A crazy world


805.Stranger Things-saison 3 : bande-annonce finale.

Image de prévisualisation YouTube

804.Brighburn, l’enfant du mal.

km

Brandon Breyer (Jackson A. Dunn), 12 ans, est un petit garçon très spécial : il découvre le secret de ses origines en même temps que ses facultés extraordinaires. En effet, il est doté d’une force surhumaine, peut voler, ne peut pas être blessé et peut envoyer des rayons ionisants. Cependant, de tels pouvoirs supposent d’être apte à pouvoir en faire usage. Brandon décide de les employer pour faire du mal autour de lui. Alors que le petit avait toujours été vu comme un gamin bizarroïde à son collège, souffre-douleur de ses camarades de classes, il devient une impitoyable machine à tuer…

Brightburn, l’enfant du mal, c’est la bonne surprise de cet été 2019. Réalisé par David Yarovesky et produit par le cinéaste James Gunn (le papa des Gardiens de la Galaxie), il s’agit d’un véritable film d’horreur, avec pour héros un enfant qui est l’anti-thèse de Superman. Brandon Breyer, dont les initiales sont identiques, tel tout super-héros qui se respecte (Peter Parker, Bruce Banner, …), ne décide à aucun moment d’utiliser ses pouvoirs pour faire le bien, mais se décide à provoquer le carnage et la désolation autour de lui, piquant sa crise de gosse quand il n’obtient pas ce qu’il veut. À la différence du jeune Clark Kent devenu adolescent, découvrant ses pouvoirs et acceptant le rôle que chacun attend de lui en Superman, Brandon voit en cette puberté l’occasion d’être une sorte de Nemesis, un être qui se considère comme supérieur et souhaite conquérir le monde.

Plutôt non conventionnel, le film s’éloigne de ce qui a déjà été fait dans le genre, puisque, à chaque fois, ce type de personnage est voué à avoir une destinée extraordinaire, et à affronter des méchants, et non à devenir lui-même l’antagoniste. Les super-pouvoirs, d’ordinaires si captivants et fascinants, sont ici envisagé sous l’angle de l’effroi. Le film d’horreur a pour la première fois un super-héros en tête d’affiche.

À déconseiller aux âmes sensibles cependant (le film est interdit aux moins de 16 ans), Brightburn offre un cocktail de scènes gores effroyables, à la hauteur de l’incroyable sadisme dont son petit héros fait preuve. La scène de la mâchoire déchiquetée est certainement la pire d’entre toutes… Les amateurs du genre seront cependant conquis. Les effets spéciaux sont réussis, et l’influence de John Carpenter se fait ressentir, dans la manière de filmer les personnages, un peu en retrait (Michael Myers) (notre avis : 8/10).


803.Bohemian Rhapsody.

Biopic de Freddie Mercury, leader du groupe Queen, Bohemian Rhapsody s’est imposé comme l’un des champions du box office de l’année 2018, récoltant plus de 900 millions de dollars. Sur le plan critique, il a également récolté 4 oscars (dont celui du meilleur acteur pour le comédien Rami Malek). Il s’agit du film biographique le plus lucratif de tout les temps. Cela peut se justifier de par le nombre de fans de Queen de par le monde, et de leur souhait de voir ou revoir certaines de ces meilleures prestations. D’autres se sont simplement montré curieux d’en savoir davantage sur les origines de ce jeune garçon qui devint du jour au lendemain une star mondiale.

pk

Farrokh Bulsara, jeune immigré parsi (perses), vient à l’origine d’une famille modeste. Intégrant le groupe de rock Smile, il rejoint le guitariste Bryan Mai, et les bassiste Roger Taylor et Tim Staffell. Ses performances seront remarquées par tout les mélomanes, et Farrockh deviendra rapidement le leader de ce groupe, qu’il rebaptisera Queen, de même que son propre nom en Freddie Mercury.  Après le petit succès de Killer Queen, le groupe va tenter d’imposer un morceau plus atypique : Bohemian Rhapsody. Ce morceau rock de près de 6 minutes, alliant moments d’opérettes et multiples arrangements ne convainc pas le producteur de musique Ray Foster. Le format est trop longs, le pari est trop risqué et les paroles sont difficiles à comprendre. Pour Freddie, ce différent est irréconciliable : il claque la porte à la maison de disques EMI. Décidant de le diffuser dans de petites radios, l’engouement des fans est total. Queen se dresse au rang du panthéon des plus groupes de l’histoire. Freddie se marie avec Mary Austin, avant de se rendre compte qu’il préfère la compagnie des hommes. Le succès du groupe finit par lui monter à la tête et Mercury  sent alors le besoin de faire une pause et de se lancer dans une carrière solo. Ce faisant, il se brouille avec les autres membres du groupe. Son train de vie exubérant, menée par ses fêtes où se mélange cocaïne et alcool et ses multiples relations l’amèneront jusqu’à contracter le VIH. Décidant de chanter jusqu’au bout, Freddie tentera une rédemption en essayant de se faire pardonner par les autres membres de Queen, pour un concert caritatif au  Stade de Wembley en 1985.

