A crazy world



620.Aladdin.

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Les Studios Disney ont adaptés la plupart des contes connus et existant ( De La belle au bois dormant à Pinocchio), dans des dessins animés pleins de bons sentiments et truffées de chansons (en témoigne un jour mon prince viendra dans Blanche-Neige et les sept nains), reproduisant plus ou moins le même schéma narratif à chaque fois : tout d’abord, la situation initiale présentant les personnages qui sont heureux, suivi d’un élément perturbateur, venant rompre l’équilibre et les confronter à un terrible malheur…Succède alors des péripéties, où le héros tente de régler la situation, croisant sur sa route des adjuvants (des gentils) et des opposants (des méchants). Ces aventures permette de réparer les désagréments lors des éléments de résolution, ramenant l’équilibre à la situation et débouchant sur une fin en forme de « Happy End ».

Ainsi, en 1992, Aladdin, le célèbre conte des milles et une nuit prenait vie, sous la houlette de John Musker et Ron Clements. Il fut un énorme succès, récoltant de multiples récompenses…tel que le Saturn Award du meilleur film d’animation. 25 ans plus tard, le film n’est plus neuf, mais reste toujours au top.

On y suivait ainsi, dans la belle cité d’Agrabah, Aladdin, pauvre au point d’être obligé de voler pour se nourrir. Avec pour seul compagnon un petit singe prénommé Apu, le jeune homme se sent bien seul…Non loin de là, au palais du sultan, vit la princesse Jasmine, qui n’a jamais mis un pied en dehors de là…s’offrant une petite escapade en dehors des murs, sa route croise celle d’Aladdin, qui va lui sauver la vie, mais être arrêté et fait prisonnier dans les cachots. Le grand vizir du sultan, l’effroyable Jafar, le remarque et souhaite qu’il l’accompagne vers la caverne aux merveilles, un lieu où seul ceux qui sont innocents et pure pourront sortir indemne…lui promettant de l’or en échange d’une simple lampe à huile se trouvant là-bas, Aladdin accepte. Il rentrer ainsi dans la caverne, avec pour consigne de ne rien toucher d’autres que la lampe, par le maître des lieux…mais voyant tout l’or se trouvant dedans, Apu devient fou et se jette avidement sur un rubis…récupérant in extremis la lampe, Aladdin tente de sortir avant que tout ne se referme…remettant l’objet précieux à Jafar, ce dernier tente de le tuer, mais échoue…néanmoins, Aladdin se retrouve prisonnier à l’intérieur de la caverne. Apu, très malin, à dérobé la lampe à Jafar, et la remet à Aladdin, qui se met à la frotter, pour effacer la poussière…C’est alors, que de celle-ci, surgit le Génie, être fantasque et délirant doté de pouvoirs magiques. Celui-ci exaucera 3 voeux pour son maître, ceux de son choix, à l’exception de ressusciter les morts, forcer les gens à tomber amoureux, ou tuer quelqu’un. Aladdin va alors lui demander de faire de lui un prince, afin de séduire Jasmine. Il revient alors à Agrabah, transformé, avec tout une fanfare et pleins de richesse, et se présente devant le sultan. Mais Jafar n’est pas dupe…il doit absolument mettre la main sur la lampe…Quand à Jasmine, brisée depuis la mort de son mystérieux sauveur, elle a du mal à accepter ses avances, et à du mal à le reconnaître…

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Petit chef d’oeuvre animé, Aladdin est bourré d’humour et de magie…Il faut dire que le personnage de Génie (dont la voix est celle de Robin Williams, qui fut un comique incroyable, et qui a beaucoup improvisé durant le doublage du film) y est pour beaucoup : sans cesse dans le second degré, il fait énormément de blagues, change de forme, chante et danse, quand il ne se prend pas pour Swarzie ou Jack Nicholson. Mais il est également ami avec Aladdin, qui comprend dès le début qu’il est prisonnier de la lampe, et que son souhait le plus cher serait d’être libéré…chose qui n’est jamais arrivée car tout les maîtres sont égoïstes et utilisent leur 3 vœux pour eux et non pour aider quelqu’un d’autre…

