A crazy world


767.Room, où le monde à travers une lucarne.

Jack (Jacob Tremblay), 5 ans vit avec sa mère Joy (Brie Larson, avant Captain Marvel) dans une seule pièce. Il n’est jamais sorti de chez lui, et n’a jamais vu le monde extérieur. Le logement, comprenant quelques meubles, une télévision et un simple lit est bien rudimentaire. Joy et son fils sont en réalité prisonnier d’un effroyable psychopathe, « Vilain Nick », qui avait kidnappé la jeune femme alors qu’elle revenait de l’école. Celle-ci s’est faite duper, et s’est retrouvé au fond d’une camionnette sans rien pouvoir comprendre. Tombé enceinte de son ravisseur au cours d’une relation forcée, elle ne revit plus jamais le monde extérieur, se contentant d’une simple lucarne lui apportant un peu de la lumière du jour. Mais aujourd’hui, 7 ans après sa disparition, Joy décide enfin de dévoiler la vérité à son fils, qu’elle a tenter de préserver jusque là, et va mettre au point un plan afin de pouvoir s’enfuir avec lui…

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Le monde à travers une lucarne

Dans Room, sorti en 2015, Lenny Abrahamson (The Little Stranger) raconte l’histoire de deux destins brisés : celui de Joy, 24 ans, qui a été enlevé à la sortie de l’école, et de son fils, qui n’a jamais eu de contact avec quelqu’un d’autre que sa mère. Et pourtant, malgré la gravité du sujet, le film parvient à rester extrêmement positif. Brie Larson, oscarisée pour le rôle, livre une composition brillante. Jack, malgré la misère de sa condition, est heureux dans cette « room » (qui est en fait une prison !), entouré par sa mère qui lui donne toute l’affection dont il a besoin. Ses amis sont des objets inanimés, qu’il a nommé, afin qu’ils soient personnifiés : madame lucarne, madame télé,…les  choses prennent ainsi un sens.

De façon très surprenante, Joy est parvenue à préserver son fils du « Vilain Nick », son ravisseur. À chaque fois que ce dernier vient la voir, son fils est caché dans l’armoire. Il ne doit pas poser les yeux sur ce dernier. Force est de constater que cela semble fonctionner, puisque Nick croit que Jack est en fait…une fille !

Chaque Dimanche, Joy est en droit de demander quelque chose à Nick, un objet utile pour elle. En général, elle sollicite toujours un présent pour son fils, qui croit qu’il s’agit là du « cadeau du dimanche ». Pour les 5 ans de ce dernier, Joy entreprend de dire à son fils toute la vérité, et que ce qu’il voit à travers la télévision, tout les paysages et personnes, existent bel et bien. Au début, le petit garçon a du mal à accepter cette réalité, même si il est suffisamment malin pour comprendre que la situation dans laquelle ils vivent tous les deux a quelque chose de malsain.

Retour à la réalité

Room est un long-métrage qui s’inspire d’un fait divers effroyable : celui de Josef Fritzl, autrichien qui emprisonna sa propre fille, Elisabeth, durant plus de 20 ans. L’homme la viola, lui faisant subir de nombreuses blessures, et de cette relation incestueuse naquirent 7 enfants, tous prisonniers et n’étant jamais sorti de la demeure de leur père. Fritzl aurait également réussi à faire croire à la mère d’Elisabeth que leur fille avait rejoint une secte, pour expliquer sa disparition, alors qu’elle se trouvait sous leur propre toit. Mais d’autres histoires, tout aussi horribles, ont pu l’inspirer (Natacha Kampusch par exemple) : chaque jours de nombreuses personnes disparaissent, sans laisser de trace. Room est un hymne à l’espoir, pour ses dernières, et s’intéresse aussi à ce qu’elles vivent lorsque « l’horreur s’arrête » et qu’il est temps de revenir à la réalité. 

