A crazy world


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663.Coco.

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L’animation, chez les Studios Pixar, est toujours synonyme de qualité, sur le plan visuel, mais aussi sur le fond. Les histoires qu’ils créent de toutes pièces ont souvent plusieurs niveaux de lectures, accessible à la fois aux plus petits et aux plus grands : en témoigne, Le monde de NemoRatatouille ou encore Là-Haut. Les héros sont différents, les thèmes aussi : on aborde la mort (à travers la perte d’un être cher, comme dans Là-Haut ou Le voyage d’Arlo), la famille (Le monde de Nemo, Rebelle), l’amour (Monstres & compagnies), le passage à l’adolescence (Vice-Versa), la nostalgie (Toys Story 3), …c’est universel, et par conséquent, cela parle à tout le monde. Généralement pleins d’humour, il émane pourtant de chacun de ces films une grande tendresse…on sent que c’est toujours fait avec beaucoup d’amour.

En imaginant l’histoire de Miguel, Pixar a de nouveau composé une oeuvre singulière et d’une incroyable beauté : Miguel est un petit mexicain de 12 ans, issu d’une famille pauvre, dont le destin semble tout tracé, puisque chez lui, on est cordonnier de père en fils. Mais le petit garçon ne veut pas de ça : il rêve de vivre en jouant de la musique, tout comme le faisait son idole, le plus grand guitariste de tous les temps : Ernesto de la Cruz. Il s’est d’ailleurs fabriqué une guitare, avec les moyens du bord. Mais l’ennui est que toute sa famille n’écoute pas de musique, car son arrière-grand-mère, Coco, a vu son père, un musicien, l’abandonner elle et sa mère, pour ne jamais revenir. Cette dernière, prénommée Imelda, s’était jurée de bannir à tout jamais la musique de sa vie, et de sa famille. Elle a aussi dissimulé à tous l’existence de son mari, découpant les photos afin que plus personne ne puisse le voir. Chaque année, au Mexique, se déroule le traditionnel Jour des morts, où les vivants consacrent un autel pour chacun des morts de leur famille, avec une photo de ceux-ci, afin que leur âme puisse trouver le chemin de la paix. Ce faisant, on s’assure qu’on ne les oublie pas, faute de quoi ils disparaîtraient purement et simplement.

Quelle n’est pas la surprise de Miguel lorsque, après avoir accidentellement cassé le cadre de son arrière-arrière-grand-mère Imelda, il se rend compte que le bord gauche de la photo était caché, et qu’en dépliant celui-ci, il y avait un homme, vêtu de blanc, et tenant une guitare d’une beauté étincelante. Cette guitare, le petit garçon la connait : il s’agit de celle d’Ernesto de la Cruz ! Ce qui veut dire qu’il est un descendant de ce dernier ! Miguel en parle à sa famille qui nie le tout, et leur informe de son intention de participer à un concours de talents. Ils l’empêchent de faire en détruisant sa guitare. Mais le garçon se rend à l’autel d’Ernesto de la Cruz, l’homme qui a le plus d’offrande au Mexique, afin de s’emparer de sa guitare (il ne considère pas cela comme un vol, puisqu’ils sont de la même famille). Au moment de jouer un accord sur celle-ci, Miguel disparaît avec son chien Dante…en fait, il devient invisible, et voit les morts ! Ceux-ci le voient aussi et sont tout d’abord terrorisés. Croisant les membres de sa famille décédé, ils l’informent qu’il doit rentrer chez les vivants avant l’aube, ou il risque de devenir un squelette. Pour ce faire, il faut que la malédiction soit brisée par un membre de sa famille qui lui remettra un pétale de rose d’Inde (dite fleur des morts). Bien entendu, ce membre n’est autre qu’Imelda elle-même, et elle le libère à la seule condition de renoncer à tout jamais à son rêve de devenir musicien. Miguel ne peut s’y résoudre, et décide de retrouver la seule personne qui pourra lui donner ce qu’il veut : son arrière-arrière-grand-père et idole, Ernesto de la Cruz. Mais les membres de sa famille vont tout faire pour l’en empêcher, utilisant l’Alebrije d’Imelda (une sorte d’esprit). En chemin, il croisera la route d’Hector, mort oublié de tous, qui va l’aider à trouver Ernesto à condition qu’une fois rentré chez lui, Miguel dépose sa photo sur l’autel, afin qu’il puisse passer le pont pour rejoindre le pays des morts. Il va découvrir de nombreux secrets sur sa famille et sera surpris de la vérité…