Bohemian Rhapsody est un titre évocateur pour le plus célèbre hit de Queen (qui en a pourtant bien d’autres tels que We will rock youRadio Gaga ou Under Pressure). C’est un morceau complexe à interpréter, tant vocalement que musicalement, avec ses 6 parties distinctes, et dont le sens des paroles est difficile sinon impossible à comprendre. Jim Hutton, qui fut le compagnon de Mercury, évoque le titre comme un « coming-out » de la part du chanteur.

L’idée d’un film sur Freddie Mercury ne date pas d’hier et à mis du temps à se concrétiser. Si l’acteur Sacha Baron Cohen (Borat) a un temps été évoqué pour incarner le célèbre chanteur, et qu’il a convaincu les membres vivants du groupe de faire le film, il n’est pas retenu, car sa vision du film ne plaît finalement pas. Brian May et ses amis souhaitent un hommage à eux-même et à Freddie, dans un drame familial, et non un film adulte centré sur Freddie et ses relations homosexuelles. Alors que le projet semblait tombé à l’eau, il se concrétise finalement, sous l’impulsion de Brian Singer, réalisateur de la franchise X-Men,  et le choix de Rami Malek, acteur de la série Mister Robot, en Freddie Mercury fait l’unanimité. Presque en fin de tournage, Singer est finalement remplacé par Dexter Fletcher (finalement non crédité), suite à de multiples problèmes.

Si le public apprécie le film, ce n’est pas le cas des critiques, énervé de la réécriture de l’histoire originale, et des différences avec la réalités des faits. Par exemple, Freddie ne s’est pas réellement disputé avec les autres membres du groupe, et chacun avait déjà en parallèle déjà tenté une expérience en solo. Malgré toutes ses altérations de l’histoire, le portrait de Mercury livré est plein d’émotion, et témoigne de la solitude dont l’artiste était la victime. Rami Malek est réellement Freddie, jusque dans les moindres mimiques et la manière de se mouvoir, ne lui ressemblant pas que sur le plan physique (recourant au port de prothèse dentaires). Vocalement, il y a bien entendu un « truc », une astuce : par moment, on entend la voix de Mercury, à d’autres celle de l’imitateur Marc Martel. Le film est un cocktail explosif de moments drôles, tristes et qui donne envie de taper du pied pour battre la mesure (notre note : 7/10).


802.Stuart Little 1 et 2 : Bien plus que l’histoire d’une petite souris.

pj

Monsieur et Madame Little (Hugh Laurie et Geena Davis), parent d’un petit George, décide d’adopter un enfant, à qui ils donneront une nouvelle famille. À l’agence d’adoption le couple tombe sous le charme de Stuart , abandonné par ses parents à la naissance, et qui se révèle être une personne calme et doté d’une grande bonté. Mais George, qui se faisait une joie d’accueillir un nouveau petit frère pour jouer avec lui, est surpris à la vue de Stuart, et ne veut pas de lui : en effet, Stuart est une petite souris, et même il est doté de paroles, il n’a rien à faire dans une famille d’êtres humain. Pourtant, Stuart (doublé par Michael J.Fox, inoubliable Marty McFly de Retour vers le futur) est enfin heureux d’avoir trouvé une famille, et Monsieur et Madame Little éprouvent beaucoup d’affection à son égard. Même Snowbell, le chat de la famille, n’est pas content, imaginant déjà la réaction des autres félidés de son espèce, qui se moquerait du chat dont le maître est une souris. L’intégration au sein de cette jolie famille de Stuart ne se passe ainsi pas comme prévu, et le petit être ressent un profond vide au fond de lui. Aussi, il décide de se mettre en quête de ses vrais parents…

