A crazy world


794.Los Bravos-Bring a Little Lovin’.

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Chanson issue du prochain film de Tarantino (Once Upon a Time…in Hollywood).


793.Sale temps à l’hôtel El Royale.

Six ans après La Cabane dans les bois, sorte d’hommage appuyés aux films d’horreurs, et un passage comme scénariste (avec World War Z  et Seul sur MarsDrew Goddard revient avec Sale temps à l’hôtel El Royale, son second film.

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Réunion de dégénérés

Avec une intrigue située en 1969, sous la présidence du Président Nixon, Goddard suit la réunion inattendue entre un groupe de personnes qui ne se connaissent pas, mais qui ont décidés de séjourner dans le somptueux hôtel El Royale. Celui-ci a la particularité d’être traversé par la frontière entre la Californie et le Nevada, et d’être à cheval entre ces deux États. Il offre ainsi la possibilité aux clients de séjourner dans le territoire qu’ils souhaitent, la différence de prix s’élevant à un dollars. Cependant, peu de personnes y résident, et le bâtiment où des célébrités et des personnalités politiques séjournaient tombe à l’abandon.

Tout ces individus semblent lisses au premier abord, et pourtant sont loin de l’être : ayant du traverser un certain nombres d’épreuves, ils ont du faire des choses parfois effroyables. Leur part d’ombre est presque palpable. La nuit qu’ils vont passer à l’hôtel El Royale, va les confronter avec leur passé et leur donner l’occasion de se racheter une bonne conduite, ou les mener droit vers la mort.

Parmi les clients, il y a le père Daniel Flynn (Jeff Bridges), pasteur très moderne ; la chanteuse ratée Darlène Sweet (Cynthia Erivo); un riche entrepreneur agent double prénommé Sullivan (Jon Hamm); et Emily Summerspring (Dakota Johnson), une femme au caractère bien trempé qui fuit un danger bien plus grand. Le concierge, Miles (Lewis Pulman), semble lui-même avoir un certains nombres de choses à se reprocher et à la vue du prêtre, désire ardemment se confesser. Ce petit monde, où chacun aurait du suivre sa route de manière séparée, va se retrouver impliquer dans une série d’événements graves, fruit du hasard ou d’une curiosité malsaine. La menace ultime viendra de Billy Lee (Chris Hemsworth, qui retrouve Goddard), gourou d’une secte d’illuminé, venu se venger et récupérer ce qui lui appartient.

L’ombre des Golden Sixties

Sale temps à l’hôtel El Royal est un petit ovni fonctionnant sur le principe  du film à énigme : la rencontre de personnages improbables, dans un lieu regorgeant de mystères (on pense à Identity ou Les dix petits Nègres), où leurs pires secrets vont être dévoilés et cela parfois au péril de leur vie. Le long-métrage voit sa tension montée, crescendo, jusqu’à un final explosif. La narration est décousue, en chapitres présentant chacun des personnages, et voyageant entre le passé et le présent. Les années 60 étaient teintées de joie et de prospérité, mais en même temps, située dans un cadre où chacun était sur écoute (bien que cela est encore le cas aujourd’hui). Le film est choral dans sa mise en scène, la musique apparaissant au travers des transitions, des juke-box ou encore des performances de Erivo (chanteuse incroyable).

La BO du film comporte de nombreux titres soul des années 60 et 70, tel que Hush de Deep Purple, He’s a rebel de Alana Da Fonseca, 26 miles des The Four Preps ou encore This Old heart of Mine de The Isley Brothers. Cela apporte du peps à l’histoire, accélérant l’intrigue (la scène de la roulette russe) ou la ralentissant ( en jouant sur la carte de la nostalgie via les souvenirs  de Darlène ou du père Flynn). Parfois, les titres donnent une impression d’étrangeté quelque peu malsaine, qui permettent d’affirmer que le long-métrage est un objet original et particulier, lorgnant vers certains codes du polar, mais avec un univers qui lui est propre. Ce huis-clôt dans cet hôtel imaginaire, avec ces décors construits pour les besoins du tournage, vous fera voyager, car ne vous y trompez pas : l’hôtel El Royale ressemble à un purgatoire (notre note : 9/10).


792.Once Upon A Time … in Hollywood : une deuxième bande-annonce qui en dévoile un peu plus sur le prochain Tarantino !

