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721.Venom : film solo pour un méchant de spidey.

Crée en 1984, le personnage de Venom était à l’origine un symbiote extra-terrestre qui avait croisé la route de Spiderman, et transformé celui-ci en héros au costume noir, en le vidant de son énergie, ne cherchant à faire qu’un avec lui. Puis, il trouvera en la personne du journaliste Eddie Brock un hôte de choix : journaliste raté, lâché par sa femme et les siens, seul et malade, le symbiote va fusionner avec lui et donner Venom, un être redoutable qui commettra le mal et cherchera à mettre fin aux agissements de l’araignée…

Il est intéressant de constater que Venom présente certaines similitudes, mais néanmoins aussi quelques différences, avec Spider-man : Tout d’abord, leurs costumes sont très similaires, avec une araignée présente sur le torse, sauf dans leur couleur (celui de Venom est noir, tandis que celui de Spider-man est rouge et bleu). La tête de Venom présente deux rangées de dents carnassière, lui conférant un « sourire aiguisé ». Ensuite, ils ont sensiblement les même pouvoirs : ils peuvent adhérer à toute surface, tisser des toiles, et lancer des fils. Venom peut cependant former des tentacules, et leur donner la structure qui lui permettra d’accomplir ce qu’il veut. Le symbiote peut également changer d’apparence. Enfin, Venom a une force nettement supérieur à Spider-man, mais présente aussi 2 faiblesses : les ondes sonores (qui perturbent sa structure moléculaire et l’empêche de se mouvoir), et le feu (qui peut le tuer).

Le cinéaste américain Sam Raimi avait déjà mit en scène la dualité Spider-man/Venom dans Spider-man 3, en 2007. Plus de 10 ans plus tard, alors que c’est sous l’écurie Marvel, au sein des Avengers, qu’officie le tout jeunot nouvel homme-araignée, Sony a conservé les droits sur certains de ses ennemis…dont Venom. Bien décidé à le remettre à l’avant plan en lui offrant un film éponyme, les studios ont travaillés dur pour avoir un film à la hauteur de leurs espérances. Mis en scène par Ruben Fleisher (à qui l’on devait le fantastique Bienvenue à Zombieland), Venom est un film très réussi !

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Le retour du symbiote

Venom suit Eddie Brock (Tom Hardy), journaliste d’investigation aux méthodes chevronnées. Il décide un jour d’interviewer Carlton Drake, PDG de la Life Foundation, mais en lui posant des questions compromettantes, sur bases de d’informations qu’il a obtenue affirmant que cette société utilise des cobayes humains pour faire avancer la recherche, et que bon nombre étaient mort, sans qu’aucune annonce n’ait été faite à leur famille…

Embarassé, Drake met fin à l’interview, et réfute tout en bloc. Il s’arrange ensuite pour que Brock soit renvoyé de son poste. Sa fiancée Anne (Michelle Williams) est furieuse contre lui : en effet, elle est avocate pour la Life Foundation, et Brock s’est servi d’informations qu’elle avait dans ses dossiers. Résultat des courses : elle aussi perd son job ! Furieuse contre lui, elle décide de mettre fin à leur relation…

Pourtant, Brock n’avait pas tord : il se passe des choses pas très catholique à la Life Foundation. En effet, celle-ci a découvert des entités extra-terrestres, baptisés les symbiotes : ces créatures nécessitent de pouvoir trouver un hôte, afin de réaliser une symbiose, et survivre. Ces aliens pourraient permettre de soigner les cancers, et d’allonger considérablement la durée de vie humaine si on les incorporait à des êtres humains. Si les tests cliniques avec les animaux ont finit par se retrouver concluants, cela n’est pas encore le cas avec les êtres humains… de nombreux volontaires, en quête d’un peu d’argent, meurent les uns après les autres lorsque le symbiote est introduit dans leur organisme…mais Drake est prêt à tout pour y arriver, et cache les corps, camouflant une vérité qui dérange.

Une scientifique officiant pour lui, Dora Skirth, décide d’alerter Brock. Celui-ci ne veut rien entendre, dans un premier temps, avant de se raviser. Elle l’aide à s’introduire dans leur laboratoire afin qu’il puisse prendre des photos…mais Brock se retrouve bientôt infecté et obligé de fuir les hommes de mains de Drake, qui sont à ses trousses…

Duo de choc

Brock ne comprend pas ce qui lui arrive : il a faim sans arrêt, entend une voix dans sa tête, et a du mal à contrôler son propre corps. Lorsque les gardes de Drake débarque chez lui, armé jusqu’aux dents, il se rend…mais par le symbiote en lui ! Celui-ci prend le contrôle de la situation et dézingue tout le monde, transformant les membres de Brock en tentacules noires.

