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748.Breathe : tant qu’il reste un souffle de vie…

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Belle leçon de courage que l’histoire de Robin Cavendish (Andrew Garfield), qui contracta la poliomyélite à l’âge de 28 ans. Paralysé en dessous du cou, il devait désormais respirer à l’aide d’une machine (un ventilateur mécanique avec assistance respiratoire automatisée). Cloué dans un lit dans un hôpital, ne sachant temporairement plus parler, il voulu mourir. Les malades atteint de polio étaient isolés, et ne voyaient même pas la lumière du jour. On leur demandait seulement d’attendre leur dernière heure, qui venait généralement rapidement. Sa jeune épouse, Diana (Claire Foy), enceinte, décida de ne pas le laisser seul face à son triste sort et tenta le tout pour le tout pour lui rendre la vie le plus agréable possible. Elle vint ainsi le voir tout les jours, et lui présenta leur fils. Mais Robin lui conseilla de refaire sa vie, et refusa de regarder son fils, ne voulant pas être une plante en guise de père…

Cependant, Diana, que l’on avait toujours prit pour une femme très superficielle, aimait réellement Robin, et n’abandonna pas. Se heurtant à l’hostilité des médecins, elle le fit sortir, et l’installa dans leur maison, où elle serait avec lui en permanence. Car si sa machine tombait en panne, Robin mourrait, étant incapable de respirer par lui-même. Le transport se révéla périlleux et dangereux, mais il fonctionna. Les amis de Robin aidèrent Claire à l’installer. Leur vie ne fut pas facile, mais c’était déjà mieux. Jonathan, le fils, pu enfin nouer une relation avec son père, et aida sa mère dans les traitements quotidiens. Peu-à-peu, Robin commença à vouloir continuer de vivre, et chercha à améliorer sa condition : il eu l’idée d’un siège roulant pour pouvoir se déplacer. Moyennant quelques aménagements techniques, cela fut possible. Le jeune homme pu ainsi sortir dans le jardin ! Mais il vit ensuite plus grand, et entama un voyage en Espagne ! N’ayant pas peur du regard des autres (la vue des personnes en fauteuils roulants en indignait plus d’un), il se montra partout, heureux de pouvoir vivre, et d’être si bien entouré.

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Andy Serkis, acteur surtout connu pour son rôle de Gollum dans Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, passe derrière la caméra en mettant en scène ce récit de vie très fort. Poignant, le film présente des scènes et des moments très durs : la vie n’a pas vraiment gâté Robin, et sa vie ne tient qu’à un fil. On tremble avec lui lorsque son fils débranche accidentellement son respirateur artificiel, quand celle-ci tombe en panne en Espagne et qu’ils sont sur une route isolée, obligeant Diana a utiliser la pompe manuelle, … Pourtant, son combat en vaut la peine : cherchant à vivre mieux, Robin changea aussi la vie des personnes atteint de poliomyélite grâce à son siège, qu’il commercialisa (trouvant les fonds de production lui-même avec l’aide de sa femme), et s’en alla convaincre les gens du monde entier que les maintenir en hôpital était une prison. Et alors que les médecins ne lui avait donné que quelques semaines à vivre, il eut droit à un sursis équivalent à une vie complète…(notre note : 8/10).


747.Il était une fois une chanson…It’s a Jungle out there (Randy Newman).

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« It’s a Jungle out there« , où plus littéralement « Dehors, c’est une vraie jungle« , est la chanson du générique de la série télévisée Monk (2002-2009), suivant les aventures du détective Adrien Monk, atteint de troubles obsessionnels compulsifs. Écrite et composée par Randy Newman, le titre évoque les nombreuses phobies du consultant, et ses difficultés à les surmonter. Plutôt humoristique dans sa déclamation, le sujet est cependant très sérieux. Le rythme est rapide et très nerveux, correspondant à l’esprit tortueux du détective, et à ses angoisses qui le prennent à la gorge. La chanson n’est apparue qu’après la saison 1, lors du premier épisode de la saison 2, remplaçant la mélodie du premier générique (de Jeff Beal), ce qui a déplu à certains puristes. Newman a remporté un Emmy Awards, en 2004, pour ce titre.

Elle a été reprise par le chanteur Snoop Dogg à l’occasion du deuxième épisode de la saison 6 de Monk.

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(ci-dessus, la version générique de Monk, de Randy Newman)


746.FILM CULTE : Terminator 2 : le jugement dernier.

En 1991, James Cameron livrait le film d’action le plus fort de la décennie : Terminator 2-le jugement dernier fut un succès phénoménal, rapportant plus de 519 millions de dollars au box-office mondial (avec un budget record de 120 millions pour l’époque).

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Refixons les choses dans leur contexte…

À l’origine de Terminator, il y a l’intelligence artificielle Skynet, prévue pour lutter contre la crise du nucléaire, mais qui s’est révoltée contre ses géniteurs, et a détruit la Terre. Du moins en 2029. A ce moment, John Connor est à la tête de la résistance, menant le combat, presque impossible, et oh combien inégal, de l’homme face à la machine. Skynet décide alors, ne sachant pas comment arrêter Connor, qui gagne du terrain, d’envoyer un robot dans le passé, en 1984, afin de tuer Sarah Connor, la mère de John, et d’empêcher ainsi la naissance de ce dernier. Le robot est un T-800, un Terminator, une implacable machine à tuer. Il va traquer Sarah, n’ayant en tête que cette mission. Pour empêcher une catastrophe dont les conséquences seraient désastreuses, John décide d’envoyer l’un de ses hommes les plus fidèles, afin de porter secours à sa mère : Il s’agit de Kyle Reese, et même si il ne le sait pas encore, le soldat deviendra l’amant de Sarah, et…le père de John. Le paradoxe temporel est de taille !

