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820.Maléfique 2 : le pouvoir du mal (bande-annonce).

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Attendu pour le 16 octobre prochain, Maléfique 2 se déroulera plusieurs années après le premier film, et continuera de raconter la relation entre Aurore et Maléfique…


819.Shrek 2.

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Désormais marié à la princesse Fiona (Cameron Diaz), l’ogre Shrek (Mike Myers) se décide à aller rencontrer les parents de cette dernière, dans le royaume de Fort Fort Lointain. Malheureusement, les retrouvailles ne se passent pas comme prévu : Si la mère de Fiona, la reine Lidia (Julie Andrews), se montre plus conciliante, son père, le roi Harold (John Cleese), se dispute avec lui. Ajouter à cela l’arrivée de Marraine la Bonne Fée (Jennifer Saunders), qui va tout faire pour que Charmant, son propre fils, épouse la princesse Fiona, et l’attaque du chat Potté : le couple de Shrek ne tient plus qu’à un fil…

Quatre ans après l’incroyable succès du premier opus, Andrew Adamson décidait d’offrir une suite aux aventures de son célèbre ogre vert. Cela n’était pas forcément évident, car Shrek semblait se conclure, tel un conte classique, par « et il vécurent heureux et… ». La thème de la famille et des relations avec ses propres méritait d’être exploré.  Reprenant tout ce qui avait fait le succès de Shrek, il poursuivait sa relecture des contes de fées, incluant plusieurs personnages marquant : tout d’abord, le chat Potté (Botté dans le conte original de Perrault). Ce petit matou vétu de bottes et d’un chapeau est un héros froussard et capable de tromper n’importe qui avec ses gros yeux d’une infinie tendresse. Engagé à l’origine pour tuer Shrek (dans le conte original, c’est un chasseur d’ogres), il devient un allié envers celui-ci lorsqu’il épargne sa vie. Sa voix, teintée d’un accent espagnol (car il est doublé par Antonio Banderas en VO), et ses répliques déchirantes face à l’Âne (Eddie Murphy) offre de belles tranches de rire. Ce petit personnage latino prend également des allures de Zorro, à plusieurs reprises. Ensuite, Charmant, prototype de l’homme idéal, sans peur et sans reproche. Cependant, il détone quelque peu avec le prince des contes de fées : il pense toujours à son look et sa chevelure -qui doit être soyeuse- et se montre très prétentieux et capricieux. Enfin, Marraine la Bonne Fée, qui est également la principale antagoniste du film : Choquée de voir Fiona avec l’apparence d’une ogresse, elle va échafauder un plan diabolique pour se débarrasser de Shrek. Ne reculant devant rien, capable de voler, cette   chanteuse de music-hall le temps d’un Holding out for a Hero va tout faire pour que Fiona épouse Charmant (filtre d’amour, emprisonner Shrek, …).

Battant son prédécesseur au box-office en récoltant près de 930 millions de dollars de recettes, Shrek 2 est encore plus drôle et créatif. Il comprend de nombreuses références cinématographiques à de nombreux films tel que Spider-man (le célèbre baiser tête-en-bas de Mary Jane), Le Seigneur des Anneaux ou encore Flashdance (Potté, dans un numéro de danse très similaire au film). Les tubes eighties pullulent à nouveau dans ce qui semble être un chef-d’oeuvre dont la qualité de l’animation est encore plus réussie sur le plan technique (notre note : 9,5/10).


818.Pee-Wee Big Adventure.

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Premier film du cinéaste Tim BurtonPee-Wee Big Adventure suit les aventures rocambolesques de Pee-Wee Herman (Paul Reubens), un adulte à l’esprit d’enfant dont le monde gravite autour de sa jolie bicyclette rouge. Un jour, celle-ci lui est dérobée à son insu par son voisin. Désespéré, il entreprend un voyage qui le mènera au quatre coins des États-Unis et où il croisera une galerie de personnages débridées…

Dans les années 80, l’humoriste Paul Reubens est une véritable star, grâce à son personnage de Pee-Wee dans un one-man show destiné aux enfants. Le succès est tel que la Warner Bros lui propose de mettre en scène ses aventures dans un long-métrage. L’idée de base pour le scénario original vint à Reubens lorsque les studios lui firent cadeaux d’une beau vélo Schwinn, datant de 1940 !