Avec Coco, Lee Unkrich et Adrian Molina, le duo de réalisateurs au commande du film, nous parle de nos morts, et du devoir de mémoire que l’on a envers ceux-ci. Tout le monde n’a pas la chance d’être connu (comme de la Cruz) et célébré par tous. La plupart des gens n’ont de sens que par leur famille : eux seul se rappelleront de nous, des moments passés dans la joie ou la tristesse. Il convient de ne pas les oublier, sans quoi ils disparaîtront (en témoigne le merveilleux titre Ne m’oublie pas). Comme si ils étaient passés et que l’on avait cligné des yeux, les faisant disparaître en un clin d’oeil. On vit à travers nos vivants, ne les quittant que lorsque eux-même s’en vont pour nous rejoindre.

Mais Coco c’est aussi un festival de musique à lui tout seul. Les sonorités latino, la guitare qui chantonne des airs chauds et pleins de passions. La musique est un mode de vie à elle-seule. Elle permet de s’exprimer, et de véhiculer beaucoup d’émotions. Il y a quelques chansons dans le film, toutes intégrées au récit, et chantées lorsque les personnages se produisent sur scène (pas uniquement comme dans un dessin animé Disney, où les héros chantent souvent en dehors de tout contexte, à tout vent). On cite aussi Un Poco Loco, La Llorona, …des airs traditionnels réinterprétés pour leurs donner un deuxième souffle. Pour ne pas les oublier non plus.

Les dessins sont somptueux, la technique de l’animation se surpassant à chaque scène : les couleurs sont brillantes, les morts ont d’ailleurs l’air presque vivants. L’humour est au rendez-vous, et on se laisse embarquer, avec un énorme plaisir. L’artiste Frida Kahlo est également conviée à la fête, réalisant des compositions d’envergure dans le monde des morts. Une grande, très grande réussite (notre note : 10/10).

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662.Solo : A Star Wars Story.

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4e film Star Wars sous l’ère Disney, Solo : A Star Wars Story, est un film injustement décrié par la critique, et abandonné par les déçus de Star Wars : épisode VIII. Un film pourtant réussi, et avec de jolies surprises.

Si un personnage a incontestablement marqué Star Wars, c’est bien entendu Han Solo. Incarné à l’origine par Harrison Ford, ce gentil contrebandier n’est autre que l’amour de la Princesse Leia, et le père de Ben Solo. Charmeur, roi des combines foireuses et pilote hors pair, ce héros n’avait jamais vu son passé dévoilé…on savait juste qu’il venait de la planète Corellia, qu’il avait fait le Raid de Kessel en 12 parsecs (ce qui semblait être « son exploit ») et qu’il avait gagné le Faucon Millenium à Lando Calrissian, lors d’une partie de Sabacc. Jusqu’à ce spin-off, dont la réalisation a été compliquée : à l’origine, un duo de réalisateurs, Phil Lord et Chris Miller, avait été engagé, afin de donner un ton plus humoristique au film…mais après plus de 4 mois de tournages, ils ont étés licenciés par Kathleen Kennedy (la « papesse » de LucasFilms), officiellement pour « différents artistiques », et remplacés par Ron Howard (qui avait failli, en 1999, réaliser La menace fantôme). Des scènes complètes ont été retournées (selon certaines sources il s’agirait de 80 % du long-métrage), le film prenant un ton résolument différent de celui envisagé à l’origine.

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Lancelot.

Solo est un film de fan, pour les fans, les amoureux de Star Wars, les fins connaisseurs. Le nombre de clins d’œils et de références à la saga est légion. La scène d’ouverture du film ne s’ouvre pas par le traditionnel générique de John Williams, bien que ce dernier ait composé le thème principal de cet opus (The Adventures of Han). Il a laissé la baguette à John Powell (qui a surtout fait des musiques pour des longs métrages d’animation).