Le film peut être divisé en 2 parties : la première se déroule dans « la pièce » et suit le quotidien de Joy et de Jack, jusqu’au moment où elle parvient à faire évader se dernier, dans une scène de grand stress. Le plan est brillant et très risqué. Aussi, afin d’encourager son fils, Joy lui raconte l’histoire du Comte de Monte-Christo, de Dumas. La seconde prend racine lorsque Jack parvient à indiquer à la police où est l’abri de jardin dans lequel il a vécu toute sa vie avec sa mère et que la police arrête « Vilain Nick ». 

Le premier regard de Jack dans le monde extérieur est très éprouvant pour lui : dans un état quasi-hypnotique, le gamin ne sait plus bouger, et regarde ce qui se trouve en face de lui, mes ses yeux semblent trop petits pour englober l’immensité du monde qui l’entoure.

 

Joy, libérée, décide alors de retourner vivre chez ses parents, malgré le fait que son médecin pense qu’elle et son fils devraient être suivi par des psychologues à cause de ce qu’ils ont vécu. Son père et sa mère arrive alors, et les retrouvailles sont très forte en émotions, les deux parents ayant cru que leur fille était morte. Joy apprend qu’ils se sont séparés, leur couple brisé sans doute par cette terrible histoire, que sa mère a refait sa vie avec un autre homme, tandis que son père est parti vivre très loin. Ce dernier, heureux du retour de Joy, ne parvient cependant pas poser, ne serait-ce qu’un regard vers son petit-fils. Pensant qu’il est fruit d’un viol, et le fils du ravisseur de sa fille, l’homme n’arrive pas à faire la part des choses devant cet enfant innocent qui ne comprend pas une telle réaction.

Adaptation

Jack a d’abord du mal à communiquer avec son entourage, la seule personne avec qui il a vécu étant sa maman. Mais après un temps d’adaptation, il se fait à notre monde et se surprend à aimer celui-ci. Il joue aux Legos, part se promener avec sa grand-mère et son compagnon (qui est vraiment un brave type), fait connaissance avec le petit chien de cette dernière, et parvient même à se faire des amis. L’amour de sa mère l’a préserver du cauchemar qu’ils ont vécu et il n’en gardera aucunes séquelles.

Mais pour Joy, c’est très différent. Sans doute aurait-elle du être heureuse de sortir de tous ce qui lui est arrivé, et ce fut le cas au début. Mais ensuite, l’après-coup fut difficile à encaisser. Tout d’abord, revoir sa chambre dans l’état dans lequel elle l’avait laissée, 7 ans plus tôt, fut un choc : c’est comme si elle renouait avec son passé, redécouvrant ses aspirations perdues et ses souvenirs oubliés. Ensuite, les journalistes qui la harcèlent, campant nuit et jour devant sa maison, espérant obtenir une interview où elle racontera son calvaire : aspirant à la tranquillité, Joy se voit dérangé. Enfin, cédant à ceux-ci, et acceptant de se livrer, Joy reçoit une claque dans la figure lorsque la journaliste lui demande pourquoi elle n’a pas demandé à son ravisseur de donner Jack à un orphelinat, et l’a garder, égoïstement pour elle seule durant toute ses années. Ce genre de propos est blessant pour une mère, n’aide pas à sa reconstruction, et Joy tente alors de se suicider, se sentant responsable.

Fort heureusement, elle n’y parvient pas. Néanmoins, elle décide de suivre une thérapie afin d’aller mieux. Son fils, pour l’encourager, décide de couper ses longs cheveux (pour la première fois de sa vie) et d’en faire cadeau à sa mère. Selon lui, c’est la source de sa force, faisant un parallèle au mythe biblique de Samson et Dalila. En recevant ce présent, en regardant le geste de son fils, Joy décide de se battre et finit par s’en sortir. Avec son fils, elle décide ensuite de tout essayer, de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir, et il y a beaucoup à voir dans se monde…. (notre note : 9,3/10).


766.Bird Box.