Reubens et ses acolytes cherchait un cinéaste pour filmer le long-métrage : ils découvrirent alors le jeune Tim Burton, qui avait fait deux chefs-d’oeuvres de poésies sous la formes de cours métrages (Vincent et Frankenweenie). Conquis, ils lui proposèrent la réalisation et le tournage démarra. À sa sortie, le film fut un joli succès (sauf sur le plan critique, où il fut descendu), qui permit à Reubens d’obtenir sa propre série télévisée (qui durera jusqu’en 1991), ainsi qu’un autre film mettant en scène le personnage de Pee-Wee (Big Top Pee-Wee). Pour Burton, ce fut un créneau lui permettant de tourner BeetlejuiceÀ noter que la musique fut composée par Danny Elfman, qui retrouvera Burton pour la plupart de ses films.

Avec son personnage principal haut en couleur, Pee-Wee Big Adventure fait retomber son spectateur en enfance : Pee-Wee adore jouer et possède de nombreux jouets, remplissant sa maison et lui donnant l’allure d’un magasin bric-à-brac. Il y a des inventions farfelues, une statue de Lincoln ou encore une banquette de restaurant. Rien que la scène d’ouverture, avec la musique pétaradante d’Elfman, présentant une série de mécanismes astucieux où une succession d’objets interagissent de manière mécaniques pour préparer le petit déjeuner du personnage principal, est un moment de pur bonheur, évoquant le cinéma muet de Chaplin.

De plus, Pee-Wee pense et agis comme un enfant : il est innocent et totalement inconscient des actes qu’il pose. Sur sa route, il croise une série d’américains dont certains ont de mauvaises intentions à son égard, et pourtant, il finit soit par faire ami-ami, soit par sortir de ces mauvaises passes. Son caractère naïf lui confère une force inattendue. En témoigne la séquence où il s’improvise danseur, face à des motards en colère, qui deviennent hilares face à cet étrange spectacle.

Oscillant entre la comédie burlesque et le road-movie, Pee-Wee comprend des moments de pures folies : son personnage central rêve de retrouver son vélo, et pique de nombreuses crises tel un enfant capricieux. La scène où il se retrouve seul dans son garage et liste les indices pour retrouver son vélo donne au héro des allures de psychopathe. Cela fait également de ce personnage solitaire, sans parents et incompris un personnage burtonien. Un être inquiétant et semblant quelque peu dérangé, rigolant tout le temps : Pee-Wee n’a jamais pu quitter l’enfance, mais qui doit aujourd’hui faire face à sa condition d’adulte. Aussi, même si Pee-Wee a sa propre maison et l’entretient comme il se doit, il a des comportements et des attitudes d’un enfant de 7 ans et semble considéré la vie comme une vaste comédie. Tout comme d’autres héros de Burton, Pee-Wee ne semble ressentir aucun sentiment d’amour : totalement asexué, il fuit même le sexe opposé lorsqu’il se fait dragué.

Sorti en 1985, le premier film de Burton a finit par devenir un film culte, ovni visuel remplis de gags présentant tout l’univers en devenir de son créateur. Totalement coloré, il présente un personnage agaçant et mais étonnamment fascinant. La poésie est bel et bien présente, ainsi que les multiples hommages aux cinéma de la Hammer (notre note : 7/10).

à voir aussi :

→la scène du petit-déjeuner de Pee-Wee, sur youtube


817.Il était une fois le logo de DreamWorks Studios.

Créé en 1994, la société américaine DreamWorks Picture, active dans le cinéma et produisant des film en prise de vue réelles (Il faut sauver le soldat Ryan) et d’animation (Shrek, Fourmiz,…), est caractérisée par son logo emblématique : celui d’un petit pêcheur assis confortablement sur un croissant de lune.