Le film débute avec Han Solo, déjà adulte, sous les traits de son nouvel interprète : Alden Ehrenreich. Certes, il ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à la version jeune de Harrison Ford, mais il ne choque pas dans le rôle : il a capté l’essence du personnage, ses mimiques et expressions (et notamment le fameux sourire en coin). Han est amoureux de la jeune Qi’Ra (jouée par la belle Emilia Clarke) et rêve de fuir Corellia, et d’échapper à l’organisation des Vers Blancs, dirigée par Lady Proxima, un mille-pattes géant. Il a énormément de dettes, et il pense que le vol du coaxium  (un carburant), pourrait lui permettre de redémarrer une nouvelle vie, ailleurs, avec elle. Mais rien ne se passe comme prévu, et le couple est séparé…Han parvient cependant à s’enfuir.

Afin de le retrouver, il s’engage dans l’armée de l’air de l’Empire intergalactique, avec l’ambition de devenir pilote. Un officier supérieur, lors de son recrutement, lui donnera le nom de Solo. Mais 3 ans après, il a été éjecté et est désormais un simple soldat de l’Empire, obligé de se battre dans des guerres dont il ne comprend pas le motif. Han se rend alors compte que son supérieur, Tobias Beckett (Woody Harrelson), est en réalité un contrebandier travaillant pour une mystérieuse organisation baptisée l’Aube écarlate. Il souhaite le rejoindre, lui et ses hommes afin de pouvoir cesser de servir l’Empire et rechercher Qi’Ra, mais celui-ci refuse. Menaçant de le dénoncer, Beckett le fait passer pour déserteur et Han est jeté dans une fosse où est prisonnière une créature, affamée par les stormtroopers. Il s’agit d’un Wookiee prénommé Chewbacca. La bête, dotée d’une force exceptionnelle, cherche d’abord à tuer Solo, mais se ravise lorsqu’elle se rend compte qu’il parle son langage ! Elle l’aide à se sortir de là et à retrouver Beckett. Ils finissent par le convaincre de les emmener à bord de son vaisseau et de rejoindre son équipe, formée par Val (Thandie Newton) et Rio Durant,  un Ardennien.

Mais Beckett est pleins de dettes et doit rendre des comptes à Dryden Vos, son supérieur à l’Aube écarlate . Il doit donc réaliser une opération périlleuse : voler un lot important de coaxium. Han et Chewie seront bien entendu de la partie…bien entendu, rien ne se passera comme prévu.

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Amourette.

Han Solo n’a pas connu que Leia ! Le film lève le voile sur son amour de jeunesse : Qi’Ra. La jolie brune et lui était inséparable, prêt à vivre d’incroyables aventures, aux confins de la galaxie. Quelle n’est d’ailleurs pas la surprise de Han de la retrouver, des années après l’avoir perdue, chez Dryden Vos, travaillant malheureusement pour l’Aube écarlate. Celle-ci est heureuse de le revoir, mais prisonnière de sa condition.

Toutefois, Dryden Vos, déçu de revoir Beckett revenir sans le coaxium, décide de leur donner une nouvelle chance, grâce à Qi’Ra…mais celle-ci devra partir avec eux, dans une expédition qui s’annonce être quasi-impossible : voler du coaxium brut sur Kessel, puis aller  rapidement sur Savareen, afin de le faire stabiliser, sans quoi il risque fort d’être inutilisable.

Mais pour aller jusque là, ils auront besoin d’un vaisseau…et Qi’Ra connait justement un homme qui en a un. Il s’agit de Lando Calrissian (Donald Glover), un riche trafiquant.  Han souhaite gagner son vaisseau et le défie au Sabacc, un jeu de carte, en le pariant en échange de son propre bâtiment (qu’il n’a pas, mais qu’importe puisque c’est du bluff). La partie démarre et tout les aliens concurrents se font battre l’un après l’autre (leur apparence est inspirée d’un tableau du Caravage). Alors qu’il était sensé gagné, Lando triche et remporte le duel…toutefois, les choses s’arrangent lorsque le petit groupe promet à Lando un généreux pourcentages sur le coaxium qu’ils déroberont. Ils partent donc tous à bord du Faucon Millenium…mais Calrissian en sera le pilote. Le vaisseau est dans une version antérieure à Un nouvel espoir, avec de nombreux changements dans son équipements (il comprend notamment une capsule de sauvetage, la coque est lisse,…).