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Le prochain Tarantino a désormais une bande-annonce qui dévoile les grands enjeux du film : En 1969, l’ancienne star Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) est devenu un comédien sur le déclin, devant se cantonner à quelques productions mineures.Le Nouvel Hollywood se montre, succédant au Vieil Hollywood, où tout ne pouvait pas être montré à l’écran, et offre un champs des possibles extrêmement large. Rick et sa doublure, Cliff Booth (Brad Pitt), assistent à cette transition et comptent bien saisir leur chance. 

Mai 1969 est aussi l’année les hippies, Nixon, le Viet Nam, Stonewall. L’année est riche en événements. Mais c’est également celle au cours de laquelle Charles Manson, et les adeptes de sa secte, ont assassiné Sharon Tate, comédienne et fiancée de Roman Polanski. Or Dalton est le voisin de Tate…

Prévu pour le 26 juillet prochain, Once Upon a Time in Hollywood sera l’avant-dernier film de Tarantino : sorte d’hommage au Cinéma, il rendra aussi hommage aux Golden Sixties et à Sergio Leone. Ce sera aussi la dernière apparition de l’acteur Luke Perry, décédé en ce début d’année, à l’écran. 


791.Gwendoline Christie : à la découverte d’une des plus grandes femmes d’Hollywood.

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Impossible de parler de la série Games of Thrones sans évoquer l’actrice Gwendoline Christie. Née en 1978, cette actrice anglaise de 40 ans a d’abord été une championne de gymnastique rythmique, avant de devoir stopper net, à cause d’une blessure. Elle posera ensuite nue, pour la photographe Polly Borland. Du haut de ses 1,91 m, elle sublime les images de cette dernière. Diplômée d’une école dramatique en 2005, Gwendoline débute dans le film L’imaginarium du docteur Parnassus, du cinéaste Terry Gilliam. Celui-ci tournera encore avec elle en 2013, pour The Zero theorem.

Incontestablement, ce qui va la révéler au grand public, c’est la série Game of Thrones. Incarnant le rôle de Brienne de Torth dès la saison 2, Gwendoline campe une femme forte, chevalier non reconnu (pour des raisons de sexisme), victime de moquerie de la part de la gente masculine. Méconnaissable, l’actrice est masculinisée et enlaidie au maximum pour le personnage, en quête d’honneur et de bravoure. Dès le début, elle a tout fait pour obtenir le rôle, n’hésitant pas à se couper les cheveux très court, afin de coller au physique recherché de cette femme de raison. Son duel contre le Limier est déjà dans les anales. La saison 8 de cette série permettra enfin à cette héroïne (présente dans 42 épisodes sur les 73) alliée des Stark, de devenir Chevalier, de se battre vaillamment en dirigeant des armées  et d’enfin pouvoir connaître l’amour avec Jaime Lannister, le seul homme pour qui elle ait éprouvé des sentiments.

Parallèlement à cette expérience, Gwendoline Christie fut aussi un méchant en contre-emploi, dans la saga Star Wars. En effet, dans les épisodes VII et VIII, elle a pu revêtir l’armure du Capitaine Phasma, commandant de haut rang du Premier Ordre. Son combat avec Finn, dans le dernier film, fut épique, même si sous-exploitée. Sa taille imposante fut encore exploitée afin de montrer toute la grandeur dont elle était capable. Peu de femme à Hollywood ont une telle prestance, un tel atout (en comparaison, Sigourney Weaver, Charlize Theron et Geena Davis n’atteigne pas plus de 1,82 m). Robert Zemeckis fit d’ailleurs appel à Gwendoline pour jouer l’une des femmes militaire de son Bienvenue à Marwen.


790.Bandes-annonces : Ca (chapitre 2), Terminator : Dark Fate et Stranger Things saison 3.

L’été approchant à grands pas, vient le moment de faire le point sur les prochaines sorties. Bien qu’une déferlante de films et de séries sont attendus (Toys Story 4, Le Roi Lion,…), nous avons décidé de vous en présenter trois.

Tout d’abord Ça : Chapitre 2. Deux ans après le succès du premier volet, Muschietti poursuit son adaptation du célèbre roman de Stephen King. Dans cette suite, vingt-sept ans se sont écoulés depuis les événements tragiques survenus à Derry. Si la Bande des râtés a bien grandis, ils vont cependant devoir se réunir pour faire face à l’innommable, à nouveau. Jessica Chastain, James McAvoy, Bill Hader se donneront notamment la réplique face à un Bill Skarsgard qui rendossera le costume du clown Grippe-Sou. Sortie prévue en septembre prochain. 