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le logo DreamWorks¹

Histoire d’un logo

Derrière l’histoire de ce célèbre logo se cache l’ombre de Steven Spielberg. L’idée du pêcheur et de la lune sort tout droit de son incroyable esprit. Cependant, il souhaitait que cette image soit peinte à la main. L’artiste Robert Hunt se chargea de ce travail, en prenant comme modèle son propre fils. Le petit garçon pêchant, à travers l’océan de nuages, était né. Avec l’aide des studios ILM et de Dennis Muren (qui avait officié pour les effets spéciaux des Star Wars), une version animée du logo vit également le jour, en 1997, par Dave Carson, pour être employé dans le film Le Pacificateur (avec George Clooney).

Qu’est-ce qu’un logo ?

C’est le nom donné à un motif dessiné et constitué de un ou de plusieurs éléments, et destiné à reconnaître l’entité à laquelle il appartient. Il permet de reconnaître l’entreprise qui en est titulaire, et apparaît comme un moyen de se distinguer des autres sociétés existantes.

Un logo est-il protégé par des droits spécifiques ?

Oui, un logo peut faire l’objet d’un droit d’auteur. Celui-ci naît dès qu’il y a création d’une oeuvre qui fasse l’objet d’une mise en forme et qui soit originale. Elle se poursuit durant toute la vie de son auteur, et 70 ans après la mort de celui-ci. En droit, la notion d’oeuvre est envisagée de manière extrêmement large, comme étant toute création de l’esprit (arrêt Infopaq, CJUE²).La Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques la défini de façon assez large sous le vocable « œuvres littéraires et artistiques » comme comprenant « toutes les productions du domaine littéraire, scientifique et artistique, quel qu’en soit le mode ou la forme d’expression ». Elle cite également un nombre considérable d’exemple, tel que les livres, les peintures ou les conférences.

La mise en forme d’une oeuvre est un critère permettant de distinguer l’oeuvre d’une simple idée, appropriable par le commun des mortels. Il suppose un certain travail de conceptualisation de l’oeuvre, une matérialisation de celle-ci. Cependant, cette dernière ne doit pas nécessairement être aboutie (il peut s’agir d’un simple croquis, par exemple).

La condition d’originalité n’implique pas que l’oeuvre soit nouvelle, ou d’un quelconque caractère extraordinaire. Cela implique simplement que cela soit « de nature à exprimer une création intellectuelle propre à l’auteur de cette oeuvre » (arrêt Infopaq, CJUE). L’arrêt Painer de la CJUE évoque le fait qu’une création est originale si l’auteur a donné une « touche personnelle » à son oeuvre.

Cependant, ces droits d’auteurs n’appartiennent qu’à leur « auteur« , c’est-à-dire celui qui crée l’oeuvre : par exemple, si le logo est une petite peinture, cela revient à l’artiste. Si une entreprise veut apposer la toile, elle ne sera pas titulaire des droits et devra demander un droit d’usage à l’artiste peintre (une licence), moyennant rémunération.

Si l’obtention d’un droit d’auteur ne suppose l’exigence d’aucunes formalités quelconques dans l’Union Européenne, cela n’est pas le cas aux USA : il faut faire enregistrer son oeuvre auprès du United States Copyright Office et ce voir apposer la mention copyright (une lettre C encerclée).

Le logo peut également constituer une marque, en ce sens qu’il s’agit d’un signe distinctif, c’est-à-dire d’un caractère permettant de désigner le logo et les produits sur lesquels il est apposé comme provenant d’une entreprise déterminée. Cependant, pour ce faire, la marque doit être déposée pour faire l’objet d’une formalité appelée l’enregistrement, auprès de l’organisme adapté. Celui-ci dépend de la couverture territoriale sur laquelle on veut exercer son droit : si la marque offre une protection nationale (limitée à son pays), elle peut être étendue à d’autres états de l’Union Européenne, et devenir un titre communautaire. Il est alors possible d’empêcher tout usage contraire à son droit par des tiers malintentionnés. La protection a une durée de 10 ans, renouvelable à l’infini. C’est notablement plus avantageux que le droit d’auteur.

