A crazy world



804.Brighburn, l’enfant du mal.

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Brandon Breyer (Jackson A. Dunn), 12 ans, est un petit garçon très spécial : il découvre le secret de ses origines en même temps que ses facultés extraordinaires. En effet, il est doté d’une force surhumaine, peut voler, ne peut pas être blessé et peut envoyer des rayons ionisants. Cependant, de tels pouvoirs supposent d’être apte à pouvoir en faire usage. Brandon décide de les employer pour faire du mal autour de lui. Alors que le petit avait toujours été vu comme un gamin bizarroïde à son collège, souffre-douleur de ses camarades de classes, il devient une impitoyable machine à tuer…

Brightburn, l’enfant du mal, c’est la bonne surprise de cet été 2019. Réalisé par David Yarovesky et produit par le cinéaste James Gunn (le papa des Gardiens de la Galaxie), il s’agit d’un véritable film d’horreur, avec pour héros un enfant qui est l’anti-thèse de Superman. Brandon Breyer, dont les initiales sont identiques, tel tout super-héros qui se respecte (Peter Parker, Bruce Banner, …), ne décide à aucun moment d’utiliser ses pouvoirs pour faire le bien, mais se décide à provoquer le carnage et la désolation autour de lui, piquant sa crise de gosse quand il n’obtient pas ce qu’il veut. À la différence du jeune Clark Kent devenu adolescent, découvrant ses pouvoirs et acceptant le rôle que chacun attend de lui en Superman, Brandon voit en cette puberté l’occasion d’être une sorte de Nemesis, un être qui se considère comme supérieur et souhaite conquérir le monde.

Plutôt non conventionnel, le film s’éloigne de ce qui a déjà été fait dans le genre, puisque, à chaque fois, ce type de personnage est voué à avoir une destinée extraordinaire, et à affronter des méchants, et non à devenir lui-même l’antagoniste. Les super-pouvoirs, d’ordinaires si captivants et fascinants, sont ici envisagé sous l’angle de l’effroi. Le film d’horreur a pour la première fois un super-héros en tête d’affiche.

À déconseiller aux âmes sensibles cependant (le film est interdit aux moins de 16 ans), Brightburn offre un cocktail de scènes gores effroyables, à la hauteur de l’incroyable sadisme dont son petit héros fait preuve. La scène de la mâchoire déchiquetée est certainement la pire d’entre toutes… Les amateurs du genre seront cependant conquis. Les effets spéciaux sont réussis, et l’influence de John Carpenter se fait ressentir, dans la manière de filmer les personnages, un peu en retrait (Michael Myers) (notre avis : 8/10).


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