A crazy world


  • Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 10 août 2018

683.Venom : bande-annonce.

Image de prévisualisation YouTube

Le super-vilain Venom, ennemi de Spider-man, et déjà apparu au cinéma dans Spider-man 3 en 2007, a enfin droit à son film live, avec Tom Hardy dans le rôle-titre. Attendu pour octobre prochain, la bande-annonce présente un Eddie Brock partagé entre le bien et le mal, plus complexe, possédé par le symbiote, extra-terrestre protéiforme qui ne cherche que la destruction…


682.À la recherche de la Panthère rose.

La panthère Rose, célèbre diamant, a été à nouveau dérobée. L’inspecteur Clouseau, qui l’a retrouvé deux fois par le passé, est à nouveau en train d’enquêter. Mais alors qu’il est sur une piste, l’homme disparaît, à bord d’un avion. S’est-il crashé ? Clauseau est-il toujours en vie ? La journaliste d’investigation Marie Jouvet décide de partir à sa recherche et de lever le voile sur cette mystérieuse affaire…

pe

Clap de fin

Sixième et dernier film mettant en scène Peter Sellers dans la peau de l’inspecteur Clauseau, À la recherche de la Panthère rose marque la fin de la saga épique de Blake Edwards. Sorti en 1982, soit deux ans après la mort de son interprète, le film est très différent de ses prédécesseurs, car constitué essentiellements de scènes des épisodes antérieurs (et de quelques moments inédits coupés au montage). C’est une sorte d’hommage à Peter Sellers, un « best-of » de la série. On suit l’enquête de Marie Jouvet (Joanna Lumley), interviewant tout ceux qui ont croisés la route de Clauseau, de l’inspecteur Dreyfus (Herbert Lom) devenu complètement fou et suivant des thérapies pour l’oublier, à son père (qui racontera l’enfance de son fils), ou encore Sir Charles Litton (David Niven), que Clauseau avait accusé d’être le Fantôme, premier voleur de la Panthère rose. On y retrouve aussi Cato Fong (Burt Kwout), qui était chargé d’entraîner Clauseau au combat, et qui devait l’attaquer tout les jours, en se cachant chez lui. Sans être le meilleur épisode de la franchise, À la recherche de la Panthère rose est un film souvent décrié, car inégal (le scénario est minimaliste), mais permet de redécouvrir tout le génie burlesque de Peter Sellers (notre note : 6,5/10).

En 1983, avec L’héritier de la Panthère Rose, Blake Edwards fêtait les 20 ans de la saga, avec tout le casting original (excepté Peter Sellers). On peut noter un caméo de Roger Moore, en Clauseau.

Clauseau, l’immortel

Créé par Blake Edwards, l’inspecteur Clouseau est tout d’abord un personnage secondaire, dans le film La Panthère rose (1963). Mais le personnage marque et plait au public : il sera la vedette des films suivant. Et pour cause : c’est un détective qui ne provoque que des catastrophes là où il va. Il est idiot, égocentrique, et parle énormément.

Chacun des films où il s’illustra furent marqué par un comique de situation très marqué, mélangeant le vaudeville, l’absurde, les gags à répétition et le dessin-animé (chacun d’entre eux s’ouvre d’ailleurs par une séquence animée mettant en scène une panthère rose). De façon générale, c’est tout le cinéma de Edwards (plus d’une trentaine de films) qui fut marqué par cette empreinte.

Peter Sellers

Comédien génial, Peter Sellers (1925-1980) a marqué son époque et le cinéma anglais. Personnage complexe, tourmenté, survolté et pleins de doute. Fils de comédiens, Richard (de son vrai nom) s’enrôle dans l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale. À la fin de celle-ci, il fait divers métiers (musicien de jazz, danseur,…) avant de rejoindre la radio, pour le Goon Show, où il fera rire les gens (particulièrement doué pour les accents, il pouvait créer des situations très drôles), pendant presque 10 ans. 

Élargissant ensuite ses horizons, Sellers se met à jouer dans des films (Ladykillers, en 1955).Il choisi le nom de scène Peter, en mémoire à son frère, décédé un an avant sa naissance. Au début des années 60, il tourne deux fois avec Stanley Kubrick, pour Lolita et Docteur Folamour. Sa carrière décolle alors. Suivra une longue collaboration avec Blake Edwards, dès 1963, avec La Panthère rose. Il jouera aussi dans La party et Bienvenue, Mister Chance

Malade, Peter Sellers a le coeur fragile. Il brûle la vie dans les excès, entre drogues et alcool. En 1980, il fera une crise cardiaque qui s’avérera fatale. Il fut marié 4 fois.


