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733.La prophétie de l’horloge.

Il est étonnant de voir Eli Roth, connu pour des films d’horreurs tel que Cabin Fever ou Hostel, à la tête d’une conte pour enfants tel que La prophétie de l’horloge. Et pour cause : c’est son premier long-métrage tout public ! Pourtant, l’homme change radicalement de style en adaptant le premier roman de la saga La pendule d’Halloween, offrant un film magique, parfois drôle, mais surtout pleins de belles trouvailles visuelles.

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On y suit Lewis, petit garçon marginal adorant jouer avec les mots, venant tout juste de perdre ses parents dans un terrible accident de voiture, et qui se voit contraint d’aller vivre chez son oncle Jonathan (Jack Black), qu’il n’a jamais vu. L’homme l’accueille comme il se doit, lui présentant sa voisine et amie, madame Florence Zimmerman (Cate Blanchett). Mais très vite, des choses étranges se produisent…la maison semble vivante ! Jonathan dévoile alors la vérité à Lewis : il est un sorcier ! Et lui aussi peut le devenir : fasciné, le jeune garçon commence alors son éducation de la magie. Mais de biens sombres dessein l’attendent : la maison cache un terrible secret lié à une pendule capable de provoquer l’extinction de l’espèce humaine. Et un effroyable sorcier, Isaac Izard (Kyle MacLachlan) cherche à tout pris à mettre la main dessus…

Récit mené d’une main de maître, La prophétie de l’horloge met du temps à dévoiler les tenants et aboutissant de son intrigue, laissant le téléspectateur un peu perdu. Mais lorsque toutes les pièces de la mécaniques se mettent en place, le moteur est bien huilé : c’est un film magique, où Jack Black, comme à son habitude, en fait des tonnes en sorcier haut en couleur, jouant à s’insulter gentiment avec une Cate Blanchett tourmentée par la perte de sa fille, ayant eu pour conséquence d’altérer ses pouvoirs. Izaard se révèle être un méchant abominable, un sorcier dont l’allure funèbre et piteuse évoque celle de l’écrivain H.P.Lovecraft.

La maison, lieu de l’histoire, est un lieu où les meubles sont vivants, et ont des émotions (le fauteuil aime beaucoup Lewis, par exemple). Mais ses murs sont hantés par un effroyable tic-tac provenant d’une horloge introuvable annonçant l’apocalypse…dans ce film, les apparences sont trompeuses, et Lewis devra faire attention à qui il accorde sa confiance.

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Le petit garçon est la révélation du film : avec ses lunettes d’explorateurs, et son costume nœud papillon, il a du mal à s’intégrer dans la société. Trop intelligent pour les enfants de son âge, il passe pour un marginal, on le voit comme le mouton à cinq pattes. Il manie la langue avec une grande souplesse, jouant à définir tous les mots, ou a en inventer de nouveaux. Cherchant à se faire des amis, Lewis choisit mal et se retrouve déçu. Son oncle cabotine dans son nouveau rôle de « père », et ne parvient pas à l’encadrer (il ne lui impose aucune limite), refusant la tâche qui lui est assigné au grand mécontentement de Florence, qui repense à sa fille perdue.

Sous la houlette des studios Amblin, écurie de Spielberg, Eli Roth concocte un joyeux cocktail de magie et de récit familial. Il réalise quelque prouesses visuelles (les citrouilles vivantes crachant une sorte de « soupe », le griffon en forme de buisson), raconte les événements du passé à travers de vieux rétroprojecteurs passant des films muets en noirs et blancs, et nous fiche une belle trouille lors de la scène où les poupées diaboliques prennent vie (digne des vieux films d’épouvantes). L’humour est présent à plusieurs reprise, comme lorsque Jonathan devient un bébé avec une tête d’adulte, ou lorsque madame Zimmerman se sert de sa baguette-parapluie comme d’une mitraillette…C’est une sorte de film fourre-tout, rendant hommage à un vieux cinéma très artisanal, et jouant avec de nombreux artifices (notre note : 7,5/10).

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732.Petit hommage à Stan Lee et Katherine McGregor.

Ils nous ont quittés tout deux en novembre dernier : lui, le 12, et elle le lendemain. Stan Lee (né Stanley Lieber) provenait d’un milieu très modeste, et a du se travailler très jeune, afin de venir en aide à sa famille. En 1940, à 17 ans, il décroche un boulot d’assistant chez Timely Comics (dirigé par son cousin), un éditeur de bande-dessinées. Là-bas, il croise la route de deux dessinateurs : Jack Kirby et Joe Simon. Très vite, il abandonne les tâches ingrates (comme servir les sandwichs,…) pour devenir scénariste. En 1942,  alors que Kirby et Simon claque la porte à cause d’un désaccord au sujet de leur salaire, Stan Lee est promeut rédacteur en chef !