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Notre monde a connu une terrible catastrophe. D’horribles créatures ont poussés les êtres humains qui ont croisés leur regards à se donner la mort. La seule chance de survivre est de garder les yeux bandé quoi qu’il arrive. C’est dans cet environnement hostile que Malorie Hayes (Sandra Bullock) tente de survivre avec ses deux enfants.

Avec Birdbox (la cage aux oiseaux en français) Susanne Bier (Serena) délivre un petit thriller horrifique de bonne facture, racontant son histoire sur une double temporalité : le présent, où Malorie descend une rivière pour rejoindre un potentiel camps de survivants, en compagnie de ses deux enfants, et le passé, où l’on découvre comment elle a fait face à la fin du monde. Le suspense est bien présent, dans cette histoire de comportement interdit (qui lorgne quelque peu sur le magnifique Sans un bruit). Comment fait-on, après tout, pour ne plus rien regarder ? Ne plus contempler la lumière du jour et la nature ? Être privé d’un sens aussi important oblige à en développer d’autres…

Tout au long du film, on comprend la détresse de Malorie, qui a tant perdu (à commencer par sa sœur) dans cette histoire. Elle a décidé de ne plus éprouver le moindre attachement, la moindre émotion. Elle n’a même pas donné de prénom aux deux enfants, se contentant de « garçon » et « fille ».

Les créatures, que l’on ne verra cependant pas (excepté sur des dessins…) poussent les gens au suicide. Sorte de mal invisibles, elles sont capables d’imiter les voix de n’importe qui, et semblent se déplacer avec le vent. Si on les regarde, c’est comme la gorgone Méduse, on en meurt. La thématique rappelle celle du film Phénomènes, mais dans une histoire dont le thème central semble être la lutte pour la survie. D’autant que tous les êtres humains ne sont pas atteint de cet étrange mal : les fous en sont immunisés, et semblent vouloir forcer les gens à regarder la mort en face. Un peu comme des adorateurs d’un culte à une divinité diabolique. Cela pourrait s’inspirer des histoires de Lovecraft et de son célèbre mythe de Cthulhu. Les scènes sont parfois choquantes et les morts s’enchaînent. Une petite polémique avait d’ailleurs émergée autour du film : celle d’utiliser les images d’une véritable catastrophe ferroviaire. Heureusement, il n’en est rien, les séquences en question ayant été retirées (notre note : 7/10).


765.Stranger Things : la bande-annonce de la saison 3 !

Attendue pour le 4 juillet prochain, la saison 3 de Stranger Things se dévoile le temps d’une bande-annonce annonçant quelques changements. Nous sommes désormais l’été 1985, et tout les personnages semblent avoir bien grandis. Elf -désormais Jane- et Mike sortent ensemble, et Lucas et Maxine également. Le temps où l’on se retrouvait pour jouer ensemble à des jeux de rôles semble être révolu. De nouvelles préoccupations les occupe, celles de l’adolescence au grand dam de Dustin, en retrait par rapport à tout cela.

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Si le « monde à l’envers » était sensé avoir été fermé par Jane à la fin de la saison 2, il semble cependant que le portail soit toujours ouvert et qu’une nouvelle créature, bien plus monstrueuse que le Démogorgon et le Flagelleur Mental. Billy, le frère de Max sera en bien mauvaise posture, confronté à de biens sombres desseins…deviendra-t-il lui-même la créature -qui possède un visage- que l’on aperçoit dans la bande-annonce ? Les rats semblent également jouer un grand rôle pour cette saison 3…

L’humour semble être à nouveau au rendez-vous, entre une blague en début de la bande-annonce qui tourne mal, Steve qui s’amuse toujours avec Dustin,… 2 lieux semblent avoir une importance capitale : un centre commercial et une fête foraine. La bande-annonce commence tout en douceur avant de nous catapulter comme si l’on était à bord d’un grand huit.

