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818.Pee-Wee Big Adventure.

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Premier film du cinéaste Tim BurtonPee-Wee Big Adventure suit les aventures rocambolesques de Pee-Wee Herman (Paul Reubens), un adulte à l’esprit d’enfant dont le monde gravite autour de sa jolie bicyclette rouge. Un jour, celle-ci lui est dérobée à son insu par son voisin. Désespéré, il entreprend un voyage qui le mènera au quatre coins des États-Unis et où il croisera une galerie de personnages débridées…

Dans les années 80, l’humoriste Paul Reubens est une véritable star, grâce à son personnage de Pee-Wee dans un one-man show destiné aux enfants. Le succès est tel que la Warner Bros lui propose de mettre en scène ses aventures dans un long-métrage. L’idée de base pour le scénario original vint à Reubens lorsque les studios lui firent cadeaux d’une beau vélo Schwinn, datant de 1940 !

Reubens et ses acolytes cherchait un cinéaste pour filmer le long-métrage : ils découvrirent alors le jeune Tim Burton, qui avait fait deux chefs-d’oeuvres de poésies sous la formes de cours métrages (Vincent et Frankenweenie). Conquis, ils lui proposèrent la réalisation et le tournage démarra. À sa sortie, le film fut un joli succès (sauf sur le plan critique, où il fut descendu), qui permit à Reubens d’obtenir sa propre série télévisée (qui durera jusqu’en 1991), ainsi qu’un autre film mettant en scène le personnage de Pee-Wee (Big Top Pee-Wee). Pour Burton, ce fut un créneau lui permettant de tourner BeetlejuiceÀ noter que la musique fut composée par Danny Elfman, qui retrouvera Burton pour la plupart de ses films.

Avec son personnage principal haut en couleur, Pee-Wee Big Adventure fait retomber son spectateur en enfance : Pee-Wee adore jouer et possède de nombreux jouets, remplissant sa maison et lui donnant l’allure d’un magasin bric-à-brac. Il y a des inventions farfelues, une statue de Lincoln ou encore une banquette de restaurant. Rien que la scène d’ouverture, avec la musique pétaradante d’Elfman, présentant une série de mécanismes astucieux où une succession d’objets interagissent de manière mécaniques pour préparer le petit déjeuner du personnage principal, est un moment de pur bonheur, évoquant le cinéma muet de Chaplin.

De plus, Pee-Wee pense et agis comme un enfant : il est innocent et totalement inconscient des actes qu’il pose. Sur sa route, il croise une série d’américains dont certains ont de mauvaises intentions à son égard, et pourtant, il finit soit par faire ami-ami, soit par sortir de ces mauvaises passes. Son caractère naïf lui confère une force inattendue. En témoigne la séquence où il s’improvise danseur, face à des motards en colère, qui deviennent hilares face à cet étrange spectacle.

Oscillant entre la comédie burlesque et le road-movie, Pee-Wee comprend des moments de pures folies : son personnage central rêve de retrouver son vélo, et pique de nombreuses crises tel un enfant capricieux. La scène où il se retrouve seul dans son garage et liste les indices pour retrouver son vélo donne au héro des allures de psychopathe. Cela fait également de ce personnage solitaire, sans parents et incompris un personnage burtonien. Un être inquiétant et semblant quelque peu dérangé, rigolant tout le temps : Pee-Wee n’a jamais pu quitter l’enfance, mais qui doit aujourd’hui faire face à sa condition d’adulte. Aussi, même si Pee-Wee a sa propre maison et l’entretient comme il se doit, il a des comportements et des attitudes d’un enfant de 7 ans et semble considéré la vie comme une vaste comédie. Tout comme d’autres héros de Burton, Pee-Wee ne semble ressentir aucun sentiment d’amour : totalement asexué, il fuit même le sexe opposé lorsqu’il se fait dragué.

Sorti en 1985, le premier film de Burton a finit par devenir un film culte, ovni visuel remplis de gags présentant tout l’univers en devenir de son créateur. Totalement coloré, il présente un personnage agaçant et mais étonnamment fascinant. La poésie est bel et bien présente, ainsi que les multiples hommages aux cinéma de la Hammer (notre note : 7/10).

à voir aussi :

→la scène du petit-déjeuner de Pee-Wee, sur youtube


817.Il était une fois le logo de DreamWorks Studios.

Créé en 1994, la société américaine DreamWorks Picture, active dans le cinéma et produisant des film en prise de vue réelles (Il faut sauver le soldat Ryan) et d’animation (Shrek, Fourmiz,…), est caractérisée par son logo emblématique : celui d’un petit pêcheur assis confortablement sur un croissant de lune.

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le logo DreamWorks¹

Histoire d’un logo

Derrière l’histoire de ce célèbre logo se cache l’ombre de Steven Spielberg. L’idée du pêcheur et de la lune sort tout droit de son incroyable esprit. Cependant, il souhaitait que cette image soit peinte à la main. L’artiste Robert Hunt se chargea de ce travail, en prenant comme modèle son propre fils. Le petit garçon pêchant, à travers l’océan de nuages, était né. Avec l’aide des studios ILM et de Dennis Muren (qui avait officié pour les effets spéciaux des Star Wars), une version animée du logo vit également le jour, en 1997, par Dave Carson, pour être employé dans le film Le Pacificateur (avec George Clooney).

Qu’est-ce qu’un logo ?

C’est le nom donné à un motif dessiné et constitué de un ou de plusieurs éléments, et destiné à reconnaître l’entité à laquelle il appartient. Il permet de reconnaître l’entreprise qui en est titulaire, et apparaît comme un moyen de se distinguer des autres sociétés existantes.