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« Je reviendrai » avait dit le T-800 à la fin de Terminator 2-le jugement dernier. Force est de constater que l’histoire lui a donné raison : après trois suites très moyenne, la saga Terminator enterre le passé et offre enfin à ses fans le film de leurs rêves : un troisième Terminator, qui permet de retrouver Linda Hamilton en Sarah Connor et James Cameron au scénario. Arnold Schwarzenegger prêtera à nouveau ses traits au T-800, bien que l’on ne sache pas encore la manière dont son personnage sera réintroduit. Le sort de John Connor, bien que figurant dans le film sous les traits d’un jeune acteur (exit Edward Furlong), est inconnu. Terminator : Dark Fate est attendu pour octobre prochain.

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Plus proche au niveau temporel, la saison 3 de Stranger Things, série culte de Netflix, débarque le 4 juillet prochain. Cette nouvelle salve de 8 épisodes s’annonce déjà bien mystérieuse au regard des premières images. En cet été 1985, Dustin, Mike, Eleven, Lucas, Max et Will ont grandis et s’apprête à devoir face une nouvelle fois face aux créatures de l’Upside Down (le monde à l’envers). Le cour teaser présenté ci-dessous permet de retrouver le personnage de Billy (Dacre Montgomery), le frère de Max, devenu maître plongeur à la piscine municipale de Hawkins et attisant les passions des femmes de la ville…

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789.Mariage à la grecque.

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Toula Portokalos (Nia Vardalos), 30 ans et d’origine grecque, n’est toujours pas mariée. Pour sa famille c’est une catastrophe, et il est temps de remédier à la situation, et avec un grec ! Travaillant en tant que serveuse dans le restaurant de son père, le « Dancing Zorba », Toula est insatisfaite de sa vie, de son physique, et de cet héritage familial trop lourd à porter. En effet, les grecs sont fiers de leur culture et de leur histoire, ne manquant pas une seconde pour le faire remarquer. Mais un jour, Toula décide de reprendre sa vie en main : Changeant complètement de look, la femme travaille dans une agence de voyage. Elle fait également la connaissance de Ian Miller (John Corbett), un professeur. Cependant, celui-ci n’est pas grec. Toula ne sait pas comment l’annoncer à sa famille, et leur cache dans un premier temps sa romance. Cependant, tout finit un jour par se savoir…

Mariage à la grecque, film de Joel Zwick, connu un immense succès dans les salles, à sa sortie en 2002. Une série, en 2003, et une suite, en 2016, ont d’ailleurs vu le jour suite à celui-ci. Le scénario de l’humoriste Nia Vardalos, inspiré de sa pièce de théâtre qui plu à la productrice Rita Wilson, joue habilement avec tous les clichés de la culture grec, les détournant avec brio. Qu’il s’agisse du baptême grec où la personne est plongé dans un bassin, le fait que les grecs ont les mêmes prénoms que les membres de leur famille, ou encore que la racine de tous les mots existants proviennent du grec (y compris kimono), Vardalos, elle-même d’origine grecque, se remémore des souvenirs d’enfance où des situations qui l’on amusée. Si elle a volontairement poussé tous cela à l’exagération, offrant une caricature de la famille grecque moyenne, l’actrice montre cependant un attachement passionnel des grecs à leur histoire et leur culture. 

Dans le rôle de Gus (Kosta) Portokalos, le père de Toula, Michael Constantine campe un personnage à la fois touchant et conservateur de ses traditions. Il aime profondément son pays, et veut que chacun sache qu’il est grec (en témoigne le drapeau bleu et blanc imprimé en grand sur sa porte de garage). Pour sa fille Toula, il souhaite ce qu’il y a de mieux, mais aveuglé par une sorte de chauvisme, il pense que cela ne peut nécessairement provenir que d’un grec. Ses crises de colères et ses longues tirades larmoyantes offrent des scènes hilarantes au long-métrage. L’homme devra mettre au placard ses préjugés pour accepter Ian, le » xéno », l’étranger, et ce pour le bien de sa fille. Petit détail amusant : il pense qu’un produit pour les vitres peut guérir tout type de blessures.

Complétant le casting, Lainie Kazan est Maria Portokalos, la mère de Toula. Elle est la grecque généreuse et qui a le coeur sur la main. Convaincue que dans le couple, l’homme ne serait rien sans la femme (offrant au passage un discours moralisateur à son mari obtu et macho), cette mama va pousser sa fille à devenir qui elle souhaite être. Andrea Martin et Gia Carides sont également présente, dans la peau de la tante Voula et de la cousine Nicky, deux personnages comiques (notre note : 8/10).


