A crazy world



669.Momo.

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Imaginez une seconde si un inconnu, prétendant être votre fils, débarquait dans votre vie ? C’est la situation à laquelle André (Christian Clavier) et Laurence (Catherine Frot) Prioux vont être confronté. En effet, alors qu’ils font tranquillement leurs courses, André, voit un jeune homme mettre une boîte de céréales « Chocapic » dans le caddie. Ne comprenant pas, il s’énerve et lui demande d’arrêter. Le garçon est choqué, lui répondant dans un langage incompréhensible, avant de partir avec la caddie, le laissant quelque peu sonné. Laurence, partie chercher un article, revient et est très surprise par l’histoire d’André. Ils le signalent à la sécurité du magasin, qui ne peuvent rien faire, l’homme en question s’étant volatilisé…Le couple est obligé de refaire ses courses, et en rentrant chez eux, trouvent des sacs de commissions dans la cuisine…le garçon s’est introduit chez eux, a payé les courses, et utilise maintenant leur douche ! Il prétend être leur fils, leur montrant une vieille photo de vacance au dos de laquelle il est indiqué « Papa et maman ». Il dit s’appeler Patrick, et est sourd et muet, lisant sur leurs lèvres. L’ennui, c’est que Laurence et André n’ont jamais eu d’enfants ! Du moins, ils ne s’en souviennent pas…le couple se méfie donc dans un premier temps de Patrick. Mais Laurence, qui n’a jamais pu avoir d’enfant, se laisse amadouer et prête la voiture d’André à Patrick, afin qu’il puisse aller chercher son épousé, qui attend près de la cathédrale. Apprenant cela, son mari est furieux, d’autant que les jours passent, et que sa voiture et son occupant se sont volatilisés. Laurence sombre peu-à-peu, espérant voir le retour de Patrick, dont elle est persuadée qu’il est son fils. La femme s’invente un enfant ! André, désemparé, ne sait pas trop quoi faire devant cela, le psychiatre lui conseillant d’aller dans son sens, afin de ne pas la contrarier. Mais voilà que Patrick fait son grand retour, avec sa compagne…Pour André, cette « nouvelle famille », vient bousculer toute son existence…

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Réalisé par Vincent Lobelle et Sébastien Thiéry (adaptant sa propre pièce de théâtre et qui joue également Patrick dans le film)  Momo est une comédie, avec un grand C, pleine d’humour et de scènes très drôles. Un film presque lorgnant du côté du surréalisme. Il faut dire que Christian Clavier, comme à son habitude, en fait des tonnes, vociférant à tout vent, jurant, s’énervant et devant faire bien des concessions pour l’amour de sa femme. Il rappelle un peu Louis de Funès, dans cette manière de jouer, ou lui-même dans les Visiteurs. Il y a notamment la scène où il rencontre la compagne de Patrick, Sarah, pour la première fois : celle-ci est aveugle, et ne supporte pas qu’on l’aide…néanmoins, il faut qu’elle puisse entrer chez lui. Donc, André lui fait des petits bruits, comme à ceux que l’on fait à un cheval, pour la faire entrer. Où encore la scène où André veut vérifier si Patrick est réellement sourd, et fait du bruit, jusqu’à faire exploser un pétard. On peut ajouter aussi le fait qu’il est le seul à ne pas comprendre ce que dit Patrick dans le film (avec le spectateur, bien entendu).

Mais Momo est plus que ça : il s’agit de la façon dont Patrick surnomme sa maman, Laurence. Le long-métrage se veut être un hommage à celle qui nous met au monde, s’occupe de nous, donnant tous d’elle-même afin de nous faire parvenir à l’âge adulte. Le film insiste bien sur le fait qu’une mère peut être une mère, si elle aime son enfant. Patrick est un enfant qui a été battu et abandonné par ses parents. Laurence ( Catherine Frot, toujours juste) voit l’occasion (même si elle sait pertinemment que c’est faux) de jouer un rôle de mère, qui lui était jusque là impossible à envisager. Elle cherche à voir où tout cela la mène, et cela la rend heureuse. Les liens affectifs sont plus forts que les liens du sang. En témoigne d’ailleurs les familles d’adoptions, donnant une famille à un enfant qui n’en a pas. Mais la rencontre entre les Prioux et Patrick va les changer du tout au tout : ils vont passer de bourgeois coincés regardant la télévision sur deux écrans séparés, à des parents qui se font du soucis pour leur enfant, et qui désireront faire partie de la vie de leur fils (bien que pour André, cette révélation n’arrivera qu’à la toute fin).

Tout le monde n’appréciera pas, trouvant toujours à redire, que la morale est simpliste, que les personnages sont trop caricatural et que leurs réactions sont exagérées (bien que si l’on y réfléchit, ça n’est pas tout à fait vrai) mais Momo est un film touchant : il rappelle les priorités et ce qu’est une véritable famille. Ce sont les gens qui vous aiment (notre note : 8/10).


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