Le logo peut être protégé en tant que dessin ou modèle, en vertu de la Convention Benelux (Belgique-Pays-Bays-Luxembourg) en matière de propriété intellectuelle. Il faut qu’il soit nouveau, c’est-à-dire qu’aucun autre dessin et modèle de même acabit n’ait été divulgué avant (art. 3.3.1), et soit doté d’un caractère individuel, c’est-à-dire qu’il n’évoque rien de similaire à ce qui existe déjà dans l’esprit du consommateur (art.3.3.2). La protection a une durée de 5 ans, renouvelable à quatre reprises.

Quel protection pour le logo DreamWorks en droit des marques américain ?

Les USA considèrent qu’un logo acquiert sa protection en droit par l’usage : autrement dis, il faut apposer le logo sur tous ces produits, faire des campagnes publicitaires avec ce signe distinctif,…autrement dis, il n’est pas nécessaire d’enregistrer la marque, car même lorsqu’elle ne l’est pas, elle peut faire l’objet de droit à son titulaire. Cette acquisition du caractère de marque par l’usage existe également en Europe, mais l’enregistrement demeure la reine des preuves qu’on est bel et bien titulaire de la marque.

Aux USA, même si cela n’est pas obligatoire, les marques peuvent être enregistrées : Cela peut se faire dans l’État dans lequel on réside et limité géographiquement à la portée de celui-ci, mais cela peut également être un titre national. Pour ce faire, il convient de se rendre auprès de l’United States Patent and Trademark Office (ou USPTO). Le déposant est alors considéré comme le titulaire exclusif de la marque et un détient le droit de l’utiliser comme il le veut, à l’exclusion de toute autre personne. Il pourra également intenter des actions judiciaires pour les éventuelles contrefaçons, et cela pour chaque États des États-Unis. La marque se voit apposer le signe d’une lettre R encerclée (pour registered, ou enregistré).

Pour détenir des droits de marques dans d’autres pays, tel qu’en Europe, par exemple, il faut déposer sa marque dans les états concernés.

[1] Voir Wikipédia.org pour des informations sur la marque DreamWorks et ses droits d’usage. Le logo tel que présenté, est issu d’une vidéo youtube (https://www.youtube.com/watch?v=0FqFXmW7Vj4), consultée le 28 juillet 2019.

[2] Cour de Justice de l’Union Européenne, ci-après CJUE.


816.Mon beau-père, mes parents et moi.

Mon beau-père, mes parents et moi

Après avoir rencontré Greg (Ben Stiller), leur futur gendre, Jack (Robert De Niro) et Dina (Blythe Danner) Burns souhaitent faire connaissance avec la famille de se dernier. Pour Jack, qui a fini par accepter Greg, c’est l’occasion d’en apprendre plus sur lui et de savoir si il est définitivement celui qui épousera sa fille Pam (Terry Polo). Les Burns arrivent à bord de leur camping-car géant chez les Furniker : ils sont accueillis par les parents de Greg, Bernard (Dustin Hoffman) et Rose (Barbra Streisand). Le petit-fils de Jack, baptisé de la même manière que son grand-père, est également présent : l’éducation, basée sur des préceptes quasi-militaire du bambin choque les Furniker. Afin de ne pas se faire rabaisser une fois de plus devant Jack, Greg ment délibérément et lui cache que son père, ex-avocat, est devenu homme au foyer et l’a élevé, et annonce que sa mère est docteur alors qu’elle est sexologue pour personnes âgées.

