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694.Il était une fois une chanson…Cry Me a River.

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En 2002, Justin Timberlake sort son premier album, et se remet de sa rupture avec la chanteuse Britney Spears, qui l’a trompé. Tout deux avaient été en couple durant trois ans. Sous le choc, il décide d’écrire une chanson évoquant son histoire, celle d’un homme, triste et dont le cœur est brisé, et qui ne peut pardonner à celle qui l’aimait, qui ne veut pas, car le mal est fait. Il lui demande quelque chose d’impossible : de lui pleurer une rivière, ce qui est une métaphore de la douleur qu’il ressent.

Officiellement, le chanteur a toujours nié tout rapport avec sa vie privée et le titre en question. Quoi qu’il en soit, la mélodie est superbe, mixant tant de la guitare que des synthétiseurs ou du clavinet. Les paroles sont pleines de poésies, et doté d’un grand sens du tragique. Le clip évoque le titre, et la jeune femme blonde qui apparaît rappelle étrangement Britney Spears…

Avec Cry Me a River, titre pop énergique, le jeune homme va voir sa carrière décoller, obtenant plusieurs Grammy Awards en 2004. A noter que Spears, en 2004, a sorti la chanson Everytime, qui est une sorte de « réponse », semi-avouée, au titre de Timberlake. Dans ce titre, elle demande pardon d’avoir fait souffrir une de ses anciennes conquêtes…


693.Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

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Ichabod Crane (Johnny Deep) est inspecteur de police à New-York. Ses méthodes d’investigations, avant-gardiste et quelques peu non orthodoxes pour l’époque sont décriées, ce qui lui vaut d’être envoyé dans le petit village de Sleepy Hollow. Là-bas, 3 meurtres ont été perpétrés : ceux de Peter Van Garett, de son fils, et de la veuve Winship. Chacun a été retrouvé décapité, la tête ayant à chaque fois disparu. Pour le village, il n’y a aucun doute. Depuis vingt ans, le cavalier sans tête, fantôme d’un scélérat sanguinaire, revenu d’entre les morts pour décapiter à tout vent. Ichabod mène son enquête en faisant preuve de logique et en utilisant sa raison. Il découvre peu-à-peu que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, et qu’il y a peut-être bien quelque chose de surnaturel à cette histoire…

Tim Burton 1999

Avant d’entamer le nouveau millénaire, Tim Burton revenait avec un film d’épouvante, afin de se remettre de l’échec de Superman Lives. L’histoire était adaptée (très librement) d’une nouvelle de Washington Irving, La légende de Sleepy Hollow. Dans l’histoire originale, Ichabod est un professeur d’école. Le film en fera un inspecteur de police. De plus, le cavalier n’est pas réel, il n’est qu’une légende…et c’est le prétendant de Katrina, fille don Ichabod tombe amoureux, qui le pousse à fuir le village. Dans le film, le cavalier revient bien d’entre les morts…

Johnny Deep était le premier choix de Burton pour le rôle d’Ichabod. Ils se retrouvent ainsi pour la troisième fois, après Edward aux mains d’argent et Ed Wood. Le personnage d’Ichabod est un véritable rôle de composition : personnage fort maniéré, il hurle de peur et peut retrouver son sérieux dans une même scène.

Un conte gothique et sombre

Sleepy Hollow est un hommage aux films de la Hammer, studio ayant fait des merveilles dans les films d’épouvantes, des années 50 aux années 70. Burton convie quelques grands noms ayant fait les beaux jours de celui-ci : Christopher Lee, en bourgmestre envoyant Crane en mission, Martin Landau, en Peter Van Garret tué dès la première scène, et Michael Gough en notaire. Les réactions de chaque protagonistes, à la vue du phénomène surnaturel qu’est le cavalier, évoque celle de films de la Hammer : elles sont exagérées, les traits étirés au maximum, la bouche ouverte en un coi…

L’ambiance gothique du film émane de ses décors (forêt, église du village, cimetière, chaumière détruite, maisons de bourgeois,…), paysages nocturnes où sortent les créatures de la nuit (cavalier sans tête, sorcière,…). Le passé hante le récit, tant pour Ichabod, dont les souvenirs sont un poids, que pour les autres personnages, omnibulé par la légende du cavalier. Il y a d’ailleurs de nombreuses scènes de Flash-back. Les personnages sont aussi des protagonistes de haut vol de ce genre : il y a le révérend, le notaire, le juge, le docteur, l’inspecteur et le bourgeois. Les thèmes sont tout droit issus du gothique : malédiction, torture, meurtre et passé retrouvé. Burton fait la synthèse de ce genre, très prisé dans la littérature, et le modernise également.