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Par la suite, Timely Comics, tout comme les autres comics, voit ses ventes chuter : on l’accuse d’encourager la délinquance chez les jeunes. La crise les guette, mais Stan Lee reste à son poste. Timely Comics fait appel à son distributeur Atlas, et appose son logo sur leurs magazines, afin de booster les ventes. Un nouvel éditeur succède alors à Timely Comics :  Marvel Comics.  Faisant appel à Jack Kirby, Stan Lee crée avec lui les Quatre fantastiques, quatuor de super-héros aux histoires plus adultes, et qui connaîtront un succès immédiat. Ensemble, ils concevront aussi les personnages de Hulk (qui était gris à l’origine !), ThorLa panthère noire, des X-men et des Avengers (à l’exception de Captain America, créé en 1940 par Jack Kirby et Joe Simons). 

Après, Stan Lee s’allie avec d’autres dessinateurs, tel que Steve Ditko, pour créer les personnages de Spider-manDardevilDocteur Strange et Iron man. Les héros de Lee (plus de 200 !) sont des personnages plus réalistes, avec leurs lots de faiblesses et de doutes. Ils avaient plus de profondeurs.  Cela tranchait avec l’autre firme de magazine de super-héros de l’époque, et principal concurrent de Marvel, DC Comics (qui mettait en scène des héros tel que Superman, sans faille et dont les contours étaient très lisses).Même les antagonistes, c’est-à-dire les ennemis des héros étaient plus complexes, animé par autre chose que l’appât du gain ou la folie (à la différence du Joker, opposant du Batman, Magnéto à connu la Shoah). Les thèmes abordés sont également plus en raccord avec la réalité de la vie : X-men traite de la question du racisme et de la normalité, Spider-man celle de la vie d’un étudiant et de ses déboires amoureux, Iron-man de l’alcoolisme de son héros et du stress post-traumatique dont il souffre, les Quatre fantastiques de la peur du nucléaire, Hulk de la part sombre qu’il y a en chacun de nous et de la dualité entre le bien et le mal, nous forçant à trouver un équilibre …

En 1972, Lee cesse d’être rédacteur en chef de Marvel, mais continue d’entretenir des liens très étroits avec celle-ci, écrivant parfois l’un ou l’autre scénarios. Il se met à faire connaître Marvel autour de lui, promouvant l’univers qu’il a contribué à créé. Ses principales séries sont confiées à des équipes de dessinateurs/scénaristes dont il a assuré la formation. Lee supervise les premières adaptations de ses franchises à la télévisions, avec notamment L’Incroyable Hulk, qui connaîtra 5 saisons et 82 épisodes.

Ses activités se raréfient ensuite, son contrat avec Marvel est renégocié, mais pas de façon favorable pour lui. Il continue néanmoins à créer des comics. Dans les années 2000, Stan Lee se met à apparaître dans chacun des films Marvel adaptant son oeuvre. Sa première apparition, dans X-men, en 2000 (celle du film Blade, en 1998, a été coupée au montage), en vendeur de hot-dogs sur la plage est la première d’une longue série. On le voit dans Spider-manIron Man, et même dans Venom ! Son interprétation dans The Amazing Spider-man, en 2012, en tant que bibliothécaire est désopilante, où assourdi par la musique émanant de son casque, il ne se rend pas compte du combat qui se joue derrière lui entre Spider-man et le Lézard. C’est avec le deuxième volet de Spider-man : Homecoming, attendu pour l’an prochain, qu’il bouclera la boucle.

La mort de sa femme, avec qui il était marié depuis 70 ans, en 2017, l’a profondément affecté. Ils ont eu deux filles ensemble. L’une d’elle est morte peut après sa naissance… 

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Katherine MacGregor, même si son nom ne vous dit rien, a marqué plusieurs générations de téléspectateurs : elle fut la terrible Harriet Oleson, dans La petite maison dans la prairie.  Actrice de renom au théâtre, cette américaine, née en 1925, elle vit sa carrière décollée en jouant le rôle de cette femme abominable, prétentieuse, arrogante, cupide, mais qui faisait beaucoup rire pendant les 9 saisons que durèrent la célèbre série télévisée. Ensuite, sa carrière s’est stoppée net : fatiguée (et alcoolique), elle a préférée se retirer des écrans, et vivre une vie paisible, tout en s’occupant d’une troupe de théâtre. Cette hindouïste avait 93 ans.


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