La petite souris

Avec Stuart Little, le cinéaste Rob Minkoff, déjà habitué aux longs-métrages mettant en scène des personnages animaliers (Le Roi Lion) décidait de donner vie aux personnages imaginés par E.B. White. Scénarisé par M. Night Shyamalan (Sixième sens), le long-métrage sortait en 1999 sur les écrans américains. Doté de bons sentiments, il s’agissait d’un film exposant des thèmes simples et pourtant universel : le premier était celui de la famille. Un peu comme Kipling entreprenait d’expliquer ce qu’est une famille à travers Le livre de la Jungle, Minkoff pose le contexte d’une famille idéale : Monsieur et Madame Little sont des parents exemplaires. Ils ont offert un foyer à leurs enfants, et leur donne de l’amour et tout ce dont ils ont besoin. Ils ne les disputent jamais, mais leur parlent constamment, analysant leurs états d’âmes. Les Little souhaitent avant tout le bonheur de leur progéniture. Stuart est bien traité et son bien-être entre réellement en compte, avant celui de ses parents.

Le deuxième thème est celui de la différence et de son acceptation : sujet mainte fois traitée (La forme de l’eauLe monde de Nathan, …), il trouve en Stuart une personnification poussée. Petit souriceau, il souffre de sa condition car il est rejeté par son frère George et par le chat Snowbell. Pourtant, à aucun moment, il ne voudrai être autre chose qu’une souris. Preuve qu’il s’accepte lui-même, mais souffre du regard des autres. Faisant preuve d’un positivisme extrême, Stuart tente le tout pour le tout pour plaire à George. Sa bonne humeur et sa personnalité lui permettront de faire tomber les préjugés dont il fait l’objet. George éprouvera de la considération pour lui à partir du moment où ils collaboreront ensemble à un projet commun : la course de voiliers miniatures.

Le troisième et dernier thème semble être celui de l’identité : Stuart ne sait pas encore qui il est. Issu de personne, car il a été abandonné, le souriceau se demande si sa nouvelle famille peut vraiment lui apporter ce dont il a besoin. Rejeté par George qui exacerbe sa différence, comme lorsque le clan Little au grand complet vient rencontrer Stuart et lui offre des cadeaux qu’il ne pourra jamais utiliser (tel qu’un vélo ou une balle de bowling), il ressent une sorte de vide et part à la recherche de ses vrais parents…mais ceux-ci sont morts ! Snowbell, trichant grâce à cette information dont le souriceau ne dispose pas, s’arrange pour engager des parents bidons afin de faire partir Stuart. Mais ce couple de souris acteurs aura l’effet inverse : celui de faire comprendre à notre héros qu’il est un Little. Un nom de famille n’est pas une question de filiation, mais une question de bien-être. L’enfant sera « fils de  » celui ou celle qui se préoccupera réellement de son intérêt. Les Little (qui signifie petit en français) étaient presque prédestiné à être les parents de cette adorable petite souris.

La suite : toujours plus de Little

Succès surprise, Stuart Little eu droit à une suite, en 2002, sobrement intitulée Stuart Little 2. Dans ce second opus, Stuart est pleinement intégré à la famille Little (qui va bientôt s’agrandir). Cependant, même si George joue encore avec lui, il aime traîner avec ses amis de l’école, et laisse son petit frère bien souvent trop seul. Aussi, Stuart souhaite se faire des amis. Le hasard lui fera croiser la route de Margalo (Melanie Griffith), un canari blessé, avec qui il nouera des liens très forts. Entre amitié, éveil amoureux et la menace d’un effroyable faucon, Stuart Little 2 est un enchantement. Le film eut cependant moins de succès que son prédécesseur. Un troisième opus, entièrement réalisé en animé, sorti en 2005, directement en vidéo, mais fut une pale raillerie de ses deux illustres prédécesseurs.

Presque enfantin, Stuart Little et sa suite directe sont des films remplis de légèreté et à la morale très explicite. Ils abordent des thèmes complexes, les traitant sous l’angle de l’humour (les chats et leurs jeux de mots par exemple) et de l’émotion. Les crises existentielles de Snowbell, le chat de la famille, sont à mourir de rire.

(notre avis : Stuart Little 1 : 8/10 & Stuart Little 2 : 7/10).


801.Il y a 10 ans, les projecteurs s’éteignaient pour Michael Jackson.

