A crazy world



753.L’ombre du King plane sur Castle Rock…

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Il y a définitivement quelque chose de pourri à Castle Rock : ville fictive dans le Maine, elle est le lieu où Stephen King a pu déverser son incroyable imagination dans bons nombres d’histoires (le Corps, …) et de romans (Cujo, Dead Zone, ou encore Bazaar). Décider de donner vie à cette ville dans une série télévisée semblait un postulat intéressant. Avec J.J.Abrams à la production, sur le réseau Hulu (qui s’était déjà occupé de 22/11/63) cette superproduction s’annonçait grandiose, promettant de lier l’univers de Stephen King, offrant une sorte de patchwork de son oeuvre, chaque saison devant cependant raconter une histoire distincte.

La première salve (10 épisode d’environ 50 minutes) s’ouvre ainsi par le suicide du directeur de la prison de Shawshank (lieu de l’intrigue des Évadés), Dale Lacy (Terry O’Quinn). Une nouvelle directrice est alors nommée, afin de gérer le lieu, et découvre qu’une aile de la prison est inoccupée, et a été condamné. Elle demande alors à un gardien d’explorer les lieux. Celui-ci découvre alors qu’une personne est enfermée, dans une cage dans le sous-sol. Il s’agit d’un jeune homme, que l’on appellera le kid (Bill Skarsgard). Cherchant à comprendre comment il est arrivé là et qui il est, l’homme le conduit à la directrice. Celle-ci l’interroge, mais le jeune homme n’est pas très bavard : il semble perdu et dans son monde. Cependant, le kid prononce le nom d’Henry Deaver à plusieurs reprises. Il s’agit d’un avocat chargé de la défense des condamnés à mort. Cela fait plusieurs années qu’il a quitté Castle Rock, où vit toujours sa mère, Ruth (Sissy Spacek), atteinte de la maladie d’Alzheimer. Enfant, il avait mystérieusement disparu durant 11 jours, avant de revenir, sans un mot d’explication.

Série très attendue, Castle Rock distille les indices pour mieux entretenir son suspens : le kid est un personnage énigmatique, à l’épreuve du temps (il serait là depuis 27 ans, malgré son jeune âge) qui répand le mal autour de lui. Les gens sont poussés au meurtre, il y a des incendies,…il semble même contrôler les faits et gestes d’autrui grâce à de petites statuettes de cires. On en vient même à se demander si le diable n’était pas enfermé, à Castle Rock ?

Quand à Henry Deaver, il est en proie à ses propres démons, resurgissant d’un passé lointain : il entend un son en permanence à Castle Rock, un bruit qui semble venir de la forêt. Impossible pour lui de se souvenir pourquoi, enfant il disparu, avant de réapparaître subitement ? Certains parlent qu’il s’agit du schizma, de la voix de Dieu (une référence à la Tour Sombre ?). De plus, une étrange connexion semble l’unir avec Molly (Melanie Lynskey, vue dans Mon Oncle Charlie), une vieille amie.

Castle Rock nous fait voyager entre le passé et le présent, entretenant son mystère et multipliant les intrigues (il est notamment question d’univers parallèles). Sissy Spacek, dans le rôle de Ruth Deaver joue une femme attendrissante, et pleine d’émotion.

Si il est indéniable que Castle Rock multiplie les clins d’œil et les références à l’univers de Stephen King (on évoque l’incident du roman Cujo, ou encore une certaine Jackie Torrance), la série déçoit sur la longueur et peine à garder une histoire crédible dans son épisode final, qui se vautre quelque peu dans des justifications grand-guignolesques. Dommage, car le matériel de base était prometteur et l’épisode pilote très effrayant dans sa dernière scène. Bill Skarsgard est bluffant dans le rôle de cet étrange garçon à l’allure chétive, qui une fois debout semble être une créature terrifiante.

La conclusion, d’après les créateurs, est une fin ouverte laissant libre court au spectateur de ce faire une idée sur ce qu’il a vu. Avec comme question centrale de savoir qui est vraiment Henry Deaver ? Le Kid est renfermé et oublié de tous…comme si certaines vérité étaient difficiles à accepter. Mais à la différence d’un roman du King, la série ne sait pas où elle va. Comme si il n’y avait aucune direction, elle multiplie les pistes, mais n’en résout pas une seule.

(notre note : 5/10).


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