A crazy world


  • Accueil
  • > Archives pour décembre 2017

624. Incassable.

vx

À l’heure d’écrire ces lignes, le tournage de Incassable 2 (intitulé Glass ) est terminé. Sa sortie est fixée au 23 janvier 2019, près de 19 ans après le premier volet, et 3 ans après le film Split, qui était un lien caché faisant la connexion dans la saga (à travers un caméo inattendu de Bruce Willis à la toute fin du long-métrage).

Pour l’heure, retour au film original : En 2000, M. Night Shyamalan, suite au succès monstre de Sixième Sens, se voyait l’opportunité de mettre en scène un film de super-héros déguisé doublé d’un habile hommage à la culture des comics, bande-dessinées les plus lues aux USA. Incassable voyait ainsi le jour. Un film hélas passé inaperçu à sa sortie, mais ayant peu-à-peu acquis le statut de film culte avec les années…

On y suivait un agent de sécurité, du nom de David Dunn (Bruce Willis), qui devenait le seul survivant d’un terrible accident de train. Sans la moindre égratignure. Il suscitait alors l’intérêt du mystérieux Elijah Price (Samuel L.Jackson), un vendeur de planches de comics, qui essayait de comprendre comment une telle chose avait pu se produire…ce dernier, surnommé Glass, en raison d’une maladie génétique rendant ses os fragile comme du verre (une sorte d’ostéogenèse), avait eu une vie où il avait eu énormément de fractures et de graves blessures, fut persuadé que  Dunn était un être incassable, et que quelque chose devait les relier, d’une manière ou d’une autre…D’abord effrayé par ses dire, David fut obligé de considérer le fait qu’il n’était jamais tombé malade, et que même dans les plus graves accidents qui avaient jalonnés sa vie, il s’en était toujours tiré sans la plus petite écorchure…sur les conseils de Glass, il comprit alors qu’il devait faire quelque chose pour le bien commun : avoir un tel don doit être mis à contribution de l’humanité, afin d’éradiquer les maux de celui-ci. Ainsi, David devenait une sorte de super-héros, un être qui libérait les femmes violées et séquestrées, et faisait la peau des tueurs en série…

Incassable est avant tout un thriller, un film à suspens (évoquant lors de certaines scènes, les longs-métrages d’Alfred Hitchcock), mettant en scène l’histoire d’un homme qui, au fond, ne sait pas qui il est. David Dunn (dont les initiales sont les même, traits caractéristiques des comics de super-héros, en témoigne Peter Parker, Bruce Banner, ou encore Red Richards) se réveille chaque matin, en proie à une sorte de souffrance dont il ne comprend même pas l’origine…il n’a pas encore trouvé sa place dans cette histoire, et malgré sa vie bien rangée – marié avec la belle Audrey (Robin Wright) et père de Joseph (Spencer Treat Clark)- se trouvait de l’autre côté d’une rive de plus-en-plus large des siens chaque jour…ne dormant plus dans le lit conjugal, et ne rendant pas à son fils l’amour que ce dernier lui donne, au centuple. Il faut voir le jeune garçon, préférant son paternel, s’inquiéter pour lui lorsqu’il apprend la nouvelle de l’accident, et puis la joie sur son visage lorsqu’ils partent le rechercher à l’hôpital.

Le film se déroule à un rythme assez lent, David ne prend conscience de ses pouvoirs qu’à mesure où il sort du déni qui est le sien suite à sa rencontre à Glass, et à sa théorie qu’il serait « incassable » : Tout d’abord, Dunn décide de demander à son supérieur combien de jour de maladie il a eu sur les 5 dernières années. À sa surprise, le chiffre est de zéro…pas une seule fois donc ! Ensuite, décidant de mesurer sa force, il se rend compte que soulever 160 kg ne représente aucune difficulté pour lui (devant son fils ouvrant de grands yeux ébahi).  Puis, en se remémorant l’accident de voiture dont il avait été victime dans sa jeunesse, David prend conscience qu’il n’a jamais été blessé, que c’est lui qui a sauvé Audrey de la voiture en feu, et qu’il a inventé, par amour pour elle, le fait d’avoir été blessé à la jambe, l’empêchant à tout jamais de pouvoir jouer au football. Enfin, Joseph, persuadé des théories de Glass dont il veut vérifier l’exactitude, décide de braquer un revolver sur son père, avant d’y renoncer, devant ce dernier, qui doute toujours qu’il est « indestructible » et que la balle devrait ricocher…