25 juin 2009, toutes les chaînes de télévision bousculent leur programmation à cause d’une annonce qui a l’effet d’un cataclysme : Michael Jackson est décédé. À 50 ans sonné, le Roi de la Pop a succombé à une overdose médicamenteuse. Cela moins d’un mois avant le grand retour de l’artiste sur scène, et la venue d’un nouvel album.

Image de prévisualisation YouTube

Dix ans plus tard, après l’hommage planétaire, 2 albums sortis à titres posthume, l’héritage de Jackson est toujours là. D’une carrière de près de 45 ans (il a commencé à chanté à 5 ans), reste 12 albums solos faisant partie des plus vendus de tous les temps (Thriller et ses 66 millions d’exemplaires écoulés en tête), mais de nombreux musicaux encore à battre. Ses clips sont toujours de petits chefs d’œuvres visuels (Earth song ou encore Scream), et ses pas de danses continuent de faire frémir ses fans (Billie Jean).

De sa personnalité, l’homme semblait être un enfant qui ne voulait pas grandir. Bâtissant son Neverland, il aimait s’isoler de ce monde d’adulte et jouer, comme lorsqu’il était petit. Ses rapports familiaux était compliqués avec son père, Joe Jackson, qu’il ne voyait plus. Ses relations avec la gente féminine seront difficiles et chacun de ses mariages se soldera par un échec (Lisa-Marie Presley et Debbie Rowe). Il aura trois enfants qu’il aimera tendrement et protégera des médias.

On l’accusera d’être un pédophile et d’avoir abusé d’enfants qu’il invitait à son Neverland, parc d’attraction magique. En 1993 et en 2005, le choc de ses accusations sera pour lui terrible. Difficile de savoir si ces allégations étaient fondées ou non, car elles ne collent pas à la personnalité de cet être pacifiste qui aimait le monde, et à tant fait pour les organisations défavorisées. Ne serait-elles que de vaines tentatives pour extorquer de l’argent à Michael Jackson ? Après tout, les procès au États-Unis peuvent rapporter des millions de dommages et intérêts aux « victimes »…Aujourd’hui, de nouvelles accusations font rages contre lui, à travers un documentaire très sombre, qui vient à nouveau faire du tort au chanteur. C’est à chacun de faire la part des choses et de se demander si il est réellement coupables de tels faits.

Insatisfait de son physique (son nez et son acné le faisait souffrir), Michael Jackson s’est littéralement transformé au cours de sa vie. Les photos de lui en fin de vie dévoile un être méconnaissable, qui a fait l’objet de multiples opérations de chirurgies esthétiques. Il souffrait également du vitiligo, une maladie qui décolore la peau. Le cuir chevelu brûlé suite à un accident survenu sur le tournage d’un spot publicitaire, Jackson portait une perruque. L’artiste a régulièrement fait l’objet de railleries de la part des médias.

Cependant, malgré tout ses mystères et toutes les théories que sa mort à posée (certains croient toujours qu’il s’agit d’une mise en scène), Michael Jakson demeure l’artiste le plus populaire de tous les temps. Il était un show-man incomparable, alliant danse et chants rythmé avec une perfection totale. Auteur de belles ballades, il pouvait émouvoir chacun d’entre nous. Et depuis lui, on a jamais fait mieux…


800.Petit best of des articles 701 à 799.

Le 29 août dernier, était publié sur le blog notre 700e article. Dix mois plus tard, et une nouvelle année passée en votre compagnie, 100 nouveaux articles ont vu le jour, présentant 49 nouveaux longs-métrages. Aujourd’hui, c’est l’occasion de dresser un bilan de ces publications, en vous proposant de relire quelques un de nos meilleurs écrits.

  1. Gwendy et la boîte à boutons (roman court de Stephen King)
  2. Le Géant de fer : retrouvaille avec un gentil héros
  3. Us : Jordan Peele nous balance son nouveau film d’horreur
  4. Panic sur Florida Beach
  5. Retour sur le meilleur film d’action des années 90 : Terminator 2-le jugement dernier
  6. Good Doctor : le mélo médical avec un grand D
  7. Total Eclipse of the Heart
  8. Mice, a small story : court-métrage
  9. Gros plans sur les fake news
  10. Le monde de Charlie

Merci à toi, lecteur, d’avoir été fidèle au blog au cours de ces 7 années…

Le créateur (K.G.)