788.Détective Pikachu : un film pour les fans !

Plus de 20 ans après leur première apparition à la télévision dans une série télévisée toujours en cours, les Pokémon, créatures fantastiques qui peuvent être capturées , sont de retour sur le grand écran avec leur premier film en prise de vue réelles (22 films d’animations ont été en effet créés). Signé Rob Letterman (Gang de requinsChair de poule), Détective Pikachu est l’adaptation du jeu vidéo du même nom, qui se déroule dans un univers où les êtres humains et les Pokémon vivent en harmonie. Reprenant l’intrigue dans ses grandes lignes, le film se révèle être à la fois drôle et divertissant.

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Tim Goodman (Justice Smith) a vu son père, agent de police, disparaître dans d’étranges circonstances. Devant faire face à ce décès inattendu, le jeune homme est désormais seul. C’est du moins ce qu’il pense, car le coéquipier de son père, un Pikachu, est dans son appartement afin de solliciter son aide : il pense que Monsieur Goodman est toujours en vie. D’abord surpris de pouvoir communiquer avec la créature, car aucun être humain n’y parvient, Tim accepte d’accompagner le Pokémon dans une formidable enquête, où il ira de surprises en surprises.

Avec une intrigue légère et assez prévisible, Détective Pikachu se révèle pourtant à la hauteur de la franchise dont il est issu : Si son Pikachu- dont un magistral Ryan Reynolds prête sa voix dans un style inspiré de son Deadpool- est à la fois mignon et extrêmement drôle avec sa casquette de Sherlock Holmes et ses blagues à répétition, le long-métrage met à l’honneur les Pokémon, les faisant intervenir dans chacune des scènes du film.  Leur rendu sur le plan visuel est très réussi, le numérique (et l’usage de marionnettes) accomplissant encore de nombreuses prouesses.Chacun d’entre-eux est ainsi quasiment là : Bulbizarre, Salamèche, Carapuce, Grodoudou, Magicarp, Léviator, Métamorph Psykokwak ou encore Osselaît,. Dracaufeu offre un formidable duel face à un Pikachu complètement hystérique dans l’arène aux Pokémon. Le plus puissant des Pokémon, l’incroyable Mewtwo, a également un rôle de choix dans ce film en tant qu’antagoniste.

L’univers Pokémon est riche et foisonnant. On se plaît, à la manière d’un Jurassic Park et ses dinosaures, à (re)découvrir tous ces êtres fantastiques à la fois beaux et dangereux. Certains ont d’immense pouvoirs, d’autres sont simplement « kawaii » (mignon en japonais). Il y a de nombreuses histoires possibles à raconter, sans aucun doute. Le filon semble inépuisable (notre note : 7,5/10).

à lire aussi :

→la liste de tous les Pokémon apparaissant dans le film sur https://comiga.fr/la-liste-des-pokemon-presents-dans-le-film-detective-pikachu/.


787.American Gothic.

Connaissez-vous le célèbre tableau American Gothic du peintre américain Grant Wood, peint en 1930 ? Il s’agit d’une des œuvres les plus connues au monde. Il présente un couple de paysan, dans les années 1920, devant une vaste demeure. L’homme tient une fourche à la main, tandis que la femme est vêtue d’un tablier. Certains y voient l’allégorie de la classe moyenne américaine, d’autre l’expression du deuil. La peinture a fait l’objet de détournements à de nombreuses reprises, tel que dans Desperate Housewives, où il fait partie intégrante du générique de la série.

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Visiblement inspiré par ce tableau, et par une vision satirique de celui-ci, John Hough (La montagne ensorcelée, La maison des damnées, L‘île au Trésor)l a réalisé en 1988, la comédie horrifique American Gothic. Il suivait les aventures d’une bande de jeunes qui partant en vacance à bord d’un avion, durent se poser sur une île perdue, suite à un problème technique. Là-bas, ils découvrirent une petite chaumière où le temps semblait s’être arrêté pour ses occupants. Vivant comme dans les années 20, l’homme se faisait appelé « Pa » et la femme « Ma ». Leurs progénitures, quinquagénaires, se prenaient chacun pour des enfants, jouant à la poupée ou à d’autres jeux de gosses.  Se montrant intransigeants sur certains comportements (ne pas fumer, ne pas jurer,…), le couple permis aux jeunes gens de rester le temps de pouvoir réparer leur avion. Mais bientôt, d’étranges événements se produisirent, et chacun des membres du petit groupe se fit tuer l’un après l’autre dans des circonstances aussi tragique qu’effroyables…

