A crazy world



759.FILM CULTE : Usual Suspects.

Roger « Verbal » Kint (Kevin Spacey), un petit criminel infirme -il a une légère paralysie du côté gauche-, fait l’objet d’un interrogatoire au couteau par les agents Kujan (Chazz Palminteri) et Baer (Giancarlo Esposito)  au sujet d’un vol commis dans un cargo hongrois, à San Pedro, qui a mal tourné. En fait, ce fut un véritable massacre, puisqu’il est le seul survivant avec un technicien du bateau, inconscient et gravement brûlé, à l’hôpital. L’auteur de ce méfait : le plus grand criminel de tous les temps, Keyser Söze, craint par ses pairs.

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À l’origine, Verbal a monté un gang avec 4 autres malfrats :  ils se sont retrouvés arrêtés et mis sous les projecteurs au cours d’une séance d’identification, avant que l’un d’eux, le dénommé McManus (Stephen Baldwin) leur propose de s’associer le temps d’un casse juteux : voler des diamants à un trafiquant escorté par la police. Devant le succès de cette opération, le groupe mena d’autres combines, avant de recevoir la visite d’un avocat, Maître Kobayashi (Pete Postlethwaithe), les accusant d’avoir volé son maître, Keyser Söze. Pour se racheter, ils vont devoir travailler pour lui et voler l’équivalent de 91 millions de dollars de cocaïne sur un cargo, appartenant à des ennemis de Söze… mais rien ne va se passer comme prévu.

The Usual Suspects c’est un pur coup de génie. Nous sommes en 1995. Le scénario, en béton armé, est l’oeuvre de Christopher McCarrie (qui recevra d’ailleurs l’Oscar du meilleur scénario original), qui est récemment passé derrière la caméra avec les deux derniers volets de Mission : Impossible. Son idée de départ est de faire se rencontrer des bandits lors d’un interrogatoire de police. Mais peu-à-peu, le projet prend forme…9 versions du scénarios verront le jour. À la réalisation, c’est Brian Singer qui signait là l’un de ses tout premiers films. Le casting est également soigné aux petits oignons : Kevin Spacey en tête, Benicio Del Toro, Stephen Baldwin, … C’est un film très inventif, qui cause énormément -avec de très bons dialogues- qui a la particularité de jouer sur les faux-semblants, d’embarquer son spectateur sur de fausses pistes, avant de dévoiler un final des plus inattendus, avec un twist aussi choquant qu’imprévisible… 

Le découpage de l’histoire est astucieux : le fait de raconter une histoire sous forme de flashbacks, à travers le récit de celui qui était visiblement le plus faible du gang, impose un rythme particulier au long-métrage, non-linéaire. L’intrigue est complexe et il faut rester attentif afin de ne pas perdre le fil. Tout les événements s’enchaînent, jusqu’à un dénouement connu d’avance, mais dont on ne perçoit pas encore les véritables enjeux…

Le méchant du film, c’est bien entendu Keyser Söze : c’est lui qui ouvre le film, de dos, en tuant Keaton (Gabriel Byrne), l’ex-flic devenu truand. C’est un être terrifiant et sans pitié, dont l’histoire tragique est connue chez les malfrats, moitié craintif, moitié admiratif. Ayant préféré tuer lui-même sa propre famille, femme et enfants compris, dans un règlement de compte avant de disparaître, il est une sorte de monstre. Il met en place des coups gigantesques où il peut exercer ses malversations. Mais personne ne l’a jamais vu… tous les gens qui ont « travaillés » pour lui l’ont été sur base d’un intermédiaire. Il est devenu une sorte de mythe, dont la réalité n’est plus sûre…certains pensant que Söze est simplement une histoire que l’on raconte pour effrayer les enfants. En turc, Söze veut dire « trop bavard ».

Après tout, comme il est dit dans le film, en paraphrasant Charles Baudelaire, « Le coup le plus rusé que le Diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas« . Les acteurs eux-même ne savaient pas qui était Keyser Söze. À la deuxième vision du film, on le regarde d’une façon tout à fait nouvelle, en repérant tout les détails qui nous ont eu la première fois (notre note : 10/10).


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