A crazy world



631.The Big Lebowski.

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Un film atypique. 

Comédie des frères Coen, The Big Lebowski constitue un étonnant film noir ayant acquis, avec les années le statut de film culte. Il met en scène le personnage de Jeffrey Lebowski (Jeff Bridges), qui préfère se faire appeler « le Duc ». Faignant, poivrot et fumeur de joint, il passe ses journées  à ne rien faire, aimant aller jouer au bowling tout les soirs, où il retrouve ses amis Walter (John Goodman) et Donny (Steve Buscemi).  Suite à un quiproquo, du fait qu’il porte le même nom qu’un milliardaire dont la femme vient d’être enlevé, une rançon lui est demandée par de sinistres individus qui pénètrent chez lui, le tabassent et urinent sur son tapis ! Le Duc, qui est un pacifiste, ne comprend pas ce qui lui arrive, et part à la rencontre de l’autre Jeffrey Lebowski…ce dernier lui demande alors, moyennant compensation, de donner la valise comprenant l’argent pour les malfrats qu’il lui remet. Jeffrey servira ainsi d’intermédiaire, et pourra confirmer si les malfrats sont les même que ceux qui l’ont agresser chez lui. L’homme accepte, mais le jour venu, rien ne se passe comme prévu (notamment à cause de Walter, son ami, qui a la bonne idée de l’accompagner et de remettre une valise pleine de linges sales aux criminels)…et la valise contenant 1 millions de dollars est volée ! Ajouter à cela que la fille du milliardaire, Maude (Julianne Moore) croit que le kidnapping de Bunny, la jeune épouse de son père est une mise en scène, et demande au Duc de l’aider à récupérer les 1 million, qu’elle croit que son père à détourné, moyennant une belle compensation.

Une galerie de personnages décapants

Le Duc est le héros du film : pacifiste convaincu, il a renoncé à la violence et prône avant tout la paix. Il a une philosophie de vie très zen, ne participant pas au système, ne soignant pas son allure (se baladant avec les même vêtements plusieurs jours de suite), ayant toujours l’air très décontracté. Ses intentions ne sont pas dictées par le profit. D’ailleurs, il vit d’une simple pension. Son appartement est miteux et sa voiture est cabossée. C’est un personnage gentil et simple. Il n’a rien demandé à ce qui va lui arriver…c’est un peu comme si les ennui tombaient tout à coup sur lui…

Son meilleur ami s’appelle Walter. C’est un homme impulsif, vétéran de la guerre du Vietnam, qui a vu des horreurs, et qui est très à droite, adorant les armes à feu . Il a une « grande gueule », mais dans le fond, c’est quelqu’un de bon. Il apprécie beaucoup le Duc, et le bowling. Vis-à-vis de Donny, qui est un peu bête, son attitude est exécrable, même si c’est involontaire. Mais Walter se laisse vite envahir par ses émotions, et alors qu’il souhaite aider quelqu’un, partant d’une bonne intention, il provoque des catastrophes d’une grande ampleur (comme lorsqu’il détruit la voiture à coup de pied de biche, alors qu’elle n’appartient à la personne qu’il souhaite intimider). Mais il est très à cheval sur les principes, et sur le fait que l’on se doit de respecter les règles, sans tricher. On pourrait le prendre pour un fou, mais la réalité serait plutôt de dire, qu’il est le seul à vouloir faire les choses correctement, à avoir du respect pour les choses.

Maude est une nymphomane excentrique, artiste délirante aux œuvres très suggestives. Elle ne s’entend pas avec son père, et encore moins avec la nouvelle femme de ce dernier…

Le milliardaire Jeffrey Lebowski est décrit comme un être altruiste, qui a toujours aidé son prochain. Un homme apprécié de tous, et qui a connu l’enfer suite à la perte de l’usage de ses jambes. Pourtant, en réalité, c’est une personne abominable et abjecte, capable de se servir des gens dans son intérêt personnel…

Les ravisseurs de Bunny sont un groupe de malfrats surnommé les « nihilistes » par Walter. Ils sont dans la négation de toute valeur, de tout courant de pensée ou de toutes croyances. Ce sont des chanteurs d’un groupe dont l’un des titres durent 22 minutes…beaucoup trop long, mais justifié par le fait qu’ils n’ont pas de valeurs 

Il convient aussi de mentionner le personnage de Jesus Quintana (incarné par John Turturro), ennemi au bowling de Walter. Provocateur, prétentieux, et ancien taulard (condamner pour exhibitionnisme devant un enfant de 8 ans) sadomasochiste, c’est un antagoniste apportant au récit une certaine dose d’humour (il exécute quelques pas de danse, inspiré de Mohammed Ali). Ce personnage aura droit à son propre film, en 2018, réalisé par John Turturro lui-même : Going Places

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Inspiration.

The Big Lebowski est un film caractérisé par un second degré très marqué dans bon nombre de situation. Les personnages ne se prennent vraiment pas très au sérieux, ni les réalisateurs, qui ont pris un malin plaisir à faire voir les choses déraper, jusqu’à arriver une situation tout bonnement catastrophique. On est pas loin de la caricature, tant les personnages sont stéréotypés : Le Duc est inspiré par le producteur de cinéma  Jeff Dowd (qui fait d’ailleurs un caméo dans le long-métrage). Avec ce personnage, c’est un style de vie qui a été inventé (le « dudéisme »)…il adore le bowling, un « sport » qui permet de rencontrer des gens et de discuter avec eux.

Le film est une sorte d’hommage aux romans noirs (notamment ceux de Raymond Chandler), c’est-à-dire des récits dans lesquels le personnage principal se retrouve accusé de quelque chose qu’il n’a pas commis, ne comprend pas et est empêtré dans des situations épouvantables (se retrouvant accusé parfois de meurtres). On est entre l’ironie et la critique de société. Le récit, rythmé par une voix off, contribue au style du film noir. Les seconds rôles sont aussi très importants, donnant une certaine ampleur au récit. De nombreux interludes sont également présents, correspondant à des rêves que fait le Duc (on y voit notamment apparaître le dictateur Sadam Hussein), totalement surréaliste.

La bande originale du film est très riche, comprenant de nombreux titres, tels que The man in me de Bob Dylan, ou encore une reprise intéressante  (mais ça n’est pas la seule) de Hotel California, par les Gypsy Kings. Elle permet de resituer le récit, approximativement entre les années 60-70, lui donnant même un petit côté rétro. Les personnages sont accompagnés par la musique, comme si on leur avait donné un thème défini (un peu comme dans Star Wars).

Sous influence, The Big Lebowski est un grand film, posant la question du fait que chaque personne cherche presque toujours à profiter de l’autre (qui sera sans doute le parfait pigeon). À chacun de se faire son opinion sur l’attitude à avoir : faut-il être comme le Duc, sujet passif qui tend l’autre joue (et reste tout de même actif en faisant cela), ou comme Walter, qui préfère se battre ?  À voir ou à revoir (notre note : 8,5/10).

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