A crazy world



652.Apparences.

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Norman (Harrison Ford), scientifique, emménage avec sa femme Claire (Michelle Pfeiffer) dans une nouvelle maison, au moment où leur fille, Caitlin, part à l’université. Claire se retrouve souvent seule, d’autant que son mari est souvent en voyage d’affaire. Remise d’un terrible accident de voiture un an auparavant, elle souffre toujours de pertes partielles de mémoire. Décidant de rencontrer ses nouveaux voisins, Claire fait connaissance avec Mary (Miranda Otto), qui est triste et effrayée…et cela est d’autant plus étrange car la femme disparaît ensuite ! Et tout porte à croire à Claire que c’est le mari de cette dernière, Warren, qui l’aurait tuée ! Ensuite des phénomènes étranges se produisent dans la maison : des cadres se renversent, du bruit se fait entendre, la porte d’entrée s’ouvre toute seule, et Claire se met à voir dans l’eau de la baignoire, à côté de son reflet, celui d’une femme…ces apparitions sont celle d’un fantôme. Elle croit d’abord que c’est celui de Mary, d’autant que Warren ne répond pas clairement aux questions de Claire quand elle lui demande où est sa femme…mais à une soirée mondaine, Mary refait surface, obligeant dès lors notre héroïne à se demander si elle est devenue folle ! D’autant que des phénomènes inexplicables se produisent dans sa maison…

Hommage à Hitchcock

En 2000, en réalisant Apparences, le cinéaste Robert Zemeckis (qui sortait aussi cette année là Seul au monde) offrait à sa filmographie un genre qu’il n’avait pas encore exploité : le thriller. Et quoi de mieux pour cela que de rendre un petit hommage au « maître du suspense », que fut Alfred Hitchcock, notamment à travers plusieurs scènes évoquant son film Fenêtre sur cour. On peut ainsi voir le personnage de Michelle Pfeiffer épier son voisin de sa fenêtre, aidée d’une paire de jumelle, le tout filmé en champ-contrechamp, c’est-à-dire en utilisant une technique par laquelle on montre le personnage qui regarde, puis on voit ce qu’il voit, et puis on le filme en montrant sa réaction, nous déplaçant ainsi à 180°, créant un effet de surprise.

De façon globale, Zemeckis distille le suspense dans son film, nous faisant sursauter là où on ne l’attend pas. Il filme en contre-plongée (de bas en haut), insiste sur de petits leitmotivs (la porte qui s’ouvre toute seule, à plusieurs reprise, à chaque fois que Claire s’apprête à mettre la clé dans la serrure, par exemple).

La scène où Michelle Pfeiffer, toujours bonne comédienne, est couchée dans la baignoire, paralysée, et là voit se remplir, sans rien pouvoir faire, est glaçante et probablement l’une des plus réussie. Le moment est oppressant et filmé de manière brute.

Esprit, es-tu là ?

Le film a aussi pour thème le mystère et le paranormal : en effet, Claire ne rêve pas, il y a bel et bien un esprit dans sa maison…ses intentions sont un peu troubles au début, d’autant que Claire est effrayée par ce qu’elle voit. Au cours d’une séance chez le psychologue, celui-ci lui conseille de ne pas fuir ces manifestations, mais de se confronter à elles, d’essayer de comprendre ce que cette entité lui veut.

Claire tente d’abord d’entrer en communication avec son fantôme, à travers un ouija, planche munie d’une goutte pour parler avec les esprits…puis se procure un ouvrage de « sorcelleries », et se met à potasser le sujet. Zemeckis joue avec les superstitions et les multiples objets qui les nourrissent pour leur donner corps.

Claire va peu-à-peu identifier cet esprit, qui lui dit qu’elle sait ce qu’elle veut, lui donnant corps et découvrant son histoire…intimement liée à la sienne. La femme va prêter son corps à ce fantôme, le temps d’une scène, incroyable, où le personnage d’Harrison Ford, a des rapports avec une femme qui de toute évidence n’est pas sa fragile épouse…

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Le twist final

Apparences nous entraîne vers de multiples pistes : est-ce que Claire imagine tout ça ou est-ce réel ? On comprend finalement qu’il est question d’un esprit qui veut obtenir vengeance, à cause d’un terrible secret enfoui et qu’on a tout fait pour oublier. La violence, le crime et l’implacable vérité seront au rendez-vous. Méfiez-vous donc, les apparences ne sont pas ce qu’elles semblent être, et la fin vous surprendra sans doute (notre note : 8/10).


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