681.The Watchmen : les Gardiens.

En 1985, le Comédien, super-héros est assassiné, jeté violemment par la fenêtre, après un combat dans son appartement. Rorschach (Jackie Earle Haley), un ancien ami et collègue, décide de mener l’enquête afin de savoir ce qui lui est arrivé et si les autres super-héros ne courent pas un terrible danger. Il part prévenir les autres Watchmen, tous retraités, et leur demande de l’aider à retrouver le coupable…

kk

Il était une fois…Les Watchmen

Adapté du roman-graphique d’Alan Moore (V for Vendetta, From Hell, Constantine) et Dave GibbonsThe Watchmen raconte l’histoire d’une troupe de super-héros, qui ont voulu maintenir la paix dans le monde. Les premiers furent l’équipe des Minutemen, à la fin des années 30, qui partirent à la retraite, à l’exception de trois d’entre eux, le docteur Manhattan, le Comédien et Rorschach, qui intégrèrent l’équipe suivante : les Watchmen (les gardiens). Le docteur Manhattan (Billy Crudup) fut leur guide, permettant aux USA de gagner la guerre du Vietnam, et de calmer la Russie et sa menace nucléaire.

Héros d’une bande dessinée plus ambitieuse, les Watchmen se distingue par des personnages dont la psychologie est très élaborée (ils n’ont pas de vrais pouvoirs, si ce n’est le docteur Manhattan) : on est dans leur tête, il y a une réelle mise en abyme. Les super-héros sont le centre de l’intrigue. Ils doutent, ont des regrets sur ce qu’ils font ou ont fait (on pense au Comédien), savent qu’ils ne font que porter qu’un déguisement, avec un masque. On a beau être un super-héros, on en demeure pas moins un être « humain ». C’est ambigu, la moralité est à rude épreuve à de nombreux moments charnières de l’histoire. Le monde est noir et le mal est omniprésent.

po

L’Amérique de Nixon

L’histoire de Wachtmen se situe en 1985, dans une Amérique modifiée, par l’arrivée du docteur Manhattan, en 1959 : Nixon en est à son 5e mandat présidentiel  ! Les super-héros semblent être retourné à la vie normale, laissant la corruption s’installer, et les atrocités se multipliant (bien que Rorschach tente d’intervenir afin de les limiter). Un conflit nucléaire est sur le point d’éclater entre les USA et l’URSS, risquant de provoquer la fin du monde ! Alan Moore a toujours eu une sainte horreur des bureaucraties et des dirigeants…il scande la liberté dans V for Vendetta, et le fait à nouveau ici, tant qu’à provoquer le désordre. Le monde est forcément différent, la technologie ayant permit d’accomplir des prouesses remarquables.

C’est une uchronie, une réécriture de l’histoire, avec des faits différents (que se serait-il passé si…?). Ici, ce qui a changé l’histoire, c’est l’arrivée des Gardiens. Le temps semble avoir une importance primordiale dans le récit, qui débute d’ailleurs sur une horloge de l’Apocalypse, qui n’est qu’à 5 minutes de son crépuscule. Watchmen signifie gardien, mais si on isole watch, on à la fois un verbe (surveiller) et un mot (une montre), qui évoque le temps. Un événement particulier peut changer tout le cours du récit, et provoquer un basculement…le docteur Manhattan se voyait horloger, et le voici en une sorte de « grand architecte de l’univers », le premier Spectre Soyeux a vu toute sa vie gâchée par un terrible secret,…

Le temps semble aussi être une négation : on se refuse à disparaître. On est là pour durer. Si le docteur Manhattan en est l’exemple le plus frappant, c’est aussi le cas du Président Nixon, qui en est à son 5e mandat (presque 20 ans de présidence), ou des Watchmen incapable de s’arrêter, comme le Comédien, ou Rorschach. Les personnages ont difficiles d’accepter qu’ils disparaissent peu-à-peu, comme le chante Bob Dylan, en début du film. Les masques de chacun renforce cette idée selon laquelle le temps n’a pas d’emprise sur eux (Rorschach semble être d’âge indéterminé avec son masque, tandis que lorsqu’il le retire, c’est un vieil homme).

poi

Le docteur Manhattan, Ozymandias, Rorcschach et les autres…

La galerie de super-héros développé dans le film de Zack Snyder est assez éclectique : Il y a tout d’abord le docteur Manhattan (Billy Crudup), ancien scientifique devenu immortel suite à une accident, pouvant tout construire et déconstruire à l’infini. Il est une sorte de dieu volant, capable d’insuffler et de reprendre la vie. Tantôt géant, tantôt de taille normale, il est une arme redoutable, la seule raison pour laquelle la Russie n’a pas encore déclarée la guerre aux U.S.A. Amoureux de Laurie Jupiter, alias le Spectre Soyeux II (Malin Akerman), il a décidé de la quitter et de se retirer, sur Mars, afin de ne plus avoir aucune influence sur le monde des hommes, dont il se sent étranger. Le surhomme pense être également une menace, ayant provoqué des cancers accidentellement chez tout ceux qui avaient travaillés avec lui lorsqu’il était encore un être humain.