Quatre ans après le succès de Mon beau-père et moi (300 millions au box-office), le cinéaste Jay Roach décidait de mettre en scène la suite de sa comédie culte : en suivant ces tribulations familiales débridées, il offrait un film incroyablement drôle et jouissifs. Les gags s’enchaînant (le cercle de « confiance », la caméra planquée par Jack, …) et les situations cocasses (le prépuce dans la fondue, Greg qui se voit piqué au sérum de vérité par Jack, Dina qui se livre à un exercice médical pour décoincer Jack, …). Si le premier film était une comédie plus classique, celui-ci est nettement plus décalé, la présence du duo Hoffman-Streisand très expressif et jouissif face à un De Niro, toujours impeccable en impassible ex-agent de la CIA. Le succès fut également au rendez-vous, avec plus de 500 millions de dollars de recettes. Un troisième opus verra d’ailleurs le jours en 2010.

Thème phare du film, la famille est au centre de toute l’attention : Greg tente par tout les moyens de plaire à son beau-père, et si il croyait y être arrivé à la fin du premier opus, cela n’est malheureusement pas gagné. Jack Burns est convaincu qu’on peut déceler si une personne est une bonne personne en regardant sa famille. Ce jugement, très conservateur, est cependant incorrect. Une personne est bonne de part ses actions, et non son origine. De plus, Jack a été élevé selon un schéma de pensée précis : l’homme travaille, pendant que la femme reste au foyer pour s’occuper des enfants. Ceux-ci ne doivent pas être materné, mais éduqué comme de futur citoyens, et donc il convient toujours de leur parler comme de jeunes adultes. L’esprit de compétition est important, et seul les premiers prix sont admis. Voir les Furniker, libéraux américains jusqu’aux bout des ongles, chamboule donc sa vision des choses : Bernard a élevé son fils, renonçant à exercer la profession d’avocat, Rose travaille et subvient aux besoins de sa famille. Ils aiment leur fils (qui est étouffé par leur trop grande affection) et ont réalisés un mur avec tout ses trophées de diverses concours, où il n’a jamais été premier. Ils ne tuent pas les animaux à la chasse, et parlent ouvertement de sexe. Pour Jack, ce choc des cultures est difficile à supporter, bien qu’il fasse de gros efforts pour Pam.

La question de la confiance est aussi l’un des pivots de l’intrigue : Jack doit accepter de faire confiance en son futur gendre, et de ne plus enquêter sur ces antécédents. Pourtant, plusieurs éléments le font tiquer et le pousse à emprunter la mauvaise voie… Il a également créer une allégorie de la confiance, matérialisé par la figure d’un cercle où se trouvent tous les individus de sa famille, y compris Greg. Poussant le vice plus loin, il décide qui peut faire partie de ce cercle et qui en est exclu. Cette conception des choses manque de souplesse et d’ouverture : si la famille peut-être inclue dans un cercle, chacun est cependant habilité à avoir son mot à dire et ne doit pas être mis sur la sellette au moindre faux pas (notre note : 8/10).


815.Il était une fois une chanson : Never Ending Story (Limahl).

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Sortie en 1984, la chanson The NeverEnding Story a été conçue pour servir de bande originale au film éponyme de Wolgang Peterson (connu sous le titre L’histoire sans fin en France). Composée par le génial Giorgio Moroder (né en 1940), qui est à l’origine des tubes de Donna Summer ou de Take my Breath Away (bande-originale de Top Gun) et avec des paroles écrites par Keith Forsey, le titre connu un succès étourdissant, devenant numéro 1 dans plusieurs pays. Pour mieux coller au film dont il s’inspire The NeverEnding Story semble ne comprendre ni début ni fin.

C’est le chanteur Limahl (né en 1958), tout juste séparé du groupe Kajagoogoo, qui donna de sa voix pour faire vivre le titre, qui sera présent sur l’album Don’t Suppose. Si il s’agit d’un single qui connu le succès, les chansons suivantes qu’il fit ne connurent pas le même retentissement. Limahl enregistra également une version de The NeverEnding Story en français.

Une terrible injustice règne toutefois sur cette chanson : le fait qu’il s’agit d’un duo. En effet, la voix de la chanteuse Beth Anderson est bel et bien présent, tant dans le chant que dans les choeurs, et pourtant n’est mentionnée nulle part. Elle a enregistrée sa partie de son côté, et sa voix a été ajoutée.