Convoquant les stars du vieil Hollywood Yvonne De Carlo (Les Dix commandements) et Rod Steiger (Le docteur Jivago, Il était une fois la Révolution ou Sur les quais), John Hough livrait, avec ce American Gothic, un film horrifique de série B, gore à souhait. Avec sa bande de jeunes, en mode eighties, il faisait preuve d’une bonne tranche d’humour, leur offrant des morts ridicules, et en donnant la part belle à sa famille de joyeux dégénérés puritains, vivant coupé du monde réel (ils ne connaissent même pas la radio !), qui tuent ceux qu’ils considèrent commettre des péchés (notre note : 6,8/10).


786.Bienvenue à Marwen.

Inspiré de la vie de Mark Hogancamp, Bienvenue à Marwen suit le parcours d’un homme meurtri après vécu une expérience traumatisante qui a bien failli lui coûter la vie. Frappé d’amnésie, il a également de lourdes séquelles physiques, dont la plus importante est de ne plus savoir dessiner. Vivant seul, Mark (Steve Carell) a fait de la photographie sa nouvelle passion. Construisant un village miniature  baptisé Marwen, et qu’il situe en Belgique, l’homme le peuple avec des poupées représentant des gens qu’il a croisé dans sa vie. Ils leur fait vivre des aventures extraordinaires, immortalisées par ses photos, et qu’il situe durant la Seconde Guerre Mondiale. Lui-même à son alter ego, le Captain Hogie, un résistant en talon haut. Les Femmes de Marwen sont là pour le protéger et lui venir en aide, tandis que les Nazis sont ceux qui veulent lui faire du mal. La sorcière belge Deja Thoris (Diane Kruger), dans l’ombre, est là pour torturer le pauvre Mark, et l’empêcher d’aller mieux…

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Avec ce film, Robert Zemeckis (Retour vers le futurSur le filSeul au monde), confirme à nouveau qu’il a toujours autant de talent pour raconter des histoires extraordinaires. Ici, en partant d’un fait divers (un homme tabassé à mort après avoir dit, ivre mort, aimer porter des talons haut chez lui), il capte toute la souffrance de son héros, effrayé par la simple vision de ses agresseurs, et l’utilise pour alimenter l’auto-thérapie que celui-ci mène à travers le village de Marwen. Marc sait qu’il va devoir témoigner au procès de ses bourreau, mais n’est pas encore prêt psychologiquement. La première tentative s’avère d’ailleurs être un échec total. Ainsi, les aventures qu’il imagine lui-même dans le petit village sont des moyens d’évacuer toute la souffrance qu’il ressent, et d’affronter ces agresseurs, qu’il voit comme les nazis. Les femmes de Marwen se battent à coût de cocktails Molotov et de fusils à pompes, pour le protéger, n’ayant pas peur de tirer un nombre incalculable de balles pour une seule personne. C’est qu’intérieurement, Marc aimerait se venger, mais qu’il s’avère incapable de le faire. Lors d’une scène, le Captain Hogie est prisonnier de l’église, ligoté et fouetté à mort. Seul l’intervention des résistantes féminines vienne lui sauver la mise.

Les femmes de Marwen : sexe, poupée et violence

Les Femmes de Marwen, dames sexy aux formes généreuses, sont au nombre de cinq : il y a GI Julie (Janelle Monáe), qui correspond à la dame qui l’a aidé lors de sa rééducation ; Caracala (Eiza González), la jeune fille du restaurant dans lequel il travaille ; Roberta (Merritt Wever), la vendeuse du magasin de jouet secrètement amoureuse de Marc ; Anna (Gwendoline Christie) son infirmière à l’accent russe bien tranché ; et Suzette, résistante française. À celles-ci pourrait bien s’ajouter Nicol, la nouvelle voisine de Mark, dont il va tomber amoureux. En faisant des femmes des super-soldat, Zemeckis se montre féministe en donnant la part belle aux héroïnes, souvent reléguée au second plan des les films de guerres. Cette gente féminine est violente, car c’est ce qui permet à Mark de soulager sa colère. À Marwen, tout est plus simple : les gentils l’emportent toujours sur les méchants. Notre monde, quant à lui, est infiniment plus complexe que ce paradigme.

