A crazy world



614.Baby Driver.

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Le dernier film de Edgar Wright est une tuerie ! Après Le dernier pub avant la fin du monde, le réalisateur livre, avec Baby Driver un hommage aux films de bolides (avec des moteurs vrombissants) et de gangsters, tout en ayant une dimension musicale importante, rappelant les films où Fred Astaire dansait…mais sur une soundtrack un brin plus moderne…le tout teinté d’humour, comme à son habitude.

Baby (Ansel Elgort) est un jeune homme qui ne parle pas beaucoup…sa vie est rythmée par la musique qu’il écoute (dont le chouette morceau Tequila de The Button Down Brass), coordonnant ainsi le moindre de ses gestes pour être dans le rythme.Ce jeune orphelin s’est retrouvé, suite à un terrible concours de circonstances, à devoir travailler pour un chef de gang répondant au nom de Doc (Kevin Spacey), qui est passé maître dans l’art de planifier des braquages. Lorsque le fait a été commis, les malfrats doivent embarquer dans une voiture conduite par Baby, qui devra les transporter, à toute vitesse, semant les voitures de police, dans un lieu sûr… Remboursant peu-à-peu la dette qu’il doit à Doc, le jeune homme aimerait changer de vie, avoir un tout autre parcours. D’autant que la belle Debora (Lily James), travaillant comme serveuse dans le lunch où il se rend chaque jour lui a tapé dans l’oeil, et que cette dernière semble l’apprécier également…mais les choses ne se passent pas comme il le faudrait, Doc ayant du mal à lâcher son poulain…

Le gang de Doc contient une belle équipe de hors-la-loi : Monica et Jason, couple semblable aux célèbres Bonnie & Clyde, que rien ne semble capable d’arrêter ; Leon (Jamie Foxx), truand notoire qui répond à ses pulsions et son intérêt personnel avant tout ; et Baby, jeune homme qui ne semble pas être à sa place dans le groupe…chauffeur de braqueurs de banque…Il faut dire que son air de jeune premier bien propret dénote dans cette équipe de gros durs. D’ailleurs Leon a beaucoup de mal à lui faire confiance, le trouvant étrange, à écouter de la musique toujours dans son coin, les yeux cachés derrière sa paire de lunette, sans écouter les instructions de Doc lorsque celui-ci leur présente le plan pour leur prochain vol.

En réalité, Baby (dont ce n’est pas le vrai prénom…ce dernier ne sera révélé qu’à la fin du film) est un mélomane. Il aime la musique : celle-ci le motive dans tout ce qu’il entreprend, et c’est bien simple, tant qu’il n’a pas trouvé la bonne musique au moment de démarrer sa voiture avant de fuir la police lorsque le gang a commis son méfait, il ne démarre pas ! La musique lui a permis d’affronter toutes les horreurs de son existence, à commencer par la mort tragique de sa mère…d’ailleurs depuis cet événement, il a un acouphène, ce qui provoque un sifflement régulier dans son oreille…l’handicapant et lui donnant des difficultés à communiquer…ce bruit, il le masque par la musique. Elle le porte et lui permet d’agir, tout en prenant une certaine distance par rapport au monde qui l’entoure. D’ailleurs, il bouge en rythme (Ansel Elgort est un ancien danseur après tout), par rapport à ce qu’il est en train d’écouter (ce qui donne des scènes vraiment très drôles).Le film comprend ainsi toute la playlist du baladeur du personnage, passant de Harlem Shuffle de Bob & Earl à Debora de T-Rex, ou encore le très puissant Never, Never Gonna Give Ya Up de Barry White.

Le garçon est aussi un as du bolide, fan de sensations extrêmes, roulant comme un fou…mais avec une grande classe ! Il sait exactement ce qu’il fait, les paysages passant à toute allure derrière le volant. Doc a compris qu’avec lui, la police ne les arrêteraient jamais, car ils leur seraient impossible de les coincer…Le gamin excelle dans un art dans lequel il ne faudrait, en principe, mieux pas briller. Le film, oscille donc, sans temps-mort, entre course-poursuites et action…tout cela s’écoule rapidement, sans que le spectateur ne s’ennuie une seule seconde.

Mais sa rencontre avec Debora va changer la donne…le jeune homme aspirant à revenir sur le droit chemin, rangeant au placard son job de bandit. Leurs principales discussions tourneront autour de la musique, tentant de trouver une chanson correspondant à leur prénom -pour lui ce sera B-A-B-Y de Carla Thomas-. Mais il se rend compte que ce à quoi il rêve lui sera difficile d’accès…Baby hésitera d’ailleurs longuement, partagé, avant de se décider. Et lorsque les choses tourneront mal, il voudra fuir, car désormais le monde entier connaîtra son visage. Pourtant, le danger rôdant autour de Debora tel une épée de Damoclès au dessus de sa tête, l’obligera à retravailler pour Doc, être cupide. 

Baby Driver constitue l’un des films les plus originaux de l’année 2017…le scénario semble avoir été écrit pour la musique et les scènes calibrées et ryhtmée par les notes de celle-ci. Sans nul doute vous aurez envie de (re)découvrir le titre préféré du jeune héros, le très beau Brighton Rock de Queen. Un bel ovni du cinéma (notre avis : 9/10).

ella


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