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Raison & surnaturel

L’un des thèmes du film semble être la confrontation entre deux mondes antagoniste : celui du superstitieux, où le surnaturel est tangible, où l’on croit que les mythes sont des réalités, et celui de la raison, symbolisé par Ichabod Crane, qui cherche à comprendre les phénomènes de manière logique, recourant à l’expérimentation afin de cerner le vrai. Ce modernisme est là pour couper le pied aux traditions anciennes, aux histoires que l’on se transmettaient de générations en génération, en les prenant pour argent comptant. On ne cherche pas à trouver une explication logique aux choses, au contraire, on mystifie cela et on prend peur de ce que l’on vient d’inventer…

Ichabod est dans la négation totale de l’existence de surnaturel durant toute la première partie du film. Il ne croit que ce qu’il voit. Pourtant, voyant apparaître le cavalier sous ses yeux éberlués, l’homme doit se rendre à l’évidence…le surnaturel est réel !  Il lui faut composer avec son passé difficile, marqué par une enfance traumatisante, afin de comprendre qu’on ne peut pas renier ses origines. En arrivant à Sleepy Hollow, les souvenirs rattrapent Crane, qui se souvient de l’amour qu’il portait à sa mère, qui pratiquait la sorcellerie, et qui fut accusée et tuée (la scène est particulièrement traumatisante) par son propre père, un prêtre autoritaire. Réfutant toute magie, il nie son passé, n’y repensant jamais…mais le cavalier va l’obliger à faire face à son histoire. En acceptant que la magie existe, Ichabod va se réconcilier avec lui-même. Sa rencontre avec Katrina (Christina Ricci), la fille de Van Tassel (Michael Gambon) va le faire basculer. Des sentiments amoureux vont jaillir…en même temps, cette gentille sorcière va lui évoquer sa mère. En effet, dans l’ombre, la jeune femme le protège.

De courage, Ichabod va devoir en faire preuve. Ayant constamment peur, l’homme se dégonfle rapidement, s’évanouissant à plusieurs reprises. Il se cache derrière un petit garçon, hurle comme une fille en détresse ou prend la fuite à toute vitesse lors de sa rencontre avec une sorcière dans la forêt. Il faut dire que ses convictions les plus profondes sont ébranlées…

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Succès à sa sortie, Sleepy Hollow est un film d’époque (sans être historique) et d’épouvante fantastique. Ses personnages sont décalés et étranges, comme à l’habitude d’en créer Tim Burton. Ichabod Crane est un héros froussard et comique dans son mal-être, donnant l’apparence d’être l’homme de la situation. Il cherche à comprendre par quel artifice, ce « pseudo cavalier sans tête » sévit…avec ses instruments fait maison, il se déplace, vers la clé du mystère. Car le phénomène surnaturel a une explication humaine et rationnelle. Le cavalier, incarné par Christopher Walken, est un être sanguinaire, tuant à tout vent, un redoutable guerrier que rien n’arrête (la scène du moulin est une merveille), doté d’un esprit vif pour pouvoir arrêter ses proies (la scène de l’église, où il arrive à ses fins, alors qu’il ne peut pas entrer, le bien arrêtant le mal). Mais il n’est que l’instrument d’une personne à qui la vie n’a pas fait de cadeau, et qui veut s’élever dans la société, en évinçant tout ceux qui lui ont fait de l’ombre…un personne pour qui l’enfance fut aussi une période traumatisante. Elle le tient, à lui, qui ne souhaite que récupérer sa tête. Pour le jeune Masbath, l’enfance est difficile aussi : la perte de son père, seul parent survivant, assassiné par le cavalier. Mais le garçon se relève et se décide à accompagner Ichabod dans sa quête. Katrina est un personnage tendre et doux, qui brille dans les ténèbres,…angélique, la jeune femme veille sur Ichabod et l’accompagne aussi dans sa quête. Elle a aussi perdu sa mère, des suites d’une longue maladie. La relation entre Ichabod et Katrina sera assez sage, bien que des sentiments naissent. Burton fait de son héros un gentilhomme, et retarde le baiser tant attendu.

Burton montre que l’invisible peut être visible, mais pas au sens propre du terme…en fait il tente de dire que l’on doit cesser de s’enfermer dans des vérités que l’on prend comme dogme, et être ouvert à toutes les possibilités (notre note : 8/10).

pui


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