A crazy world



810.Toys Story 4.

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Neuf ans après un troisième film qui semblait conclure avec brio la franchise, Woody (toujours doublé par Tom Hanks) et ses amis sont de retour pour de nouvelles aventures ! Désormais appartenant à la petite Bonnie, les jouets doivent faire face à l’entrée en maternelle de cette dernière. Inquiet et souhaitant que tout se passe pour le mieux pour elle, Woody l’accompagne pour son premier jour d’école, même si il sait pertinemment que la petite fille ne joue plus vraiment avec lui. Accidentellement, il contribue à lui donner les matériaux avec lesquels elle crée un nouveau jouet : Baptisé Fourchette, car son corps est composé de cet ustensile de cuisine en plastique, ce dernier se met à vivre, mais ne comprend pas l’engouement que Bonnie partage pour lui. En effet, pour elle, c’est son jouet préféré ! Mais Fourchette ne se considère pas comme tel, mais se voit comme un détritus destiné à finir dans la poubelle. Alors que la famille part en voyage en camping-car, tout les jouets surveille que le nouvel arrivant ne s’échappe pas, et soit toujours là pour Bonnie. Malheureusement, à la première occasion, Fourchette s’enfuie. Woody se lance alors seul à la recherche de cet étrange jouet…

Réalisateur de plusieurs courts-métrages des Studios Pixar (tel que Premier rendez-vous ?), Josh Cooley a été choisi pour mettre en image ce quatrième volet de la saga de Toys Story, commencée en 1995. Seul à la barre (suite au départ de John Lasseter), il signe un dessin-animé pleins d’émotion, en ligne directe avec les autres films, mais s’en distinguant à travers le fait que les jouets d’origines (Rex, Buzz,…) sont devenu des seconds-rôles. Le dessin-animé présente de nouveaux jouets, Fourchette en tête, mais aussi le cascadeur Duke Caboom (Keanu Reeves) ou les peluches Ducky et Bunny, mais surtout permet de répondre à la question que de nombreux fans se posaient : qu’est devenu La Bergère ? Personnage présent dans les deux premiers films, elle avait disparu lors du troisième opus. Son retour ici se fait sous les chapeaux de roue, car ce petit bout de femme a évolué, s’affranchissant de sa condition de jouet…

Toys Story 4 est, comme ses prédécesseurs, plus qu’un film destiné aux enfants. Il aborde des thématiques plus adultes, permettant de parler à tout un chacun. L’une d’entre elle est la question de la liberté : Woody est un jouet et s’est toujours senti comme tel. Il a appartenu à Andy, et est aujourd’hui à Bonnie. Mais il est vieux, et n’intéresse plus la petite fille. En retrouvant Bo, la Bergère, et en constatant à quel point la liberté est une chose si agréable, Woody se remet en question : et si, au fond, lui aussi se laissait aller à vivre sa vie de manière autonome ? Le chemin qu’il a parcouru tout au long de sa vie, et la chance qu’il a eu d’être aimé par deux enfants différents, peut-être est-il temps pour lui d’être autre chose qu’un jouet dont le but fondamental est d’être là pour un enfant.

Une autre thématique est celle de sa condition : si Woody en vient à s’interroger sur lui-même, c’est également le cas de Fourchette, qui ne se considère pas comme un jouet, trouvant même la chose absurde. Woody, au début, tente de lui faire comprendre ce qu’il est, mais se rend compte qu’il fait fausse route. Pourtant, Fourchette en vient à découvrir la joie d’être aimé par une petite fille qui lui témoigne tant d’affection, l’élevant presque au rang d’idole. Autre cas, celui de Gaby Gaby, poupée parlante, et principale antagoniste du film, qui à cause d’un défaut dans sa boîte vocale, n’a jamais appartenu à aucun enfant. Cherchant à tout prix à connaître ce qu’elle considère comme le bonheur ultime, elle tentera de dérober la boîte vocale de Woody, par tout les moyens. Douce et charmante, elle peut donc se montrer effrayante et glaçante, avec son armée de poupée de ventriloques.

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Une romance serait-elle également possible pour des jouets ? Ce quatrième film ose clairement poser la question (après Ken et Barbie dans le Toys Story 3), et évoque la naissance des sentiments. Les scénaristes poussent même la barre un  cran au-dessus en abordant la conscience des jouets (de manière humoristique), et l’importance de toujours suivre celle-ci : Être fidèle à soi-même semble définitivement être la morale du long-métrage.

En conclusion, ce Toys Story 4 est un pur chef d’oeuvre, tant visuellement que sur le plan du scénario : Normalement, il clôt définitivement l’histoire de ces fantastiques jouets. Il contient aussi son lot de références, tant des autres films Pixar (Le Monde de NemoCoco ou encore Monstres et Compagnies) que de nombreux chef-d’oeuvre du 7e art (Star Wars ,E.T.Shining, …). Petit détail anecdotique, l’interprète de Monsieur Patate, Don Rickles, étant décédé en 2017, des rush vocaux non utilisés ont été employés pour lui permettre d’apparaître tout de même dans ce film (notre note : 9/10).


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