A crazy world



612.The book of Henry.

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Susan Carpenter (Naomi Watts) , serveuse et mère au foyer vit avec ses 2 enfants seule depuis que son mari les a abandonné : Henry (Jaeden Lieberher), 11 ans est hyper intelligent, concevant des inventions avec une créativité démentielle, et  très mâture pour son âge, au point que Susan lui demande de régler les finances de la maison et de gérer bons nombres de problèmes, ou se tourne vers lui lorsqu’elle a besoin d’un conseil. Son autre fils, le petit Peter (Jacob Tremblay), adore Henry, et aimerait beaucoup lui ressembler. En face de chez eux vit Christina (Maddie Ziegler, connue pour être la petite fille qui danse dans les clips de la chanteuse Sia), dont le beau-père, monsieur Sickleman, est un homme dangereux, qui abuse régulièrement d’elle…Henry, qui est amoureux de Christina, se décide d’échafauder un plan pour la sauver, qu’il consigne dans un livre…mais il ne parvient pas à mettre le plan à exécution. Susan découvre alors le livre, et se décide à agir et à…tuer monsieur Sickleman.

Colin Trevorrow, le réalisateur de Jurassic World, livre ici, avec Le livre d’Henry, une histoire rondement bien menée, avec des personnages très attachants  : Susan, la maman qui après son travail se détend en jouant à des jeux vidéos et en s’occupant de ses 2 fils (bien que par moment on ait plutôt l’impression que ce soit Henry qui s’occupe d’elle), et qui a gardé, alors que c’est une adulte, une âme d’enfant. Sa meilleure amie et collègue, Sheila, est alcoolique et se sent seule…les 2 femmes se retrouvent fréquemment et boivent « pour oublier ».Le fils ainé de Susan, Henry, s’occupe de son petit frère, le défend lorsqu’on le martyrise à l’école, lui remonte le morale lorsqu’il ne se sent pas très bien, lui permettant d’être appelé le numéro 1 par sa mère,… Henry est décidément une bonne personne, qui est révolté par les injustices et la violence, souhaitant agir et y répondre, car il n’y a rien de pire pour lui que l’apathie…c’est pour cette raison qu’il voudra tout faire pour délivrer Christina -la fille de son cœur- des griffes de son effroyable beau-père, Glenn (Dean Norris). Cette précocité, de la part d’un enfant, est l’émanation d’une grandeur d’âme encore jamais vue auparavant… il comprend tout mieux que quiconque et sait discerner le bien et le mal, alors que bons nombres d’enfant sont en fait relativement innocent. C’est un peu comme si il était déjà un petit adulte, qui aurait sauter les étapes, sans passer par la case enfance…sa mère hésitera d’ailleurs souvent à l’écouter, lui rappelant, qu’au fond, il n’est qu’un enfant… les grands tracas de la vie ne devrait donc pas le concerner…mais il est dedans depuis que son père les a abandonnés tout les 3. Christina, quand à elle, semble muette, en proie à un silence qui l’empêche d’exprimer ce qu’elle ressent. Ses yeux, d’un bleu profond, en dise pourtant beaucoup plus sur elle, dévoilant la tristesse qui est la sienne, ainsi que l’affection qu’elle ressent pour Henry…elle apprécie Susan, qui est toujours gentille avec elle, l’encourageant dans tout ce qu’elle entreprend.

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Mais il faut tout de même avouer l’inavouable…le film est émaillé d’un drame épouvantable, qui va rendre le récit mélancolique :  Henry souffre de maux de tête depuis quelques temps, sans se douter une seule seconde de la gravité de ceux-ci. En effet, il s’agit d’une tumeur au cerveau…et celle-ci lui sera fatale. Il mettra tout en oeuvre, dans ces derniers moments, sur le lit d’hôpital, pour échafauder son plan, par amour envers celle a qui il n’a jamais pu avouer ses sentiments, Christina. Le courage dont il va faire preuve vis-à-vis de sa maladie est exemplaire…il voudra que le médecin lui avoue la vérité sur son état, lui demandant si une chimiothérapie ou une opération est possible…lorsque ce dernier lui répondra par la négative, lui ôtant tout espoir de vie, il aura besoin de quelques instants pour faire le point seul…cette seule scène, où il est seul, assis sur son lit, le regard pleins d’émotions est très puissante…il va accepter la mort, alors que son frère et sa mère n’y arriveront pas (du moins pas à ce moment là). Il est terrible de noter, que au moment de rendre son dernier soupir, Henry souhaitera voir une dernière fois le ciel, et la lumière,…et puis murmurera qu’il s’avance vers elle, avant de sombrer dans un ultime sommeil.

Dans le fond, The book of Henry parle de la vie, des choses que l’on perd mais que l’on peut aussi gagner. Et surtout du fait qu’il faut parfois agir et corriger une situation injuste, plutôt que de ne rien faire et d’être un simple spectateur… un film intéressant, même si dur à regarder dans sa première partie tant l’histoire est triste (surtout la scène où Henry parle pour la dernière fois à son petit frère, qui est en larme) avant de changer de registre, dans sa 2e partie…(notre note : 7,8/10).

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