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802.Stuart Little 1 et 2 : Bien plus que l’histoire d’une petite souris.

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Monsieur et Madame Little (Hugh Laurie et Geena Davis), parent d’un petit George, décide d’adopter un enfant, à qui ils donneront une nouvelle famille. À l’agence d’adoption le couple tombe sous le charme de Stuart , abandonné par ses parents à la naissance, et qui se révèle être une personne calme et doté d’une grande bonté. Mais George, qui se faisait une joie d’accueillir un nouveau petit frère pour jouer avec lui, est surpris à la vue de Stuart, et ne veut pas de lui : en effet, Stuart est une petite souris, et même il est doté de paroles, il n’a rien à faire dans une famille d’êtres humain. Pourtant, Stuart (doublé par Michael J.Fox, inoubliable Marty McFly de Retour vers le futur) est enfin heureux d’avoir trouvé une famille, et Monsieur et Madame Little éprouvent beaucoup d’affection à son égard. Même Snowbell, le chat de la famille, n’est pas content, imaginant déjà la réaction des autres félidés de son espèce, qui se moquerait du chat dont le maître est une souris. L’intégration au sein de cette jolie famille de Stuart ne se passe ainsi pas comme prévu, et le petit être ressent un profond vide au fond de lui. Aussi, il décide de se mettre en quête de ses vrais parents…

La petite souris

Avec Stuart Little, le cinéaste Rob Minkoff, déjà habitué aux longs-métrages mettant en scène des personnages animaliers (Le Roi Lion) décidait de donner vie aux personnages imaginés par E.B. White. Scénarisé par M. Night Shyamalan (Sixième sens), le long-métrage sortait en 1999 sur les écrans américains. Doté de bons sentiments, il s’agissait d’un film exposant des thèmes simples et pourtant universel : le premier était celui de la famille. Un peu comme Kipling entreprenait d’expliquer ce qu’est une famille à travers Le livre de la Jungle, Minkoff pose le contexte d’une famille idéale : Monsieur et Madame Little sont des parents exemplaires. Ils ont offert un foyer à leurs enfants, et leur donne de l’amour et tout ce dont ils ont besoin. Ils ne les disputent jamais, mais leur parlent constamment, analysant leurs états d’âmes. Les Little souhaitent avant tout le bonheur de leur progéniture. Stuart est bien traité et son bien-être entre réellement en compte, avant celui de ses parents.

Le deuxième thème est celui de la différence et de son acceptation : sujet mainte fois traitée (La forme de l’eauLe monde de Nathan, …), il trouve en Stuart une personnification poussée. Petit souriceau, il souffre de sa condition car il est rejeté par son frère George et par le chat Snowbell. Pourtant, à aucun moment, il ne voudrai être autre chose qu’une souris. Preuve qu’il s’accepte lui-même, mais souffre du regard des autres. Faisant preuve d’un positivisme extrême, Stuart tente le tout pour le tout pour plaire à George. Sa bonne humeur et sa personnalité lui permettront de faire tomber les préjugés dont il fait l’objet. George éprouvera de la considération pour lui à partir du moment où ils collaboreront ensemble à un projet commun : la course de voiliers miniatures.

Le troisième et dernier thème semble être celui de l’identité : Stuart ne sait pas encore qui il est. Issu de personne, car il a été abandonné, le souriceau se demande si sa nouvelle famille peut vraiment lui apporter ce dont il a besoin. Rejeté par George qui exacerbe sa différence, comme lorsque le clan Little au grand complet vient rencontrer Stuart et lui offre des cadeaux qu’il ne pourra jamais utiliser (tel qu’un vélo ou une balle de bowling), il ressent une sorte de vide et part à la recherche de ses vrais parents…mais ceux-ci sont morts ! Snowbell, trichant grâce à cette information dont le souriceau ne dispose pas, s’arrange pour engager des parents bidons afin de faire partir Stuart. Mais ce couple de souris acteurs aura l’effet inverse : celui de faire comprendre à notre héros qu’il est un Little. Un nom de famille n’est pas une question de filiation, mais une question de bien-être. L’enfant sera « fils de  » celui ou celle qui se préoccupera réellement de son intérêt. Les Little (qui signifie petit en français) étaient presque prédestiné à être les parents de cette adorable petite souris.

La suite : toujours plus de Little

Succès surprise, Stuart Little eu droit à une suite, en 2002, sobrement intitulée Stuart Little 2. Dans ce second opus, Stuart est pleinement intégré à la famille Little (qui va bientôt s’agrandir). Cependant, même si George joue encore avec lui, il aime traîner avec ses amis de l’école, et laisse son petit frère bien souvent trop seul. Aussi, Stuart souhaite se faire des amis. Le hasard lui fera croiser la route de Margalo (Melanie Griffith), un canari blessé, avec qui il nouera des liens très forts. Entre amitié, éveil amoureux et la menace d’un effroyable faucon, Stuart Little 2 est un enchantement. Le film eut cependant moins de succès que son prédécesseur. Un troisième opus, entièrement réalisé en animé, sorti en 2005, directement en vidéo, mais fut une pale raillerie de ses deux illustres prédécesseurs.

Presque enfantin, Stuart Little et sa suite directe sont des films remplis de légèreté et à la morale très explicite. Ils abordent des thèmes complexes, les traitant sous l’angle de l’humour (les chats et leurs jeux de mots par exemple) et de l’émotion. Les crises existentielles de Snowbell, le chat de la famille, sont à mourir de rire.

(notre avis : Stuart Little 1 : 8/10 & Stuart Little 2 : 7/10).


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