Pourtant, David va se décider à mettre en pratique ce que Glass lui a dit. À partir du moment où il se découvre un don de clairvoyance, lui permettant de voir ce que l’on ne peut pas voir à l’oeil nu (c’est-à-dire le passé et le futur), sa destinée de super-héros s’offre à lui. Cependant, il ne sera pas un  homme fort en collant vêtu d’un costume ridicule et de collant, mais se montrera son son vrai jour, en œuvrant toutefois dans l’ombre, sans que personne ne puisse jamais l’identifier…

pom

Les codes de la plupart des films de super-héros sont respectés, même si Dunn en partage beaucoup avec Superman : son anonymat dans la vie de tout les jours, les difficultés relationnelles avec sa belle, un passé oublié, et même un seul point faible (la kryptonite de David n’est autre que l’eau). Dans ce type de film, la structure habituelle de l’histoire est : découverte des pouvoirs-lutte contre l’ennemi-bataille finale contre le génie du mal. Ici, Shyamalan se concentre davantage sur la première de ces parties, les 2 dernières ne venant qu’à la toute fin de son long-métrage….

Elijah Price, dont l’histoire est racontée de sa naissance jusqu’à sa rencontre avec Dunn est un personnage fascinant : il a ramé pour arriver là où il en est, devant faire face aux moqueries de ses camarades (qui l’on surnommés Glass, en raison de sa maladie), aidé par sa mère qui l’a toujours soutenu, et surtout les comics, qu’il a  toujours adulé et dont il a fait sa profession, en vendant des planches originales dans sa boutique spécialisée de bande-dessinée. Les multiples références que Price fait au cours du film, sur les comics et de cette culture, offre avec nostalgie un regard sur un phénomène qui a toujours là cote outre Atlantique, et contribue de faire d’Incassable un bel ovni…qui aurait du s’intituler Inclassable, tant les genres s’y croise…Elijah a de multiples conversations avec David dans le film- les 2 hommes devant amis-, sur la place et le rôle que Dunn doit avoir dans l’histoire, devant accomplir son destin, ce qu’il est appelé à devenir. Elijah est un peu à l’origine de l’éveil des pouvoirs de David.

La scène finale du film, où David prend conscience que la place de Glass, dans son histoire, c’est d’être le méchant, le génie du mal absolu est probablement la plus marquante. Un twist final, dont Shyamalan raffole comme à son habitude, qui a lieu où Price sert volontairement la main de Dunn, venu le saluer, afin qu’il se rende compte qu’il ne sont pas ami. David se rend compte que Glass a provoqué énormément d’accident, afin de trouver celui qui serait son exact opposé sur l’échelle humaine, à lui, l’homme fragile qui casse, c’est-à-dire un homme aussi dur que du roc, incassable. Avec en tête la même idée fixe : celui qui survivrait à l’une d’entre elle serait la personne qu’il recherchait. Horrifié, David le dénonce, mais ne le tue pas (Batman ne tue pas son Joker après tout), ouvrant ainsi la porte à une suite éventuelle…qui n’arrivera que en 2019 ! Un film incroyable et pourtant fait avec peu de moyens, sur la puissance intérieure qui nous habite et la lutte entre le bien et le mal (notre note : 9,5/10).

pjh


623.La planète des Singes : Suprématie.

pq

Lorsque démarre ce 3e (et dernier) volet de la trilogie, César, chef des Singes doit faire face à de multiples attaques par les forces armées, menées par le colonel Mc Cullough (Woody Harrelson), un homme sans pitié qui ne souhaite qu’une seule chose : assujettir les Singes à l’homme. Souhaitant quitter leur forêt pour aller vers une terre plus propice, la tribu se fait attaquer et deux des trois enfants de César sont tués…en proie au chagrin et ivre de douleur suite à la perte de ses proches, le singe doit protéger son clan en les conduisant sur une nouvelle terre. Mais César souhaite également se venger du colonel.