Hopper (David Harbour) et Joyce (Winona Ryder) pourraient-ils se rapprocher enfin au cours de cette saison 3 ? Comment évoluera la relation entre Jonathan et Nancy ? De quels films se sont inspirés les créateurs pour écrire le scénario ? Après tout, en 1985, sont sorti Retour vers le futurBreakfast Club, Les Goonies, Mad Max 3, Cocoon, Explorer ou encore Brazil. On à hâte de le découvrir, le temps d’une salve de 8 épisodes, à s’enfiler à la chaîne, le temps d’une soirée…


764.En attendant Tarantino…Once Upon A Time in Hollywood.

Le 9e film de Quentin Tarantino, avant un dernier avec lequel il devrait tirer sa révérence, dévoile ses premières images…sans en montrer beaucoup. L’action est sensé se dérouler en 1969 : les hippies, Nixon, le Viet Nam, Stonewall. L’année est riche en événements. Mais c’est également celle au cours de laquelle Charles Manson, et les adeptes de sa secte, ont assassiné Sharon Tate, comédienne et fiancée de Roman Polanski.

Le Nouvel Hollywood se montre, succédant au Vieil Hollywood, où tout ne pouvait pas être montré à l’écran. Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), star du western sur la paille, et sa doublure, Cliff Booth (Brad Pitt) assistent à cette transition et comptent bien saisir leur chance. Voisin de Tate, ils vont assister à quelque chose de vraiment effroyable…

Attendu pour l’été prochain, Once Upon A Time in Hollywood s’annonce comme l’une des grandes réussite de l’année 2019. Après 2 westerns où il rendaient hommage à Sergio Leone, Tarantino reprend les titres de son maître et se les approprie (Il était une fois dans l’Ouest, Il était une fois la Révolution, et Il était une fois en Amérique). Il convoque aussi un casting où se retrouvent une foule d’acteurs prestigieux : Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Margo Robbie en tête, mais aussi Al Pacino, James Marsden, Emile Hirsh, James Remar, Kurt Russel (qui retrouve Tarantino pour la 3e fois), Tim Roth ( 4e fois) Michael Madsen (pour lui, c’est la 5e collaboration). D’autres incarneront des personnages célèbres : Damian Lewis en Steve McQueen, Timothy Olyphant en James Stacy, Bruce Dern -remplaçant le regretté Burt Renolds- en George Spahn ou encore Mike Moh en Bruce Lee. Pour les membres du clan Manson, se retrouveront notamment Dakota Fanning, Lena Dunham, Austin Butler, et Damon Herriman dans la peau du célèbre gourou. 

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763.Spider-man : New Generation…le Spider-man 4 qu’on avait jamais eu ?

Alors que Spider-man a trouvé son nouvel interprète au cinéma, sous les traits de Tom Holland, l’homme-araignée en profite pour vivre de nouvelles aventures dans un long-métrage d’animation déjanté, produit par Sony. Basé sur un scénario du génial Phil Lord, ce film suit un tout autre Spider-man : il s’agit de Miles Morales (Shameik Moore), jeune lycéen de Brooklyn, qui va devenir -suite à la morsure de la même araignée qui avait piqué Peter Parker-, un super-héros.

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Vous l’aurez donc compris : Deux Spider-man seront donc présent, et vont se croiser pour faire face à l’ennemi le plus dangereux de tout les temps, puisqu’il s’agira du Caïd (au design plutôt réussi). Celui-ci a entreprit d’ouvrir un portail dans le continuum espace-temps, à l’aide d’un accélérateur de particules, afin de pouvoir entrer dans une autre dimension et de ramener sa femme et sa fille, toutes deux décédées dans son monde.

Mais les choses tournent mal, et le vrai Spider-man meurt des mains du Caïd. Le portail se referme, amenant avec lui les Spider-man de plusieurs univers alternatifs. Ce petit monde va devoir collaborer afin d’empêcher le Caïd de mener à bien son projet, et bien entendu, rejoindre leurs mondes respectifs.