799.Chambers, un coeur pour deux…

tp

Sasha, 17 ans, a fait une crise cardiaque à cause de laquelle elle bien failli perdre la vie. Sa survie n’est en réalité due qu’à l’extraordinaire chance qu’elle a eue : en effet, un nouveau cœur lui a été greffé. Celui-ci appartenait à une jeune fille prénommé Becky, qui est décédée suite à un tragique accident. Les parents de celles-ci, Nancy (Uma Thurman) et Ben (Tony Goldwyn), tristes et ne parvenant pas à combler la perte de leur enfant, décident de rencontrer celle à qui ils ont donné son cœur. Sacha, d’abord réticente face à cette idée, décide de dîner avec eux et le frère de Becky, Eliott. La jeune femme va se lier d’amitié avec ceux-ci, et Nancy verra en elle une fille  « de substitution », la comparant sans cesse à leur fille perdue. Aussi, elle lui fera de beaux cadeaux, décidant de lui accorder une bourse pour étudier dans le lycée où leur fille étudiait, et une voiture qui lui appartenait.

Mais quelque chose cloche…Sacha se met à avoir des visions cauchemardesques sur Becky, qu’elle n’a pourtant jamais vue. Celles-ci se manifestent tant en journée que durant son sommeil. Elle y voit la défunte les instants précédant sa mort jusqu’à l’acte fatal. Rapidement, par rapport aux circonstances de la mort initiale de Becky (électrocutée dans son bain à cause de sa radio), Sacha comprend que quelque chose ne va pas, et que Becky tente d’entrer en contact avec elle pour lui révéler la vérité… 

Petite série horrifique de Netflix, Chambers se révèle une jolie surprise : avec sa mythologie mêlant  satanisme et légendes indiennes, le show propose une intrigue complexe et gore à souhait. Chaque début d’épisodes dévoile un événement du passé qui permet d’éclairer l’histoire et de comprendre la vérité sur la mort de Becky Lefevre. Uma Thurman, la mariée dans Kill Bill, campe une mère de famille triste et esseulée, touchante face à cette fille qui n’est pas la sienne et avec qui elle souhaite devenir amie. Sasha (Sivan Alyra Rose) est une jeune femme qui va se retrouver mêler à des événements qui la dépassent totalement et dont l’ampleur lui échappe. Il est dommageable que Netflix ait cru bon d’annuler la série après une seule saison, tout comme les séries Santa Clarita Diet ou Dardevil… (notre note : 7/10).


798.La Mule.

A quasi 90 ans, Earl Stone (Clint Eastwood) voit son entreprise d’horticulture tombée en faillite. Vieux et fauché, l’homme a consacré sa vie entière à son travail, sans faire attention à sa famille, qu’il a négligé. Son ex-femme, Mary (Dianne West) ne cesse de le calomnier et sa propre fille, Iris (Alison Eastwood) ne lui adresse plus la parole depuis plus de 10 ans, car il n’a jamais été présent pour elle, allant jusqu’à rater son propre mariage. Seule sa petite fille le défend, et décide de l’inviter de l’inviter à une réception pour lui présenter son fiancé. Malheureusement, les choses dérapent, lorsque Mary et Iris constatent la présence de Earl et décident de partir. Se sentant inutile, et décidant de faire un geste à sa petite fille, il décide d’accepter une offre inattendue : celle de devenir passeur de drogue, c’est-à-dire une mule chargée de transporté les stupéfiants. Après tout, qui irait soupçonné un gentil vieillard en fin de vie ?

za

Le poids des années : entre échecs, actes manqués et réussites

En 2008, avec Gran Torino, Clint Eastwood annonçait mettre un terme à sa carrière d’acteur, se sentant trop vieux et souhaitant ne pas avoir l’air d’un vieillard qui s’accroche à la scène et qui n’est plus crédible. Pourtant, il renoncera (heureusement) à cette idée en 2012 avec Une nouvelle Chance, en 2015 avec American Sniper et en 2018 avec La Mule. À 89 ans, même si il est loin de la splendeur de ces belles années, l’homme tient toujours debout et a encore toutes ses facultés intellectuelles intactes. Avec La Mule, il dresse le bilan de la vie de Earl (où il joue les vieillards fatigués, ce qu’il n’est pas encore !), qui a toujours subvenu aux besoins de sa famille, mais a toujours été absent pour celle-ci. Les excuses sont nombreuses mais au fond de lui, il sait qu’aucune ne tient réellement la route. Son travail a toujours compté tellement plus : les fleurs ont représentés plus d’importance qu’une personne ne pourra jamais en avoir pour lui. Earl s’est montré très généreux avec ses amis et collègues, à qui il payait des tournées et s’est vu attribués toutes sortes de prix pour son travail. Son « autre vie » fut riches et l’homme pu en profiter gaiement. Homme sympathique, Earl est un vétéran de la seconde Guerre Mondiale, un souvenir qu’il a préféré mettre au placard…cependant, la version agréable et souriante de l’homme était destiné à tous, à l’exception de sa famille, qu’il a toujours évité.

