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638.Les animaux fantastiques 2 : les Crimes de Grindelwald (bande-annonce).

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Chef Moldus, réjouissez-vous ! La bande annonce du 2e volet de la saga des Animaux fantastiques vient d’être mise en ligne ! Et celle-ci est extrêmement prometteuse : on y croise toujours autant de créatures magiques, de sorciers et on y retrouve tout les personnages du 1e opus, y compris le mage noir Grindelwald. Des nouveautés ? Oui, puisque Albus Dumbledore est intégré dans l’histoire (sous les traits de Jude Law). L’intrigue semble, quand à elle, se dérouler à Paris.

C’est J.K. Rowling elle-même, qui à nouveau, a signé le scénario. La sortie est fixée pour le 14 novembre prochain…


637.Three Billboards : les panneaux de la vengeance.

3 Billboards Outside Ebbing, Missouri est un film qui a fait beaucoup parler de lui : multi-récompensé (surtout par les oscars de la meilleure actrice pour Frances McDormand et du meilleur acteur dans un second rôle pour Sam Rockwell), il a le mérite de ne pas laisser indifférent et aborde le thème du deuil et de la vengeance.

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3 panneaux qui sèment la discorde..

7 mois auparavant , le corps de la fille de Mildred Hayes (Frances McDormand) a été retrouvé : celle-ci avait été violée et tuée. Le coupable de cet atrocité court toujours et la police ne se donne plus vraiment la peine de le rechercher. Pour Mildred, c’est intolérable, elle veut savoir qui a fait cela : afin de les faire réagir, elle entreprend de louer 3 panneaux publicitaires, sur une petite route, et d’y placer sur chacun d’eux un message : le premier dira « Pourquoi, chef Willoughby ? », le second  » Toujours aucune arrestation » et le dernier « Violée pendant son agonie ». Ces 3 panneaux vont faire le tour de toute les chaînes, ridiculisant la police et provoquant des conséquences terribles sur les uns et les autres…c’est l’effet papillon.

Souffrance.

Mildred Hayes est une femme de caractère : elle est dure (presque virile, ayant perdu toute la douceur féminine), car elle a connu les coups d’un mari violent, duquel elle s’est libérée. La mort de sa fille l’a rendue aigrie et pleine de haine envers les gens. Son deuil est loin d’être fait. Très cash, elle ne mâche pas ses mots, prête à affronter la pire des crapules, et à le provoquer (faisant monter son animosité). En mettant les panneaux, elle espérait un peu plus de réactivité de la police, qui, pour elle, n’a pas fait correctement son travail. Elle a perdu l’envie d’aimer, et se montre plutôt distante, même envers ceux qui souhaitent l’aider (notamment envers James -joué par Peter Dinklage, bien connu pour le rôle de Tyrion dans Games of Thrones-, qui est amoureux d’elle et lui sauvera la mise à plusieurs reprises, ne réclamant d’elle qu’un simple dîner dans un restaurant)

Bien entendu, elle  se rend compte que les gens de la ville ne sont pas de son côté, mais du côté des représentants des forces de l’ordre. Certes, chacun est d’accord pour dire que la femme a vécu une tragédie, mais cela n’est pas une raison pour en vouloir à la terre entière. Des gens vont essayer de lui faire du mal,  ainsi qu’à ses proches pour qu’elle retire ses panneaux. Le curé de la paroisse passera même dans sa maison, afin de lui faire la morale. Mais Mildred tient bon…évidemment, avec sa petite boutique de souvenirs, la femme est loin de trouver l’argent nécessaire chaque mois pour la location de ses panneaux. Elle est même obligée de vendre certains de ses biens. Qu’importe, Mildred doit manifester, à l’extérieur d’elle-même, la douleur enfouie au coeur de son être…

Pour son fils, Robbie, les panneaux seront un rappel continu que sa sœur est morte, mais qu’elle est morte tuée, et surtout violée pendant son agonie. Triste, il devra pourtant apporter du soutient à sa mère et essayer de la ramener à l’ordre, dans son deuil impossible. Car il sait que cette dernière s’en veut terriblement de ce qui s’est passé, et s’en tient pour partie responsable.

Le Shérif Bill Willoughby (Woody Harrelson) est tenu responsable de tout cela par Mildred. L’homme a pourtant de la sympathie pour la dame, tentant de tempérer ses ardeurs, comprenant son horrible souffrance. Mais il a fait ce qu’il a pu pour retrouver le meutrier d’Angela Hayes…sans y arriver, puisque aucun indice n’a été retrouvé sur les lieux du crime, qui auraient pu les mettre sur la piste. Lui faire porter le chapeau via des panneaux que chacun peut voir en empruntant la route en voiture est injuste à ses yeux…il décide tout de même de rouvrir le dossier et de chercher, à nouveau, bien que le temps lui soit compter, à cause d’un cancer dont on sait d’avance que le combat est déjà perdu…

L’officier Jason Dixon (Sam Rockwell), flic idiot,  a toujours eu beaucoup de respect pour Willoughby qu’il considère presque comme un frère et qui lui a offert une chance en l’engageant. L’homme accepte mal les panneaux et fait pression à plusieurs reprises sur Mildred pour qu’elle les retire. Buveur invétéré, vivant toujours chez sa vieille mère, l’homme tabasse les afro-américains du quartier et constitue un piètre policier…Il s’en prend même à la société installant les panneaux, envoyant son dirigeant, Red Welby, à l’hôpital,…

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Rédemption (à ne lire qu’après avoir vu le film).