Lorgnant davantage vers le western, La Planète des Singes : Suprématie, ressemble à une traque menée par les indigènes locaux (les Singes) et leur armes rudimentaires, chevauchant leur majestueuse monture, afin d’éliminer les cow-boys armé jusqu’aux dents (les soldats). Le tout dans un décor hivernal où l’on voit de vastes plaines et des montagnes enneigées.Matt Reeves, déjà réalisateur du 2e film, rend un petit hommage à un cinéma très populaire dans les années 60…À certains moment toutefois, c’est César, sur son cheval, qui semble être un franc-tireur, armé d’un fusil et le regard vers l’horizon.

Mais son histoire est aussi émaillée d’un terrible constat : Dans ce monde apocalyptique, les Singes, en devenant plus intelligents et doté de la parole, sont responsables de la mort des hommes, à cause de la transmission de la grippe simienne, involontairement…raison pour laquelle le colonel et ses hommes entreprennent de procéder à un véritable génocide, allant jusqu’à enfermer les singes dans des sortes de camps de travail, reproduisant les conditions des camps de la mort, similaire à ceux de la tragédie de Srebrenica ou d’Omarska…ne nourrissant pas les prisonniers, les torturant, ou les tuant.

Le regard, plein de tristesse et de haine de César (dont l’aspect physique est encore plus réalisé, progrès des effets visuels oblige…surtout quand on sait que c’est l’acteur Andy Serkis qui lui prête ses traits et sa voix) résume à peu près tout les enjeux du film : doit-on répondre à son devoir ou à ses émotions ? César choisi de suivre son instinct et ses sentiments, étant rongé par la haine (ce qui le fait devenir un peu comme Koba, le Singe qu’il avait du affronter dans La Planète des Singes : l’affrontement). Alors que César incarne plutôt la sagesse et les choix de collectivité, il veut ici  se venger, pensant que seule la mort du colonel (qui, il faut l’avouer, est tout à fait détestable, mais qui parvient à plaider sa cause, et à se justifier de façon assez convaincante)  pourra l’apaiser…alors que cela ne ramènera pas ses proches perdu, et le fait qu’il n’ait pas réussi à les protéger.

Impressionnant techniquement parlant (les Singes se meuvent avec fluidité et ont l’air plus vrai que nature, exprimant davantage d’émotions que les êtres humains…on est loin des déguisements des premiers films de la saga, dans les années 1960) , ce film apporte une réelle conclusion à l’histoire, sur une note plus triste. La boucle semble bouclée (notre note : 8/10).


622.Petit hommage à Johnny Hallyday.

Image de prévisualisation YouTube

Ce 6 décembre 2017, Johnny Hallyday s’éteignait à l’âge de 74 ans. La nouvelle n’était pas si étonnante que cela…même si on se refusait d’y croire. On le savait souffrant depuis quelques temps déjà, son état de santé étant préoccupant, il n’apparaissait quasi plus en public. Beaucoup de fans ont été attristés par la terrible nouvelle, à des degré divers, certains effondrés pleurant (alors qu’il ne le connaissait pas vraiment)… en réalité, chacun d’entre nous à perdu une petite part de soi, celle de souvenirs attachés aux chansons du rockeur.

Il faut dire que l’homme avait énormément de talent, couvrant presque 6 décennies (de 1960 à 2017), avec sa guitare et sa voix de rockeur. C’était une star, offrant à son public de véritables shows lors de ses concerts, et écoulant les ventes lors de la sortie de chacun de ses CD (plus de 50 albums à son actif !), cumulant les récompenses (10 victoires de la musique). Il s’est aussi essayé au cinéma (dans notamment le film Vengeance ou encore en parodie de lui-même dans Jean-Philippe).