Sarah, à la fin du premier Terminator, parvenait à détruire le terrible homme d’acier, et pouvait envisager l’avenir avec plus de calme. Enceinte, elle acceptait le destin qui devait être le sien…

Dans Terminator 2, 12 ans se sont écoulées : nous sommes désormais en 1996, à Los Angeles. Sarah (Linda Hamilton) est dans un asile psychiatrique, internée depuis des mois car elle a tenter de faire exploser des sociétés informatiques. Hurlant à tout vent ses mésaventures avec le Terminator, elle a perdue la garde de John (Edward Furlong), qu’elle n’a même plus le droit de voir. De son côté, le jeune garçon, de 12 ans, a été placé dans une famille d’accueil. Perturbé par tout ces événements, il est sur une pente glissante, et se montre très rebelle, réalisant de multiples petits délits. Très critique envers sa mère, John est en manque de repère, et n’arrive pas à croire à toutes les histoires qu’elle lui a raconté durant son enfance (notamment celle de son père venu du futur !).

Un T-800 (Arnold Schwarzenegger) est alors renvoyé du futur, par John Connor mais dans le but de protéger la version de lui-même présente à cette époque, car il court un très grave danger. En effet, Skynet a envoyé un autre robot, un Terminator beaucoup plus puissant : un T-1000 (Robert Patrick). Véritable machine à tuer, il a la particularité d’être en métal liquide. La course-poursuite démarre alors… 

T-800 vs T-1000

Terminator 2 présente 2 androïdes résolument différents dans leurs intentions : le T-800 (l’antagoniste du premier film) est ici l’adjuvant, tandis que le T-1000 (Robert Patrick) joue les opposants. Le T-800 a résolument garder la même allure : grand et imposant (la carrure de Schwarzenegger -le modèle 101 dans le film- se prêtant bien au jeu), il est vêtu de son blazer et de ses lunettes noires. Capable d’imiter n’importe quelle voix humaine, il est conçu pour résister aux impacts de balles (petits et gros calibres) et a une autonomie d’environ 120 ans (grâce à une cellule d’énergie logée au niveau de son torse) ! Le T-800 sait conduire tout type de véhicules, manie toutes les armes avec une facilité déconcertante, et sait où frapper une personne pour lui infliger le type de blessure souhaitée (jusqu’à le tuer en un seul coup). Fait amusant, il cicatrice comme un être humain, après que ses blessures ont été soignées…

Le T-1000 est un robot beaucoup plus performant et techniquement plus complexe que le T-800 : constitué d’un alliage en métal liquide, il est invulnérable, car il peut se régénérer en resserrant ses molécules et en prenant la forme qu’il souhaite. Le T-1000 est ainsi polymorphe, bien que son apparence la plus habituelle soit celle d’un policier, soit celle d’un représentant de l’autorité. C’est un peu comme si Cameron lançait le message que nos dirigeants sont responsables de ce qui arrive de pire sur notre Terre. Ce robot peut imiter les armes blanches de son choix (couteaux,…), mais par les armes à feux et explosifs, celles-ci  se révélant trop compliquées dans leurs mécanismes. La scène où il allonge son bras en acier, le transformant en épée pour transpercer le père adoptif de John, en se faisant passé pour sa mère adoptive (qu’il a précédemment tuée) est particulièrement impressionnante.

Terminator 2 ressort, au moins autant que son prédécesseur, cette vieille angoisse selon laquelle la technologie finira par dépasser l’être humain, pour l’assujettir à son merci. Les robots deviennent supérieurement intelligents à l’homme, et développent une conscience, leur permettant de prendre leurs propres décisions, sans être soumis à notre diktat. Ils ne sont jamais fatigué, ne se plaignent jamais, vivent plus longtemps que nous, et sont aussi bien plus fort. De plus, paradoxalement, l’homme est attiré par la machine, et éprouve une certaine fascination face à l’androïde, qui a l’air de lui ressembler, tout en étant tellement différent.

À la différence que, dans ce film, on tente de combattre la machine, et non de la fuir : Sarah Connor n’hésite pas une seule seconde à tirer sur le T-1000, le T-800 tente de piéger celui-ci par tout les moyens (faisant preuve de beaucoup d’ingéniosité, en témoigne cette scène où il parvient à lui déverser de l’azote liquide, ce qui le refroidit et le gèle, pour le briser en milles morceaux…avant que le feux ne le reconstitue). Les scènes de combats entre le T-800 et le T-1000 sont dantesques, bien qu’inégales. Le T-800 n’a pas autant de fonctionnalités que le T-1000, et cicatrise comme un être humain normal. Mais le T-800 n’abandonne jamais, et se relève toujours, tant que l’engrenage fonctionne encore. Même si son bras est arraché, même si sa tête est calcinée, et même si il a le torse criblé de balles. C’est aussi la bataille entre 2 générations d’effets spéciaux au cinéma : la plus traditionnelle, d’une part, que l’on pourrait qualifier d’artisanale (et représentée par le T-800), et la plus moderne d’autre part, la numérique (représentée par le T-1000).

Les enjeux du film sont grands : il s’agit d’empêcher la fin du monde, une apocalypse annoncée comme inévitable. Le propos est quasi-biblique, et le messie se nomme John Connor, dont les initiales sont J.C. ! L’humanité est malmenée, mais le sauveur sur sa moto n’est pas loin. C’est un sauveur politique, chef des rebelles. Le mal passe par le T-1000, qui est la vision cauchemardesque des transformations dont nous pouvons faire preuve, afin de devenir celui que nous voulons être. John porte un poids énorme sur ses jeunes épaules.

Sarah, cette folle…

Sarah Connors (toujours sous les traits de Linda Hamilton) revient dans cette suite complètement transformée : internée dans un asile, la femme est devenue une guérilleros complètement obsédée par la guerre contre les machines. Bien sûr, en 1997, les robots ne sont pas encore supérieurement intelligent, et ce qu’elle annonce est donc trop avant-gardiste, et a pour conséquence de la faire apparaître comme quelqu’un de psychologiquement dérangé.

