A crazy world



603.Les aventures d’un homme invisible.

Surfant sur la vague de romans de science-fiction de H.G.Wells, et sur Les mémoires d’un homme invisible de Harry F.Saint, le cinéaste John Carpenter, signait en 1992, un film oscillant entre humour et anticipation, loin de ses créations habituelles (ChristineHalloweenFog,…), plus proche du long-métrage d’épouvante et fantastique, exorcisant les peurs de sa société.

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L’histoire tient en quelques lignes (preuve qu’il suffit parfois de peu pour faire un bon scénario) : Nick Halloway (Chevy Chase) est un scientifique assistant à une conférence donnée par un éminent professeur dans le centre de recherche où il travaille…mais alors qu’il va aux toilettes, il ne se rend pas compte qu’une tasse de café renversé par un des responsables provoque un cours circuit, donnant lieu à une explosion, obligeant tout les gens à fuir le bâtiment…mais en réalité, le bâtiment existe toujours : il est juste devenu invisible…mais Nick aussi ! Personne ne peut le voir, pas même lui-même ! Mais il peut se faire entendre ou remarquer si il crée du grabuge…alors que la police arrive sur les lieux, constatant l’étrange phénomène qui se joue sous leur yeux, la C.I.A. et plus particulièrement l’un de ses agents, David Jenkins ( Sam Neill, le professeur Grant de Jurassic Park) se rend compte de sa présence et n’aura de cesse que de le traquer, partout où il ira, ayant l’ambition d’en faire un espion officiant pour le pays et un cobaye pour de nouvelles expériences…désormais, Nick n’est plus en sécurité nul part…

À la différence de ses longs-métrages habituels, John Carpenter réalisait, avec Les aventures d’un homme invisible, une comédie de science-fiction, où son personnage principal, se retrouve, bien malgré lui, complètement invisible. Ce qui donne lieu à des situations plutôt humoristiques, comme lorsqu’il marche dans la rue, devant esquiver chaque passant fonçant sur lui, où encore lorsqu’il doit retirer ses vêtements visibles, quand il est repéré et poursuivi par des agents de la C.I.A.. Il faut également mentionner le moment où Nick veut rentrer chez lui en taxi, et va assommer un homme, le contrôlant en le tirant, le faisant avancer de façon gauche, et le faisant parler en bougeant ses lèvres à l’aide de ses mains…la scène est probablement la plus drôle du long-métrage ! Carpenter a compris qu’il était intéressant que le spectateur voit Nick en chair et en os, dans le film, alors qu’il est invisible pour les autres protagonistes de l’histoire, afin de mieux pouvoir comprendre les situations auxquelles il s’expose. En réalité, Nick Halloway n’avait jamais pris conscience qu’il était totalement invisible au regard de ceux qui le connaissait…en le devenant réellement , il va prendre conscience de sa condition, et devra l’accepter.

Le film offre également une belle romance entre Nick et la jolie Alice Monroe (Daryl Hannah, la sirène de Splash). Cette dernière n’a rencontrée qu’une seule fois Nick lorsqu’il était visible, et va tomber amoureuse de lui, le rendant visible, à ses yeux, offrant un sens à la vie de l’homme, qui, jusque là en était dépourvue. La scène où elle le touche, alors qu’elle ne le voit pas est d’une grande tendresse, un peu comme un aveugle devant imaginer ce que le sens du toucher a à lui offrir.Et celle où la pluie le rend visible, révélant ses traits et les contours de son corps, permettant à Alice de le voir, est d’une grande beauté, les gouttes de pluies s’amoncelant, formant une forme humaine…

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Sam Neill joue également un rôle intéressant (un méchant très réussi), en la personne de David Jenkins, agent de la C.I.A. traquant, avec son équipe, Nick. Son déterminisme et sa ténacité sont sans équivoque, ne laissant pas une seconde de répit au héros, recourant à des pistolets de peinture rouge pour le rendre « visible »,  finissant même par enlever celle qu’ il aime. La scène où Nick lui rend une petite visite dans son bureau, et reste caché, à attendre que David se retrouve seul, avant de lui faire peur, lui braquant un pistolet sur la tempe, prend des allures de comédie burlesque, offrant un grand moment de rire, où Sam Neill se contorsionne dans tout les sens, avec une arme collée à son front, mais qui ne semble rattachée à rien.

Au final, c’est un Carpenter anti-conformiste qui livre une fable intéressante sur le fait que l’on ne fait que passer dans la vie des gens, sans être nécessairement important pour eux, et que, seulement pour une poignée d’êtres humains, notre existence à vraiment de l’importance…de plus les effets visuels passent toujours très bien (notre note : 8/10).

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  1. Rencontres et sorties entre amis écrit:

    Vous me rendez nostalgique avec votre article sur ce film franco-américain ! L’histoire en elle-même est si captivante et j’ai aussi aimé son côté humoristique. D’ailleurs, j’avais même acheté le livre à l’époque.

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    Citer | Posté 21 septembre 2017, 16 h 00 min

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