A crazy world



673.Le Village des damnés.

La filmographie de John Carpenter est comme un coffre à jouet, pour les amateurs de cinéma de genre. En 25 ans, il a réalisé une quinzaine de longs-métrages, avant de se plonger dans une sorte de semi-retraite, dont il ne ressort que de manière épisodique. En 1995, le réalisateur mettait en scène le remake d’un célèbre film d’épouvante de 1960 : Le Village des damnés. L’histoire est basée sur un roman de science-fiction de John Wyndham, rédigé en pleine guerre froide, et intitulé Les coucous de Midwitch.

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Le Village des damnés se déroule dans le village de Midwich, lors d’une fête municipale. Les habitants sont occupés aux préparatifs lorsqu’un phénomène très étrange se produit : tous s’évanouissent, plusieurs heures durant, sans raison apparente. Les occupants des villages voisins préviennent les forces de l’ordre qui ne comprennent pas ce qui se passent, chacun de ceux tentant de pénétrer dans le village tombant dans les vapes. Des spécialistes du surnaturel, dirigé par le docteur Susan Verner (Kirstie Alley) font leur apparition et tentent d’élucider le mystère. Les gens finissent par se réveiller et les choses se calmer. Mais peu de temps après, toutes les femmes du village tombent subitement enceintes. Ne comprenant pas ce qui leur arrivent, elles décident de garder leur bébé, sur les conseils du docteur Ian Chaffer (Christopher Reeve). Les femmes accoucheront toutes le même jour, au même moment, et au même endroit. L’un des bébés sera mort né, et soustrait par le docteur Verner qui souhaite l’étudier. Les années passent, et les enfants grandissent. Ils se ressemblent tous très fort, chacun d’eux ayant les cheveux blancs. Une étrange connexion semble les lier. Rapidement, des phénomènes étranges se produisent : des gens se suicident, des accidents où des gens périssent se produisent…les enfants ne sont pas étrangers à toutes ses disparitions.

Petit film d’épouvante, Le Village des damnés est un récit qui empreinte aussi à la science-fiction : ce sont des extra-terrestres qui ont fécondés les femmes du village. Les enfants sont donc des être hybrides, télépathes (ils savent pénétrer l’esprit d’autrui, et connaître ses intentions) , capable de faire faire n’importe quoi à n’importe qui. Leurs yeux se mettent à luirent et les gens leurs obéissent aux doigt et à l’œil. Ils utilisent cependant leurs dons pour faire le mal autour d’eux (en exemple, on peut citer la scène où le bébé force sa propre mère à plonger son bras dans l’eau bouillante de la casserole). Les enfants sont effrayants, car ils semblent dictés par leur mission (détruire l’humanité), n’ayant aucune once d’humanité, ne ressentant aucune compassion ni amour pour personne. Doté d’une intelligence remarquable, et dirigé par Mara, chacun quitte le domicile familial pour se retrouver et former un groupe uni. Un seul d’entre-eux ne répond pas à cette règle : le petit David (Thomas Dekker), dont sa mère semble encore avoir une influence sur lui, et qui se rend compte que ce que ces frères et sœurs font est mal.

Échec critique (le film fut d’ailleurs lauréat de plusieurs Razzie Awards, récompenses attribuées aux pires films) et commercial à sa sortie (malgré la distribution) , le long-métrage s’est trouvé un public d’aficionado lui vouant un petit culte. Mark Hamill, en contre-emploi, dans le rôle du prêtre livre une prestation intéressante. Christopher Reeve est pour la dernière fois valide, dans un film, avant son accident, qui le rendit tétraplégique. Les effets spéciaux sont dignes d’une série B, mais le tout est agréable à suivre, avec quelques scènes gores (notre note : 6,5/10).


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