Souhaitant revoir John, elle décide de changer de tactique avec ses psychologues, en adoptant une bonne conduite. Mais elle ne parvient pas à les leurrer qu’elle ne croit plus en tout ce qu’elle leur avait raconté. Énervée par leur réprobation, la femme tente de tuer son docteur…et finit avec la camisole de force.

Lors de l’arrivée du T-1000, John commence à croire aux histoires de sa mère, et décide alors d’aller la chercher, aidé du T-800. Lorsqu’elle voit ce dernier, Sarah est d’abord terrifié, et pétrifiée, ne sait plus bouger. Son fils la rassure alors, mais il est difficile de se faire à l’idée que son ancien bourreau est subitement devenu son allié….Le T-800 lui tend la main, lui demandant de les accompagner si elle veut vivre. À trois, il vont constituer une sorte de « famille ».

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La jeune femme surprend : moins féminine que dans le premier film, sa silhouette a changée. Plus musclée et très athlétique, elle n’a plus peur de mourir, et n’hésite pas à prendre de très nombreux risques. C’est l’archétype de la femme forte, cher à Cameron, dans la lignée de Ellen Ripley ou Rose DeWitt Bukater. Mais Sarah ne croit plus en grand chose : elle s’est perdue, comme auto-détruite par ce qui lui est arrivé. Interrogeant le T-800 sur l’avenir, elle apprend que Skynet sera responsable d’un holocauste nucléaire en déclarant la guerre nucléaire à la Russie, dont la riposte aura pour effet d’anéantir le monde. Le Terminator lui révèle que le responsable du projet Skynet s’appelle Miles Bennett Dyson. L’information est désormais dans sa tête et devient une obsession. Suite à un cauchemar révélant sa plus grande crainte -pas de destin-, elle s’en va, laissant son fils avec le T-800, pour tuer Dyson. L’homme est chez lui, avec son fils et sa femme, et ne comprend pas l’objet de sa visite, ni les raisons pour lesquelles elle explose sa façade, avec des gros calibres, et le touche, à plusieurs reprises. Néanmoins, Sarah n’est pas une meurtrière, et renoncera à lui donner le coup de grâce. Devenir une sorte de pendant féminin du Terminator n’est pas le bon choix. D’autant que le T-800 est devenu une machine qui voue sa quête au bien. Néanmoins, l’arrivée de John et du Terminator lui permettra de faire comprendre à Dyson qu’il doit absolument détruire tout les résultats de ses recherches. Cette nouvelle est difficile à encaisser pour le pauvre homme, mais il se doit d’obéir. Ainsi commence la prise de la société Cyberdyne, où se trouve les 2 artefacts les plus importants qui soient : le bras robotisé du Terminator de 1984 et sa micro-puce.

À la fin du film, le jugement dernier semble évité, et Sarah apparaît sereine, envisageant un avenir possible. Elle prend conscience que si un robot comme le T-800 est capable de comprendre la valeur d’une vie humaine, l’être humain doit également le pouvoir. La morale est belle et pleine de promesse…mais au fond, est-elle réaliste ? L’espoir semble être de mise face à la question de savoir si l’homme sera responsable de sa propre fin. Le destin n’existe pas, mais uniquement les choix que l’on pose. Tout n’est pas tracé d’avance, et peut bifurqué vers d’autres voies.

Le Terminator, ce père que je n’ai jamais eu…

Si John Connor éprouve une certaine peur, en voyant le T-800 pour la première fois, dans une scène comparable (grâce à un ralenti de caméra) à celle où Sarah le revoit à l’asile, il se rend rapidement compte que le robot est son ami. Celui-ci ne lui fera aucun mal, le protégera et lui sera fidèle jusqu’au bout. Face à ce colosse, une relation va se nouer pour le jeune garçon. John n’a jamais connu son père : en effet, Kyle Reese est mort peu de temps après l’avoir conçu. En la personne du T-800, il va voir une sorte de « père de substitution » et va éprouver beaucoup de plaisir en sa compagnie. Se sentant très proche de lui, John aura beaucoup de mal à le laisser partir…

Bien sûr, le Terminator est un robot, et fonctionne en interagissant avec son environnement :  ses réactions ne peuvent tromper personnes, et sont donc très mécaniques, comme dictées par la mission qui lui a été confiée. Pourtant, John, qui sait que le T-800 doit lui obéir, va entreprendre de l’éduquer quelque peu, renversant la dynamique père-fils, en inversant les rôles : il apprend à son fils à bien « parler » dans quelques scènes jubilatoires, utilisant quelques tournures de phrases qui lui sont propres (comme No Problemo ou, Reste cool, sac à merde, ou encore Hasta la Vista, Baby), mais surtout lui enseigne la différence entre le bien et le mal, et la nécessité de ne pas tuer. Le Terminator lui obéit à sa manière, bien entendu (on pense à la scène où il explose les genoux d’un policier, pour le mettre à terre), et ne commet ainsi aucun meurtre. Le sérieux avec lequel Schwarzenegger incarne le robot donne parfois un côté humoristique à certaines situations, l’acteur jouant toujours les gros bras minimalistes dans les dialogues, et champion de la baston. Avec Connor, le Terminator gagne en humanité, à mesure que le film avance. Mais avec une conscience de sa situation de machine (on pense à la scène où il enlève les tissus de son bras, révélant la mécanique de celui-ci).