En 2019, à l’occasion de la troisième saison de la série télévisée Stranger Things, le titre est réinterprété par Dustin et Suzie le temps d’une scène.


814.FILM CULTE : La mort vous va si bien.

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La mort vous va si bien, 8e film de Robert Zemeckis, est sorti en 1992. Après en avoir terminé avec sa trilogie Retour vers le futur, le cinéaste désirait mettre en scène cette comédie horrifique, sur un scénario de Martin Donovan et David Koepp. Zemeckis avait déjà réalisé deux épisodes de la série tv Les contes de la crypte et souhaitait rester dans ce genre très particulier, un brin moralisateur.

Le pitch : Helen Sharp (Goldie Hawn), écrivaine, est en couple avec Ernest Menville, un chirugien, mais souhaite faire passer à ce dernier un test ultime afin de savoir si ils sont vraiment fait pour être ensemble. Il s’agit d’assister à la représentation d’une comédie musicale de Madeline Ashton (Meryl Streep), actrice effroyable, mais ennemie jurée d’Helen, qui lui a volé plusieurs hommes par le passé. Et ce qu’elle redoutait ce produisit : Ernest tomba amoureux de Madeline et l’épousa. Sept ans plus tard, Helen fit une profonde dépression face à la gloire de son ennemie, devint obèse et alcoolique, et fut internée dans un hôpital psychiatrique, afin de soigner son obsession haineuse envers Madeline.

Sept autres années plus tard, Helen est de retour, à l’occasion de la publication de son nouveau livre : resplendissante, elle est devenue une belle femme au corps de rêve. Elle a pour ambition de reconquérir Ernest et de se venger de Madeline. Cette dernière est sidérée en la voyant, et rapidement jalouse, car elle ne supporte pas l’idée de vieillir. Sa carrière est en déclin, et elle trompe Ernest. Quant à lui, désormais croque-mort et alcoolique, il est triste, et revoir Helen le fait revivre. Apprenant que Helen s’est rendue chez la mystérieuse Lisle Von Rhoman (Isabella Rossellini) pour être aussi belle, Madeline s’y rend également : celle-ci lui propose une potion magique qui fait rajeunir ceux qui la consomme, de façon éternelle. D’abord dubitative, Helen hésite, mais finit par boire la potion. La magie opérant, elle retrouve sa jeunesse passée, imaginant conquêtes et succès retrouvés. Mais la guerre avec Helen ne fait que commencer…

En effet, les deux femmes vont se livrer à un duel impitoyable, qui aboutira à la mort de toutes les deux : sauf qu’elles ne peuvent pas réellement disparaître, puisqu’elles ont la vie éternelle ! Elles vont donc ressusciter et devenir des cadavres décrépissant, devant faire attention à leur corps tombant en lambeau. Ernest, chirurgien esthétique, tentera de les rafistoler, leur peignant la peau, recollant les morceaux qui se détachent,… Sorti en 1992, le film a bénéficié d’effets spéciaux littéralement bluffants (il fut lauréat des meilleurs effets visuels aux Oscars en 1993), généré par la société IL&M, de George Lucas (qui opérera sur Jurassic Park et la prélogie Star Wars). La peau tordue du cou de Meryl Streep est réalisé entièrement par ordinateur. D’autres éléments ont été incrusté dans le décors, grâce à l’usage d’un écran bleu. Des animatroniques (poupées mécaniques) ont été réalisées, pour la scène de la chute dans les escaliers de Streep. Pour l’actrice, le tournage fut compliqué, car tout devait être calibré, et que même si le résultat à l’écran était époustouflant, elle devait souvent donner la réplique à un quelque chose qui n’existe pas, en « faisant comme si ».