Le film voit ses personnages évoluer et changer de tempéraments : Le Shérif laisse couler beaucoup des coups de folie de Mildred, ne l’arrêtant pas, supportant ses effroyables remarques (car la femme a un phrasé très cassant). Il tente de profiter au mieux de ces derniers instants, vivant sur Terre, avec sa femme et ses 2 filles. L’homme décide, à la fin de sa plus belle journée, de mettre fin à ses jours…afin de ne pas connaître la souffrances des derniers mois de sa maladie, et de voir les siens en proie à une grande souffrance. Il écrit peu avant 3 lettres : la première pour sa famille, la seconde pour Mildred, et la dernière pour Jason…

La mort de Willoughby plonge Jason dans une grande tristesse…l’homme qui l’avait inspiré, son mentor, n’est plus. Il ne comprend pas ce geste, bien que la maladie du Shérif était connue dans toute la ville. Énervé, il passe à tabac le directeur de la société des panneaux publicitaire, pour que soit retirés les affiches de Mildred. Un nouveau Shérif est nommé, Abercrombie, et arrive à cet instant : il est afro-américain, et a vu ce que Jason a fait, envoyé le jeune Red par la fenêtre, le battant à mort…sa première requête est de rouvrir le dossier Angela Hayes, mais Jason s’obstine…il sera renvoyé.

Complètement déboussolé, Jason brûle les panneaux de Mildred, qu’il juge responsable de la mort de Willoughby et de tout ses malheurs… Après cela, folle de rage, Mildred, sans savoir qui a commis cela, incendie le bureau de police, mais comprend -enfin- qu’elle est allée trop loin, lorsque Jason sort de l’établissement, complètement défiguré…sa soif de vengeance l’a fait devenir une mauvaise personne, détestable pour tous, refusant l’aide que ses proches et amis voulaient lui donner.

Chacun lis la lettre de Willoughby et comprend qu’ils n’étaient plus vraiment eux même. C’est comme si ces mots, couchés sur le papier, leur donnait un nouveau souffle d’espoir, et une envie de devenir meilleur : Jason, prenant conscience de cela, se reprend en main essayant de se racheter et de réintégrer la police, Mildred jette l’éponge,…la vie semble reprendre son cours. Le dossier Angela Hayes pourrait être résolu, car un soir, totalement par hasard, Jason entend un homme à moitié saoul discuté avec un ami à lui, lui avouant le meurtre d’une jeune fille qu’il a violé, plusieurs mois auparavant…il se confronte au potentiel meurtrier d’Angela, lui arrachant de la peau au visage, mais se laissant tabassé…se faisant, l’ADN de cet homme est comparé à celui qui retrouvé sur le corps de la victime…mais cela n’est pas concluant. Qu’importe, il s’agit d’un meurtrier, et Jason est bien décidé à le tuer…il demande à Mildred de l’accompagner jusque chez lui, avec une arme à feu…les 2 compères aviseront de ce qu’ils feront une fois sur place…l’envie de tuer se calmera sans doute, et le bien les envahira sans doute…

Réalisé par Martin McDonagh (7 psychopathesBons baisers de Bruges), Three Billboards, est un chef d’oeuvre et un grand long-métrage du cinéma d’auteur  : Remplis de dialogues (évitant ainsi les longs plans contemplatifs), pleins d’émotions, le film déborde à la fois de tristesse, de peur, d’humour, et de rage. Tout au long de celui-ci, Mildred et Jason vont apprendre à tempérer leurs ardeurs et leur impulsivité, afin d’atteindre la paix, comme le Shérif Willoughby…la vengeance et l’acceptation sont au cœur de son intrigue. Chacun est capable du meilleur, il faut juste le faire…

Le film délivre aussi une critique du Sud des États-Unis peu élogieuse et stéréotypée, où le racisme et la différence sont encore pointée du doigt. On sent que rien n’a vraiment changé et que rien ne changera jamais vraiment… Le machisme masculin est toujours en place, tant dans le mari de Mildred que sous les traits de l’officier Jason. La noirceur de l’Amérique et ces petits travers, dans le combat d’une femme et des forces de l’ordre (notre note : 9,8/10).


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