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Autour du film

Avec ces scènes d’actions ébouriffantes, Terminator 2 en met la vue, et s’éloigne de son prédécesseur, sci-fi lorgnant vers l’horreur : le budget confortable du film (près de 120 millions de dollars, record à l’époque ! ) a permis a Cameron de tourner le long-métrage qu’il souhaitait (la moitié de l’argent a été investie dans les effets visuels). Avec son T-1000 en métal liquide numérique, il donne vie à un méchant emblématique. Increvable, ce robot est surtout polymorphe, et peut prendre n’importe quelle apparence. Le métal liquide lui permet de se régénérer, et lui donne un aspect très mouvant (ce qui rappelle quelque peu Abyss, avec la tentacule constituée d’eau, également de Cameron). Le résultat est crédible et donne un rendu très réaliste. Il s’agit d’images de synthèse (CGI). C’est une création de ILM, les studios de George Lucas. Mais à d’autres moments, il s’agit de marionnettes perfectionnées -répliques parfaites des acteurs- (on parle d’animatroniques) et d’effets plus « naturels » (des maquettes, …).

Les scènes d’actions sont légions : la plus impressionnante étant celle de la course poursuite entre la Harley-Davidson du T-800 et du gros camion du T-1000. La scène où Sarah voit l’holocauste nucléaire en rêve est l’oeuvre de la société 4-Ward. Les bâtiments sont soufflés, et les êtres humains fondent. En réalité, ces derniers ne sont rien d’autres que des corps en mousse ! Les moments de guerres ont été conçus par Fantasy II Film Effects. La séquence où le T-1000 prend l’apparence de Sarah Connors et où John, arme à la main, hésite à tirer car il a en face de lui 2 versions de sa mère, recourt à une astuce : Linda Hamilton avait une jumelle, prénommée Leslie ! 

Pour le T-800, les effets sont toujours très artisanaux, et l’oeuvre de Stan Winston :  Schwarzenegger se faisait maquiller, tout les matins, pendant plusieurs heures, afin d’avoir le faciès du Terminator (notamment la scène où son visage mécanique apparaît, sous les tissus humains).

Le film dure 2h17, mais Cameron en a proposé une version spéciale de 2h33, et une version « Skynet » étendue de 2h36 (où apparaît Michael Biehn, alias Kyle Reese et qui offre une fin alternative) ! De façon globale, les effets spéciaux sont utilisés de manière parcimonieuse, au service du récit, et non pour verser dans la surenchère. Il faut du réalisme si l’on veut faire croire au fantastique.

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Terminator 6 ou 3.1 ?

Si la franchise Terminator a déjà connu 5 films depuis 1984, en 2019 sortira un 6e opus. Mais celui-ci a une particularité très intéressante : il ignore les suites (James Cameron en était peu satisfait, redevient produteur) et offre un nouveau 3e film ! Il s’agira donc de la suite directe de Terminator 2-le jugement dernier ! Schwarzenegger reprendra encore une fois son rôle, mais Linda Hamilton reviendra enfin pour jouer Sarah Connors (qui dans le 3e opus original était sensé être décédée d’une leucémie). Les premières images sont attendues ce 3 février, lors du Super Bowl.

Adrénaline, course-poursuite, dilemne moral, questions éthiques et philosophiques :  Terminator 2 est un film fantastique, plus qu’une simple suite, c’est une relecture de l’oeuvre originale (notre note : 10/10).


745.Le Grinch (version 2018).

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Chez les Choux de Chouville, Noël est le moment le plus important de l’année : on fait la fête, on chante et on distribue des cadeaux. Mais pour le Grinch (dont la voix originale n’est autre que celle de Benedict Cumberbatch), un Chou très différent des autres, c’est l’inverse : il déteste Noël, et cela, à cause de son histoire personnel. Cette année, les Choux ont décidés que Noël sera trois fois plus grandiose : plus de lumières, plus de bruits, plus de fête,… Seul et triste, au sommet de sa montagne, caché dans son antre, avec pour seule compagnie son chien Max, le Grinch entreprend alors de « voler » Noël aux Choux.

Personnage phare du Dr Seuss, célèbre auteur américain de livres pour enfants (créateur entre-autre, du Lorax et du Chat Chapeauté), le Grinch avait déjà été adapté en 2001 (en 1966, un court-métrage l’avait déjà mis en scène), par Ron Howard, dans un film live avec Jim Carrey dans le rôle principal. Personnage acariâtre, le Grinch a un cœur minuscule et se montre odieux avec tout ceux qui éprouve ne serait ce qu’une once de joie…non pas que lui même ne ressente pas cela, mais simplement qu’il s’interdit de l’éprouver, camouflant toute gaieté dans son for intérieur. Au fond, l’histoire du Grinch est celle de bon nombre de personnes : c’est la solitude. L’impression de n’exister pour personne, et de voir le monde en gris. Exilé et solitaire, il n’a aucun ami et aucune famille. Le Grinch joue les méchants, mais n’en est, au fond, pas vraiment un. Il râle souvent et joue de mauvais tours, mais ne peut pas nier qu’il n’est pas aussi mauvais que ce que l’on pense.

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Le Grinch pense que les Choux sont obsédés par la fête de Noël, et trouve leur frénésie exagérée (il faut voir Chouville et toute ses guirlandes clignotantes , son sapin géant, et la bonne humeur des habitants)…cela l’énerve de savoir que d’autres s’amusent tant, alors que lui est aigri et seul.  Lorsqu’il décide de gâcher leur fête, le Grinch devient maléfique et orchestre un plan d’enfer, en se faisant passer pour le père Noël, et en volant leurs sapins et cadeaux. Pourtant, lorsqu’il va dans les maisons, et retrouve le biscuit de Noël, il se laisse tenter de le manger, dévoilant un autre côté de son être, puis renonce, avant de céder à la tentation dans la dernière maison. Sa rencontre avec Cindy Lou, une petite fille (vraiment mignonne), qui le capture afin qu’il puisse aider sa maman, va le marquer profondément : quelqu’un pense à une autre personne que elle-même. Et lorsqu’il prend conscience que les Choux restent heureux, même sans leurs cadeaux et arbres de Noël, simplement en restant ensemble, le Grinch décide de rapporter les cadeaux. Son cœur grossit et il devient meilleur…