Cinq Spider-man pour le prix d’un

Avec Spider-man : New Generation, c’est un trio de cinéastes de génie, à savoir Peter Ramsay (Les Cinq Légendes), Bob Persichetti, et Rodney Rothman, qui décide de convoquer plusieurs versions de l’homme-araignée, pour offrir un film décalé, bourré d’actions et aux allures de comédie. Le petit Miles Morales est une version finalement assez sage du personnage, jeune d’origine afro-américaine et portoricaine que personne ne remarque et dont le père est policier. Étouffé par ce dernier, il trouve souvent refuge chez son oncle Aaron,  un petit bandit notoire avec qui il partage une passion commune : celle du graffiti. L’occasion de faire des tags incroyables.

Les autres Spidey sont nettement moins sages : Tout d’abord, il y a Spider-Gwen, qui n’est autre que Gwen Stacy (Hailee Stenfield). À la suite de l’amour de sa vie, Peter Parker, elle a décidé de revêtir son costume de mener la vie dure aux méchants. Ensuite, Spider-man Noir (Nicolas Cage), issus du cinéma des années 30, désabusé du monde black&white duquel il vient et où, en bon détective, il affrontait des nazis. Spider-Ham (Peter Porker), tout droit sorti d’un cartoon (ou du Spider-cochon des Simpsons ?). La stupéfiante Peny Parker, aux allures d’animé japonais, qui contrôle un robot contenant une araignée génétiquement modifiée. Et enfin, le Peter Parker des films de Sam Raimi, héros d’une trilogie dont on attendait tant la suite…

Ce dernier alter-ego crée pour le coup la surprise (sans la voix de Tobey Maguire cependant), en offrant quelques scènes clés des précédents long-métrages (comme celle de Spider-man 3,où il frime dans la rue, avec le costume de Venom sur lui). Triste depuis sa rupture avec Mary-Jane, il a pris quelques kilos et se morfond sur lui-même. Passant ses journées à manger des pizzas, il est temps pour lui de se reprendre. Ce sera donc l’occasion de jouer les mentors pour Miles, qui ne croit pas du tout en ses capacités et qui n’a pas encore trouver son style de combat.

Car le Caïd, alias Wilson Fisk, sorte de parrain de la pègre, à la stature imposante (et le film a accentué cela, lui donnant des proportions inimaginables) n’est pas seul, loin de là. Il a convoqué avec lui les pires bandits imaginables : Le Scorpion, le Bouffon Vert, Tombstone, le Rôdeur (Mahershala Ali) et la docteure Octopus (fille de).

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Entre humour et hommage

Oscar du meilleur film d’animation, Spider-man : New Generation, offre des moments tantôt drôle (le Spider-Cochon qui vole quand il sent des tartes), tantôt émouvant. Croiser toutes ses versions du célèbre héros offre un patchwork encore jamais vu auparavant. Spider-man est pluriel et chacune de ces facettes est une part de lui-même. L’animation a volontairement voulu reproduire l’allure d’un comics, donnant un côté très carrés aux personnages et de nombreuses onomatopées. Le soin apporté à l’image contribue à donner à l’histoire plus de réalisme.

Le jeune Miles met du temps à accepter un costume qu’il sent tout d’abord trop grand pour lui. Le film sera l’occasion pour lui de passer à l’âge adulte…Mais il ne sera pas le seul à faire se voyage, puisque les autre Spidey y seront confrontés. On peut être adulte et avoir son lot de casseroles.

On rit lorsque Peter Parker croise la Mary-Jane du monde de Miles et tente de la « reconquérir » lors d’un gala. Tante May (Lili Tomlin) surprend en sorte d’Alfred, dépositaire d’une sorte de cachette secrète ou Spider-man range tous son équipement, rappelant la Batcave de Batman. On aperçoit, l’oeil humide, Stan Lee, en vendeur de costume, semblant joué son propre rôle…

Les scènes mettant en scène le Caïd sont spectaculaires. Méchant emblématique, déjà vu dans le (râté) Dardevil, de 2003, il a enfin droit à une histoire à la hauteur de son talent. Contrôlant une armée de bandits, lui-même se révèle extrêmement doué pour les arts martiaux.

