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623.La planète des Singes : Suprématie.

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Lorsque démarre ce 3e (et dernier) volet de la trilogie, César, chef des Singes doit faire face à de multiples attaques par les forces armées, menées par le colonel Mc Cullough (Woody Harrelson), un homme sans pitié qui ne souhaite qu’une seule chose : assujettir les Singes à l’homme. Souhaitant quitter leur forêt pour aller vers une terre plus propice, la tribu se fait attaquer et deux des trois enfants de César sont tués…en proie au chagrin et ivre de douleur suite à la perte de ses proches, le singe doit protéger son clan en les conduisant sur une nouvelle terre. Mais César souhaite également se venger du colonel.

Lorgnant davantage vers le western, La Planète des Singes : Suprématie, ressemble à une traque menée par les indigènes locaux (les Singes) et leur armes rudimentaires, chevauchant leur majestueuse monture, afin d’éliminer les cow-boys armé jusqu’aux dents (les soldats). Le tout dans un décor hivernal où l’on voit de vastes plaines et des montagnes enneigées.Matt Reeves, déjà réalisateur du 2e film, rend un petit hommage à un cinéma très populaire dans les années 60…À certains moment toutefois, c’est César, sur son cheval, qui semble être un franc-tireur, armé d’un fusil et le regard vers l’horizon.

Mais son histoire est aussi émaillée d’un terrible constat : Dans ce monde apocalyptique, les Singes, en devenant plus intelligents et doté de la parole, sont responsables de la mort des hommes, à cause de la transmission de la grippe simienne, involontairement…raison pour laquelle le colonel et ses hommes entreprennent de procéder à un véritable génocide, allant jusqu’à enfermer les singes dans des sortes de camps de travail, reproduisant les conditions des camps de la mort, similaire à ceux de la tragédie de Srebrenica ou d’Omarska…ne nourrissant pas les prisonniers, les torturant, ou les tuant.

Le regard, plein de tristesse et de haine de César (dont l’aspect physique est encore plus réalisé, progrès des effets visuels oblige…surtout quand on sait que c’est l’acteur Andy Serkis qui lui prête ses traits et sa voix) résume à peu près tout les enjeux du film : doit-on répondre à son devoir ou à ses émotions ? César choisi de suivre son instinct et ses sentiments, étant rongé par la haine (ce qui le fait devenir un peu comme Koba, le Singe qu’il avait du affronter dans La Planète des Singes : l’affrontement). Alors que César incarne plutôt la sagesse et les choix de collectivité, il veut ici  se venger, pensant que seule la mort du colonel (qui, il faut l’avouer, est tout à fait détestable, mais qui parvient à plaider sa cause, et à se justifier de façon assez convaincante)  pourra l’apaiser…alors que cela ne ramènera pas ses proches perdu, et le fait qu’il n’ait pas réussi à les protéger.

Impressionnant techniquement parlant (les Singes se meuvent avec fluidité et ont l’air plus vrai que nature, exprimant davantage d’émotions que les êtres humains…on est loin des déguisements des premiers films de la saga, dans les années 1960) , ce film apporte une réelle conclusion à l’histoire, sur une note plus triste. La boucle semble bouclée (notre note : 8/10).


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