Dans ce conte de Noël très conventionnel, la musique de Danny Elfman (le compositeur fétiche de Tim Burton) apporte un souffle de magie. L’animation est très belle, visuellement, et les personnages très réussi. Les gags sont foisonnants (on pense notamment à la scène où le Grinch se « cherche » un renne pour conduire son traîneau de Père Noël, où encore lorsqu’il joue un air déprimant sur son orgue, pendant que son chien, Max, tente de donner au tout un air enjoué et l’agace profondément). Les chansons de Noël sont également au rendez-vous : Merry Christmas to you (de Nat King Cole), Jingle Bells (de The Brian Setzer Orchestra) ou encore God Rest Ye Merry Gentleman (repris par les Pentatonix). Et on surprend à éprouver beaucoup de mélancolie et de sympathie pour cet être tout vert qu’est le Grinch. Yarrox Cheney (Comme des Bêtes) et Scott Mosier signent un film pour enfants très charmant. You’re a mean one, mr Grinch ! (notre note : 7,2/10).


744.Il était une fois une chanson…Total Eclipse of the Heart.

Titre phare de la rockeuse Bonnie Tyler, Total Eclipse of the Heart est une chanson mondialement connue. Créée en 1983, elle s’est vendue à plus de 6 millions d’exemplaires. Jim Steinman est à l’origine des paroles (il écrira plus tard, pour Tyler l’autre succès que sera Holding out for a Hero). La chanson évoque l’histoire d’une femme qui « tourne en rond » (turn around) depuis que son compagnon l’a laissée, et qui se sent seule et perdue. Toujours amoureuse, elle tente une déclaration ultime, dans laquelle elle déclame tout ce qu’elle ressent…tout est devenu difficile, même « entendre le bruit de ses larmes« .La voix rocailleuse de Tyler est magnifique et porte le titre avec toute la puissance nécessaire. Elle la devrait a une opération des cordes vocales après laquelle elle se serait mise à reparler trop tôt.

Le clip du titre est très original : une jeune femme déambule dans les couloirs d’un pensionnat de garçons. Visiblement, elle semble fantasmer sur ceux-ci,  mettant en scènes toutes sortes d’activités. Onirique, les événements relatés flirtent quelques peu avec le fantastique. Les yeux des jeunes deviennent bleux luminescents et le rêve devient…un cauchemar. Ils se mettent à chanter avec sa voix à elle, et la laisse sur le carreau, loin de ses rêves et de ses illusions…

Une autre version du titre sera enregistrée, en 2003, en français : Si demain (en duo avec Kareen Antonn). Le succès sera au rendez-vous, puisque plus de 2 millions de singles seront vendus !!! La maquette que Antonn a proposée à Tyler lui a plu immédiatement, et elle a accepté de chanter avec elle, surmontant sa peur du français, langue qu’elle ne maîtrise pas du tout. Les deux femmes chanteront encore ensemble sur « Si tout s’arrête », version française de « It’s a heartache« .

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743.Good Doctor : le mélo médical avec un grand D.

BRITT LODER, FREDDIE HIGHMORE

Shaun Murphy (Freddie Highmore, le gamin de Charlie et la chocolatrie) est autiste. En raison de sa pathologie, il a du mal à communiquer avec les autres personnes et a manifester ses émotions. Ses réactions face à des situations simples paraissent anormal. Mais il est aussi atteint du syndrome du super-savant : le jeune homme est aujourd’hui étudiant en médecine et se verrait bien devenir chirurgien. Mais qui engagerait un autiste ? Le docteur Glassman, qui le connait depuis ses 14 ans, est directeur de l’hôpital, et a décidé de lui faire confiance en essayant de l’intégrer comme interne en chirurgie…mais doit mettre son poste en jeu pour y arriver. Sorte de mentor pour le garçon, il considère le jeune garçon comme un fils. Sous les ordres du docteur Melendez, Shaun va devoir faire ses preuves et affronter les préjugés de ceux qui le croit incapable de devenir docteur…

Good Doctor est une série dramatique d’une rare intensité : Tout d’abord de par son personnage principal, Shaun, jeune autiste qui tente de se faire une place dans la société, là où toute différence est en générale exclue. Ensuite, de par l’histoire de celui-ci : martyrisé par son père, Shaun a fuit le domicile familial avec son petit frère, qui a toujours veillé sur lui, jusqu’à sa mort, lors d’un accident. Les souvenirs passés avec ce dernier l’accompagnent toujours et l’aide à surmonter bien des situations. Enfin, de part les situations auxquelles il se retrouve confrontés : chaque patient est un nouveau dilemme (on pense à l’épisode où un mariage vire à la catastrophe,…), et l’issue est loin d’être toujours favorables (l’épisode où un jeune patient, atteint d’un cancer, ressemble étrangement au frère disparu de Shaun)…

La vie ne fait pas de cadeau et la série tend à nous ouvrir les yeux sur le fait que tout le monde doit être traité de façon égale (on y aborde aussi la discrimination entre hommes et femmes). On voit la réalité du milieu médical, avec ses heures supplémentaires à foison, les gens qui souffrent, et pourtant la joie des personnes qui s’en sortent.

Shaun est doté d’une intelligence hors du commun : c’est un petit génie, capable de mettre le doigt sur un problème. Bien sûr, il peut arriver qu’il se trompe, mais nul n’est parfait et l’erreur est humaine. Il peut toujours compté sur l’aide des deux autres internes en chirurgie de Melendez : Claire et Jared. Celle-ci est doté d’un sens humain peu commun malgré un lourd passé familial (une mère alcoolique), tandis que lui tente de s’évader de la richesse des siens et fait preuve d’une grande humilité en toute circonstance. Quant à Melendez, il a d’abord du mal à faire confiance à Shaun, qu’il juge incapable de travailler pour lui : il lui donne donc d’abord des corvées, des tâches qui ne peuvent pas mettre en valeur ses compétences.  L’autiste devra faire ses preuves. Pourtant, peu-à-peu, il se surprend des facultés du jeunes garçons et décide de lui donner plus de responsabilités….