Le film explore donc les conséquence d’un stress post-traumatique sur une personne, et montre à quel point cela peut s’avérer difficile à vivre. La reconstruction est assez lente, et les médicaments assomment tout au plus la personne où finissent par la rendre accro. D’ailleurs, Deja Thoris est l’allégorie des pilules verte dont Mark est dépendant, et tente de lui faire absorber une dose qui pourrait lui être fatale. Mais parfois, l’homme tente de la combattre, de la mettre dans le coffre RIP où repose tout les nazis qui ont été zigouillés. Mais elle revient toujours, telle une épée de Damoclès au-dessus de sa tête (ça n’est d’ailleurs pas un hasard si la maison de la sorcière est située en hauteur). Pourtant, l’auto-thérapie suit son cours, et en quête de sens, Marc avance et devient plus fort, physiquement et mentalement, de jours en jours.

Les personnages de Marwen sont des poupées GI Joe et Barbie. Il fallait donc que le résultat à l’écran paraisse crédible. Zemeckis, numérisant le corps et les visages de ses acteurs, a utilisé la technique de capture de mouvement (comme pour La légende de Beowulf). Les doubles numériques épousent ainsi de manière optimale les traits et expressions des acteurs, qui livre des performances étonnantes. Les acteurs ont été transformé en personnages animés et articulés.  Le passage du monde réel au monde imaginaire une réussite totale. Il y a même de la poésie dans tout cela. Cependant, Mark a parfois du mal à distinguer les deux, et s’y perd parfois. Mais du point de vue de la technique, c’est irréprochable. Zemeckis est parvenu à réussir une symbiose parfaite, pourtant amorcée dès Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Constat

Le long-métrage questionne aussi sur le crime de haine, acte odieux qui s’explique en raison de la nationalité, la couleur, la religion ou encore les orientations sexuelles d’une personne. À notre époque, il est encore bien présent, et malheureusement pas prêt de s’éteindre. Et encore, Mark a seulement été frappé pour avoir dit aimer quelque chose. Pas pour des actes, mais uniquement des paroles. Et quel que soit ses préférences, cela justifie-t-il de faire du mal à un être humain ? Sommes-nous obligés d’être braqué sur notre vision unique des choses, sans accepter l’autre quel qu’il soit ? Zemeckis dévoile un héros torturé, aux penchants étranges mais qui reste un être humain avant tout. Il plaide ainsi pour la reconnaissance d’un droit à la différence (notre note : 9,2/10).


785.Peter Mayhew est décédé.

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Triste nouvelle pour les fans de la saga Star Wars : l’acteur Peter Mayhew, bien connu pour avoir incarné le personnage de Chewbacca, est décédé ce 30 avril, à l’âge de 74 ans. Né en 1944 à Londres, cet aide-soignant a été approché dans des castings en raison de sa très grande taille de 2,21 mètres ! George Lucas lui-même l’aurait vu à l’hôpital où il travaillait et aurait été impressionné par sa stature.

Auditionnant pour le personnage de Chewbacca, le wookie ami de Han Solo, Peter obtient le rôle que David Prowse, célèbre culturiste, aurait refusé. Ce dernier deviendra cependant l’interprète légendaire de Dark Vador. Peter Mayhew incarnera Chewbacca dans six films en tout (si l’on compte le téléfilm Au temps de la guerre des étoiles), juste avant de passer définitivement le relais à Joonas Suotamo, ancien basketteur, pour Les derniers Jedis en 2017. Revêtant un costume en poils de yak et de lapin, l’acteur devait mettre de nombreuses expressions à travers la gestuelle de son personnage. Cet habit était cependant difficile à porter, et les conditions de tournage de l’épisode IV, dans le désert furent vraiment rude pour Mayhew. La voix de Chewie était un enregistrement mélangeant des cris de lions, morses et blaireaux. L’homme aura aussi joué un Minotaure dans Sinbad et l’oeil du tigre en 1976.

Ne manquant pas un seul instant pour salué ses fans, Mayhew était un habitué des Conventions Star Wars et autres Comics Con. Ces dernières années, il souffrait de nombreux problèmes de santé (opération des genoux, pulmonie, …) . Ne pouvant plus marcher, il se déplaçait d’ailleurs en fauteuil roulant. Fatigué, il a finalement succombé à une crise cardiaque.


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