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639.Mathilda.

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Mathilda Verdebois a toujours été une petite fille extraordinaire : élevé au sein d’une famille qui ne s’est jamais occupé d’elle  et ne l’a jamais scolarisée dans la moindre école (entre un père arnaqueur concessionnaire de voiture -joué par Danny DeVito-, une mère passant son temps à soigner son allure -incarnée par Rhea Perlman- et un frère méchant avec sa soeur), l’enfant a appris à lire et à écrire toute seule, à l’âge de 4 ans ! Ses proches n’ont jamais pris conscience de sa valeur, et ne s’en sont jamais vraiment occupé…en fait, ils ne lui ont même jamais donné d’importance.

Pourtant le grand jour arrive, où Harry Verdebois, son père, l’inscrit à l’école. Heureuse, la petite fille va vite déchanter…à la tête de l’établissement règne en maître la plus abominable directrice de tout les temps : Mademoiselle Agatha Legourdin (Pam Ferris), une ancienne championne olympique, qui terrorise les enfants, n’hésite pas à les envoyer valser par la fenêtre (comme on lance un javelot…) où à les enfermer dans une pièce où les murs sont pleins de clous et baptisée l »étouffoir ».La petite fille décide alors d’échafauder un plan pour se débarrasser de la directrice…

On le sait moins, mais l’acteur Danny DeVito est également réalisateur : il a signé des films comme Un duplex pour troisHoffa ou encore La guerre des Rose. En adaptant un livre de Roald Dahl, l’auteur de Charlie et la chocolaterieLe bon gros géant ou James et la grosse pêche, il signe une histoire très créative qui nous replonge en enfance, où on les adultes sont toujours les méchants de l’intrigue, frein à l’imagination et l’esprit que l’on a lorsque l’on est petit. S’entourant de sa propre épouse pour incarner sa femme, DeVito compose un couple bien assorti : pleins de préjugés, idiots et profiteurs.

La petite Mathilda est jouée par Mara Wilson, enfant star en 1996 (on l’avait vue dans Madame Doubtfire, et surtout Miracle sur la 34e rue). C’est une fillette intelligente, héroïne « roaldienne » par excellence : vivant dans une famille épouvantable (comme James, ou Georges de La potion magique de Georges Bouillon), la petite est naturellement gentille (comme Charlie, saint héros de Charlie et la chocolaterie), confrontée à des adultes qui ne savent pas ce qu’est l’enfance et qui sont méchants (comme les tantes de James dans James et la grosse pêche). Elle trouve le moyen de s’en sortir et ainsi de changer sa vie, grâce à quelque chose de fantaisiste, presque magique, en l’occurrence ses pouvoirs de télékinésie.

La grande antagoniste est l’odieuse madame Legourdin : épouvantable, elle est le pire cauchemar des enfants, rappelant à chacun les « méchants professeurs » que l’on peut avoir dans son cursus scolaire. Elle ne recule devant rien : châtiments corporels, insultes verbales, dénigrement et humiliation. Mais elle est aussi ce qui apporte une dose considérable d’humour au film et rend ainsi le ton plus facile (il faut la voir sauter du premier étage et retomber sur ses pieds, pister les enfants où encore hurler de terreur devant un petit chat). Son opposée est sa nièce, Mademoiselle Candy (Embeth Davidtz), institutrice de Mathilda, et probablement la femme la plus gentille du monde, ayant toujours vécu dans l’ombre de sa tante…

Tout ceci contribue à faire de Mathilda, un très beau film, à voir ou à revoir, en famille (notre note : 8,5/10).

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