Mais Aladdin est différent…certes, il vole. Mais cela est fait pour de bonnes raisons, car il n’a pas le choix, ce qui l’excuse et l’exonère totalement de toute responsabilité. C’est donc un innocent. La seule chose qu’il souhaite, au fond, c’est être avec Jasmine, qu’il aime de tout son cœur depuis la première fois où ses yeux se sont posés sur elle (dans le jargon, c’est ce qu’on appelle le coup de foudre). D’ailleurs, lors de leurs rencontre, des sentiments réciproques émergent, du au fait qu’ils se ressemblent (tout en étant aux antipodes l’un de l’autre) : en effet, tout deux se sentent prisonniers de leur statut social, ayant l’impression qu’ils doivent obéir à une sorte de dictât tout écrit et tracé pour eux, rêvant de vivre pleinement leur vie…un peu comme le Génie, si l’on y réfléchit. Et si Aladdin n’était rien d’autre, au fond, qu’une ode à la liberté ? 

L’effroyable Jafar est un méchant comme on les aime : perfide et cruel, ayant une soif de pouvoir insatiable (voulant devenir sultan, ses ambitions grandiront au point de vouloir devenir l’être le plus puissant de tout les temps) il est diabolique. Que ce soit en essayant d’hypnotiser le sultan (qui est une gentille personne, un peu simple d’esprit) afin qu’il oblige sa fille à l’épouser, où quand il ment à Jasmine, en lui disant que son mystérieux sauveur a été décapité… usant de tout les moyens et artifices possibles, il finira par dérober la lampe, forçant le Génie à accomplir de terrible choses très sombre.L’apparence de ce personnage est basé sur celle de Maléfique, la sorcière de La belle au bois dormant (ils ont d’ailleurs le même animal de compagnie, une cane, et finissent tout deux par se transformer en un monstre dantesque pour tuer les héros) En réalité, chaque protagoniste du film est une sorte de « caricature » de quelqu’un d’autre : si le Génie s’inspire de Robin Williams, Aladdin est calqué sur Tom Cruise et Jasmine sur l’actrice Jennifer Connelly.

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Si Jafar est un mauvais bougre, c’est le cas de son perroquet, Iago, l’ara rouge, qui rêve de voir s’étouffer le Sultan en lui enfournant des biscuits dans la bouche. Cet animal sera bien utile au grand vizir, lui sauvant la mise à plusieurs reprise. Il est un peu l’opposé de Apu, le petit singe d’Aladdin.

Aladdin se cache sous les traits de Prine Ali, ne dévoilant pas sa véritable identité à Jasmine, de peur qu’elle découvre qu’il n’est qu’un mendiant. C’est-à-dire quelqu’un loin d’être digne d’épouser une princesse…le film questionne un peu sur ce point : vaut-il mieux rester soi-même quitte à ce que cela ne plaise pas à tous, où vivre dans une sorte de paraître, afin de séduire tout le monde ? La scène sur le tapis volant, où Aladdin chante Ce rêve bleu, parvenant à faire émerger chez Jasmine, des sentiments amoureux l’illustre assez bien. Pourtant, la morale de l’histoire est justement qu’il vaut mieux toujours rester soi-même, et ne pas être un acteur, un comédien qui joue un rôle qui n’est pas le sien…

Le film, féerique et détonant, captive et amuse de bout en bout, et on prend même du plaisir, à redevenir un enfant, en chantant sur les quelques (nombreuses) musiques du film, tel que Prince Ali…Il est à noter que se profile un long-métrage, en prise de vue réelle, réalisé par Guy Ritchie, pour 2019, avec Will Smith dans le rôle de Génie (notre note : 9/10).

mp


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