’accepter ce que ses propres parents ont du accepter : son petit frère ne rentrera jamais, et il n’y aura jamais d’au revoir. La vérité sera dure à encaisser, plus dure que toute les visions imaginaires que Grippe-Sou fera apparaître pour duper les enfants…

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Stephen King a été conquis par cette adaptation de son roman. Moi aussi ! C’est un film tendre, drôle, violent et triste à la fois ! L’action, contrairement au roman qui se déroule en 1958, a été déplacée en 1988, permettant de coller avec une époque qui est celle d’un cinéma digne des studios Amblin. Ceux qui s’attendent à un énième film d’horreur, de type survival, où à un jeu de massacre seront déçus, mais ceux qui aiment les films possédant une bonne histoire, avec une âme et dont on sent qu’ils ont été fait avec le cœur, seront conquis… (notre note : 9,8/10).

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601.Little Evil.

Parodiant les plus grands films d’horreurs du cinéma (tels que ShiningPoltergeistLa malédiction ou encore l’Exorciste), Little Evil est une belle comédie horrifique, signée Eli Craig (un habitué du genre puisqu’il a commis Tucker et Dale fightent le mal, en 2004). Le film évite de tomber dans la caricature pure et simple, comme ce fut le cas avec les Scary movies, parvenant à conserver son identité propre.

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L’histoire débute avec Gary (Adam Scott), qui vient tout juste de se marier avec la femme qu’il aime, la jolie Samantha (Evangeline Lilly).Bien décidé à être le beau-père du fils de cette dernière, le petit Lucas, l’homme peine à communiquer…il faut dire que l’enfant de 5 ans est très particulier, ne parlant presque pas, et adoptant un comportement étrange, qui peut effrayer…ainsi, lorsque Gary va le voir, il parle, par l’intermédiaire de sa peluche, une effroyable chèvre, et lui demande de partir ! Ou lors de son anniversaire, le clown destiné à amuser les enfants se met à prendre en feu ! De plus, tout les anciens petits amis de Samantha sont morts dans des circonstances terrifiantes…excepté un. Gary se décide à le rencontrer…celui-ci vit reclus dans un monastère, et à leur rencontre leur hurle de toutes ses forces que Lucas n’est rien d’autre que l’Antéchrist lui-même et que la fin des temps est proche…bien que se refusant à croire cette thèse au départ, de plus en plus de choses, et notamment les tragiques événements survenu lors de son propre mariage avec Samantha, vont l’amener à devoir reconsidérer la chose…

Little Evil constitue donc un film très agréable à regarder, avec de belles surprises sur le plan visuel. Il constitue un hommage aux films d’horreur des années 70-80, tout en restant inventif. Le personnage de Gary, confronté à toutes ces mésaventures, fait preuve d’un courage exemplaire (il faut le voir se faire enterrer par son propre beau-fils, dans le jardin, pour comprendre). Le petit Lucas rappelle, par son look, le personnage de Damien dans La malédiction (d’ailleurs le film est cité) et celui de Danny Torance dans Shining (où l’enfant a un ami imaginaire qui parle à travers lui, le faisant changer de voix). Il passe très bien du petit garçon attendrissant au monstre hargneux ne faisant que le mal…toutefois, le film ne fait pas peur et est même regardable par n’importe quel public. Netflix confirme, à nouveau, sa capacité à réaliser de bons programmes (notre avis : 7,2/10).

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600.Petit best of des articles 500 à 599.

En juillet 2016, nous bouclions le 500e article…près d’un an et 2 mois plus tard, 100 articles de plus ont vu le jour ! Nous vous proposons donc de redécouvrir un petit best of des 10 meilleurs publiés au cours de cette année.

Le créateur.

1.V for Vendetta (analyse du film)

2.Il était une fois une chanson… »Billie Jean » de Michael Jackson.

3.L’histoire complexe du Brexit.

4.Trump Ier…ou le déclin de l’Amérique.

5.Kill Bill-volume 1 (analyse du film).

6.Kill Bill-volume 2 (analyse du film).

7.13 reasons why.

8.Westworld.

9.Méfiez-vous de vos jouets connectés  : vos « toys » vous regardent…

10.Star Wars : une saga de légende : partie 6.


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