Vous l’aurez compris : on sort des sentiers battus, avec cette team de Spidey. On est loin des personnages lisses et survitaminés d’Avengers, mais ça fait du bien de voir autre chose, dans un genre où plus rien ne surprend vraiment. N’oubliez pas de visionner la scène post-générique ! Petit plus, la bande-son, entre morceaux rap et rnb est immense. Sans aucun doute, l’Araignée est un être bien singulier (notre note : 9/10).


762.La Favorite.

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Qui aurait pu croire que raconter l’histoire secrète de la Reine Anne d’Angleterre (Olivia Colman, dans un rôle sur-mesure) et de ses deux favorites, Sarah Churchill (Rachel Weiz) et Abigail Masham (Emma Stone) donnerait lieu à un film aussi fort qu’étonnant ? C’est pourtant le parti pris par le cinéaste montant Yórgos Lánthimos, révélé avec l’étrange The Lobster.

La Favorite dévoile une Reine détruite par la vie -elle a perdu tous ses 17 enfants, et est veuve-, à la santé fragile -elle souffre notamment de la goutte-. Faible, Anne d’Angleterre se repose sur Sarah, qui dans les faits, gouverne à sa place.  Femme politique, la duchesse de Malbourough, est amie avec la Reine, mais la traite également de manière assez brutale, se permettant des excès de zèle qui vaudraient sans doute à d’autres la peine de mort.

Lors de l’arrivée de sa cousine à la cour, Abigail Masham, dont toute l’existence fut marquée par une suite d’événements tragiques -pauvre et vendue par son propre père à un homme qui abusa d’elle-, Sarah accepta de l’engager comme domestique. D’abord reléguée aux plus basses corvées, celle-ci monte dans l’estime de la Reine en apaisant la douleur qui la rouge à l’aide de plantes médicinales. L’approche d’Abigail avec la Reine est plus douce, et elle parvient à gagner ses faveurs. Pour Sarah, nettement plus froide, cette concurrence représente une menace qu’elle ne peut se permettre. Entre les deux femmes naît une odieuse rivalité : c’est à la plus rusée d’entre les deux de remporter la victoire…

Avec La Favorite, Lánthimos signe une belle satire de la Cour d’Angleterre, à la musique étonnante (mixant de la musique classique et des airs plus lancinants), se moquant allègrement des occupations des représentant de la Haute société, avec leurs réceptions loufoques et leurs courses d’oies, mais délivre aussi l’essence d’un duel implacable entre deux femmes, de parenté commune, mais que tout oppose de part leur condition sociale. Si Sarah est quasiment Reine, ce n’est pas le cas d’Abigail, qui lors de son arrivée à la Cour fait l’objet de moquerie sur son odeur corporelle après avoir chuté dans la gadoue. Pourtant, sans l’air de rien, celle-ci n’a qu’une seule et unique ambition : retrouver la condition d’antan de sa famille en regagnant ses rangs. Prête à tout, elle va rapidement graver les échelons, écrasant tous les adversaires sur son passage, quitte à se livrer aux plus grandes bassesses.

Le duel Sarah/Abigail, auquel le spectateur assiste tout au long du long-métrage est très prenant. La Reine, quand à elle, semble s’amuser de voir ainsi se disputer deux personnes pour elle, alors qu’on lui prêtait plus guère d’attention depuis longtemps. On assiste alors à des scènes de haut vol, ou deux femmes se causent les pires infamies et sont prêtes à se détruire pour leur statut. Sarah menace Abigail, au cours d’une partie de chasse, en tirant légèrement au-dessus légèrement au-dessus de la tête de cette dernière. La même scène se répète, idée de génie du cinéaste, un peu plus tard, lorsque Abigail tue une oie en tirant et que le sang de la pauvre bête éclabousse le visage de Sarah.