Il nous a fait vibrer sur Allumer le feu, le pénitencier, Sang pour sangQue je t’aime ou Vivre pour le meilleur. Il a abordé des registres plus graves avec Marie ou Requiem pour un fou. Il a dédié ses chansons Laura et Mon plus beau noël à deux de ses filles, Laura, et Jade. Sa voix, rauque et grave, a sublimé L’envie et Quelque chose en nous de Tennessee. Pour nous, incontestablement, son plus beau titre est la déclaration d’amour Je te promet, un titre que lui a écrit Jean-Jacques Goldman.Il a beaucoup chanté l’amour, il faut dire que c’était un homme à femme : Sylvie, Nathalie, et Laeticia, sa dernière muse…

La Belgique perd l’un de ses plus grand artistes, l’idole des jeunes d’une génération. La France aussi le pleure, sa 2e patrie, celle où il a vécu la majeure partie de sa vie. Les USA aussi le connaissait, voyant en lui le « Elvis français ». Ta voix et toi nous manquera Johnny ! Salut, l’artiste ! 

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

621.Sage-femme.

ms

Claire (Catherine Frot) exerce, depuis de nombreuses années, l’un des plus beaux métier au monde : celui de sage-femme. Sa petite routine quotidienne se voit perturbée lorsque resurgit dans sa vie Béatrice Sobolevski (Catherine Deneuve), celle qui fut sa belle-mère après le divorce de ses parents, et qu’elle a considérée comme une vraie maman, avec qui elle partageait tout…quand cette dernière est subitement partie, rendant son père ivre de douleur au point de s’ôter la vie. 30 ans après ces événements, Béatrice, qui est atteinte d’un cancer, vient lui demander de l’aide…

Réalisé par Martin Provost (à qui l’on devait déjà Séraphine), Sage-femme est une comédie dramatique aigre-douce, parlant d’une relation brisée par une femme (Béatrice), qui a voulu vivre une vie de paria et de jeu, délaissant sa famille, se moquant de leur sort et ne pensant pas une seule seconde à ce qu’il adviendrait de ceux-ci (elle ne sait en effet pas que son ex-compagnon s’est suicidé…). Surtout de la petite Claire, qui a perdu d’une pierre, deux coups, les deux personnes les plus importantes au monde pour aller chez sa vraie mère, qu’elle n’a jamais aimée (et pour qui, de toute évidence, partageait le même sentiment). On comprend donc pourquoi, le retour de Béatrice, dans sa vie, fait rejaillir de vives douleurs…elle ne veut tout d’abord pas trop lui parler, avant de l’écouter de lui annoncer, tel un coup de poignard dans son cœur, la nouvelle de la mort de son père.

Béatrice va devoir faire face à l’inévitable : elle est atteinte d’un cancer et elle ne s’en tirera pas. Fauché, sans revenu, travail ou logement, elle va pourtant loger chez…Claire, qui prend pitié de ce qui lui arrive, tout en maintenant ces distances…il va falloir qu’elle apprenne à lui refaire confiance. Cette femme, délirante et pleine d’humour (que Catherine Deneuve incarne avec beaucoup de talent) est son exact opposée et qui incarne tout ce que, au fond d’elle-même, elle a toujours voulu éviter être. Peu-à-peu, au fur et à mesure qu’avance la maladie, les deux femmes vont se rapprocher…pour finalement se retrouver. Tout l’amour qui les unissaient est revenu à la vie. Claire apprend à mieux à accepter le passé, et à enfin avoir une vraie maman. Une personne qui l’aime, s’inquiète pour elle, et ne souhaite que son bonheur.

Et on se prend au jeu de redécouvrir l’autre, et de lui pardonner ces fautes. Cet égoïsme qui les a éloignée…et qui a fait, paradoxalement, que Claire a vouée sa vie aux autres, sans rien attendre en retour (presque de façon désintéressée). La tendance va enfin s’inverser : Claire va penser un peu à elle (notamment à établir une relation avec Paul -Olivier Gourmet-, son voisin), tandis que Béatrice va se rattraper et penser d’abord aux autres. Un très joli film (8,6/10).


Jean-Michel, jour après jour. |
Emmawatsonning |
Videopassion07 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la vie est belle !
| Freddyvsjason
| Ilmiocinema