Avec Good Doctor, David Shore crée une sorte de double antinomique de son Dr House. Shaun est un bon garçon, loin des frasques de son prédécesseur. Pourtant, il a ses propres problèmes : financiers d’abord (il rêve de s’acheter une télé et son appartement ne comprend qu’un simple matelas), relationnel s ensuite (il a difficile à parler aux autres personnes, et dit les choses telle qu’elles sont, sans demi-mesure, ce qui n’est pas une bonne chose lorsque l’on doit annoncer à quelqu’un qu’il est atteint d’un cancer) et affectifs enfin (il est amoureux de sa voisine, la jolie Léa, mais ne parvient pas à établir le contact facilement, se révélant très maladroit avec celle-ci). Freddie Highmore interprète, avec beaucoup de justesse, ce personnage fascinant et tellement pleins de vie, dans son petit monde à lui. Une grande série (qui en est actuellement à sa saison 2), dont les épisodes se suivent mais ne se ressemblent pas, et où les mouchoirs sont souvent de circonstances…


742.Mon Ket…définitivement l’Embrouille !

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Dany Versavel (François Damiens) est un truand notoire : en prison depuis quelques temps, il décide de s’évader (de façon très spectaculaire !) afin de retrouver son fils Sullivan -qu’il surnomme Sully-, qui représente tout à ses yeux. Mais ce dernier s’en sort très bien sans son père et même si il aime ce dernier, est agacé des frasques de celui-ci. Pourtant, Dany le retrouve et entreprend de lui enseigner comment réussir dans la vie : ses conseils valent de l’or…

Premier long-métrage de François Damiens (alias François l’Embrouille, bien connu pour ses caméras cachés), Mon Ket est un ovni visuel, très difficile à classer, tant l’impression que l’on éprouve à sa vision est étrange…si le personnage de Danny est celui d’un homme marginal, grossier et qui est loin de donner le bon exemple à son fils (la scène où il lui achète des cigarettes et l’encourage à fumer est à mourir de rire), toutes les personnes croisant sa route semble jouer de façon très naturelle, comme si l’on était dans la vraie vie ! Et pour cause : le film a été tourné en caméra caché !!! Tout les gens que l’on voit dans le long-métrage ont été piégés à leur insu (la femme du banc, par exemple), se qui donne de véritables tranches de rire (on pense au moment où Dany rencontre les parents de sa fiancée Nancy, qui sont très surpris par ce dernier, et s’énervent réellement) tant leurs réactions sont contrastées.

Abordant les thèmes de la paternité et de la famille, Mon Ket ressemble a une collection de petits sketchs qui, mis ensemble, raconte une histoire qui se tient. En papa complètement déjanté, Danny aime son fils, son « ket », et aspire lui donner un modèle sur lequel se baser, mais au final, il est loin d’être parfait, et lui donne de très mauvaises règles de vie (on est abasourdit par ce qu’il lui raconte) : d’ailleurs, le fils subit la mauvaise influence de son père et se met à faire des choses qu’il n’aurait jamais faites avant…Il faut dire que Danny n’a aucune retenue : les règles n’ont aucune importance pour lui, et ce que les gens pensent non plus. Très direct, il ne se prive de rien et en choque plus d’un. Mais au fond, ça n’est pas un mauvais bougre et il est très fier de son fils, qui réussit mieux que lui…

5 ans ont été nécessaires pour faire naître cette petite farce très subtile : il faut dire que François Damiens ne devait pas être reconnu, et que 4 heures de maquillages étaient nécessaire, tout les jours, pour le « transformer » en Danny (dents pourries, faux ventre, oreilles décollées,…). Si les gens se rendaient compte qu’il s’agissait d’une supercherie, tout était à recommencer avec d’autres…S’entourant de Benoît Mariage et de lui-même pour le scénario, l’Embrouille nous livre un film culotté qu’on est pas sur le point d’oublier ! (notre note : 7,6/10).


741.Spider-man : Far From Home (bande-annonce).

Alors que l’agenda cinéma de Marvel commencera cette année avec Captain Marvel (le premier film solo d’une super-héroïne), avant de suivre le dénouement de Avengers-Infinity War, les studios ont dévoilé les premières images de la suite de Spider-man : Homecoming. Premier film de la phase 4, il fera suite à Avengers-Endgame, ce qui signifie que Peter Parker renaîtra de ses cendres ! Il marquera également la dernière apparition de Stan Lee au grand écran…

Côté intrigue, il semble que ce long-métrage (toujours réalisé par Jon Watts) emmène Peter en Europe, avec sa bande d’amis, pour un voyage scolaire de 15 jours. Zendaya, alias Michelle Jones, s’impose comme la nouvelle « Mary Jane »,  et pas seulement par ses initiales (M.J.). Les méchants du films confirmés sont le Vautour et Le Scorpion. Mais il semble que la bande-annonce, non seulement ne les montre pas, mais en dévoile d’autres : s’agit-il des fameux Hydro-man, de l’homme-sable (dont toute la force avait pu être constatée dans Spider-man 3) et de l’homme de métal ? D’autres évoquent le fait qu’il s’agirait plutôt d’un quatuor d’ennemi, contrôlant chacun l’un des quatre éléments et plus connu sous le nom des ÉlémentauxMysterio (sous les traits de Jake Gyllenhaal), le supervilain roi de l’artifice et de l’hypnose, sera quant à lui -une fois n’est pas coutume- un allié de Spider-man ! La sortie est fixée au 3 juillet 2019.

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740.Un Duplex pour trois.