La surprise du film, c’est bien entendu Olivia Colman (oscarisée pour le rôle), qui incarne avec brio une Reine sur sa fin. Affreusement laide, la Reine Anne, dernière héritière des Stuarts, n’en reste pas moins une personne très humaine, mais qui s’est laissé aller à une dépression sans fin, dont les maigres moments de bonheurs sont ceux passés avec sa favorite. Lorsqu’elle regarde les gens de sa Cour danser -surtout Sarah, qui tente d’impressionner tout le monde- la Reine éprouve de la tristesse, et décide de regagner ses appartements. Ne supportant pas de regarder son propre reflet (il n’y a d’ailleurs aucun miroir), la Reine a une opinion bien petite d’elle-même. Toute son estime de soi est partie et elle est désormais incapable de gouverner. Pour noyer son chagrin, celle-ci s’est d’ailleurs acheter des lapins, un par enfant disparus, et les laisse gambader dans ses appartements. Manipulée, les gens qui l’entoure profite de son pouvoir et aucun ne l’aime réellement.

La fin du film se révèle douce-amère, une conclusion rappelant celle du Barry Lyndon de Kubrick, où affrontant son rival, les plans d’ascension sociale du personnage s’effondre, et où il semble perdre le contrôle sur la situation. Sauf qu’ici, même le rival ne l’emporte pas…Bien entendu le film est vulgaire, violent, choquant lors de certaines scènes, ne tient pas forcément compte de toute la vérité historique, mais qu’importe, il reste grandiose (notre note : 7,5/10).


761.Je te le donne-Slimane & Vitaa.

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Un duo magique.


760.Aladdin : bande-annonce.

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Le Aladdin de Guy Ritchie, version 2019, est attendu pour le 24 mai prochain. La bande-annonce semble confirmer une conformité par rapport à l’histoire originale. Le jeune Mena Massoud campera le personnage éponyme, dans un film s’annonçant fort en couleur. Le Génie, à qui Will Smith prête ses traits semble être aussi blagueur que celui de feu Robin Williams.

Alan Merken s’occupera à nouveau de la musique, et les chansons phares du dessin-animé seront au rendez-vous. Cependant, au vu de la bande-annonce, difficile de ne pas comparer avec l’original tant certaines scènes se ressemblent. Espérons qu’il y aura cependant un peu d’originalité et que le film ne cédera pas à la facilité…


759.FILM CULTE : Usual Suspects.

Roger « Verbal » Kint (Kevin Spacey), un petit criminel infirme -il a une légère paralysie du côté gauche-, fait l’objet d’un interrogatoire au couteau par les agents Kujan (Chazz Palminteri) et Baer (Giancarlo Esposito)  au sujet d’un vol commis dans un cargo hongrois, à San Pedro, qui a mal tourné. En fait, ce fut un véritable massacre, puisqu’il est le seul survivant avec un technicien du bateau, inconscient et gravement brûlé, à l’hôpital. L’auteur de ce méfait : le plus grand criminel de tous les temps, Keyser Söze, craint par ses pairs.

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À l’origine, Verbal a monté un gang avec 4 autres malfrats :  ils se sont retrouvés arrêtés et mis sous les projecteurs au cours d’une séance d’identification, avant que l’un d’eux, le dénommé McManus (Stephen Baldwin) leur propose de s’associer le temps d’un casse juteux : voler des diamants à un trafiquant escorté par la police. Devant le succès de cette opération, le groupe mena d’autres combines, avant de recevoir la visite d’un avocat, Maître Kobayashi (Pete Postlethwaithe), les accusant d’avoir volé son maître, Keyser Söze. Pour se racheter, ils vont devoir travailler pour lui et voler l’équivalent de 91 millions de dollars de cocaïne sur un cargo, appartenant à des ennemis de Söze… mais rien ne va se passer comme prévu.