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Étonnamment, La mort vous va si bien ne rencontra pas le succès lors de sa sortie en salle. Les critiques furent loin d’être conquis et le film demeure largement méconnu encore aujourd’hui. Mais pour ceux qui l’ont vu, c’est un film culte. Il a d’ailleurs une place de choix pour la communautés LGBT, et inspire encore régulièrement des drag queens. Le long-métrage est hilarant, de sa scène d’ouverture avec Streep poussant la chansonnette de façon effroyable, à ces moments loufoques, tel que le combat de pelles entre Streep et Hawn, où lorsque Hawn se retrouve avec un trou béant dans l’estomac. Le duo d’actrice offre de merveilleux moments de crêpages de chignons face à un étonnant Bruce Willis en mari peureux et soumis.

Critique acerbe de notre société et de la peur de vieillir, La mort vous va si bien est une gigantesque farce (la fausse mort d’Elvis Presley ou de Marilyn Monroe,…) fort amusante. L’humour noir est employé pour servir le propos du cinéaste, qui questionne le mythe de la jeunesse éternelle et de son absurdité. Il se moque également d’Hollywood, et de ses stars accro à la chirurgie esthétique pour être dans la course. Est-ce réellement nécessaire de recourir à tout ces artifices, même si ils sont tentant ? Le personnage de Bruce Willis (dont le nom est inspiré par celui de l’auteur de Moby Dick), renonce d’ailleurs à consommer l’élixir de longue vie, ne souhaitant pas être désincarné. La vie éternelle n’est pas aussi délectable qu’elle aimerait le faire penser…elle signifie voir mourir tout ces proches et amis, sans pouvoir jamais connaître la joie de cette délivrance bien méritée après une longue vie (notre note : 9,6/10).


813.Bande-annonce : It : Chapitre 2.

Attendu pour le 18 septembre prochain, la suite de Ça s’offre une nouvelle bande-annonce : 27 ans après les tragiques événements qui ont frappé la ville de Derry, la bande des Ratés, désormais adulte, va devoir se reformer pour faire face une nouvelle fois à la chose qu’ils avaient combattus autrefois. Le clown Grippe-Sou et ses multiples avatars est bel et bien de retour et l’ultime combat sonnera le glas…

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812.Le règlement collectif de dettes.

Qu’est-ce qu’un règlement collectif de dettes ?

 

Le règlement collectif de dettes est une procédure qui permet aux personnes endettées de rétablir leur situation financière.

 

 

Comment la procédure est-elle lancée ?

 

Pour ce faire, elle est organisée, aux articles 1675/2 et suivants du code judiciaire (ci-après C.J.) : on regarde d’abord si le passif permet d’apurer les dettes aux créanciers. Si ce n’est pas le cas, une ordonnance d’admissibilité est rendue par le Tribunal du Travail, à la suite du dépôt d’une requête, et un médiateur de dette (un avocat) est nommé (1675/6, §2 C.J.). La personne endettée est le médié. Toutes ses ressources vont désormais transiter dans un compte en banque rubriqué, et contrôlé par le médiateur de dettes. On avertit ensuite les créanciers en leur demandant de déposer une déclaration de créance, dans le mois de la décision d’admissibilité (1675/9, §2 C.J.). Si ceux-ci oublient, un rappel leur est adressé par courrier recommandé, ouvrant un nouveau délai de 15 jours. En cas de non déclaration, le créancier est présumé renoncer à sa créance (1675/9, §3 C.J.).

 

Comment la mettre en oeuvre ?

 

Plusieurs manières de conduire le règlement collectif de dettes sont envisagées : on tente d’abord de conclure un règlement à l’amiable, devant être approuvé par toutes les parties intéressées, d’une durée maximale de 7 ans (1675/10 C.J.). Un solde est affecté chaque mois pour régler les dettes des créanciers. Si cela échoue, un plan judiciaire est organisé par le juge, d’une durée de 5 ans maximum, établissant un solde pour régler les créanciers, assorti de mesures d’accompagnements et prévoyant en général une remise de dettes définitive pour le médié à son terme (1675/12 et 1675/13 C.J.). Si ces deux procédures ne peuvent pas être mise en œuvre, car le solde du médié est insuffisant, une proposition motivée justifiant l’octroi d’une remise totale des dettes est rendue, avec des mesures d’accompagnements éventuelles (ne pas aggraver le passif, essayer de retrouver du travail, …) à respecter (1675/13bis C.J.).