Alex (Ben Stiller) et Nancy (Drew Barrymore) sont très heureux : ils viennent de trouver le logement idéal pour eux, dans un quartier très tranquille de Brooklyn. Le lieu est spacieux, permettant à Alex de pouvoir travailler tranquillement à l’écriture de son second roman, pendant que Nancy ira travailler pour la rédaction d’un magazine. Cependant, la maison est un duplex : cela signifie qu’ils ont un locataire, qui habite au premier étage, et qui ne peut pas être renvoyé en raison du contrat de bail. Il s’agit plus précisément d’une charmante vieille dame, madame Connelly (Eileen Essel), originaire d’Irlande, mais qui semble très malade. Alex et Nancy se décide finalement d’acheter les lieux, pensant que tout se passera bien et qu’ils auront bientôt tout l’espace pour eux.

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L’ennui, c’est que madame Connelly ne va pas cesser d’importuner Alex la journée, lui demandant toutes sortes de services à n’importe quel moment (l’accompagner pour faire les courses, l’aider à renouveler son ordonnance, lui descendre ses poubelles,…), l’empêchant de faire son travail. Et le soir, la vieille dame regarde la télévision, le volume sonore au maximum, empêchant Alex et Nancy de dormir toute la nuit. Et même si ils frappent chez elle pour lui demander de diminuer le son, elle fini par oublier et par le remettre au maximum. De plus, madame Connelly observe le jeune couple lors de leurs ébats amoureux, ce qui les effrayent grandement. Enfin, elle fait venir ses amies pour répéter un morceau pour le concert de la paroisse…la maigre consolation qu’aurait pu être le loyer verser en contrepartie du bail n’est pas, en raison du montant très faible de celui-ci (moins de 100 dollars !!!). L’apparente tranquillité d’Alex et Nancy est devenue impossible à vivre. Le couple tente alors par tout les moyens de remédier à la situation…

Danny DeVito réalisait, en  2003, avec Un Duplex pour trois, une autre comédie à la longue liste de celle auxquelles il a participé (Mathilda, JumeauxJunior,…). Le film est très drôle, jouant sur de nombreuses ambiguïtés : en effet, Alex et Nancy vont, dans un premier temps, essayer de faire cesser le bruit occasionné par la télévision durant la nuit, en essayant de contrôler le poste de madame Connelly à distance…mais sans succès ! Ensuite, Alex va tenter d’être plus ferme avec la vieille Dame, tentant de refuser de céder au moindre de ses caprices…sans succès également. Mais, à chaque fois, la voisine parvient à l’embobiner et à obtenir exactement ce qu’il lui faut. Cela donne parfois lieu a des situations cocasses, comme lorsque, en descendant ses poubelles, Alex renverse toutes les ordures et tombe sur une culotte de madame Connelly, qui le surprend en pensant qu’il la renifle !  Ou encore lorsque, Alex et Nancy viennent rendre visite à celle-ci pour lui demander de partir, et où, manquant de s’étouffer avec un chocolat, ils sont obligés de pratiquer un bouche-à-bouche sur elle…ce qui lui apparaît comme étant une tentative de viol à son réveil ! Le policier finit même par croire que Alex est un homme battu…

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La vie du couple bascule totalement dans le cauchemar, avec celle qui, en apparence, devait être une charmante vieille dame. Nancy finit par être renvoyé de son travail et Alex voit son livre détruit…à cause de madame Connely ! Dès lors, tout deux tentent de la tuer…mais cela va s’avérer plus compliqué qu’il n’y parait. Ils ont l’impression d’être des personnes abominables, mais s’imagine des morts plus atroces les unes que les autres pour leur voisine. Drew Barrymore (toujours aussi pétillante) et Ben Stiller (le champion des catastrophes impensables…Mary à tout prix en témoigne, dès sa scène d’ouverture) en font des tonnes pour que tout les gags prennent formes, donnant au tout une ambiance cartoonesque : la scène où celle-ci s’électrocute avec l’ampoule est un must du genre ! Ou encore quand Alex sacrifie « monsieur le paon« , une affreuse sculpture que Nancy a acheté dans un marché aux puces, afin d’être sur que lorsque madame Connely traverse le plafond, elle s’empale dessus…Bien entendu, celle où il font appel à un tueur à gage professionnel les surpasse toutes.

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Quand à la vieille dame, elle est extraordinaire : âgée de 81 ans lors du tournage, Eileen Essel (actrice sur le tard en raison de sa vie de famille) fait preuve d’une énergie incroyable. Au début du film, lorsque Alex et Nancy vont la rencontrer, on a l’impression qu’elle n’en en plus pour longtemps à vivre (ce qui les motive à acheter la maison !), mais lorsqu’ils retournent la voir, afin de visiter son appartement (contemplant à quel point il semble grand !), ce n’est plus la même femme : elle leur narre sa vie, leur racontant qu’elle est veuve depuis de nombreuses années, après avoir eu un mariage de plus de 40 ans…la tête du couple essayant de deviner son âge vaut le détour. Elle ne retient pas du tout les prénoms, dance sur du Riverdance en tenue irlandaise, et a les faveurs du policier du quartier (qui a pris Alex et Nancy en grippe). La femme semble inoffensive, mais se révèle coriace…

Bien que Un Duplex pour trois n’ait pas emballé les critiques, il demeure une comédie humoristique, qui rappelle Le viager, un long-métrage français (signé par Pierre Tchernia et René Goscinny) dont l’histoire présente une trame commune…le duo Stiller/Barrymore a le mérite de présenter deux acteurs sur la même longueur d’onde : ils sont tout deux allumés. La fin présente une véritable chute, grinçante et amusante à la fois…À noter que le long-métrage est basé sur une anecdote : en 1965, à 45 ans, un avocat français a acheter un magnifique appartement en viager. La locataire, une femme de 90 ans, n’était autre que Jeanne Calment, qui devint la doyenne de l’humanité, et mourut à 122 ans, en 1997…un an après la mort de l’avocat (notre note : 7,9/10).