Mais tout fini par changer, le temps avançant inexorablement. En faillite, Earl devient une mule pour le cartel de Laton (Andy Garcia). Sauf qu’il ne sait pas réellement ce qu’il transporte. La curiosité finit par l’emporter et l’homme ouvre le petit paquet dans son coffre : celui-ci contient de la drogue. D’abord choqué, Earl se retrouve face à un dilemne moral : il sait pertinemment que c’est mal, mais après tout, cela est réalisé dans le but d’aider sa petite fille et de l’aider à retrouver sa maison, saisie par la banque.  Le premier voyage se déroulant sans encombre, et la somme étant généreuse, Earl est satisfait, mais jure de ne jamais recommencé. Sauf que l’argent permet bien des folies, et que le vieil homme aime le dépenser en le partageant. Aussi, il décide d’entreprendre de nouveaux voyages, où la quantités de drogues transportées sera toujours plus importante, mais où les contreparties monétaires seront très élevées, afin de susciter l’appât du gain de la mule. Avec tout cet argent, Earl va tenter de se rendre utile, tentant de sauver des commerçants en faillite, de faire plaisir à sa petite fille, et pourquoi pas tenter de reconquérir celle qui fut l’amour de sa vie…

Il était une fois la mule

Ces dernières années, Clint Eastwood, en tant que réalisateur, n’a eu de cesse de s’intéresser à des portraits d’américains célèbres, tantôt héroïques (Le 15h17 pour ParisSully ou encore American Sniper), tantôt tristes et esseulés (The Jersey BoysJ.Edgar). Cet élan de patriotisme lui a permis de construire une critique de la société américaine, qui promet monts et merveilles en faisant miroiter le commun des mortels, mais qui a également une zone d’ombre qui la fait souffrir (le FBI, la Guerre en Irak, le terrorisme,…). Avec La mule, Eastwood raconte l’histoire de Leo Sharp, un vétéran de la deuxième Guerre Mondiale et ex-horticulteur, devenu passeur de drogue. Transportant des quantités démentielles de cocaïne à bord de son pick-up, le vieillard réalisera de nombreux voyages, lui permettant de vivre mieux et profiter du temps qui lui reste. La mort ne lui faisait pas peur, car il disait avoir tout vécu. Aussi, il n’en faisait qu’à sa tête pour les trajets, et le cartel de Sinaloa ne le lui reprochait jamais rien. La police mettra du temps à le coincer, car son profil n’était pas celui des passeurs de drogues habituels, véritables malfrats. Son air sympathique et sa bonhomie contribuant à entretenir le mythe du gentil grand-père. En prison, l’homme ne restera finalement qu’une seule des trois années pour lesquelles il fut condamnées, pour des raisons de santé. Un an plus tard, il mourut à 92 ans.

Eastwood a magnifiquement retranscrit l’histoire d’un homme qui après avoir couru dans son travail toute sa vie, tente une ultime rédemption. Ses proches ne lui pardonneront jamais son absence. Seul, il va essayer de se racheter une conduite et de faire plaisir aux autres. Sa famille sera comprise dedans, mais la tâche sera plus complexe, en raison de ses multiples écarts de conduite : en fait, à chaque fois, cela sera grâce à sa petite-fille, clé de la réconciliation impossible. Parce que Earl ne sait et ne peut pas se justifier, et que les autres l’acculent de  reproches. Si ils tentent de les fuir comme il l’a toujours fait, l’appel à l’aide de sa petite-fille lorsque sa grand-mère tombera gravement malade, le fera revenir. Si la seule personne qui lui parle encore dans sa famille se brouille avec lui, le choc sera terrible et irréparable. Les relations n’ont pas à être parfaite, elles doivent juste se construire sur la durée. On pense tout savoir lorsqu’on devient grand et pourtant certaines choses ne sont jamais acquises, et doivent être faites. Un bon Clint, drôle et touchant ! (notre note : 9/10).