The Usual Suspects c’est un pur coup de génie. Nous sommes en 1995. Le scénario, en béton armé, est l’oeuvre de Christopher McCarrie (qui recevra d’ailleurs l’Oscar du meilleur scénario original), qui est récemment passé derrière la caméra avec les deux derniers volets de Mission : Impossible. Son idée de départ est de faire se rencontrer des bandits lors d’un interrogatoire de police. Mais peu-à-peu, le projet prend forme…9 versions du scénarios verront le jour. À la réalisation, c’est Brian Singer qui signait là l’un de ses tout premiers films. Le casting est également soigné aux petits oignons : Kevin Spacey en tête, Benicio Del Toro, Stephen Baldwin, … C’est un film très inventif, qui cause énormément -avec de très bons dialogues- qui a la particularité de jouer sur les faux-semblants, d’embarquer son spectateur sur de fausses pistes, avant de dévoiler un final des plus inattendus, avec un twist aussi choquant qu’imprévisible… 

Le découpage de l’histoire est astucieux : le fait de raconter une histoire sous forme de flashbacks, à travers le récit de celui qui était visiblement le plus faible du gang, impose un rythme particulier au long-métrage, non-linéaire. L’intrigue est complexe et il faut rester attentif afin de ne pas perdre le fil. Tout les événements s’enchaînent, jusqu’à un dénouement connu d’avance, mais dont on ne perçoit pas encore les véritables enjeux…

Le méchant du film, c’est bien entendu Keyser Söze : c’est lui qui ouvre le film, de dos, en tuant Keaton (Gabriel Byrne), l’ex-flic devenu truand. C’est un être terrifiant et sans pitié, dont l’histoire tragique est connue chez les malfrats, moitié craintif, moitié admiratif. Ayant préféré tuer lui-même sa propre famille, femme et enfants compris, dans un règlement de compte avant de disparaître, il est une sorte de monstre. Il met en place des coups gigantesques où il peut exercer ses malversations. Mais personne ne l’a jamais vu… tous les gens qui ont « travaillés » pour lui l’ont été sur base d’un intermédiaire. Il est devenu une sorte de mythe, dont la réalité n’est plus sûre…certains pensant que Söze est simplement une histoire que l’on raconte pour effrayer les enfants. En turc, Söze veut dire « trop bavard ».

Après tout, comme il est dit dans le film, en paraphrasant Charles Baudelaire, « Le coup le plus rusé que le Diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas« . Les acteurs eux-même ne savaient pas qui était Keyser Söze. À la deuxième vision du film, on le regarde d’une façon tout à fait nouvelle, en repérant tout les détails qui nous ont eu la première fois (notre note : 10/10).


758.La bande annonce de Game of thrones saison 8 affole la Toile !

Après deux ans d’attentes, la voilà enfin ! La bande-annonce officielle de la 8e (et dernière) saison de Game of Thrones a été dévoilée et à le mérite d’en montrer beaucoup et peu à la fois. L’ultime bataille semble avoir commencé. Chaque personnage apparaît, le temps d’une ou deux secondes, marchant vers le combat, le pas triomphant, même si la mort semble être au bout du chemin. Cersei est à nouveau enceinte, vivant dans le Sud, et loin du tumulte et des ténèbres auquel chacun fait face, ignorant totalement ce qui se passe. Aegon Targaryen, alias John Snow, et Daenerys chevauchent côte à côte, prêt à lever leur épée, conduisant leurs armées pour la guerre. Arya doit fuir car on la pourchasse. Jaime a changé de camp. Les dragons survolent le tout, désormais au nombre de deux, puisque Viserion appartient désormais aux Marcheurs Blancs et à son effroyable Roi de la Nuit. Theon Greyjoy sauvera-t-il sa soeur prisonnière de leur oncle, retrouvant par la même occasion son honneur ? Cersei mourra-t-elle comme le prévoyait la fameuse prophétie ? John chevauchera-t-il les dragons ?

Beaucoup d’émotions sont donc à prévoir. Le spectacle sera au rendez-vous le temps de cette salve finale, d’à peine 6 épisodes. Et de multiples questions sont sur toutes les lèvres : Qui survivra à ça ? Qui pourra s’asseoir définitivement sur le trône ? À suivre à partir du 15 avril. En attendant, la bande-annonce a été vue des millions de fois…

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