Qi’Ra et Han vont se retrouver l’un et l’autre, bien que celle-ci se montrera parfois distante et hésitante, ne sachant pas trop que faire : se laisser dicter par son coeur et ses émotions, ou devoir écouter la raison et ses supérieurs hiérarchique ?

Droïdes.

Le copilote de Lando se nomme L3-37  (Phoebe Waller-Bridge, vraiment très drôle) et n’est autre qu’une droïde. Cette femme-robot est très intelligente et est surtout dotée d’un tempérament très fort. Elle dit tout ce qu’elle pense et milite pour la cause des robots : elle est persuadée que ceux-ci ont des droits et qu’il convient de les respecter ! Elle prône une égalité machine-être vivants, et se montre farouchement opposée aux combats de robot, pratique pourtant courante dans la galaxie. L3-37 a aussi dans sa mémoire une cartographie détaillée, permettant n’importe où et de prendre des chemins moins connus de l’Empire.

Solo : A Star Wars Story n’offre pas le traditionnel caméo R2D2 et C-3PO. Toutefois, Anthony Daniels, interprète de ce dernier, fait un petit caméo, dans le rôle de Tak, un marchand d’esclave.

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Aube écarlate.

L’Aube écarlate est une organisation criminelle dirigée par Dryden Vos (Paul Bettany), le méchant du film. Celui-ci est un homme vivant dans le luxe et habitué à organiser de splendides réceptions, où il y a du beau monde. Il n’a pas l’habitude de se salir les mains, mais sait se battre : il tue tout ceux qui reviennent chez lui les mains vides…Mais Dryden n’est qu’un pion…car il obéit aux ordres de quelqu’un de bien plus puissant..

Enfys Nest, pirate, et sa bande combattent l’Aube écarlate. On croit d’abord qu’ils sont les véritables méchants du film, avant de se rendre compte que l’on a fait fausse route…Enfys est d’ailleurs une jeune adolescente, survitaminée, et n’ayant pas peur de mourir pour une cause qui la dépasse (ce qui n’est pas sans rappeller une certaines Alliance rebelle).

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Caméo surprise.

Le véritable cerveau de l’Aube écarlate n’est autre qu’un personnage emblématique de la saga (qui n’a pourtant eu que quelques scènes seulement) : il s’agit du seigneur sith Dark Maul. Aussi surprenant cela soit-il, celui-ci a survécu aux événements de La Menace Fantôme et est donc toujours actif. Les possibilités d’histoires futures sont donc ouvertes ! 

Vous l’aurez compris : Solo est un film de fans, pour les fans.  Quel plaisir de revoir Han et son pote Chewie ! Lando Calrissian a droit a quelques moments mémorables également : on découvre que c’est un personnage avant tout motivé par l’appât du gain, prêt à accepter n’importe quel marché si cela s’avère financièrement intéressant ! Il est également pansexuel (il peut donc être attiré par des individus de n’importe quel genre ou sexe).

Il y a de nombreux clins d’oeil, allusions, ou easter eggs : ainsi, on peut voir l’armure de Boba Fett, chez Dryden Vos ;  L3 est l’origine de la base de donnée du Faucon Millenium ; Jabba le Hutt est mentionné dans le film ; Chewbacca révèle son âge ; les dés de Han Solo trouve enfin leur signification (l’attachement qu’il avait envers Qi’Ra et la chance qu’ils semblent symboliser) ; les armes de Dryden Vos ont 2 leurs deux extrémités rouges et rappellent le sabre de Dark Maul.

Le long-métrage est drôle, dynamique et bien ficelé. Les spin-offs de Star Wars offrent beaucoup plus de place pour la créativité et l’originalité (défaut souvent reprochés au Réveil de la Force). À cause de l’épisode VIII de la saga (Les derniers Jedis), il y a eu beaucoup de déçu (jamais un Star Wars n’a autant déplu…), et nombre d’entre eux ont tout simplement boycotté Solo…pourtant, ce film est une belle réussite. Le Festival de Cannes n’est décidément pas encore prêt pour Star Wars (notre note : 8,3/10).

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