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763.Spider-man : New Generation…le Spider-man 4 qu’on avait jamais eu ?

Alors que Spider-man a trouvé son nouvel interprète au cinéma, sous les traits de Tom Holland, l’homme-araignée en profite pour vivre de nouvelles aventures dans un long-métrage d’animation déjanté, produit par Sony. Basé sur un scénario du génial Phil Lord, ce film suit un tout autre Spider-man : il s’agit de Miles Morales (Shameik Moore), jeune lycéen de Brooklyn, qui va devenir -suite à la morsure de la même araignée qui avait piqué Peter Parker-, un super-héros.

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Vous l’aurez donc compris : Deux Spider-man seront donc présent, et vont se croiser pour faire face à l’ennemi le plus dangereux de tout les temps, puisqu’il s’agira du Caïd (au design plutôt réussi). Celui-ci a entreprit d’ouvrir un portail dans le continuum espace-temps, à l’aide d’un accélérateur de particules, afin de pouvoir entrer dans une autre dimension et de ramener sa femme et sa fille, toutes deux décédées dans son monde.

Mais les choses tournent mal, et le vrai Spider-man meurt des mains du Caïd. Le portail se referme, amenant avec lui les Spider-man de plusieurs univers alternatifs. Ce petit monde va devoir collaborer afin d’empêcher le Caïd de mener à bien son projet, et bien entendu, rejoindre leurs mondes respectifs.

Cinq Spider-man pour le prix d’un

Avec Spider-man : New Generation, c’est un trio de cinéastes de génie, à savoir Peter Ramsay (Les Cinq Légendes), Bob Persichetti, et Rodney Rothman, qui décide de convoquer plusieurs versions de l’homme-araignée, pour offrir un film décalé, bourré d’actions et aux allures de comédie. Le petit Miles Morales est une version finalement assez sage du personnage, jeune d’origine afro-américaine et portoricaine que personne ne remarque et dont le père est policier. Étouffé par ce dernier, il trouve souvent refuge chez son oncle Aaron,  un petit bandit notoire avec qui il partage une passion commune : celle du graffiti. L’occasion de faire des tags incroyables.

Les autres Spidey sont nettement moins sages : Tout d’abord, il y a Spider-Gwen, qui n’est autre que Gwen Stacy (Hailee Stenfield). À la suite de l’amour de sa vie, Peter Parker, elle a décidé de revêtir son costume de mener la vie dure aux méchants. Ensuite, Spider-man Noir (Nicolas Cage), issus du cinéma des années 30, désabusé du monde black&white duquel il vient et où, en bon détective, il affrontait des nazis. Spider-Ham (Peter Porker), tout droit sorti d’un cartoon (ou du Spider-cochon des Simpsons ?). La stupéfiante Peny Parker, aux allures d’animé japonais, qui contrôle un robot contenant une araignée génétiquement modifiée. Et enfin, le Peter Parker des films de Sam Raimi, héros d’une trilogie dont on attendait tant la suite…

Ce dernier alter-ego crée pour le coup la surprise (sans la voix de Tobey Maguire cependant), en offrant quelques scènes clés des précédents long-métrages (comme celle de Spider-man 3,où il frime dans la rue, avec le costume de Venom sur lui). Triste depuis sa rupture avec Mary-Jane, il a pris quelques kilos et se morfond sur lui-même. Passant ses journées à manger des pizzas, il est temps pour lui de se reprendre. Ce sera donc l’occasion de jouer les mentors pour Miles, qui ne croit pas du tout en ses capacités et qui n’a pas encore trouver son style de combat.

Car le Caïd, alias Wilson Fisk, sorte de parrain de la pègre, à la stature imposante (et le film a accentué cela, lui donnant des proportions inimaginables) n’est pas seul, loin de là. Il a convoqué avec lui les pires bandits imaginables : Le Scorpion, le Bouffon Vert, Tombstone, le Rôdeur (Mahershala Ali) et la docteure Octopus (fille de).

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Entre humour et hommage

Oscar du meilleur film d’animation, Spider-man : New Generation, offre des moments tantôt drôle (le Spider-Cochon qui vole quand il sent des tartes), tantôt émouvant. Croiser toutes ses versions du célèbre héros offre un patchwork encore jamais vu auparavant. Spider-man est pluriel et chacune de ces facettes est une part de lui-même. L’animation a volontairement voulu reproduire l’allure d’un comics, donnant un côté très carrés aux personnages et de nombreuses onomatopées. Le soin apporté à l’image contribue à donner à l’histoire plus de réalisme.

Le jeune Miles met du temps à accepter un costume qu’il sent tout d’abord trop grand pour lui. Le film sera l’occasion pour lui de passer à l’âge adulte…Mais il ne sera pas le seul à faire se voyage, puisque les autre Spidey y seront confrontés. On peut être adulte et avoir son lot de casseroles.

On rit lorsque Peter Parker croise la Mary-Jane du monde de Miles et tente de la « reconquérir » lors d’un gala. Tante May (Lili Tomlin) surprend en sorte d’Alfred, dépositaire d’une sorte de cachette secrète ou Spider-man range tous son équipement, rappelant la Batcave de Batman. On aperçoit, l’oeil humide, Stan Lee, en vendeur de costume, semblant joué son propre rôle…

Les scènes mettant en scène le Caïd sont spectaculaires. Méchant emblématique, déjà vu dans le (râté) Dardevil, de 2003, il a enfin droit à une histoire à la hauteur de son talent. Contrôlant une armée de bandits, lui-même se révèle extrêmement doué pour les arts martiaux.

Vous l’aurez compris : on sort des sentiers battus, avec cette team de Spidey. On est loin des personnages lisses et survitaminés d’Avengers, mais ça fait du bien de voir autre chose, dans un genre où plus rien ne surprend vraiment. N’oubliez pas de visionner la scène post-générique ! Petit plus, la bande-son, entre morceaux rap et rnb est immense. Sans aucun doute, l’Araignée est un être bien singulier (notre note : 9/10).


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