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822.Retour vers le futur : SAGA INTEMPORELLE.

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Plus de 30 ans après la sortie du premier opus, retour sur une saga cinématographique incroyablement réussie : Retour vers le futur. Une trilogie de films, sorti respectivement en 1985, 1989 et 1990, tous réalisés par Robert Zemeckis (Seul au mondeForrest Gump,…) et produit par Steven Spielberg.

Nous sommes au début des années 1980 : le producteur Bob Gale a l’idée de Retour vers le futur en retrouvant un vieil annuaire ayant appartenu à son propre père et où il a découvert que ce dernier avait été président de sa promotion. Il en parle avec Robert Zemeckis, pour qui il a produit La Grosse magouille, et qui est séduit par le projet. Mais il va falloir du temps pour le concrétiser, se heurtant au refus de plusieurs maisons de production (dont les Studios Disney, pour qui, le propos du film choquait quelque peu les bonnes mœurs). Finalement, c’est Universal qui repris le film, et le mis sur les rails. Au niveau du casting, si Michael J.Fox a été directement désigné pour le rôle principal, le rôle de son ami le scientifique loufoque, Doc Brown, a failli revenir à John Lithgow, avant d’échoir à Christopher Lloyd.

Dans Retour vers le futur, Marty McFly (Michael J.Fox) se retrouve, suite aux péripéties de son ami le scientifique Emmet Brown (Christopher Lloyd) qui a inventé une machine à voyager dans le temps en 1985, propulsé en 1955, et empêche accidentellement un jeune homme d’être renversé par une voiture…jeune homme qui n’est autre que son père, Georges McFly. Cela est catastrophique, car cet événement a permis la rencontre entre son père et sa mère, et sans cela, ils ne seraient jamais tombés amoureux l’un de l’autre, et ne seraient jamais mariés, et par conséquent, n’auraient jamais donné naissance à Marty (paradoxe du grand-père). Il en va donc de son existence ! De plus, la machine à remonter le temps nécessite l’usage de plutonium, et en 1955, il est impossible pour lui de s’en procurer…Aidé par l’Emmet Brown de 1955, le jeune homme va tenter de réparer son erreur et de rentrer chez lui, en 1985.

Marty McFly est le héros du film. Il personnifie l’éternel adolescent, aimant faire du skateboard, rêvant de devenir une star du rock, et de sortir avec des filles. C’est un personnage qui a la tête sur les épaules et ne se laisse pas intimider…en fait, il est très facile de le provoquer puisqu’il ne supporte pas qu’on le traite de mauviette. Dans le long-métrage, il se retrouve nez-à-nez face à sa propre mère, qui en 1955, tombe amoureuse de lui !

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Doc est un vieux scientifique loufoque qui invente une machine à remonter le temps à partir d’une DeLorean (voiture qu’on aurait dit toute droit sortie du futur, dans les années 80 avec ses portes papillons) transformée. Très créatif, il mène toujours à bien ses projets, construisant d’improbables choses, même si cela ne se fait jamais sans encombre. Il est fan de Jules Verne et a un chien baptisé Einstein. 

Le choix d’envoyer le personnage principal en 1955 était stratégique : c’est une période très riche (d’après-guerre) sur le plan culturel, un peu rétro, qui a vu l’émergence du rock’n'roll (notamment via Elvis Presley), des ados rebelles contre la société et leur parents, des juke box dans les cafés, des jupes et des blazers,…la famille typique américaine est symbolisée par le père et la mère de Lorraine McFly (la mère de Marty). Biff Tanen (Thomas F. Wilson), la petite frappe de service, passe son temps à traumatiser le pauvre Georges McFly, et ce dernier n’ose pas se défendre contre lui.

La musique joue un rôle très important dans le film : elle symbolise bien la culture des années 50. Le titre phare, The Power of love de Huey Lewis a été composé spécifiquement pour le long-métrage, et aborde une thématique intéressante : celle de la force de l’Amour, qui booste dans tout ce que l’on entreprend (amour pouvant aussi s’entendre comme la passion qu’on a pour quelque chose), collant au ados rebelles, persuadés de pouvoir s’émanciper du joug parental et vivre leur vie. Dans le film, Michael J.Fox, joue et chante également Johnny B.Goode, de Chuck Berry . Cette chanson a été enregistrée en 1958, mais le film, avec humour, fait apparaître le cousin de Chuck Berry, au bal des étudiants, et qui lui fait entendre le titre au téléphone…comme si Marty était à l’origine de la chanson (paradoxe de l’écrivain). D’autres titres sont également entendu, du Mister Sandman au très beau Earth Angel (de Jimmy Forest). 

Dans Retour vers le futur :  2e partie, Marty Mc Fly, rentré en 1985, voit Doc Brown revenir du futur très inquiet : le fils que Marty a avec Jennifer est sous les verrous. Voyageant ainsi jusqu’en 2015, ils tentent d’empêcher ce terrible événement de ce produire. Cependant, le vieux Biff Tanen, ennemi de McFly, devenu un râté, décide de remonter le temps à l’insu de Marty et de ramener à la version de lui-même de 1955 un almanach avec tous les résultats sportifs jusqu’en 2015. Les conséquences sont désastreuses : lorsque Marty retourne en 1985, tout à changé. Biff est devenu multimilliardaire -pastiche de Donald Trump-, a épousé sa mère et a tué son père. Il règne également en maître sur la pègre de Hill Valley,  rebaptisé Hell’s Valley Avec l’aide de Doc, Marty va tenter de réparer le présent…en retournant à nouveau en 1955 !

