A crazy world



687.The Descent.

sza

6 femmes, 6 amies de longues dates, décident de se retrouver dans un chalet dans les Appalaches, afin de faire de la spéléologie. Elle descendent alors, sur les conseils de l’une d’elles, Juno, dans des grottes considérées comme « facile ». Mais un éboulement dans un passage bloque la seule voie accessible pour remonter à la surface. Juno leur avoue alors qu’elles les a emmenées dans un tout nouveau réseau de grottes, encore jusque là inexplorées…aucun chemin n’est donc connu et n’a été recensé. Les femmes vont alors devoir avancer avec prudence, afin de se frayer un chemin dans un dédale de galerie, plongée dans le noir le plus complet. Mais elles ne sont cependant pas seules…en effet, des créatures vivent dans ses grottes depuis la nuit des temps. Complètement aveugles, ils se repèrent aux sons. Les jeunes femmes devront se montrer forte pour faire face à ces hideux anthropophages…

Signé Neil Marshall (dont le Hellboy est attendu pour l’an prochain), The Descent est un film d’horreur sorti en 2005. Il a très vite trouvé son public et est devenu l’un des préférés des années 2000. Il faut dire que le long-métrage est tourné dans un décors assez réalistes (les Appalaches, évoquant le film Shining, au début, puis les grottes), mettant ses personnages confrontés à un phénomène naturel (un éboulement accidentelle d’une galerie étroite), qui les emprisonnent dans un environnement qui leur est inconnu, même si elles ont l’habitude de pratiquer l’activité de spéléologue en herbe. Marshall prend le temps de raconter son histoire, se concentrant d’abord sur ses personnages, et plus particulièrement Sarah, qui traverse un deuil et voit en cette expédition le moyen de se remettre de cette tragédie…

La menace invisible qui les entoure ne se manifeste que tardivement. Au début, il y a d’abord l’angoisse permanente d’être enfermé dans ce labyrinthe géant (quoi de plus oppressant que des grottes qui n’ont jamais vue la lumière du jour), plongé dans les ténèbres (l’éclairage émane d’ailleurs des lampes torches, fusées et autres caméras infra-rouge, permettant de se sentir moins oppressé) de la nuit noire. Chaque chemin peut être synonyme de mort si l’on ne fait pas attention (la scène où l’une des filles se brise la jambe suite à une chute est particulièrement réaliste). Ensuite, quand elles retrouvent confiance en elles, s’enfonçant dans les profondeurs de la terre, la menace se précise…les créatures (au design particulièrement réaliste, sorte d’homme des cavernes de couleur blancs laiteux car non exposé au soleil), tapies dans l’ombre sortent et les attaquent à toutes vitesse, s’y mettant à plusieurs sur une même proie. Elles sont nombreuses et comportent plusieurs nids, avec des mâles et des femelles. Le réalisateur les a baptisé les crawlers. Il s’agit de véritables personnes qui ont été maquillés et grimés à l’aide de prothèses. Pour plus de réalisme, les actrices n’avaient pas vue les créatures avant de tourner les scènes…il fallait que leurs réactions, leurs cris, leur peur, soient authentique ! Dans l’histoire, les filles doivent faire preuve de courage, et certaines se révéleront être de redoutables guerrières. La peur les paralysant au début laissera place à une rage effroyable, certaines n’hésitant pas à se sacrifier pour sauver les autres. Et de tout ce maelström culmine la fin, hallucinante et saisissante. C’est un sommet d’effroi, avec beaucoup d’adrénaline. On reste scotché, de bout en bout, dans ce « Délivrance version féminine » (notre note : 9,4/10).


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