Un logo est-il protégé par des droits spécifiques ?

Oui, un logo peut faire l’objet d’un droit d’auteur. Celui-ci naît dès qu’il y a création d’une oeuvre qui fasse l’objet d’une mise en forme et qui soit originale. Elle se poursuit durant toute la vie de son auteur, et 70 ans après la mort de celui-ci. En droit, la notion d’oeuvre est envisagée de manière extrêmement large, comme étant toute création de l’esprit (arrêt Infopaq, CJUE²).La Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques la défini de façon assez large sous le vocable « œuvres littéraires et artistiques » comme comprenant « toutes les productions du domaine littéraire, scientifique et artistique, quel qu’en soit le mode ou la forme d’expression ». Elle cite également un nombre considérable d’exemple, tel que les livres, les peintures ou les conférences.

La mise en forme d’une oeuvre est un critère permettant de distinguer l’oeuvre d’une simple idée, appropriable par le commun des mortels. Il suppose un certain travail de conceptualisation de l’oeuvre, une matérialisation de celle-ci. Cependant, cette dernière ne doit pas nécessairement être aboutie (il peut s’agir d’un simple croquis, par exemple).

La condition d’originalité n’implique pas que l’oeuvre soit nouvelle, ou d’un quelconque caractère extraordinaire. Cela implique simplement que cela soit « de nature à exprimer une création intellectuelle propre à l’auteur de cette oeuvre » (arrêt Infopaq, CJUE). L’arrêt Painer de la CJUE évoque le fait qu’une création est originale si l’auteur a donné une « touche personnelle » à son oeuvre.

Cependant, ces droits d’auteurs n’appartiennent qu’à leur « auteur« , c’est-à-dire celui qui crée l’oeuvre : par exemple, si le logo est une petite peinture, cela revient à l’artiste. Si une entreprise veut apposer la toile, elle ne sera pas titulaire des droits et devra demander un droit d’usage à l’artiste peintre (une licence), moyennant rémunération.

Si l’obtention d’un droit d’auteur ne suppose l’exigence d’aucunes formalités quelconques dans l’Union Européenne, cela n’est pas le cas aux USA : il faut faire enregistrer son oeuvre auprès du United States Copyright Office et ce voir apposer la mention copyright (une lettre C encerclée).

Le logo peut également constituer une marque, en ce sens qu’il s’agit d’un signe distinctif, c’est-à-dire d’un caractère permettant de désigner le logo et les produits sur lesquels il est apposé comme provenant d’une entreprise déterminée. Cependant, pour ce faire, la marque doit être déposée pour faire l’objet d’une formalité appelée l’enregistrement, auprès de l’organisme adapté. Celui-ci dépend de la couverture territoriale sur laquelle on veut exercer son droit : si la marque offre une protection nationale (limitée à son pays), elle peut être étendue à d’autres états de l’Union Européenne, et devenir un titre communautaire. Il est alors possible d’empêcher tout usage contraire à son droit par des tiers malintentionnés. La protection a une durée de 10 ans, renouvelable à l’infini. C’est notablement plus avantageux que le droit d’auteur.

Le logo peut être protégé en tant que dessin ou modèle, en vertu de la Convention Benelux (Belgique-Pays-Bays-Luxembourg) en matière de propriété intellectuelle. Il faut qu’il soit nouveau, c’est-à-dire qu’aucun autre dessin et modèle de même acabit n’ait été divulgué avant (art. 3.3.1), et soit doté d’un caractère individuel, c’est-à-dire qu’il n’évoque rien de similaire à ce qui existe déjà dans l’esprit du consommateur (art.3.3.2). La protection a une durée de 5 ans, renouvelable à quatre reprises.

Quel protection pour le logo DreamWorks en droit des marques américain ?

Les USA considèrent qu’un logo acquiert sa protection en droit par l’usage : autrement dis, il faut apposer le logo sur tous ces produits, faire des campagnes publicitaires avec ce signe distinctif,…autrement dis, il n’est pas nécessaire d’enregistrer la marque, car même lorsqu’elle ne l’est pas, elle peut faire l’objet de droit à son titulaire. Cette acquisition du caractère de marque par l’usage existe également en Europe, mais l’enregistrement demeure la reine des preuves qu’on est bel et bien titulaire de la marque.

Aux USA, même si cela n’est pas obligatoire, les marques peuvent être enregistrées : Cela peut se faire dans l’État dans lequel on réside et limité géographiquement à la portée de celui-ci, mais cela peut également être un titre national. Pour ce faire, il convient de se rendre auprès de l’United States Patent and Trademark Office (ou USPTO). Le déposant est alors considéré comme le titulaire exclusif de la marque et un détient le droit de l’utiliser comme il le veut, à l’exclusion de toute autre personne. Il pourra également intenter des actions judiciaires pour les éventuelles contrefaçons, et cela pour chaque États des États-Unis. La marque se voit apposer le signe d’une lettre R encerclée (pour registered, ou enregistré).

Pour détenir des droits de marques dans d’autres pays, tel qu’en Europe, par exemple, il faut déposer sa marque dans les états concernés.

[1] Voir Wikipédia.org pour des informations sur la marque DreamWorks et ses droits d’usage. Le logo tel que présenté, est issu d’une vidéo youtube (https://www.youtube.com/watch?v=0FqFXmW7Vj4), consultée le 28 juillet 2019.

[2] Cour de Justice de l’Union Européenne, ci-après CJUE.


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