Eddie va devoir composer avec cet être qui se prénomme Venom, et qui a besoin de lui pour survivre, mais qui peut le tuer si il ne l’aide pas. Ils passent alors une « sorte d’accord » : l’extra-terrestre ne le tuera pas si il l’aide à voler une fusée à la Life Foundation, afin qu’il puisse aller chercher les autres symbiotes et les ramener sur Terre pour exterminer les êtres humains. Mais Venom finit par se plaire sur la planète bleue et se ravise. En fait, il partage de nombreux point commun avec Brock. Mais ce dernier doit parfois le recadrer, afin d’éviter des abominations : Venom a faim de viande, et n’hésite pas à dévorer d’autres êtres humains…Brock va tenter de ne le faire manger que les mauvaises personnes. Le film insiste sur l’importance que l’éducation que peut avoir, lorsqu’on n’en a pas du tout, dans des scènes vraiment très drôles (lorsque Venom veut manger le petit chien à l’hôpital, par exemple). Faire le bien ou le mal est définitivement une question de choix. Avoir des valeurs est importants, et même si l’on peut penser qu’elles sont relatives à une culture donnée, il y en a qui sont universelles.

Le réalisateur s’est déchaîné dans les effets-spéciaux : les scènes d’actions sont légions, avec des trouvailles visuelles conséquentes. Les mouvements du symbiote (souvent filmé avec la technologie de capture de mouvement, bien que Venom soit le plus souvent en image de synthèse) sont impressionnants, et les ralentis de caméras sur des moments de bagarre, offre des pépites pour les yeux.

Venom, Carnage et les autres…

Le personnage de Venom est fun et délirant. On pourrait presque le qualifier d’espiègle. Son faciès est très réussi, et même si il parait effrayant, on le garde en sympathie !  Il apprécie Eddie, en qui il se retrouve (ce sont des « losers » tout les deux), et est prêt à l’aider quand quelque chose l’affecte. Notamment en matière sentimentale, où il tente d’aider Brock a reconquérir Anne (dont il revêtira l’apparence, offrant une version plus sexy du Venom - »She Venom« -). Il a toujours faim et n’est pas difficile : on le voit manger des croquettes crues, de la viande avariée qu’Eddie avait jeté dans la poubelle,…

Le principal antagoniste du film c’est Carlton Drake (Riz Ahmed), inhumain à l’égo surdimensionné, qui pense incarner la réussite et ne craint au fond que la mort elle-même…il fusionne, en cours de film, avec un autre symbiote, prénommé Riot. Celui-ci est nettement plus fort que Venom, et s’impose comme un leader. Son objectif est clair : ramener les autres symbiotes sur Terre. Lorsque Venom lui désobéit, il est furieux, et entame avec lui un combat dantesque : les filaments de symbiotes envahissent l’écran, on assiste à un spectable visuel démentiel, mais aussi d’une grande violence, entre des entités qui semblent indestructibles…

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La scène post-générique permet d’introduire un autre grand méchant : Carnage, en la personne de Cletus Cassidy (Woody Harrelson, avec une perruque de clown), un dangereux psychopathe en prison, qui sera le « Venom rouge »…

Univers Marvel obligé, Stan Lee fait son traditionnel caméo en toute fin de film, dans le rôle d’un passant avec son petit chien qui croise la route d’Eddie.

Venom est un film énergique, drôle et rondement mené : plutôt que de tomber dans la mécanique classique des films de super-héros, on assiste ici à la naissance d’un super-vilain (qui ne l’est qu’en partie finalement), dans un film de science-fiction pure. La relation entre Eddie et son alter-égo donne du sel à l’histoire, pimentant un peu ses relations. Tom Hardy (sensationnel) livre un personnage névrotique, qui frise les comportements obsessionnel. Finalement, le seul bémol au film est sa durée : 1h35 c’est bien trop court. L’action passe très vite et la fin est expédiée… on reste un peu sur notre faim, espérant revoir ce personnage incroyable pour un éventuel deuxième volet ? (notre note : 8,5/10).

 


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