Le Hibou II (Patrick Wilson) a des allures de Batman dans son costume, et utilise la technologie comme armes de pointe. À bord de l’Archie, il sillonait le ciel, au cas où une menace survenait. Il prit sa retraite lorsque les super-héros furent déclarés illégaux par le Congrès. Mais lorsque le Comédien meurt, l’homme redécouvre ce que cela fait d’être un super-héros, et à quel point il adore cela.

Ozymandias (Matthew Goode), alias Veidt, est le seul des Watchmen à avoir révélé sa véritable identité au monde entier. Profitant de sa notoriété, il est devenu très riche et vit dans le luxe. Il est probablement le plus fort d’entre tous (il a atteint le summum des capacités humaines) et le plus intelligent, capable d’arrêter une balle que l’on vient de tirer. C’est un homme fier et se prenant pour un roi.

Le Comédien (Jeffrey Dean Morgan), alias Edward Blake, était un être cruel et violent (du moins c’était l’apparence qu’il voulait donner aux yeux de tous), capable du pire. Spécialiste du combat commando, il ne prenait pas les Watchmen au sérieux. Le monde est pour lui une sorte de plaisanterie (son emblème est d’ailleurs un smiley jaune). Il a tué le président Kennedy. Après la dissolution des Watchmen, l’homme continua de travailler pour le gouvernement, après la fin du groupe.

Laurie, le Spectre Soyeux II est la muse du docteur Manhattan. Elle le voit cependant se détourner d’elle, et trouve réconfort chez le Hibou, qui deviendra son amant. Sa mère n’est autre que Sally Jupiter, qui fut la première Spectre Soyeux.

Rorschach est le seul Watchmen encore en activité : portant un masque faites de tâches noires (afin de rester dans l’anonymat), tâches de Rorschach utilisée pour l’évaluation psychologique de patients atteints de troubles mentaux, il est constamment poursuivi par la police. Déséquilibré et pessimiste, il voit le monde comme une horreur, portant un fardeau sur ses épaules. Violent, il est sans pitié envers les bandits. En vérité, une vieille affaire l’a marqué : la mort d’une petite fille, assassinée et donnée à manger aux chiens de son bourreau. Depuis lors, il fait sa propre justice : expéditive. L’homme a beau être vieux, il est encore très fort. N’ayant foi qu’en la justice, il cherche à rétablir l’égalité et la paix. Les prisons sont d’ailleurs pleines grâce à lui…être un justicier est une seconde nature, c’est sa destinée (sans son masque, il n’est d’ailleurs personne).

pz

Menace invisible…

Les Watchmen sont victime d’un ennemi terriblement dangereux et doté d’un grande intelligence. Ses desseins sont étranges mais visent, dans le fond, à instaurer une utopie, sur base d’un mensonge savamment orchestré. La fin justifie-t-elle pourtant les moyens ? 

Zack Snyder fait entrer, avec Watchmen, les super-héros dans l’âge adulte : son film n’est pas drôle et ne brille pas par son action. Il transcende grâce à ses dialogues et ses personnages. Les ralentis sont sublimes, offrant de très belles scènes (notamment quand le Comédien traverse la fenêtre). Si Alan Moore déteste les adaptations de ses œuvres au cinéma, ce n’est pas le cas de Gibbons. Et pour cause : le long-métrage est très fidèle à la trame originale du comics, si ce n’est la fin du récit (le motif du méchant, afin d’être plus en phase avec notre époque), changée par Snyder. Mais le tout forme une oeuvre singulière (de 2h40), pleine de violence et de poésie. La musique est très riche et pleines de titres célèbres (comme Me & Bobby McGee de Janis Joplin, The Times they are a-changin’ de Bob Dylan ou encore Unforgettable de Nat’King’Cole. Et c’est très beau (notre note : 9/10).

re


Jean-Michel, jour après jour. |
Emmawatsonning |
Videopassion07 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la vie est belle !
| Freddyvsjason
| Ilmiocinema