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À noter aussi, que l’acteur qui incarnait George McFly dans le premier volet, Crispin Glover, ne reprit pas son rôle dans la suite, car il réclamait 1 million de dollars de salaire, ce qui lui a été refusé…l’homme a ensuite intenté un procès pour l’usage d’image du premier film dans le second, sans son accord. Il a été remplacé par Jeffrey Weissman. L’actrice Elisabeth Shue remplaça Claudia Wells pour le personnage de Jennifer Parker, petite amie de Marty, indisponible car sa mère souffrait d’un cancer.

Tourné en même temps que Retour vers le futur : 3e partie, Retour vers le futur : 2e partie a connu un important succès critique et populaire, a sa sortie en 1989. Le film combine plusieurs temporalités, et fait se croiser les mêmes personnages à différentes époques, jouant sur les paradoxes. Pourtant tout n’était pas gagné d’avance, car une seule suite était en réalité prévue. Mais devant le foisonnement d’idée de ces créateurs et la peur d’avoir un film trop dense, les studios Universal donnèrent leur accords pour le subdiviser en deux parties. Le tournage fut compliqué et très serré sur le timing : Zemeckis du travailler de jour (pour filmer) comme de nuit (pour le montage). Certaines scènes du premier film sont réutilisés, et ont donc du être retournés à l’identique (tel que la scène du bal où Marty joue de la guitare).

L’une des grandes prouesses du film demeure son incroyable vision de 2015. Cette époque, « le futur » est devenu une ère envahie par les nouvelles technologies, afin de faciliter la vie des citoyens. Particulièrement créatif, Zemeckis a imaginé bon nombres d’inventions extraordinaires : Les baskets autolaçantes,  les robots serveurs, la maison 2.0 à l’aide de la domotique, les tablettes tactiles, le blouson auto-séchant… ces inventions existent bel et bien aujourd’hui ! Cependant, le célèbre overboard, ou skateboard volant n’existe pas encore. Ce qu’on appelle Hoverboard est une trottinette sans guidon motorisée. Les lunettes vidéos sont encore au stade de prototype et les voitures volantes sont encore loin d’arriver sur le marché.

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En conclusion de la trilogie, Retour vers le futur : 3e partie, sorti en 1990, changement d’époque : le Far West ! Après la disparition accidentelle de Doc, Marty est désormais seul dans un 1985 où tout est revenu à la normale. Rapidement, il découvre que son ami a été envoyé en 1885, et est devenu maréchal-ferrant. Il a caché la Delorean dans une ancienne mine pour que McFly la retrouve. une fois fait, Marty va retrouver le Doc de 1955 afin qu’il l’aide à aller en 1885. Il découvre cependant que le Doc de 1885 a été assassiné une semaine à peine après son arrivée par un ancêtre de Biff, Molosse Tanen. Marty, se faisant appeller « Clint Eastwood », va devoir explorer l’Ouest américain pour ramener son ami en 1985. Cependant, les dangers seront nombreux, et l’arrivée d’une jeune femme qui va faire chavirer le cœur de Doc n’arrangera rien à la situation.

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Après avoir juré de découvrir l’autre grand mystère de l’Univers, c’est à dire les femmes, dans le second film, Doc Emmet Brown succombe dans le dernier opus au charme de la belle Clara (Mary Steenburgen), une institutrice qu’il rencontre par hasard, en lui sauvant la vie. La relation amicale entre Marty et Doc se développe davantage, le premier lui décollant l’étiquette de savant fou pour celle d’être humain normal, capable de sentiments.

Tourné à Monument Valley, pour la beauté des sites naturels, Retour vers le futur : 3e partie lorgne davantage vers le western et pastiche de nombreux classiques du genre (L’homme qui tua Liberty ValenceIl était une fois dans l’Ouest,…). Les scènes d’actions sont nombreuses, et certaines réellement impressionnantes (celle du train qui déraille dans le ravin par exemple). Alain Silvestri, compositeur des premiers films, revisita son célèbre thème, lui donnant davantage des couleurs évoquant l’Ouest américain, les chevauchées galopantes, et le combat entre les cow-boys et les indiens.

Zemeckis ajoute également une morale à sa trilogie : celle du fait que le futur n’est jamais écrit à l’avance, mais qu’il demeure libre de par les choix que l’on va poser. Nous sommes donc les acteurs de celui-ci, et nous le modelons à notre bon plaisir. Sa saga, intemporelle, tient le coup des années. La logique de la récurrence (dans les dialogues, les personnages ou les événements) est le leitmotiv principal. La perspective de faire un quatrième volet a toujours été rejetée, et celle de vers un remake également. Une série animée verra cependant le jours dans les années 1990. Cependant, Michael J.Fox et Christopher Lloyd se retrouveront à l’occasion d’un épisode spécial de la série Sin City baptisé « Retour vers le futur IV »…


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