A crazy world



624. Incassable.

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À l’heure d’écrire ces lignes, le tournage de Incassable 2 (intitulé Glass ) est terminé. Sa sortie est fixée au 23 janvier 2019, près de 19 ans après le premier volet, et 3 ans après le film Split, qui était un lien caché faisant la connexion dans la saga (à travers un caméo inattendu de Bruce Willis à la toute fin du long-métrage).

Pour l’heure, retour au film original : En 2000, M. Night Shyamalan, suite au succès monstre de Sixième Sens, se voyait l’opportunité de mettre en scène un film de super-héros déguisé doublé d’un habile hommage à la culture des comics, bande-dessinées les plus lues aux USA. Incassable voyait ainsi le jour. Un film hélas passé inaperçu à sa sortie, mais ayant peu-à-peu acquis le statut de film culte avec les années…

On y suivait un agent de sécurité, du nom de David Dunn (Bruce Willis), qui devenait le seul survivant d’un terrible accident de train. Sans la moindre égratignure. Il suscitait alors l’intérêt du mystérieux Elijah Price (Samuel L.Jackson), un vendeur de planches de comics, qui essayait de comprendre comment une telle chose avait pu se produire…ce dernier, surnommé Glass, en raison d’une maladie génétique rendant ses os fragile comme du verre (une sorte d’ostéogenèse), avait eu une vie où il avait eu énormément de fractures et de graves blessures, fut persuadé que  Dunn était un être incassable, et que quelque chose devait les relier, d’une manière ou d’une autre…D’abord effrayé par ses dire, David fut obligé de considérer le fait qu’il n’était jamais tombé malade, et que même dans les plus graves accidents qui avaient jalonnés sa vie, il s’en était toujours tiré sans la plus petite écorchure…sur les conseils de Glass, il comprit alors qu’il devait faire quelque chose pour le bien commun : avoir un tel don doit être mis à contribution de l’humanité, afin d’éradiquer les maux de celui-ci. Ainsi, David devenait une sorte de super-héros, un être qui libérait les femmes violées et séquestrées, et faisait la peau des tueurs en série…

Incassable est avant tout un thriller, un film à suspens (évoquant lors de certaines scènes, les longs-métrages d’Alfred Hitchcock), mettant en scène l’histoire d’un homme qui, au fond, ne sait pas qui il est. David Dunn (dont les initiales sont les même, traits caractéristiques des comics de super-héros, en témoigne Peter Parker, Bruce Banner, ou encore Red Richards) se réveille chaque matin, en proie à une sorte de souffrance dont il ne comprend même pas l’origine…il n’a pas encore trouvé sa place dans cette histoire, et malgré sa vie bien rangée – marié avec la belle Audrey (Robin Wright) et père de Joseph (Spencer Treat Clark)- se trouvait de l’autre côté d’une rive de plus-en-plus large des siens chaque jour…ne dormant plus dans le lit conjugal, et ne rendant pas à son fils l’amour que ce dernier lui donne, au centuple. Il faut voir le jeune garçon, préférant son paternel, s’inquiéter pour lui lorsqu’il apprend la nouvelle de l’accident, et puis la joie sur son visage lorsqu’ils partent le rechercher à l’hôpital.

Le film se déroule à un rythme assez lent, David ne prend conscience de ses pouvoirs qu’à mesure où il sort du déni qui est le sien suite à sa rencontre à Glass, et à sa théorie qu’il serait « incassable » : Tout d’abord, Dunn décide de demander à son supérieur combien de jour de maladie il a eu sur les 5 dernières années. À sa surprise, le chiffre est de zéro…pas une seule fois donc ! Ensuite, décidant de mesurer sa force, il se rend compte que soulever 160 kg ne représente aucune difficulté pour lui (devant son fils ouvrant de grands yeux ébahi).  Puis, en se remémorant l’accident de voiture dont il avait été victime dans sa jeunesse, David prend conscience qu’il n’a jamais été blessé, que c’est lui qui a sauvé Audrey de la voiture en feu, et qu’il a inventé, par amour pour elle, le fait d’avoir été blessé à la jambe, l’empêchant à tout jamais de pouvoir jouer au football. Enfin, Joseph, persuadé des théories de Glass dont il veut vérifier l’exactitude, décide de braquer un revolver sur son père, avant d’y renoncer, devant ce dernier, qui doute toujours qu’il est « indestructible » et que la balle devrait ricocher…

Pourtant, David va se décider à mettre en pratique ce que Glass lui a dit. À partir du moment où il se découvre un don de clairvoyance, lui permettant de voir ce que l’on ne peut pas voir à l’oeil nu (c’est-à-dire le passé et le futur), sa destinée de super-héros s’offre à lui. Cependant, il ne sera pas un  homme fort en collant vêtu d’un costume ridicule et de collant, mais se montrera son son vrai jour, en œuvrant toutefois dans l’ombre, sans que personne ne puisse jamais l’identifier…

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Les codes de la plupart des films de super-héros sont respectés, même si Dunn en partage beaucoup avec Superman : son anonymat dans la vie de tout les jours, les difficultés relationnelles avec sa belle, un passé oublié, et même un seul point faible (la kryptonite de David n’est autre que l’eau). Dans ce type de film, la structure habituelle de l’histoire est : découverte des pouvoirs-lutte contre l’ennemi-bataille finale contre le génie du mal. Ici, Shyamalan se concentre davantage sur la première de ces parties, les 2 dernières ne venant qu’à la toute fin de son long-métrage….

Elijah Price, dont l’histoire est racontée de sa naissance jusqu’à sa rencontre avec Dunn est un personnage fascinant : il a ramé pour arriver là où il en est, devant faire face aux moqueries de ses camarades (qui l’on surnommés Glass, en raison de sa maladie), aidé par sa mère qui l’a toujours soutenu, et surtout les comics, qu’il a  toujours adulé et dont il a fait sa profession, en vendant des planches originales dans sa boutique spécialisée de bande-dessinée. Les multiples références que Price fait au cours du film, sur les comics et de cette culture, offre avec nostalgie un regard sur un phénomène qui a toujours là cote outre Atlantique, et contribue de faire d’Incassable un bel ovni…qui aurait du s’intituler Inclassable, tant les genres s’y croise…Elijah a de multiples conversations avec David dans le film- les 2 hommes devant amis-, sur la place et le rôle que Dunn doit avoir dans l’histoire, devant accomplir son destin, ce qu’il est appelé à devenir. Elijah est un peu à l’origine de l’éveil des pouvoirs de David.

La scène finale du film, où David prend conscience que la place de Glass, dans son histoire, c’est d’être le méchant, le génie du mal absolu est probablement la plus marquante. Un twist final, dont Shyamalan raffole comme à son habitude, qui a lieu où Price sert volontairement la main de Dunn, venu le saluer, afin qu’il se rende compte qu’il ne sont pas ami. David se rend compte que Glass a provoqué énormément d’accident, afin de trouver celui qui serait son exact opposé sur l’échelle humaine, à lui, l’homme fragile qui casse, c’est-à-dire un homme aussi dur que du roc, incassable. Avec en tête la même idée fixe : celui qui survivrait à l’une d’entre elle serait la personne qu’il recherchait. Horrifié, David le dénonce, mais ne le tue pas (Batman ne tue pas son Joker après tout), ouvrant ainsi la porte à une suite éventuelle…qui n’arrivera que en 2019 ! Un film incroyable et pourtant fait avec peu de moyens, sur la puissance intérieure qui nous habite et la lutte entre le bien et le mal (notre note : 9,5/10).

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