739.Fais comme chez toi !

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Newton Davis (Steve Martin), architecte, a sans doute vu trop grand : fou amoureux de la belle Becky (Dana Delany) depuis l’enfance, il lui a construit une grande maison près d’un lac -s’endettant au passage-, et lui a dévoilé la surprise, nouant un gros ruban rouge autour de la bâtisse. Il lui demanda ensuite sa main, mais celle-ci refusa sa proposition, le laissant béat et triste. Mais trois mois plus tard, Newton, désormais amer, se retrouve au café « Budapest », où il s’intéresse de près à l’une des serveuse, Gwen (Goldie Hawn). Lui racontant tout ses déboires, il lui parle de la maison qu’il a construite, et qui est inhabitée (car il a un appartement), et de Becky, celle qui lui a brisé le corps. Passant la nuit avec la dame, Newton panique cependant le lendemain, et s’enfuit sans prévenir. Mais dans sa tête, quelque chose a changé : même si il aime toujours Becky, il n’exclu pas de revoir Gwen. Mais dans sa tête, il pense avoir tout gâché.

Pourtant, c’est là qu’il se trompe : le lendemain, Gwen laisse tomber son travail, prend le bus, et s’en va pour Dobbs Mill, où se trouve la maison de Newton. Faisant connaissance avec toute la ville, elle raconte à tout le monde qu’elle et Newton se sont marié et qu’elle vient emménager dans la maison. Elle ouvre un compte au nom de son « mari » et se met à acheter des meubles. Elle rencontre même les parents de Newton, avec qui il s’est fâché, et devient à leur yeux la belle-fille idéale. Spontanée, vivante, et experte dans l’art de raconter des histoires, Gwen tisse une toile de mensonge incroyable, et devient la coqueluche de la ville. Elle devient même amie avec Becky, qui n’en croit pas ses yeux et commence à être jalouse d’avoir refusé la demande de mariage. Bien sur, le seul qui ne soit au courant de rien, c’est Newton lui-même. Lorsque ce dernier décide d’aller voir sa maison, il tombe nez-à-nez sur Becky, qui se prépare un bon petit repas. Et c’est là que les choses se compliquent…

Made in Franck Oz

Fais comme chez toi ! est une comédie avec un grand C : le film ne souffre d’aucun temps mort, on rigole tout au long du récit, et les répliques font mouche. Derrière la caméra, on retrouve Frank Oz, réalisateur américain de In & out ou encore l’excellent Quoi de neuf, Bob ?, mais qui est surtout mondialement connu comme marionnettiste : en effet, c’est lui qui a animé Maître Yoda, dans les différents films de la saga Star Wars, lui prêtant également sa voix.

Dans Fais comme chez toi !, il présente une romance imaginaire : en effet, Gwen, est une pauvre femme qui ne possède pas grand chose, et qui a toujours su s’en tirer dans la vie grâce à une qualité remarquable (bien qu’à priori, il s’agisse d’un défaut) : elle sait très bien mentir. Dans le film, elle captive les gens en expliquant comment elle a rencontré Newton, dans un hôpital, et comment ce dernier est tombé amoureux d’elle sans même voir son visage et qu’il ne la contemplée qu’à l’église où au lieu de soulever le voile, il a déroulé les bandelettes ! Bien sûr, ses mensonges vont vite être malmené par Newton, qui à sa différence, ment très mal. D’abord furieux de la voir, il décide finalement de trouver un petit arrangement : si Gwen l’aide à reconquérir Becky, la maison lui appartiendra et il lui versera une pension. Elle se prend rapidement au jeu, mais doit sans cesse reprendre les mensonges de Newton, qui plombe à chaque fois ses histoires extraordinaires…

Hawn vs Martin

Sur le grand écran, se sont succéder des couples qui fonctionnent très bien ensemble, où transparaît une réelle alchimie (on pense à Tom Hank et Meg Ryan, ou Kate Winslet et Leonardo Dicaprio) : Goldie Hawn et Steve Martin font partie de cette catégorie. La jolie blonde est pleine de vie et délirante, tandis que lui est plus réservé et renfrogné. Pourtant, elle se met à croire à ses mensonges, et à la vie qu’elle se crée de toute pièce. À mesure que Becky se montre de plus en plus proche de Newton, ce dernier tente par tout les moyens de lui plaire, laissant Gwen sur le carreau. Rapidement, la joie laisse la place à la tristesse : pourquoi n’aurait-elle pas droit à cette vie là ? Les parents de Newton y croient également, et sont abasourdis lorsque leur fils leur annonce le pire mensonge possible : Gwen l’a trompé ! Mais pas désespérés, ils tentent de « réconcilier » le couple -car le mariage n’est pas une chose que l’on doit prendre à la légère-, en faisant appel à un prêtre.

En effet, en apparence, leur couple a tout pour marcher ! Gwen se coupe en quatre pour que tout paraisse normal, et fais faire des choses à Newton qu’il n’aurait jamais tenté (comme la scène ou il doit chanter une chanson qu’il ne connaît pas devant une foule d’invité où se trouve ses parents et son patron)…elle parvient même à embobiner son patron pour qu’il lui donne une augmentation ! Les situations s’enchaînent, à un rythme effréné, mais Newton est décidé à séduire Becky, qui commence à lui faire de l’oeil. Le triangle amoureux émergeant, Newton commence tout de même, dans son for intérieur à hésiter : et si, au fond, l’histoire inventée de toute pièce par Gwen pouvait s’avérer réelle ?

Près de 27 ans après sa sortie, Fais comme chez toi ! reste toujours un must du genre, avec ses innombrables quiproquo  : Goldie Hawn retrouvera Steve Martin, 7 ans plus tard, en 1999, pour Escapade à New York. Mais ceci est une autre histoire…


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