 

Qu’est-ce qu’une requête en révocation ?

 

Définie à l’article 1675/15 C.J., il s’agit de l’acte par lequel le médiateur demande au juge de mettre fin au règlement collectif de dettes en raison de manquements répétés de la part des médiés. Par exemple, le fait d’avoir contracté une dette post-admissibilité, c’est-à-dire une nouvelle dette en cours de règlement collectif de dettes. Il est toutefois intéressant de noter, qu’in fine, c’est au juge d’apprécier la requête en révocation, et qu’il n’est pas obligé de l’accepter.

 

Y a-t-il des conditions à respecter de la part du médié ?

 

Oui ! Il doit respecter plusieurs mesures d’accompagnement, et notamment celle de rendre compte d’initiative à son médiateur de toutes démarches de recherche active d’emploi, d’inscriptions en agence d’intérim et de formations éventuelles.  L’absence de collaboration, de loyauté et de transparence dans le cadre de la procédure de règlement collectif de dettes est un motif de révocation (1675/15, §1, 2° C.J.).

 

Avis critique

 

Il s’agit d’une des matières dans lesquelles on ouvre le plus de dossiers. Certains avocats l’ont bien compris et sont devenus médiateurs de dettes. Il est rémunéré quel que soit l’issue de la procédure, soit par le médié lui-même si ses ressources le peuvent, ou, à défaut, par le SPF Économie. Les dossiers requièrent un suivi continu et la situation des médiés évolue parfois (divorce), nécessitant quelques adaptations à la procédure. Malheureusement, les médiés sont parfois insistants : devant solliciter l’autorisation de l’avocat à chaque dépense, certains font des demandes intempestives, parfois pour des montants considérables. D’autres téléphonent lorsqu’un versement doit leur être versé. L’avocat est donc constamment dérangé.

Le règlement collectif de dettes est une matière impliquant de nombreux contacts sociaux. Il faut se montrer humain et être à l’écoute du médié. Cependant, il faut respecter la procédure et ne pas se laisser envahir par ses émotions à la moindre des plaintes du médié. En cas de doute par rapport à une demande de ce dernier, il vaut mieux en aviser au juge. Le plus difficile, c’est bien entendu lorsque les médiés ne collaborent pas correctement à la réussite de la médiation de dettes et ne respectent pas l’accord prévu (par exemple, ne pas prévenir que l’on a reçu de l’argent d’une succession). 


811.Quand la Finlande testait le revenu universel…

En 2017, la Finlande a tenté une expérience inédite en octroyant un revenu d’un peu moins de 600 dollars par mois à des chômeurs entre 25 et 28 ans, sans exiger la moindre contrepartie. Près de 2000 personnes ont pu bénéficier de ce programme d’aide[1]. Les avantages qui ont été pointés d’un tel traitement étaient de diminuer le nombre de chômeurs et la pauvreté. Le but recherché était de faire bénéficier les demandeurs d’emplois d’une ressource complémentaire, afin de les inciter à retrouver rapidement du travail[2].

Moins de deux ans après la mise en place de cette initiative, la Finlande a mis fin à l’octroi de ce revenu universel, envisageant de le remplacer par un revenu conditionné[3]. Le demandeur devra attester avoir cherché du travail afin de pouvoir en bénéficier.

un article de Kramvoussanos Georges


[1] R., Abott, B., Bogenscheider, « Should Robots Pay Taxes ? Tax Policy in the Age of Automation », Harvard Law & Policy Review, Vol. 12, Cambridge, Harvard Law School, 2018, p.162, disponible sur http://papers.ssrn.com/, consulté le 7 avril 2018.

[2] G., Allègre, P., Van Parijs, Pour ou contre le revenu universel ?, Paris, Presses Universitaires de France, La vie des Idées, 2018, pp.48-52.

[3] J., Henley, « Finland to end basic income trial after two years», disponible sur www.theguardian.com, consulté le 7 mai 2019.


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