797.It Comes at night.

k

Thriller apocalyptique, It comes at night est un huis-clôt oppressant, lorgnant vers le film d’horreur sans totalement en être un. Il suit la vie d’une famille qui vit reclue, barricadée dans sa maison, depuis qu’un terrible virus a décimé la population humaine. Complètement paranoïaque, le père de famille, Paul (Joel Edgerton) tente de veiller au bien-être de sa femme et son fils, ne sortant que lorsque cela s’avère absolument nécessaire, équipé de gants et de masques à gaz. Cependant, lorsque un soir, un homme s’introduit dans son domicile, le fragile équilibre qu’il avait mis en place est sur le point de voler en éclat.

Réalisé par Trey Edward Shults, qui fut assistant réalisateur pour le célèbre Terrence Malick, It Comes at night est un film qui questionne sur la folie de ses personnages : l’angoisse se lit sur leur visage, et ils peuvent être capable du pire (le long-métrage démarre d’ailleurs par l’assassinat du grand-père, atteint par le virus). Aussi, lorsqu’il est question d’accueillir un homme qu’ils ne connaissent pas, l’hésitation se fait sentir. Et même si ils décident de faire preuve d’humanité, décidant que l’homme et sa famille peuvent rester, les hôtes se dorment plus sur leur deux oreilles, à l’affût du moindre trouble. La survie a sans doute un prix.

Tout au long du film, Shults ballade sa caméra dans les couloirs sombres de cette maison sans vie, qui a des allures de bunker. Les plans sont lents, par le biais de ses travellings de caméra, contribuant à créer une ambiance pesante et malfaisante. Les personnages sont en dehors du temps, dans une réalité qui n’évolue plus, faite de monotonie et de calme. Cependant, le fils de famille, Travis, semble hanter par d’effroyables chômage où toutes ses pulsions (il est attiré par la femme du couple qui emménage chez lui) et sa peur d’être contaminés viennent à jour. De plus, les ténèbres ne sont jamais très loin, et les rares moments de lumières sont ceux passés autour d’un repas de famille, où lors d’activités ludiques (couper du bois, par exemple) fournissant un peu de bonheur à ces personnages. La forêt se révèle être un lieu mystérieux, dont l’immensité annonce la présence d’un danger plus grand. Lorsque l’on est plus visible, il y a lieu de s’inquiéter. La tension monte crescendo, comme dans Shining, jusqu’à un final où les tensions finissent par éclater, et les loups montrer leur véritable nature.

Les origines du virus ne seront jamais explicitées, et il n’y aura jamais d’explication, mais cela importe peu. Les enjeux réels de ce récit semble concerner les liens familiaux. Peut-on accueillir des gens que l’on ne connait pas et leur faire confiance ? La famille voit ses membres entretenir des liens très forts, et chacun est prêt à favoriser les siens. La peur de l’autre engendre la paranoïa, et de celle-ci émerge la violence. Cela fait écho à la société actuelle, et aux génocides qui ont eu lieu à travers l’histoire : comment des gens qui se connaissaient, et qui se sont appréciés, ont-ils pu se faire la guerre ? La nuit, nous affrontons nos peurs les plus sombres (notre note : 7,8/10).


796.Le Géant de fer.

pj

Hogarth Hughes vit seul avec sa maman à Rockwell, dans le Maine. Souvent, le petit garçon reste seul et est livré à lui-même, car sa mère doit faire des heures supplémentaires dans le restaurant où elle travaille. Un soir où celle-ci est absente,  alors que Hogarth regarde la télévision pour passer le temps, celle-ci se coupe brusquement. En tentant de trouver l’origine de la panne, le jeune garçon constate avec effroi que l’antenne a été sectionnée. Grimpant sur son vélo, il se rend jusqu’à la centrale électrique, et tombe nez-à-nez avec une créature de métal de 30 m de haut  qui tente de manger l’immense industrie : c’est le Géant de fer.

En 1999, Brad Bird, alors réalisateur débutant (avant Les Indestructibles et Ratatouille), mettait en scène Le Géant de fer, adaptation (libre) d’une  nouvelle de Ted Hugues et bijou d’animation qui fut malheureusement un échec au box-office. Les causes seraient due au fait qu’il n’ait fait l’objet d’aucune promotion, la Warner décidant d’enterrer la branche animation de ses studios, suite au bide de Excalibur, l’épée magique. L’histoire de cette amitié étonnante entre une créature venue d’ailleurs rappelle des long-métrages tels que E.T. l’extra-terrestre ou Le Dragon des mers, avec des scènes où la créature maladroite se heurte à un monde qu’elle ne connait pas et doit absolument resté caché. Mais il dispose néanmoins de son propre univers. L’intrigue se déroule en 1957, c’est-à-dire en pleine Guerre Froide entre les USA et la Russie. Le film tente d’ailleurs à plusieurs reprises de retranscrire le climat de terreur et de paranoïa dans lequel se retrouvait l’armée : à travers les militaires qui se précipitent au moindre signalement de menace, n’hésitant pas une seule seconde à ouvrir le feu, par exemple. L’amitié entre Hogarth et cette homme d’acier va se révéler puissante, de façon à ce que chacun des deux soit prêt à mettre sa vie en danger pour tout risquer afin de sauver l’autre.

Le géant du ciel

Doté de parole (et doublé par Vin Diesel en VO, très à l’aise dans ce type de performance vocale), le Géant est un être imposant, véritable machine de guerre doté d’une technologie de pointe. Il représente la puissance et la destruction, mais également la peur de l’étranger (les militaires le prendront pour une création Russe). Cependant, il a un bon fond : Hogarth croit que cela est du au fait qu’il a une âme, lui permettant de ressentir les choses et d’agir en fonction de ses sentiments. Alors que pour l’humanité il représente une menace, Hogarth tente de lui faire comprendre qu’il ne doit pas devenir ce que les personnes voudraient le pousser à être en l’attaquant, c’est-à-dire un ennemi qui cherche à détruire toute forme de vie. Au contraire, il doit être celui qu’il veut être, le soi de sa nature profonde : une bonne personne, qui agis de manière juste. Avec ses super-capacités (il peut se réparer lui-même, lancer des rayons ionisant de ses yeux, ou encore voler), Hogarth lui parle de Superman, le seul véritable héros des américains. En découvrant ces comics, à travers les histoires fantastiques que le gamin lui raconte, le Géant décide d’être un gentil, et non « un fusil provoquant la mort« . Les parallèles avec le super-héros  à la cape et aux collants sont nombreux : Tout d’abord de par les pouvoirs du Géant, comme celui de voler par exemple. Ensuite, de par le fait que le Géant ne sait pas cacher sa véritable apparence, à moins de se cacher. Klark Kent est le déguisement de Superman, puisque Superman est sa véritable nature. Enfin, de par le sens du sacrifice et du courage dont il peut faire preuve. Dans la scène finale, le Géant devient littéralement Superman, épousant toute l’essence du héros, dans un moment de bravoure exceptionnel.

Même Hogarth se retrouve transformé de sa rencontre avec cet être de métal : alors insouciant et ne devant penser qu’à lui, le petit garçon se met à s’inquiéter pour la protection de son ami le Géant et met tout en place pour lui donner à manger, ou à risquer sa vie pour lui.

Autres thématiques abordées

Le Géant de fer s’adresse à tous, avec ses thématiques complexes, y compris aux adultes. Si la qualité de l’animation a vieilli, la technologie ayant depuis connu quelques améliorations, le propos du film est toujours bien d’actualité. Même si le Géant menace l’humanité par son appétit vorace a manger tout ce qui est en métal, produit de la création humaine, le véritable danger de l’humanité c’est son aveuglement : vouloir à tout prix considérer quelque chose pour ce qu’elle n’est pas. Le géant, conçu comme une arme, à lui-même oublié son utilité première, et  a décidé de  renoncer  à la guerre. Les conflits sont absurdes et le pacifisme doit être privilégié, semble dénoncer le réalisateur. La société américaine subit une sévère critique, trop conservateurs, avec l’arrivée de ce géant, qui fascine la population (qui ne le verra pas comme un danger) et inquiète les politiques. Afin d’aller plus loin dans ce tableau, Bird ajoute le personnage d’un artiste sculpteur, propriétaire d’une décharge et dont les créations sont avant-gardistes. Le film regorge de clins-d’oeil, tel que le nom du personnage principal, évoquant celui d’un célèbre cinéaste américain. La bande-son de Michael Kamen permet d’apporter de l’émotion à l’ensemble, et contribue à créé une atmosphère pleine de mélancolie (notre note : 10/10).


12

Jean-Michel, jour après jour. |
Emmawatsonning |
Videopassion07 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la vie est belle !
| Freddyvsjason
| Ilmiocinema